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France ; il a été longtemps attribué an lord Lyltleton ; mais d'nn autre côté on en regardait Olivier Goldsmilh comme le rentable auteur : cette dernière opinion me semble la pins vraisemblable ; elle est soutenue par Watkins dans son c Dictionnaire historique » et par Walter Scott dans sa « Biographie littéraire des Romanciers célèbres ». A. A. B— r.
-J- Goldsmith a publié en 1774 nne « History of England » 4 vol. in-8, qni a été souvent réimprimée et dont il a été fait un abrégé dont les réimpressions sont très-nombreuses,
LORE, ps. [Evra] , auteur dramatique.
Pour l'indication de deux pièces de lui, voy. la «France littéraire », a Evra.
LORIÈRE (de), nompatrim. [Billard de Lorière],
Voy. son article dans la « France littéraire» à Billard de L.
LORMÂL (A. de), anagr. [Antoine MadrolleI.
M. Madrolle a signé de ce pseudonyme la Préface de la 8e édit. du « Dictionnaire historique » de Feller, continuée sous la direction de M. R.-A. Henrion (1832).
Cette préface est intitulée : « Introduction à la 8e édition de Feller. Essai sur la nature d'un Dictionnaire historique», en 10 pag. (1).
LORME (M™ de). Voy. DELORME.
LORME (Marion de), ps. [Marie-Anne Grappin (2), née à Balneram, près de Giez, en Franche-Comté, morte à Paris, le 2 juin 1650, à l'âge de quarante-quatre ans, l'une des plus célèbres Laïs du siècle de Louis XIII, amie intime de Ninon de Lenclos, peut-être son précepteur et son modèle en légèreté, mais que Ninon a laissée bien loin derrière elle dans la perfection du vrai goût, de la bonne compagnie et de la saine philosophie].
On ne connaît jusqu'à ce jonr aucun écrit de Marion de Lorme, mais les journaux de Paris, des premiers jours du mois de juin 4849, nous ont annoncé une découverte précieuse. « Lors des dernières démolitions Totées par la ville de Paris pour l'alignement du Marais, on a trouvé, près de l'ancien hôtel Carnavalet, au rezde-chaussée d'une vieille maison, sous les murs séparant la cuisine de l'office, une cassette en bois vermoulu, contenant des manuscrits en assez mauvais état. Soumis
(1) Dans la note du bas de la dixième page de cette Introduction, M. A. de Lormal présente notre * France littéraire » comme la refonte des « Siècles littéraires * de Desessarts, dont nous ne nous sommes pas servi. S'il eût dit refonte des ouvrages portant les titres de « France littéraire » de Hébrall, La porte, etc., et de Ersch, c'eût été plus exact.
(2) ■ Ce fut des Barreaux (le premier amant de Marion), qui, ne trouvant pas le nom de Marie-Anne Grappin assez noble, me le fit quitter pour prendre celui de Marion de Lorme, que je portai le reste de ma vie ». La Borde, Hist. de Marion de Lorme.
à un examen minutieux, ces papiers semblèrent avoir de l'importance par les grands noms, historiques semés dans le texte ; en effet, un écrivain patient, parvenu à restituer la plupart des pages altérées par l'humidité, a cru reconnaître, sous le titre de : « Ma Confession », la vie intime de Marion de Lorme, racontée par ellemême. Ce qui donnerait du poids à cette version, c'est que l'hôtel démoli avait été longtemps habité par Gui Patin, qui fut, comme on le sait, le dernier médecin et le dernier amant de Marion de Lorme, d'autres disent son exécuteur testamentaire. Si le fait se vérifiait, ce serait là une précieuse découverte ; on aurait enfin des documents précis sur la célèbre courtisane dont il n'a été publié que des lettres apocryphes, et l'on pourrait espérer de curieuses et piquantes révélations sur le siècle de Louis XIII. »
Mais si jusqu'à ce jour nous n'avons rien d'authentique de Marion de Lorme, au moins avons-nous plusieurs ouvrages et opuscules sur elle, et puisque nous avons dû comprendre cette célébrité parmi nos pseudonymes, nous en profiterons pour les rappeler ici.
4° « Adieu au Marais et à la Place Royale »; par Scarron.
Dans cette pièce, l'une des plus originales de Scarron, Marion de Lorme y est chantée comme une des divinités dn Marais, où' la belle demeurait.
