‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 833 sur 1082 · I. Campagnes en Italie. Part*, 1775, 3 vol. in · texte numérisé non relu

I. Campagnes en Italie. Part*, 1775, 3 vol. in

H. Campagnes enWestphalie et Bohême.

Amsterdam, 1772, 10 vol. in-12.

MAILLEFINE (Nicolas), ps. [Geo. Mancel, bibliothécaire de la ville de Caen].

Lettre au rédacteur du « Haro de Caen » (à l'occasion de la candidature de M. le comte Borgarelli d'Ison). Bourguébus, 20 avril 1849.

Imprimée dans le «Haro de Caen ». 21 avril 1849.

Cette Lettre, qai rappelle la manière de Courier, est trop courte pour que nous ne la reproduisions pas ici ; d'ailleurs elle renferme quelques renseignements littéraires.

Citoyen Rédacteur,

Nous sommes ici un tas de gens dans la jubilation. Les amis s'embrassent, les ennemis se réconcilient ; on danse en rond sur la place comme au bon temps de 4815; un vieillard môme, emporté par ses souvenirs, a entonné la chanson populaire, « Bonaparte est en cage »; mais on l'a fait taire, et il s'est excusé en disant que c'était « la Marseillaise » de ce temps-là.

Cette joie universelle ne vous étonnera pas, quand vous apprendrez qu'elle est causée par la profession de foi de notre compatriote le comte Borgarelli d'Ison, ancien soldat piémontais au service de tous les régiments, naturalisé Bonrguébusien.

M. le comte, depuis qu'il n'est plus Piémontais, est la gloire de la France en général et de Bourguébus en particulier. Aussitôt qu'il a été misa la retraite, il s'est consacré au bien-être de sa patrie d'adoption, d'abord en acceptant toutes les fonctions qu'on a bien voulu lui donner, puis en mettant au jour une foule de brochures pour le plus grand avantage des citoyens et des chevaux. Dans ses publications, il n'a pas été par quatre chemins vicinaux ; ah mais non ! Il s'est occupé en même temps de cinq voies de communication. Depuis celte époque, nos voisins font sur nous descalembourgs détestables ; ils disent que nés vicinaux sont des conservateur» f puisqu'ils gardent leurs boues, été comme hiver ; que nous ne pouvons être au net pas pins que modérée, puisqu'en notre qualité de charretiers embourbés, nous devons jurer sans cesse. Ils blaguent, ils dégoisent tant à notre endroit qu'en revenant du marché nous n'osons plus entrer pour nous rafraîchir à l'auberge des Quatre-Colonnes. Mais nous espérons bien que l'éleetion de M. le comte marchant seule, tout pourra après aller comme sur des roulettes dans notre endroit.

M. d'Ison, officier d'infanterie, s'est ensuite occupé de l'amélioration des races chevalines, ce qui peut être fort utile dans une plaine oh on ne fait pas d'élèves , mais on en pourra faire plus tard : notre militaire bien-aimé travaille pour l'avenir. C'est un homme de précaution.

Maintenant M. le colonel nous promet l'abolition de la loi sur les filets ou au moins des améliorations dans l'application. H a. par Dieu, bien raison l car il y a un an, quand 11 fit la candidature de M. Bocher, l'ex-

préfet, il sut bien reconnaître qu'il ne faisait pas boa soutenir chez nous un homme qui faisait exécuter riprareusement cette loi. M. Bocher était en abomination. Souvenez-vous qu'il envoyait trois et quatre fois par semaine des gendarmes qui fouillaient partout, mène dans des cachettes... très-cacbées, et qui saisissaient à droite, qui saisissaient à gauche, et, quand nous avioas payé l'amende,' qui venaient ressaisir le leodcBain. J'y ai mangé, pour ma part, tout mon avoir; le voisin Jacques, lui, en a fait une maladie, et le voisin René a trouvé du grabuge dans le ménage après la détention. Enfin, c'était un tremblement. Aussi, M. Bocher u'a pas eu de voix. Voyant cela, M. d'Ison s'est ravisé et il nous promet pour son compte que le pauvre peuple pourra dorénavant fileter pour gagner son pain ; par exemple, comme les porteurs de ports-d'armes crieraieal et seraient tentés de chasser M. le comte, on ne filètera qu'à jour fixe. Ainsi donc, nous pourrons manger des alouettes comme autrefois.

Voilà pourquoi nous sommes contents.

11 y en a, c'est vrai, qui rient de cela, mais ce sont des rouges. Le grand Pierre, qui fait le malin, a rata gausser notre brave vieux grognard et lui a demandé si nous ne prendrions point les alouettes toutes rôtiei ; mais le militaire l'a regardé d'un air digne, et lui a répondu avec cette fierté qui caractérise ses semblables : « Ce que vous me demandes changerait l'ordre de la « nature, et j'aime la nature comme Dieu l'a faite (1). »

Je termine ma lettre, citoyen rédacteur, en vous priant d'employer votre influence pour faire voter pour M. Borgarelli d'Ison. Piémontais de Bourguébus. Je vous engage à ne point dire non, parce que, comme je ■* déclare ici filetier, je pourrais bien être réprimé, va que les amendements à la loi sur la chasse, promis par notre candidat, ne sont pas encore passés.

Nicolas Mailletre.

-h MAILLET, ancien juge de paix, plagiaire [Manoury].

Manoury avait été limonadier ; il avait écrit un «Essai sur le jeu de dames à la polonaise * qui fut publié à Paris, 1770, in-12. Maillet s'en empara et le reproduisit sous son nom en 1804, à Marseille, in-12.

-f- MAILLET DU CLAIRON (Antoine), plagiaire.

Cromwell, tragédie en 5 actes, Paris, 1764, in-12.

On a prétendu dans le temps que le véritable auteur de cette tragédie était Morand, et que Maillet du Clairon, son ami, s'en était approprié le manuscrit

MAILLOT. Voy. DESMAILLOT.

MAILLOTIN (Jacques), ps. [Achille Philippe].

Le Sens commun de — , à propos des élections générales de la République française. Paris, rue de Sorbonne, w> 1, 1818, in-8, 13 pag.

MAIN DE MAITRE, aut. dég. [Frédéric II, roi de Prusse].

Page 1