MESNARD
MÉTÀSTÂSH)
et à MM. les auteurs du « Journal de Paris ». Bruxelles, 1781, in-8, 30 p.
IL Lettres de — à MM. les auteurs du « Journal de Paris », et à M. Franklin. 1784, in-8, 14 p.
m. Lettre de — à M. le comte de C**\ du 31 août 1784, suivie de la copie de la requête de Nosseigneurs du Parlement en la grand'chambre. 1784, in-4, 11 pag.
+ MESNARD (J.-B.). ps. [Lesalopier].
Dix jours de règne de Rothschild Ier, roi des Juifs, ou Notes pour servir à l'histoire de la fondation de la monarchie de ce souverain. Paris, in-18, 45 pag.
V'oy. c Rothschild 1", ses valets et son peuple * , par G. Dainrraell, 4846. in-18. p. 35.
MESSAGER DE LA PAIX (LE), pseud.
[Bbaums de Chànteraine des Viettes].
Le Hola des gens de guerre, fait par — . Paris, A, Champenois, 1GI4, in-8. V. T.
MESSALLNUS (Valonius) , ps. [Claudius Salmasius].
Waloni Messalini de episcopis et presbyteris contra D. Petavium Loyolitam disserta tio prima. Lugd. Bat., 1641, in-8.
MESSANCE, receveur des tailles de l'élection de Saint-Etienne, ps. [de La Miciiaudière, intendant de LyonJ.
Recherches sur la population des généralités d'Auvergne, de Lyon, de Rouen, etc. Paris, Durand, 1766, in-4.
Les auteur* de la « Biographie universelle » disent que cet ouvrage est le fruit des loisirs de l'abbé Audra, depuis professeur d'histoire à Toulouse, et de ses liaisons avec M. de La Michanrfière, intendant de Lyon. D'an antre côté, Beguillet, dans son c Traité de la connaissance générale des grains a, t. Il, p. 704. assure qu'un magistrat a bien voulu nous donner cet excellent ouvrage sous le nom de M. Me&ance. Ne peut-on pas, d'après ces détails, regarder M. de La Micbaudière comme le principal auteur de ces c Recherches? * Grimm partage cette opinion. V. sa c Correspondances , première partie, t. V, p. 316. A. A. B — r.
MESSIAS (le R. P.), ps. [l'abbé Henri Cong.net, chanoine honoraire de Soissons, helléniste distingué, né en 4795], éditeur, sous ce nom d'emprunt, d'une « Bibliothèque pieuse » .
MESSIEURS (UN DE), aut. dêg. [l'abbé Chauvelin].
Compte rendu par un de Messieurs sur les Constitutions des Jésuites, le 17 avril i761, in-4.
Le 4 8 juillet de la même année , le même auteur prononça un discours, publié sous le titre de « Compte rend a par un de Messieurs sur la doctrine des Jésuites ». Voyez la « Biographie universelle ».
. MESSIEURS (un de ces) [CiiaumeixJ.
La petite Encyclopédie, ou Dictionnaire
des philosophes, ouvrage posthume d1— .
Anvers, J, Gasbeek, 1772 et 1781, in-8.
Catalogne de Seyher, p. 318. A. A. B— r.
-h MESSIEURS DE L'ACADÉMIE DE LYON (Un de) [l'abbé de Là Croix].
Etat des baptêmes, des mariages et des mortuaires de la ville de Lyon pendant vingt-cinq aimées, depuis 1750 jusqu'en 1775, par — . Lyon, 1776, in-4.
+ MESSIEURS DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES [Claude Perrault, Dodart et autres].
Mémoires pour servir & l'histoire naturelle des animaux et des plantes. (Nouv. éd.) La Haye, 1731, in-4; Amst., 1736,
La première édition est de 1671, anonyme.
H- MESSIEURS DES ENQUESTES (Un de) [Lambert, d'après le P. Lelong].
Discours d* — au parlement sur l'Instruction pastorale de M. l'archevêque de Paris, et sur l'imprimé intitulé : « Nouvelles observations, etc. » Du lundi 46 janvier 1764. (S. /. n. <L), in-12.
MESSIN (Un), aut. dég. [Didier Mort].
I. Les R'venans, comédie en deux actes (en prose) et en patois messin ; par l'franc Messin Romy. Metz, Pierrel, 1823, in-8.
IL L'Heureux jour, comédie en un acte
St en prose), mêlée de chants ; par un essin du temps d'Henri IV. Metz, Collignon, 1826. in-8.
111. Le Bon Roi, ou Charles X l'Affable à Metz; comédie en un acte et en prose, mêlée de chants ; par un Messin auteur de plusieurs ouvrages en l'honneur des Bourbons. Metz, de l'impr. de S. Lamort, 1828, in-8, 72 pag.
+ MESSIRE JEAN (de l'Union des êtes), [Quentin Mairbl ?] Poésies. Paris, 1858, in- 12 de 20 p.
MESTRE-HUE (Prosper), ps. [Scévole Bée].
Pâquerettes, poésies. Paris, Souverain,
MÉTAPHYSICIEN (Un), ps. [J.-H. Marchand].
Hilaire (ou Hylaire), parodie de « Bélisaire ». Amsterdam (Paris), 1767, in-12.
METASTASIO (l'abbé), ps. [l'abbé Pierre- Bonaventure Trapassi, l'un des princes de la poésie italienne].