On a recueilli dans le 3G vol. des Lettres de Ninon de Lenclos au marquis de Sévigné, édition de 4806, trois petites pièces de vers sur Marion et snr Cinq- Mars, l'un de ses premiers amants.
2° « Sur la mort de la belle Marion de Lorme » (en vers); par Saint-Evremont.
Onze strophes de quatre vers de huit syllabes.
Dans sa « Lettre aux auteurs et rédacteurs du Journal de Paris », Marion de Lorme dit être morte à Paris, le 5 janvier 4744 à l'âge de cent trente-quatre ans, et effectivement La Borde donne un extrait mortuaire de la paroisse de Saint-Paul de Paris, délivré le 20 avril 4780, qui confirme ce fait. Marion de Lorme, à près de quarante-quatre ans, lorsqu'elle eut reconnu que ses charmes étaient passés et qu'elle ne pouvait plus compter sur de brillantes amours, se mêla aux intrigues politiques du temps, et se compromit ; le cardinal de Richelieu, son ancien amant, sut la part que Marion avait prise dans ces intrigues ; il voulut l'en punir, et il ne fut rien moins question que de l'envoyer à la Bastille. Marion eut peur, et de concert avec Guy-Patin, son médecin et son amant du moment, elle improvisa une grave maladie, suivie de décès.
« La nouvelle de ma mort fut regardée comme une chose à laquelle on s'attendait depuis longtemps. Guy- Patin se chargea de ma pompe funèbre, qui se fit le 26 juin (4650). Presque tous mes amants se crurent obligés de me rendre les derniers devoirs. Jugez du cortège 1 j'eus la curiosité de me voir passer si bien accompagnée, et, tout inconsolable que j'étais de ma cruelle aventure, je ne pus m'empècher de rire de boa cœur d'attraper nne bonne fois, tous ensemble, ceux que j'avais si bien trompés en détail. »
« Le gazetier Loret ne manqua pas de célébrer mon trépas. Le bon Saint-Evremont se crut Oblige de le consigner dans de petits vers qui ne firent pas fortune, et avec raison ; car il faut avouer qu'ils sont détestables. » (t Lettre de Marion de Lorme aux auteurs et rédacteurs du « Journal de Paris »).
Marion, après son enterrement simulé, se rendit à Ostende, et de là passa en Angleterre.
Saint-Evremond, jugé si sévèrement par Marion de Lorme, ou plutôt par La Borde, son trucheaian, à
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l'occasion de sa pièce sur la mort de Marion, parle encore avec admiration de cette Marion qu'il avait rencontrée aux eaux de Bourbon, dans une lettre, en vers, à la belle duchesse de Mazarin. On a aussi de lui des vers énergiques sur la mort de Cinq-Mars, et le deuil de Marion, sa maltresse. Ces trois petites pièces se trouvent rassemblées à la fin dn tome m des « Lettres de Ninon de Lenclos au marquis de Sévigné » , pages 253-57.
3° Muse historique. Dédiée à mademoiselle de Longueville. Par Jean Loret. VIIe Lettre (en vers).
Cette Lettre a pour sujet la mort de Marion, alors âgée de quarante-quatre ans.
4° Mémoires du comte Gaspard de Chavagnac, maréchal-de-camp des armées du roi, général d'artillerie, finissant au commencement de la guerre de 1689 ; par Catien Courtilz deSandras (1). Besançon, 1699, in-12. — Nouv. édit. Amsterdam, G. Malherbe*, 1700, in-8, et 1722, 2 vol. in-8.
Il est beaucoup question de Marion de Lorme, et de Ninon de Lenclos, son amie , dans ces Mémoires apocryphes ou, plus exactement, dans ce roman historique.
Le beau Coligny et le marquis de Chavagnac étaient liés dès l'enfance. C'étaient deux seigneurs huguenots et libertins. Courtilz de Sandras nous apprend que tous deux devinrent amoureux de Marion de Lorme, laquelle consentit à les prendre pour amants, après Cinq -Mars et d'autres, tous deux à la fois,' sous l'expresse condition qu'ils rentreraient dans le giron de l'Eglise catholique, de façon que le diable se trouva, cette fois, avoir fait pour lui-même une mauvaise affaire.
