‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 667 sur 1082 · LE MAURE · texte numérisé non relu

LE MAURE

L'ENCLOS

avait été mis avec le Maistre de Sacy, celui-ci l'aida dans son travail, et voilà sans doute ce qoi porta le libraire de Bats à mettre l'ouvrage entier sons le nom de Sacy. A. A. B— r.

LE MAURE (le P.), prêtre de l'Oratoire, apocr. [le P. Charles ae La Rue, jésuitel.

Recueil de sermons sur les évangiles du caresme, et sur les mystères de N.-S. et de la sainte Vierge, etc. Nouv. édit.

Bruxelles, Fr. Foppens, 1734, 4 vol. in-12.

Ce titre est fait pour exciter l'attention, puisqu'il rappelle un confrère de Massillon et un de ses rivaux dans la carrière de l'éloquence. Les journaux du temps nous offrent un parallèle plein d'intérêt entre le P. Masillon et le P. Le Maure ; j'avais cependant entendu dire que les sermons de ce dernier n'avaient jamais été imprimés. Ce fut on motif pour examiner avec soin le Recueil annoncé par le libraire Foppens; la lecture seule de l'Avertissement me prouva que le titre était une supercherie. En effet, 4° l'on y présente l'auteur des Sermons comme un prédicateur célèbre, mais que l'on n'est pas autorisé à nommer ; 2° l'on parle de cet auteur comme d'un homme qui a cultivé avec succès la poésie, et dont les ouvrages en ce genre ont mérité l'approbation du grand Corneille. Celte dernière circonstance s'applique très-bien au P. de La Rue, jésuite, dont Corneille a traduit en vers français plusieurs poèmes latins. Elle m'a d'ailleurs fait ressouvenir que le libraire Foppens avait publié dès 4706 les Sermons du P. de La Rue sur des copies très infidèles C'est ce même Recueil dont il a changé le frontispice en 4734, pour attribuer à un oratorien célèbre les sermons tronqués d'un habile jésuite. A. A. B— r.

LE MAZAN, ps. [Besly].

Mémoires des choses passées en Guyenne ès-années 1621 et 1622, tirez du cabinet do de Vignoles la Hire. Nyort, 1624, in-8.

LE MEDER (le chercheur, en bas-breton), pseudon. [Jean-Louis Chevas, né à Pornicj.

Galerie armoricaine. Nantes, Charpentier, 1846-47. 2 vol. in- fol. avec lith. par Félix Benoît.

LEMENEZ DE KDELLEAU [Dabi*.

directeur de la Banque de Prévoyance].

Aux mères de famille sur leurs devoirs comme épouses et mères, par M. — . Parts, A. Mesnter. 1829, in-18.

LEMERLE (Henri) [Henri Murger].

Des articles dans le journal « Paris ».

LE MOINE D'ESSOIES, nom anobli [Edme Marie-Joseph Lbmoine, né à Essoies, près de Chàlons-sur-Marne].

Pour la liste de ses ouvrages, voyez la a France littéraire », àLEMOiNE.

-h LÉMORŒ [Molière].

Voy. le a Dictionnaire des pseudonymes » par M. Georges d'Iicillv, 2eédiL,

L'EMPESÉ (Emile de).

Voy. Empesé.

L'EMPIRÉE. Voy. EMP1RÉE (L').

LEMYREDESASY(C.-M.),j».[C. Mei* si br, propriétaire à Claye, Seine-et-Marne].

Réfutation des prétendues fautes des Bourbons, adressée aux seuls gens de bien, aux citoyens honnêtes des villes et des campagnes, le 26 mai 1815. Paris, Poulet, 1815, in-8, 88 pag.

LE NATTIER (Thibaut), clerc du lieu de Barges en Bassigny, ps. [N. Hobby].

Rabelais ressuscité récitant les rails et comportements admirables de très- valeureux Grand-Gousier, roy de Place vuide, traduit du grec africain en françois, par — (composé par N. Horry). Part*. 1611, in-12. P. B.

Le « Manuel du libraire » rite deux antres édition*. Rouen, 4611; Parii, 1615. Des détails sar ce! ouvrage se trouvent dans le- f Bulletin dn bibliophile belge, » tome I, page 270.

