LOUVET DE COUVRAY
Les Amours du chevalier de Faublas.
D'après le cousin Jacques (Beffroy de Reigny), dans son c Dictionnaire néologique des hommes et des choses », cité par M. Ch. Monselet (« les Oubliés et les Dédaignés », t. 1, p. 924), ce roman n'est pu de l'auteur auquel il a toujours été attribué : « Noos étonnerons bien nos lecteurs quand nous leur prouverons que « Faublas » n'est pas de Loutel. Sans doute que ce défunt législateur a laissé sur la terre des amis et des partisans qni prendront sa défense comme ils le doivent. Nous les prions d'attendre les articles Faublas, Hcmbert, Louvet et Vaudoyer. »
LOUVETEAU (D.), ps. [Darthenay, ancien rédacteur de la « Gazette des Tribunaux »].
Auteur de quelques articles sous ce pseudonyme.
-f- LOUVILLE (marquis de).
Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, extraits delà correspondance du — . Paris, 1818, 2 vol. in-8.
Ces Mémoires ont été «traits et arrangés par le marquis Sdpion de Roue. 6. M»
LOUVOIS (le marquis de), apocr. [Sak-
DRAS DE CoURTÎliz].
Testament politique du — . 1695, in-12.
Réimprimé dans le c Recueil des testaments politiques, etc. », Amsterdam, Chançuion {Paris), 1749, 4 toi. in-19.
+ LOUVOIS [Camille Letellier, abbé de Louvois, né en 1675, mort en 17181.
Discours de réception à l'Académie française.
C'est tout ce qui a été imprimé de cet abbé, qui était d'ailleurs un homme instruit.
-f- LOUYET (P.), plagiaire [L-L Bbrzk-
LIUS].
Cours élémentaire de chimie générale organique, à l'usage des écoles et des collèges. Bruxelles, Société encvclovraphique, 1844, 2 vol. gr. in-8, avec plancnes.
Sauf l'introduction de cet outrage, qui n'est peut-être pu entièrement prise d'autres savants, le reste est copié, sans même que la ponctuation en ait étédungé^. de la traduction française du grand outrage de J.-J- Benelius, publiée chez MM. F. Didot frères.
LOY (V.), ps. [Victor-Vincent Jolt].
I. Humble allocution à nos hommes d'État, par un Belge, qui a pris la Révolution au sérieux. Bruxelles, Berthot, 1832, in-8, 36pag.
La dédicace de cet écrit & M. Gendebien est signée : V. Loy.
+ II. Biographie des hommes de la Révolution. Bruxelles, 1832, in-8.
Il a paru quatre litraisons de cet outrage, qni se rapporte à la révolution belge.
LOYAU DE LACY, et d'abord Loyac d'Amboise, noms anoblis (1] [A. Lot au, d'Amboise, successivement écrivain mystique, hagiographe, directeur de spectacle et poète tragique.]
Né de petits marchands de la ville d'Amboise, qui n'avaient nulle prétention à la noblesse, M. Loyau faisait ses études ecclésiastiques pour se faire prêtre, lorsque survint la Révolution de Juillet : il quitta alors le séminaire, se fit professeur particulier et cultiva les lettres. M. Loyau n'était pas sans avenir en littérature, et son premier ouvrage, « le Prêtre », gui sont ses souvenirs de séminaire, est écrit avec une certaine élégance. De maladroits amis gâtèrent son talent en la flattant trop. M. Loyau eut alors de la vanité, et elle fut
(4) Lacy est le nom d'un relieur, rue du Cheralterdu-Guet, n° 3, dont M. Loyau, en secondes noces, a épousé la' sœur. Notre écrivain eût donc pu prendre le nom de Loyau-Lacy, mais il pensa que, dans son aristocratique clientèle, la particule qualiflcatite pradairait un bon effet, et il se l'adjugea I
LOYAU DE LACY
LOYAU DE LACY
poussée très-loin. L'auteur de ces lignes se trouvant en soirée chez un de ses voisins, y rencontra M. Loyau, qui y était comme âmi de la maison. On causa littérature, et Fauteur du « Prêtre » arriva à lui dire : Il n'y a dans la littérature, à notre époque, aue deux hommes : moi, et Chateaubriand (historique). On conçoit combien la vanité de M. Loyau dut le rendre insupportable à ses collègues et à ses éditeurs. Il écrivit des livres religieux, et, par une contradiction assez bizarre, il succéda à M. Déaddé dans la direction du petit théâtre de la Porte Saint-Antoine. Plus tard, il voulut aborder la scène tragique; mais ses débuts ne furent pas heureux, et il s'en vengea sur les critiques qui avaient rendu compte du seul ouvrage de lui qui ait été représenté, en leur intentant' un procès ridicule, que pourtant il gagna !
I. Le Prêtre. Paris, hjonette, 1830, in- 12. — Deuxième édition, sous ce titre : « La Vie d'un bon Prêtre » (en 38 lettres), avec des changements et augmentations, suivie de « la Mendiante » et de « la Pauvre Mère». Paris, Ange, Cherest, 1837, in-12, iv et 312 pages.
La première édition est anonyme ; la seconde porte le nom de M. Loyau d'Amboise.
II. Henri de France. Paris, Renduel, rue des Grands-Augustins, n° 22, 1831, in 18, 266 pages.
III. Vie de saint François de Sales, évêque et prince de Genève, ornée de son portrait et d'un modèle de son écriture. Paris, /.-/. Biaise, 1837, in-8.
Formant aussi le tome 1er de la bonne édition des ŒtrfTes de saint François de Sales, 16 vol., publiée en 1833, par le même libraire.
Ces deux derniers ouvrages ont encore été imprimés soos le nom de Loyau d'Amboise.
IV. A MM. les membres de la Chambre des Députés. Paris, de l'imprimerie de Cordier, 1835, in-4, 4 pages.
Signé Loyau d'Amboise. Relativement i sa « Cour de Chartes d'Anjou », pièce qui était sur le point d'être jouée snr le théâtre Dorsay. C'est vraisemblablement an public de ce théâtre qu'était destinée une antre œuvre dramatique dn même auteur, « le Lys d'Évreux», représentée dix ans plus tard à l'0déon.