5° Mémoires de la vie du comte de Grammont, contenant particulièrement l'histoire de la cour d'Angle-
(1) Catien Courtilz de Sandras, ou d'après que'ques biographes, Sandras de Courtilz, écrivain infidèle, est l'auteur d'un grand nombre de romans historiques, dont quelques-uns ne sont pas sans élégance. (M. Alex. Dumas l'a reconnu, puisqu'il s'est servi avantageusement, comme tète de pont d'un livre interminable, des Mémoires de M. d'Artagoan, capitaine-lieutenant des mousquetaires, etc.) Cologne, P. Marteau (Rouen, 1701-02, 3 vol. in-12). On distingue particulièrement 1» les * Mémoires de M. le C. D. R., contenant ce qui s'est passé de plus particulier sous le ministère du cardinal de Richelieu et du cardinal Mazarin ». Cologne, 1687, in-12; La Haye, 1688, 1692, 1696, in-12. C'est, dit le C. Gordon de Percel (l'abbé Lenglet du Fresnoy), le livre le moins mauvais de Galien de Courtilz. C'est un vrai roman, où il y a peu de vrai. On connaît ce livre sous le nom des c Mémoires de Rochefort »; 2° ceux du comte de Chavagnac, que nous venons de citer. L'écrivain recueillait, avec peu de choix, des faits particuliers, et les rédigeait de mémoire, ce qui n'admet aucun ordre chronologique, La hardiesse de sa plume lui valut douze années de Bastille, pour ses c Annales de Paris et de la Cour pour les années 1697 et 1698 ». {Cologne, 1701, 2 vol. in-12). C'était trop punir quelques imprudences, mais la mesure des peines et des récompenses n'était pas encore connue. Sandras est mort à Paris, eu 1712; âgé de soixante-huit ans. Il a laissé trop de mauvais imitateurs d'un mauvais genre, et cette génération a pullulé d'une manière funeste depuis le commencement de ce siècle, et plus encore depuis 1830, où Ton s'est évertué à fabriquer des Mémoires soi-disant historiques de tous les personnages célèbres des règnes de Louis XIV jusqu'après celui de Napoléon.
terre sous Charles II. (Par le comte Ant. Hamilton.) Cologne, P. Marteau, 1713, in-12.
Première édition d'un livre charmant dont il existe on grand nombre de réimpressions. (Voy. la « France littéraire ■).
On trouve dans ces * Mémoires » le récit d'une aventure galante de Marion avec le comte de Grammont, qui la souffla, pour une nuit, an duc de Brissac. 6o Pièces du procès de Henri de Tallerand, comte de Chalais, décapité en 1626. Londres (Paris), Lamy, 1781. — Lettre de Marion de Lorme aux auteurs do « Journal de Paris » (le tout recueilli et publié par J.-Benj.de La Borde). Londres (Paris), 1780, in-12, avec les portraits de Chalais, Marie de Rohan, duchesse de Chevreuse, Marion de Lorme, Bockingham. Cinq-Mars, Marie de Gonzague, le comte de Grammont et Ninon de Lenclos.
La lettre de Marion est supposée écrite des Champs- Elysées.
Cette Lettre a été réimprimée, sous le titre t d'Histoire de Marion de Lorme »,à la suite de l'édition des c Lettres de Ninon de Lenclos au marquis de Sévigné » (par Damours). Paris, Capelle et Renaud, 1800 et 1806, 3 vol. in-18. (Voy. U, 736 d.)
La Lettre de Marion de Lorme, composée par de La Borde, n'est pas la partie la moins intéressante des deux volumes que nous venons de citer. La Borde écrivait avec plus d'esprit que de pureté.
7° Vie de Marion de Lorme, précédée de sa « Lettre aux auteurs du Journal de Paris », et suivie de l'Histoire de Suzette. Nouv. édit. Paris, Renard, 1805, in-18.
8» Notes sur Marion de Lorme ; par de Ségnr le jeune (le vie. Alex-Jos.-Pierre). 1789.
Imprimées an bas des pages de la prétendue « Correspondance secrète entre mademoiselle Ninon de Lenclos, le marquis de Villarceaux et madame de M*"« («le Maintenon), et qui est de la composition du vicomte de Ségur. (Voy. n, 737 a.)
I«s événements de la vie de Marion de Lorme, rapportés par l'auteur de ces notes, sont si extraordinaires, qu'ils semblent romanesques ; U ne dit pas qui en garantit l'authenticité.