-h Une réimpression à 1 00 exempt., dont 8 sur papier velin, a été publiée à Genève, J. Gay a fils, 18G7. in-18, Vil! et 105 p. D'après M. Paul Lacroix, ce livre, publié pour la première fois en 4011, c'est-a-dire un an au plus après la mort d'Henri IV, et dont ta cltf est aujourd'hui perdue, devait être une dernière expression des haines d'un ancien ligueur.

L'ENCLOS ou LENCLOS (Mlte Anne de), dite Ninon, apocr.

I. Lettres de Ninon de l'Enclos au marquis do Sévigné (composées par L. Damours, avocat), augmentées de sa Vie et de quarante-trois lettres. Amsterdam, Fr. Joly, 1752, 2 vol. in-12. Paris, Imbtrt, 1796, 2 vol. in-16. — Nouvelle édition, enrichie de notes historiques et explicative s sur chaque lettre, par MM. G. des H. et A. L. (MM. Guyot des Herbiers et Auguste de Labouisse), terminées par l'Histoire de Marion de Lorme, amie intime de Ninon (rédigée par de La Borde). Paris, Capelle et Renaud, 1800, 3 vol. in-18. — Autre édition, précédée d'une Notice historique, par Bret, augm. de la « Coquette vençée », pièce attribuée à Ninon, etc. Parts, les mêmes, 1806, 3 vol. in-18 avec 3 jolis portr.

Parmi les pièces ajoutées à cette dernière édition, on, trouve : < Ninon », comédie en un acte et en vers libres, par Vigée, et * Ninon, ou l'Epieuréisme ■. com.-vaud. en un acte, par Creusé de Lesser.

-f- 11 existe de ces « Lettres ■ des traductions en allemand, Leipiig, 1755; en hollandais, La Haye, 1703; en anglais, Londres, 1761, S vol.

— Les mêmes. Nouv. édition, précédée d'une Notice sur Ninon de Lenclos, par L.-S. Auger. Paris, Léop. Collin. 180C.

2 vol. in-12.

L'ENCLOS

L'ENCLOS

II. Correspondance secrète entre M"' Ninon de Lenclos, le marquis de Villarceaux et M"" de M*** (de Maintenon). (Composée par le vicomte Alexandre-Joseph-Pierre de Ségur, dit Ségur jeune). Paris, Lejay, 1789, in-8, 2 vol. in-12. — Sec. édit. Parts, 1797, 2 vol. in-18. .— Nouv. édit. Paris, Renard, an xin (1805), in-12, fig.

Cet deux correspondance! sont apocryphes. Il ne nous reste que onze lettres qui soient miment de Ninon de Lenclos ; elles sont insérées dans les Œuvres de Saint-Evremont. Ce sont des espèces de billets, écrits sans prétention. Du naturel, de l'esprit et de la philosophie, voilà ce qu'on aime à y retrouver.

D y a aussi beaucoup d'esprit dans la Correspondance publiée par M. de Ségur ; mais il n'est pas possible de s'y méprendre; ce n'est ni le ton, ni le style de cette époque, qui n'était pas encore celle du brillant persiflage (1). M. de Ségur n'a donc su conserver dans sou livre ni les moeurs, ni le ton de l'époque. On assure qu'il y fit entrer des billets qui lui avaient été adressés par quelques grandes dames de ses maltresses, car le vicomte de Ségur, partageant toute l'immoralité de son siècle, se faisait un honneur de multiplier ses accès auprès des femmes et de les afficher.

On prétend que les femmes de qualité envoyaient leurs enfants ches M11* de l'Enclos, pour prendre de ses leçons. Ici elle en donne de singulières au marquis de Villarceaux, qu'elle a aimé au point de passer trois ans dans une terre à lui, presque tète à tète (elle qui fut aussi volage dans ses amours que tant d'autres bas-bleus, libres ou mariés, de notre époque). Quelques notes, mises an bas des pages, se font lire avec plaisir. On distingue celles qui concernent Marion De Lonne, qui passa longtemps pour être la maîtresse de Richelieu. Le* événements de sa vie, rapportés par l'auteur, sont si extraordinaires, qu'ils semblent romanesques : il ne dit pas ce qui en garantit l'authenticité.

Cette Correspondance apocryphe a été insérée dans les Œuvres diverses du vicomte de Ségur, publiées, en 1819, par M. Fr.-J.-M. Fayolle. Paris, Dalibon, in-8.

