‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 744 sur 1082 · X. Une pastorale. Paris, 21 février 1833. Autographie · texte numérisé non relu

X. Une pastorale. Paris, 21 février 1833. Autographie

Ces cinq derniers libelles ont été répandus sous le nom de Jean Bonhomme.

Tous ces écrits ontélé poursuivis et«ondamnés à la destruction par jugement delà Cour d'assises de la Semé, du 4 novembre 1834. La lettre adressée aux députés signataires du compte rendu a été poursuivie comme renfermant les délits d'offenses envers la personne du roi, et d'excitation à la haine et au mépris du gouvernement. Elle présente le roi comme n'étant que le régent de Charles X. et l'agent le plus actif de la contre-révo- Intion dont elle cherche à faire croire que nous sommes menacés.

Les délits que les trois antographies renferment sont ceux d'offenses envers la personne du roi, d'excitation à la haine et au mépris du gouvernement. Elles roulent presque en entier sur la révélation d'un prétendu traité, conclu entre le roi des Français et les ministres de la Sainte-Alliance, pour une troisième Restauration, avec démembrement et occupation de la France. Elles donnent neuf articles secrets de ce traité, auquel elles assignent la date du 31 mars 1832. Leur conclusion est un appel aux armes contre l'autorité royale : Debout ! hommes de juillet, si vous voulex échapper à la clémence du « pacificateur de la Pologne. » Debout 1 Et toi, France trop généreuse, sauras-tu enfin punir ! »

L'une de ces autographies a été envoyée au préfet de police, avec ces mots à la main : A toi, Gisquet, lâche séide de l'infâme régicide assassin. Cette locution était familière au soi-disant baron de Richemont.

La Pastorale renferme les mêmes délits d'offense en- Vers la personne du roi, et d'excitation à la haine et au mépris du gouvernement, et de plus celui de troubles a la paix publique, en excitant le mépris et la haine contre une classe de personnes ; cette classe est la garde nationale parisienne. L'auteur dit au roi, en parlant des 5 et 6 juin : « Vous avei fait là du Tibère à plaisir, parce que vous étiez appuyé sur la masse compacte des boutiquiers, dont nne partie est encore à vos gages, en lui persuadant qu'elle serait pillée, si elle ne vous prêtait pas son héroïsme. La boutique s'est

levée tout d'une pièce à votre appel, elle est devenue terrible, etc. ».

Une note qui se rapporte à ce passage est ainsi conçue : « Personne n'ignore qu'il y a au moins quiase mille boutiquiers, gardes nationaux à Paris, qui sont salariés par Louis-Phinppe, pour espionner d'abord et égorger ensuite. On le prouvera au besoin, car ils ses* en partie connu6. »

XL A MM. les jurés appelés à juger le sieur Richemont, soi-disant duc de Normandie. Paris, impr. Bacquenois, 1834, in-4 de 4 pag.

Signé : Charles-Louis, duc de Normandie.

Cet écrit du compétiteur de M. Henri Hébert a été composé à l'occasion du procès instruit devant la Cour d'assises de la Seine, et qui a duré six jours (30 et 31 octobre au 4 novembre).

L'écrit : « A Messieurs les jurés, etc. ». est reproduit dans la « Gazette des tribunaux », du 4« novembre de la même année.

XII. Procès de M. le baron de Ricliemont, devant la Cour d'assises de la Seine en 1834.

Imprimé à la fin du n* XXII.

M. Henri Hébert fut condamné à douze années de détention, et la Cour ordonna la destruction de b presse clandestine qui avait servi pour les écrits cités sous les n°* V à X. *t des Arits eux-mêmes.

XIII. Particularités sur le baron de Richemont; par M. Gisquet, ex-préfet de police, ex-conseiller d'Etat.

Impr. dans le t. IH, p. 30 à 53 des Mémoires de l'auteur (Pari*. 1834, 4 vol. in-8).

Notre faux Dauphin fut furieux des révélations du magistrat qui avait pris sur lui de démasquer cet napotteur ; aussi ce dernier cbercha-t-il deux fois à se justifier par deux libelles rappelés sons le n° XX. Il a eu beau faire, le chapitre des « Mémoires » de H. Gtsuuet qui le concerne est la biographie la plus véridique de cet homme.

XIV. Lettre de M. Ch. de Tenper à Madame la baronne de ***. Paris, impr.

Herhan, 1836, in-8 de 16 pag. — Deuxième Lettre... Paris, impr. Herhan, 1837, ia-8 de 8 pag.

Sur les deux confrères en fourberies. En faveur de celui qui signe : «Louis-Charles » {le soi-disant baron de Richemont), et contre celui prôné dans le journal v la Justice », et dans l'opuscule intitulé « le Véritable duc de Normandie » (Naundorff).

XV. Naundorff, ou Mémoire à consulter sur l'intrigue du dernier des faux Louis XVU ; suivi des jugements et condamnations d'Hervagault, sous le Consulat; de Mathurin Bruneau,sous la Restauration , et du baron de Richemont (Henri Hébert), sous le gouvernement actuel :

par A.-F.-V. Thomas, ex-inspecteur-général de l'approvisionnement des combustibles de la ville de Paris, etc. Paris, Dtntu, De* launay, 1837, in-8 de 333 pag.

LOUIS-CHARLES

Dus le précédent artide, celui[deNaûndorff(col. 880), q nous avons indiqué la composition de ce volume.

XVI. Réponse au pamphlet intitulé : Mémoire à consulter, de M. A.-F.-V. Thomas, ex-inspecteur général, etc. ; par M. Gh. de Tenper. Paris, itnpr. Pollet, Soupe et Guillois, 1832, in-8 de 7 pag.

M. Cfc. de Tenper est l'un des principaux fauteurs do soi-disant baron de Richemont. Il n'a point répondu au Mémoire à consulta* de M. Thomas, qui n'est point un pamphlet, mais un livre historique, très-sé- /) rieux, qui ne peut être réfuté que par la mauvaise toi.

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