9° Vie et Aventures de Marion de Lorme, contenant l'Histoire de ses liaisons avec les plus grands persoasonnages de la cour de Louis XIV, roman historique, écrit par elle-même, et publié par M. de Faveroltes (masque de madame Guénard, baronne (Brossia) de Méré). Paris, Dalibon, 1822, 4 vol. in-12.
Ce roman a eu une troisième édiU en 1828 (Paris, H. Feret, 4 vol. in-12.
10° Cinq-Mars, ou une Conjuration sous Louis XIII; par M. le comte Alfred de Vigny (1). Paris, fri. Canel, 1826, 2 vol. in-8.
Il est beaucoup question dans ce livre de Marioo de
(1) La lecture de ce beau livre, de M. Alfred de Vigny, a inspiré une dame russe, chez laquelle se trouvent réunis à la haute noblesse et l'excellence du coeur, l'esprit et les talents. Un passage de Cinq- Mars lui a fourni le sujet d'une grande et belle composition, « Cinq-Mars présenté à Anne d'Autriche ». aquarelle qui a été justement remarquée au saloo de 1848, car ce grand dessin a été lait à Paris. An tas. on lit cette modeste signature : Marie Poltorat&i, et encore c'est à peine si cette signature est visible, tant l'auteur du dessin tient peu à faire connaître sus talent. La gravure en a été faite par l'an de nos plus habiles artistes de Paris, M. Himely.
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Lonne, que Henri Coiffier-Ruxé, marquis d'Efllat et de Cinq-Mars, aima beaucoup. Son amour pour elle alla jusqu'à l'ivresse, et il s'oublia jusqu'à l'épouser en secret, quoiqu'elle fat déjà eourtisanne. Mario n, à. l'époque de son mariage avec Cinq-Mars, avait déjà eu nombre d'amants, parmi lesquels Des Barreaux, conseiller an Parlement, et le duc de Buckingham, qui avaient vécu publiquement avec elle. La vanité détermina Marion à ce mariage, car bien que Cinq- Mars fut un fort beau jeune homme, elle ne l'aimait pas. Elle ne l'aimait pas davantage après son abnégation. Son cœur ne lui disait rien pour lui, et dans ce cas-là, l'hymen n'est pas le chemin le moins long pour arriver à l'amour. La maréchale d'Efllat, mère de Cinq-Mars, et dévouée au cardinal de Richelieu, attaqua son fils et Marion pour contrat de mariage clandestin, et elle trouva le cardinal d'autant plus disposé à lui faire obtenir satisfaction que lui-même rivait la possession de Marion depuis quelques années. Le mariage fut rompu, et Marion passa des bras de Cinq-Mars dans ceux de Richelieu. Le cardinal ne tarda pas à se venger des préférences amoureuses qu'avaient obtenues Des Barreaux et Cinq-Mars. Il persécuta le premier tant qu'il vécut, l'obligea de se défaire de sa charge et de sortir du royaume. Il tendit un piège au second, et le mêla à une conspiration. Arrêté à Narbonne, Cinq- Mars fut conduit à Lyon, devant une commission, et décapité avec le célèbre de Thon, le 42 septembre 1643. Il avait à peine vingt et un ans.
44° Marie Mignot, comédie historique, mêlée de chants, en trois époques, de MM. Bayard et Paul Buport. Représenté à Paris sur le théâtre du Vaudeville, le 47 octobre 1829. Parti, Be%ou, 1829, in-8. Marion de Lorme est un des personnages de cette pièce.
42° Marion de Lorme (drame en cinq actes et en vers) ; par Victor Hugo. Représenté sur le théâtre de la Porte Saint-Martin, le jeudi 44 août 4834. Parti. Rendue, 4834, in-8.
Nous comprenons cette pièce parmi les ouvrages relatifs à la femme célèbre qui nous occupe ; mais en vérité, on ne sait pourquoi M. Victor Hugo a intitulé son drame c Marion de tonne ». quand pas nn seul fait de la vie connue de Marion de Lorme n'y est rappelé. Mieux eût valu le baptiser « Une courtisane amoureuse »; on s'il (allait absolument un nom propre au frontou de celte œuvre, pourquoi l'auteur n'a-t-il pas choisi celui de Donna Rufflne, surnommée la Fouine de Séville et l'Hameçon des bourses, ou tout autre nom qui n'eût pas donné un démenti au caractère et à la vie d'une femme si connue parmi nous? Sauf le personnage que M. Victor Hugo a affublé du nom de Marion de Lorme, et deux scènes, la première du premier acte et la septième du troisième acte, dans lesquels les noms de vingt-deux amants de la courtisane se trouvent rappelés, et dont, par parenthèse, les biographes sérieux de Marion ne nous en ont conservé qu'une très-petite partie, nous n'avons rien trouvé qui rappelle la folle Marion du siècle de Louis XIII. La Marion de Lorme de M. Victor Hugo est une homonyme de cette dernière, et elle est sortie du cerveau romantique du poète.