Ce que nous avons d'authentique de Ninon de l'Endos se réduit à sa Correspondance avec Saint-Evremont, qui a duré de 4696 à 1704; elle est composée de dixneuf lettres, dont huit de Saint-Evremont et onze de Ninon. La dernière est du 4» janvier 1701. Ces Lettres ont été primitivement ensevelies dans le volumineux recueil des Œuvres de Saint-Evremont : on les en a exhumées pour les imprimer d'abord à part, en 1751, et ensuite dans la « Collection des Lettres de femmes célèbres », publiée en 1805, par Léopold Collin, et elles se trouvent dans la partie intitulée : c Lettres de M** de Villars, de Coulanges et de La Fayette, de Ninon de Lenclos et de madame Alssé. 1805 ; 2e édit., 1805. 2 vol. in-12; 3* édit., 1806, 3 vol. in-12. On attribue à Ninon, sur la foi de Mercier, abbé de Saint-Léger, un petit écrit intitulé : * la Coquette vengée », 1659, petit in-12, 48 pag. Cet opuscule est une critique de l'ouvrage intitulé : t Portrait de la coquette, ou la Lettre d'Aristandre à Timagène », par

(4 ) Les véritables Lettres sont écrites avec plus de délicatesse et avec moins d'apprêt. La morale y est ton- Jours assaisonnée par l'enjouement, et l'esprit ne s'y montre que sons les apparences d'une imagination libre et naturelle.

M"* Briqcst, c Dict. hist. des Françaises. »

T. II

Félix de Juvenel, Paris, Ch. de Sercy, 4659, petit in-12. L'opuscule attribué à Ninon a été reproduit dans la collection de Léopold Collin, par les soins d'Auger, et à la suite de l'édition de 1806 des prétendues c Lettres de Ninon au marquis de Sévigné » (celles de L. Damours). Quelques bons mots de Ninon ont été recueillis et imprimés à la fin du tome II de ces mêmes Lettres, pag. 258-60.

Trois ouvrages biographiques particuliers ont été publiés sur cette femme célèbre :

1° Mémoires sur la vie de Ninon de Lenclos. (Par A. Bret.) Paris, 1750 ; Amsterdam, F. Joly, 1775, in-12.

Réimpr. en tète des éditions de 1800 et de 1806 des « Lettres de Ninon de Lenclos au marquis de Sévigné i.

+ Traduit en allemand, Leipzig, 1754 ; en italien, Bologne, 4810.

2° Mémoires et Lettres pour servir à l'histoire de la vie de mademoiselle de Lenclos. {Par le chevalier d'Ouxmenil, ou Douxmenil, mort en 1778.) Rotterdam, 1751, in-12.

On a faussement attribué à l'abbé Raynal un ouvrage sous le même titre, en sorte que d'un ouvrage nos bibliographes en ont lait deux.

3o Notice sur Ninon de Lenclos ; par L.-S. Auger, 1806.

Imprimée à la tète des 1 Lettres » composées par L. Damours.

-f- On peut ajouter : 1 Histoire de Ninon de Lenclo8i, suivie d'une notice sur madame de Cornuel, par L. N. Quatremère de Roissy.

Plusieurs beaux esprits du temps, plusieurs écrivains assez distingués célébrèrent Ninon en prose et en vers. Dans ce nombre furent Scarron et Saint-Evremont, les abbés de Chftteauneuf et Regnier-Desmarais. La fin du xvnr* siècle et le commencement de celui-ci ont vu naître et des pièces de vers et des compositions dramatiques inspirées par Ninon : nous les rappellerons toutes ici.

1° Étrennes è Ninon (En vers); par Scarron.

Trois strophes, de six vers libres. •

n y a apparence que les premiers vers adressés à Ninon, lorsqu'elle commença à faire parler d'elle, sont ceux de Scarron. On n'en sait pas la date précise ; mais on y voit que Ninon était fort jeune, et n'avait pas encore affiché la licence de ses mœurs, puisque le poète lui souhaite un mari pour ses ét/ennes. Ces vers ne sont pas de très-bon goût ; mais personne n'ignore quel était celui de l'auteur.

2° Lettre de l'autre Monde (En vers).

Quarante-huit strophes, de quatre vers croisés, de huit et neuf pieds.

Cette pièce se trouve dans les éditions complètes de Saint-Évremont, et on ne voit pas de raison de douter qu'elle soit de sa main. On y reconnaît sa galté philosophique, et jusqu'au négligé de sa versification. 3° Réponse à la « Lettre de l'autre Monde » Seixe strophes de quatre vers croisés, de neuf et dix pieds.

U serait difficile d'assurer que cette 1 Réponse » soit de Ninon elle-même, quoique cette illustre fille ait lait quelques vers. Plusieurs personnes la donnent à mademoiselle de La Vigne.

A° Épitaphe de Ninon , par l'abbé Regnier-Desmarais.

Dix-neufs vers libres, adressés à Ninon, alors âgée de quatre-vingt-cinq ans. ,

5° Portrait (moral) de mademoiselle de Lenclos (à

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près de quatre-vingt-dix ans) ; par l'abbé de Ghàteauneuf.

Imprimé dans l'ouvrage de l'auteur , intitulé : c Dialogue sur ia musique des anciens i, etc. {Paris, 1725, in-12.

Ce portrait est lait par le dernier ami de Ninon. C'est le récit d'une conversation qui se tint chez mademoiselle de Lenclos, en 1705, c'est-à-dire dans la dernière année de sa vie.

Les interlocuteurs sont déguisés sous les noms de Gallimaque et de Théagène : celui-ci est vraisemblablement l'abbé de Ghateauneuf lui-même : on ignore le véritable nom de Callimaque.

C° Quelques vers sur Ninon (par le baron de Blot, Belly, Chevreau et autres).

Recueillis à la fin du t. II des c Lettres de Ninon de Lenclos au marquis de Sévigné >, éditions de 1800 et de 4800, p. 261-64.

7o Le Temple du goût, poème, par Voltaire. 1733, in-8.

Voltaire a introduit Ninon dans son poème, et elle était bien faite pour y tenir une place distinguée.

8° Dialogue entre madame de Maintenon et mademoiselle Ninon de Lenclos; par Voltaire, 1751, in-12.

Une notice de la police, qui se trouve à la Bibliothèque du roi, attribue cet opuscule à la marquise de Créquy; le libraire De Tune fait remarquer, p. 15 de la lettre D de son catalogue, La Haye, 1785, in-8, que cet opuscule a été attribué à Voltaire.

Ce Dialogue est imprimé, dès 1751, dans les « Œuvres » de Voltaire. Il est question de madame de Maintenon dans les < Anecdotes » ; et Voltaire en parle dans beaucoup d'autres endroits. Anne, ou Ninon de Lenclos, née le 15 mai 1616, mourut le 17 octobre 1705 à quatre-vingt-neuf ans cinq mois et deux jours. Voltaire, dans une note de l'opuscule que nous citons, ne lui donne que quatre-vingt-huit ans.

Ce Dialogue a été réimprimé, en 1820, dans les « Dialogues et Entretiens philosophiques de Voltaire » , édition stéréot. deFirmin Didot, 2 vol. in-18. Il est le troisième dans cette collection, qui est composée de trente et un Dialogues et Entretiens.

90 Sur mademoiselle de Lenclos, à M***; par Voltaire, 1751.

Ce morceau fait partie du t. m des « Nouveaux Mélanges philosophiques, historiques, critiques, etc. », 1763. C'est donc par erreur, dit M. Beuchot, que les éditeurs de Kehl l'ont datée de 1771. Des éditeurs modernes ont mis 1751, et avec raison, puisque c'est de 1751 qu'est daté un des ouvrages dont Voltaire parle comme venant de paraître.

Le même écrivain s'est encore plus tard occupé de Ninon de Lenclos. On peut le voir, dans sa Correspondance, lettre du 15 avril 1752, par un fragment qui la concerne ; par le chapitre Vin de la « Défense de mon oncle » (1767, in-8), et par une autre lettre de 1771, qui a rapport à elle; puis enfin, Ninon est le principal personnage de sa comédie « le Dépositaire » (1772).

10° Le Dépositaire, comédie en cinq actes et en vers; par Voltaire. Paris, Valade, 1772, in-8.

Pièce composée en 1767, et qui n'a jamais été représentée.