Voilà la division de ce drame. Premier acte : le Rendes- vous. Blois. — Deuxième acte : la Rencontre. Blois. — Troisième acte : la Comédie. Le Château de Nangis. — Quatrième acte : le Roi. Le Château de Chambord. — Cinquième acte : le Cardinal. Beaugency. 43° Louis XIII, ou la [Conspiration de Cinq-Mars, drame historique en cinq actes. Par Merville (Camus,
dit) et Pierre Tournemine; représenté sur le théâtre de l' Ambigu-Comique, le 42 octobre 1833. Paris. Marchand, Barba, 4833, in-8.
44° La marquise de Senneterre, comédie en trois actes et en prose; par MM. Mélesville (A.-H.-J. Duveyrier) et Ch. Duveyrier. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre-Français, le 24 octobre 4837. Parts, Marchant, 4837, in-8.
Marion de Lorme et Cinq-Mars sont au nombre des personnages.
Le marquis de Senneterre, qui se fait passer pour , peintre, s'est épris de Marion, et il est tout disposé à b j se séparer de sa femme, pour se donner tout entier à Marion, qui partage l'amour du marquis. La marquise vient à Paris, se présente incognito chez sa rivale pour y prendre des leçons de coquetterie et de séduction, et réussit assex bien pour reconquérir son volage époux. Marion, de dépit, consent à épouser secrètement Cinq- Mars.
Il y a dans cette pièce plus de Marion de Lorme que dans celle de M. Hugo.
45o Confession de Marion Delonne (tic). Précédée d'un Coup d'œil sur le siècle de Louis Xm, par Méry.
Paraissant par feuilletons dans le journal « l'Ordre * , depuis le 26 juin 4849 ; la publication était à sa troisième partie au 15 septembre de la même année.
Les feuilletons sont signés Marion Delonne ; il n'y a pas à douter un seul instant que ce ne soient là les manuscrits en assex mauvais état trouvés au Marais, et dont nous ont parlé les journaux des premiers jours de juin 1849. Alors il y eut puff, suivi de mystification et d'apocryphie, car la < Confession de Marion Delonne > est faite par M. Méry.
-+- L'auteur véritable est M. Eugène (Jaquot dit) de Mirecourt. Méry n'en a fait que le Coup d'œil-Préface. On a réuni ces fenilletons dans une édition illustrée, à 20 cent, la livraison.
+ M. Jal, dans son c Dictionnaire critique d'histoire et de biographie », 1867, gr. in-8, s'est livré à une discussion fort étendue sur des faits minutieux relatifs à Marion Delonne. Voir aussi « l'Histoire de Louis Xm a, par M. Bazin.
LORMEAU (M™ Juliette) ps. [Mm* J. Janin],
Articles de mode insérés dans le « Moniteur de la Mode. »
LORMEGREGNY ou ORMEGINY (le sieur de), ps. [P. Do Moulin fils aîné].
Réflexions sur le second et le troisième chapitre de la apolitique de France», de M. P. H. (P. Hay du Chastelet), où il censure le clergé de Rome et les Huguenots. Cologne, Pierre de la Place (Holl., Elzevier), 1671, in-12.
Cet ouvrage a été réimprimé ou reproduit sous le litre de f Réflexions sur le 4* et le 5« chapitre de la « Politique de France », de M. P. H., marq. de C, etc. Cologne, 1677, in-12. C'est le même ouvrage. La différence des titres vient de ce que l'auteur se servit d'abord d'une édition de l'ouvrage de Hay oh les chapitres réfutés étaient le second et le troisième.
Les « Réflexions » de Du Moulin ont été réimpr. & la suite de quelques éditions du c Traité de la politique de France », de Hay du Chatelet, notamment à la suite de celles 1677 et 1680, in-12. A. A. B— r.
-f- LORMEL (Julien) [Alexandre-André