Il existe deux éditions de cette pièce portant la date de 1772. La première édition est sans préface; mais an bas de la liste des personnages on lit en note : « Le fond de celte comédie est tiré des mémoires du temps. Rien n'est plus connu que l'histoire d'un dépôt nié par un homme très-grave, et rendu par la célèbre Ninon 1 . L'antre édition n'a pins cette note, mais contient

une préface. C'est le texte de cette dernière que les éditeurs de Voltaire ont suivi ; la première a servi pour recueillir les variantes.

11° Épltre à Ninon de Lenclos (par le comte J.-Àadré Chouvalof, chambellan de l'impératrice de Russie, et président de législation ; publié par Jean Coouvalaf. son oncle, et Voltaire). 1773.

Pièce de cent vingt-sept vers alexandrins.

Lorsque cette c Epltre » parut, on l'attribua à Voltaire, qui déclara franchement qu'elle n'était pas de lui. et qui loua la pureté avec laquelle un étranger faisait des vers français.

42° Réponse de Ninon de Lenclos à M. deV* .

Pièce de trois cent soixante-dix vers alexandrins.

Cette c Réponse » a été mise sur le compte de La Harpe, et il s'en est faiblement défendu.

La Harpe revint bientôt de l'attribution de cette * Epltre * , car nous trouvons que peu de temps après sa publication, il fit paraître une < Epitre à M. le comte Chouvalof, sur les effets de la nature champêtre et sut la poésie descriptive ».

13o Épltre à Ninon de Lenclos (par le comte J.-And. Chouvalof, publiée par Jean Chouvalof, son onde, et Voltaire), — et Réponse de M. de V*~ (Voltaire, i qui cette pièce était faussement attribuée), publiée par M. Asinof, ancien pasteur d'Oldenbourg. Gtnèvt, 177a,

On a attribué la publication de cette édition à M10cherat de Longpré, mais elle a dû être donnée par Voltaire. Voyez sa lettre an chevalier Delîile, da 18 avril 1774.

Les deux premières éditions de « l'Épi tre i Ninon » , du comte Chouvalof, sont maintenant très-rares, mais !*Lpftre a été réimprimée non-seulement parmi les pièces relatives à Ninon à la suite de ses prétendues Lettres au marquis de Sévigné. mais encore dans c l'Encyclopédie poétique », volume contenant les Épi très.

La Réponse de Voltaire est en prose, et ne peut pas, par conséquent, être confondue avec celle, en vers, de La Harpe. D'ailleurs, Voltaire donna plutôt nu démenti à ceux qui lui attribuaient c l'Épttre à Ninon de Lenclos » qu'une « Réponse » i ladite Épitre.

Voici la Réponse de Voltaire :

« J'admire cette Épltre ; je donne an nouveau démenti à ceux qui osent dire que j'y ai quelque part. Cet honneur inouï, que les Russes font à notre langue, doit nous convaincre de l'énergie avec laquelle ils écrivent dans la leur, et nous faire rougir de tons les nées écrits dont neus sommes inondés dans ee siècle des abominations et des fadaises ».

r La frivolité qui succède chez nous si rapklesnent à la barbarie, cette foule d'écrits si insipides en prose et en vers qui nous accable et qui nous déshonore ; ee déluge de Nouvelles et d'Années littéraires ; ces Dictionnaires de mensonges dictés par la faim, par la rage, par l 'hypocrisie ; tout doit nous faire voir combien nous dégénérons, tandis que des étrangers nous instruisent, en se formant sur nos bons modèles. Ce n'est pas ta seule leçon qu'on nous donne dans le Nord (1). Si m

(1) Qu'eût donc dit Voltaire, s'il eût prévu que ranteur d'un livre considéré par un grand nombre de personnes sérieuses comme un monument en H des lettres françaises, n'eût dû obtenir qu'an encouragement dn gouvernement français, lorsque tant de folliculaires à la solde du plus offrant, tant de gots littéraires absorberaient les récompenses travailleurs nationaux, et que ce serait

L'ENCLOS

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lisai les lettres de l'impératrice de Russie» du roi de Prusse, du feu comte de Tessio, etc, etc., on apprendrait i penser, supposé que cela puisse s'apprendre. 11 semble que ces génies n'aient cultivé notre langue que pour nous corriger; mais nous ne nous corrigerons pas. »

14« Réponse de Ninon à un comte Russe (Ghouvalof); par Dont. 1774.

Pièce de cent quarante-trois yers libres, qui parut d'abord dans un opuscule intitulé : « Anacréon citoyen », suivi d'une c Réponse de Ninon à un comte russe » et d'une t Épttre à la Lune ». Amsterdam et ParU, Monory, 1774, in-8.

Cette pièce de Dorât a réussi dans son temps. Elle doit plaire davantage aujourd'hui que l'envie commence i se détacher de la statue de ce poète aimable dont elle avait abrégé les jours.

La pièce de Dont a été quelquefois réimprimée sous le titre « d'Epître de Ninon de Lenclos à M. de ***. C'est sous ce dernier titre qu'elle a été insérée dans le 3* vol. des c Lettres de Ninon de Lenclos au marquis de Sévigné », éditions de 1800 et de 1806, parmi les pièces relatives à Ninon.

15* « Ninon de Lenclos », comédie en un acte et en vers (libres) ; par L-J.-B.-E. Vigée. Pari», Everat,

Réimprimée dans les Œuvres diverses de l'auteur. (Paru, 1797, in-8), ses Poésies (1813, in-8), et ses Œuvres dramatiques (4824, in-8).

16» c Le Mariage de Scarron », comédie-vaudeville en un acte ; par Barré, Radet et Desfontaines. Paris, Miçneret, 1797, in-8.

Ninon est l'un des personnages de cette pièce. 17» « Ninon de Lenclos, ou l'Epicuréisme, comédievaudeville en un acte et en prose ; par À. Creusé de Lesser. Paris, Chollet, an vin (1800), in-8.

Cette dernière comédie, aussi bien que celle de Vigée, a été réimprimée avec d'autres pièces concernant Ninon, à la suite des « Lettres de Ninon », par Damours. Paris, 1806, 3 vol. in-18.

18® t Molière chez Ninon, ou la Lecture de Tartuffe • , comédie-vaudeville en un acte ; par MM. Chaiet et J.-B. Dubois. Paris, 1802, in-8.

19° « Voltaire chez Ninon », fait historique en un acte et en prose, mêlé de vaudevilles ; par MM. Moreau et UFortelle. Paris, Barba, 1806, in-8.

Ce fat l'abbé de Chateauneuf, ami intime de Ninon, qw présenta i l'illustre nonagénaire Voltaire à l'Age d'environ treize ans; elle pressentit ce qu'il devait être un jour. Dans son testament, elle lui. fit un legs de 2,000 livres pour acheter des livres.

20° « Couplets sur Ninon de Lenclos »; par M. le cher, de Piis.

Neufs couplets, insérés d'abord dans les recueils lyriques du temps, puis dans les Œuvres de l'auteur, et reproduits dans le tome III des « Lettres de Ninon de Lenclos au marquis de Sévigné », éditions de 1800 et de 1806, parmi les pièces relatives à Ninon, pages m 31-35. f

21° « Ninon chet madame de Sévigné », comédie en un acte et en vers, mêlée de chants ; par M. Dupaty. Paris, Barba, 1808, in-8.

Bibliophile russe, M. Serge Poltoratiky, de Moscou, qui, par suite de son amour pour notre littérature, ferait ce que le gouvernement français n'a su faire : patroneraitles travaux du pauvre auteur? Oh 1 nationalité française I

22* c Ninon, Molière et Tartuffe », comédie-vaudeville en un acte; par Henri Simon. Paris, Barba. 1815, in-8.

Molière consultait Ninon sur ses comédies.

23« « Ninon j ja campagne », comédie en un acte. Lyon, de l'impr. de Coque, 1826, in-8.

24* c Les Papillotes », comédie en un acte, mêlée de chants; par MM. Ancelot et Jacques Arago. Paris Marchant , Barba, 1844, in-8.

Ninon est le principal personnage de cette pièce.

25° « Le Fils de Ninon », drame en trois actes, mêlé de chants; par MM. Ancelot et Hipp. Raimbault. Paris, Marchant, 1834, in-8 de 72 pages, ou in-8 de 32 pages. ** '

Un jeune homme éprouva une grande passion pour Ninon alors dans un âge très avancé. Ce jeune homme était son fils et celui du marquis de Villarceaux. Il se tua en apprenant ce secret.

26<> « Nanon, Ninon et Maintenon, ou les Trois boudoirs », comédie en trois actes, mêlée de chants; par MM. Thôaulon, Dartois et Lesguillon. Paria, Ch. Tresse, 1844, gr. in-8 à 2 colon.

Faisant partie de la c France dramatique au dixneuvième siècle ».

27o c Un Duel chez Ninon », comédie-vaudeville en un acte; par MM. Théodore Barrière et Michel Carré. Paris, Mich. Uvy, 1849, in-18, format angl.

Faisant partie de la collection intitulée : « Théâtre du Gymnase-Dramatique».

Nous sommes vraisemblablement loin d'avoir cité tout ce qui a été écrit sur la célèbre fille qui nous occupe ; mentionnons pourtant encore un couplet de la chanson de Ghazet sur les c Serments » ; deux couplets d'Anson, traducteur d'Anaeréon, dans des couplets consacrés à l'éloge du Marais, pour une fête.

Il a été publié, en allemand :

Lapeyron, Gebeimnisse der beruehmten Schœnheit Ninon Lenclos, oder die Kunst, den Kcerper su verschœnern und bis in das hœchste Aller sebeen su erhalten. Ans dem franx. Manuscripte uebers. t. Perd, v. Heffen. Magdeburg, Baensch, 1845, in-16 dexii et 95 pages.

+ 28o Memorie sulla vita di Nina di Lanclos, tradotte dal francese da Vittorio Fournier. Bologna, 1808. in-18.

-f- 29. C'est à Ninon qu'est consacré le chapitre x (p. ccLv-cccxxvm) de la t Notice sur SainWEvremont », placée en tête de l'édition des * Œuvres choisies de Saint-Evremond », publiée par M. Ch. Giraud. (Paris, Techener, 1866, in-12.)

-f- Aux corrections du t. II des « Supercheries littéraires », in édition; on lit :

LENCLOS (mademoiselle Anne, dite Ninon de).

Dans une note de la col. 742 c, nous avons dit, en parlant de la liste que nous donnions des ouvrages relatifs à Ninon : « Nous sommes vraisemblablement loin d'avoir cité tout ce qui a été écrit sur la célèbre fille qui nous occupe ». Quel est, en effet, le bibliographe le plus passionné, le plus exact, qui peut se flatter que rien ne lui échappera? Aussi cette liste n'est-elle pas complète. Mais quand par des recherches et des découvertes ultérieures on parvient à se corriger soi-même et à faire sa propre censure, on enlève à la critique le droit qu'elle pourrait exercer contre un travail incomplet. Corrigeons et complétons vite, pour que la critique n'ait point i se mêler de notre article.

L'ENCLOS

LEO SUAVIOS SOLTTARIUS 744

Nous avons, colonne 736, sigualé divers opuscules relatifs à Ninon, dont la réunion forme le troisième volume des prétendues « Lettres de Ninon de Lenclos au marquis de Sévigné », éditions de 4800 et de 1806, 3 vol. in-18 avec 3 portr. Mais nous avons négligé de dire qu'à la fin du t. II d'autres opuscules relatifs à cette célèbre fille s'y trouvent sous la forme et sous le titre de : « Introduction aux Lettres de Ninon de Lenclos et do Saint-Evremont > (qui se trouvent dans ce deuxième volume), renfermant diverses pièces annoncées dans le titre de cet ouvrage.

Or, ces diverses pièces renferment beaucoup de morceaux en vers et en prose, et l'on y trouve entre autres :

1° A un ami (relativement à Ninon). Stances de Scudéry ; douze strophes de quatre vers.

2° Vers de Voltaire sur les femmes de quarante ans. Dix-sept vers libres.

En l'honneur de Ninon, et en réponse à La Dixmerie.

3° Vers de Saint-Evremont sur la Régence, adressés à Ninon. Sept strophes.

4° Lettres de madame Scarron, depuU madame de Main tenon, au nombre de quatre. En prose.

5° Quelques petits vers de Scarron.

C° A mademoiselle de Lenclos', par Saint-Evremont. Pièce de 152 vers de dix pieds.

7° A la moderne Leontium (mademoiselle de Lenclos), sur la morale d'Epicure, par Saint-Evremont. En prose.

8o Enfin, des petites pièces de vers en l'honneur de Ninon, par l'abbé de Châteauneuf, Charleval, Chapelle, etc.; des Lettres dans lesquelles il est question de Ninon : de Saint-Evremont à M. Hervart, intendant des finances, l'ami de Fouquet et de La Fontaine ; du chevalier (Bros s in) de Méré à M. d'Elbène. Le chevalier fut un amant délaissé de Ninon. On a imprimé deux de ses lettres à Ninon, à la suite de celles de Saint- Evremont.

L'ENCLOS (Jacq. de) [Collin de PlancyJ.

Les Tribulations de Robillard, histoire du temps de Louis-Philippe. Plancy, in-18.

L'ENDORMI. Voy. ENDORMI (L').

LENGLET plilaire David].

Méthode de peinture à l'aquarelle appliquée à la photographie. Paris, 1854, in-8 ; 2* édit. augmentée, 1862, in-8.

-4- LENGLET DU FRESNOY (l'abbé).

Méthode pour étudier la géographie (par Martineau du Plessis, refondue et corrigée),

?ar — . Paris, Hocher eau, 1716, 4 vol. in- 2. — Quatrième édition, revue, corrigée et augmentée par Drouet et Barbeau de la Bruyère. Paris, Tilliard, 1768, 10 vol. in-

L'outrage original de Martineau du Plessis est intitulé : « Nouvelle Géographie, ou Description exacte de l'univers, tirée des meilleurs auteurs taftt anciens que modernes ». Amsterdam, 1700, 3 vol. in-12. L'abbé Lenglet avoua qu'il lui avait servi de baise pour la première édition de sa Méthode. A. A. B— r.

LENIS (Vincentius), ps. [Libertus Faouondus].

Vincentii Lenis theologi Arausicani Theriaca ad versus Dion. Petavii et Ant. Ricardi (Dechamps), de libero arbitrio libros.

Lutetiœ Parisiorum, 1647, in-4.

Réfuté par le P. Annat, jésuite, sous ce titre : Gatholica disceptatio de Ecclesià pnesentis temporis, auctore Vincentio Severino ClaravaUensi. Parisiis, Cramoity, 1650, in-8. A. A. B— r.

-f- LENNOC'H, pseudon. [Danguy Desdeserts, médecin a Landerneau, poète et romancier].

Il écrit dans les Revues de la Bretagne.

LE NORMAND [Jacques) ps. [J.-G-A.

LimiEREAu , depuis directeur-fondateur de la a Revue de la Province et de Paris », auteur d'articles dans « l'Indicateur de Baveux » (1837), dans le « Cultivateur de la Basse-Normandie », dans la a Revue de la Province et de Paris »].

LENORMANT D'ÉTIOLÉS (1), an*, svp.

[Th. Bourg, plus connu en littérature sous le nom de B. Saint-Edme].

Mémoires d'un baptisé congréganiste, filleul de M. le prince de Polignac. Paris, 1830, in-8.

LENTDLUS (Publius) proconsul romain, auteur supposé.

Epitre écrite en Hierusalem et envoyée au Sénat et au peuple de Rome, témoignant de ce qu'il avait veu et cogneu de Nostre- Seigneur Jesus-Christ.

Tel est. chez des écrivains du xv* siècle, le titre de cette lettre dont on ne trouve pas de traces avant le xn« siècle, mais qui, depuis cette époque, a été fort répandue et longtemps acceptée comme authentique ; elle a même trouvé, en 4666, un savant allemand, H. Lemnich, pour la défendre; mais depuis longtemps la supposition ne fait plus l'objet d'aucun doute. Le texte latin se trouve dans de nombreux manuscrits avec une foule de variantes. Voir la traduction et les détails que donne le c Dictionnaire des Apocryphes », t. n, col. 453.

+ LEO (Hippolyte et M. Alexandre) [Levesque et Martineau].

Une Heure à Calais, vaudeville. Paris, 1824, in-8.

H- LEO [L. de Sabgher, lieutenant dans l'armée belge].

Essais en prose, par — . Liège, Car" manne, 1869, m- 18 de 61 p.

LEO SUAVIUS SOLITARIUS, jw.pacqnes

GOHORRï].

Discours responsif à celui d'Alexandre de la Tourette, sur les secrets de l'art

(1) On sait que ce nom était aussi celai di suri 4e U fameuse marquise de Pompadour.

LEO ZATHARANE

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