Pour la liste des éditions et des traductions françaises de ses ouvrages, voy. la « France littéraire», à Mbtastasio, et le « Manuel du libraire».
METHODIUS
MEURSIUS
METHODIUS (saint), aut. sup.
Prophéties.
Une traduction de ces prédictions, imitation mal faite de « l'Apocalypse », se trouve dans le « Dictionnaire des Apocryphes», tom. II, col. 645. On est incertain sur l'époque où elles ont été composées, mais elles remontent à une hante antiquité. Le texte grec a été inséré dans les « Monumenta Patrnm ». Basileœ, 4555, in-fol., t. 1, p. 93.
On a attribué à saint Méthodius quelques antres écrits dont la supposition n'est pas douteuse.
MÉTROPHILE (Michel), ps. [Michel de
CUBIKRESl.
Opuscules poétiques. Avec cette épigraphe : « In tenui labor. » Paris, 1791, pet. in-12.
« Tout mérite d'être cité dans ce charmant ouvrage ; on ne sait quelle pièce choisir, tant on est enchaîné par la finesse et le charme qui règne dans ces opuscules ; en un mot, c'est un agréable parterre, oh chaque fleur est éclipsée par celle qni la précède ou qui la suit. Ce volume peut servir de tome IVe à l'édition de M. Couret de Villeneuve, qui a paru en 1786.
Ce petit volume renferme cent quatrains sur cent poètes vivants, et il ne sera sans doute pas un de ces auteurs qui n'aime à se contempler dans le quatrain qui le caractérise. Chaque portrait, quoique flatté, est ressemblant. C'est le Parnasse français en miniature. » (» Mercure de France *, 25 juin 4794.)
METTERNICH (le prince de), aut. supp.
[Ch. de Saint-Maurice].
Mémoires du — . Prem. partie (et unique).
Imprimés dans le journal < la Semaine,» IVe année, n°« 23 à 29, et 37 à 41 (4849).
C'est une véritable mystification que la ditection de « la Semaine » trouva trop prolongée par 42 numéros; elle refusa d'en imprimer davantage.
Ces Mémoires ont été néanmoins traduits en allemand, par Louis Simon, et imprimés à Brème, en 4849.
METZ (François) ï ps. [le baron Louis de BilderbeckI.
Avec M. Mar.-Joseph Pain : le Portrait du duc, comédie en trois actes et en prose. Paris, Barba, 1805, in-8.
MEULEN (Van der). Voy. VAN DER MEULEN.
MEURAY , anagr. [Fr.-Mar. Mayeur de Saint-PaulI , auteur de poésies légères, imprimées dans les recueils poétiques, de 1779 à 1796, dans les « Etrennesdu Parnasse » et le a Réveil d'Apollon », entre autres.
MEURET (André), ps. [Ferdinand II k-
NAUXj.
I. Voyage industriel et bibliographique de Liège a Verviers. Hervé (Liège). 1844, in-8.
II. Voyage romantique dans le pays de Liège. Hervé (Liège), in-8.
III. Souvenirs d'une excursion au manoir de Longpré, extrait d'impressions de voyages non destinées à l'impression. Hervé (Liège), 1843, grand in-8 de 16 pages.
Cet auteur pseudonyme prend les titres de ncmfere du club des bibliophiles de Verviers, et de la société Grétry d'Hervé.
Y a-t-il réellement un c club de bibliophiles » à Verviers? Nous l'espérons, car nous ressemblons on pea à ce philosophe qui se réjouissait de retrouver des pas d'homme. Quoi qu'il en soit, nous recevons une brochure qui semble attester l'existence d'une pareille association et prouver qu'à Verviers, cette ville de la mécanique et de la vapeur, la pale de chiffons réduite m papier tient le pavé à côté de la laine tissée est draps ou velours.
Si les bibliophiles de Verviers ont tons Vkt et l'esprit de M. Meuret, nous leur faisons notre pliment. Us auront cause gagnée contre l'esprit de fabrique, trop disposé à n'avoir pour les livres que de superbes dédains. — De Rg., « Bull, du Bibbopà. belge », t. m, p. 84.
IV. Chasse aux souvenirs dans le pays de Liège. Liège, Félix Oudart, 1846, in-8, 81pag. — Sédition, 1847.
V» Ribaulds, truands et femmes bordelières de la noble cité de Liège. Paris (Liège), 1846, in-8. -
La plus grande partie de ces opuscules a pan dans la a Revue de Liège » sous le nom « d'André Muet Liégeois pérégrinant à pied, de la Société royale dUarticulture de Liège et de plusieurs antres Sociétés savantes ». M. Ferdinand Hénaux y a pris ce masqaees y insérant ces morceaux qui ont été tirés à part ; ce sont les délassements de la retraite studieuse on s'est confiné l'auteur. M. Hénaux, loin d'imiter ceux qni égarent sans cesse après la faveur et les places, s'entera* avec une modestie opiniâtre. Quoique jeune, c'est aa philosophe pratique, aussi recommandante par les qaalités de son cœur que par celles de son esprit. Sérieux et instruit, il badine encore, et son badinage a da trait et de la finesse. Témoin sa brochure iatitalér « Chasse aux souvenirs dans le pays de Liège ».
De Kg., c Bull, dn Biblioph. belge * , t. IV, p. 245.
-f- Voy. Muret.
MEURSIUS (Jean), ps. [Nie. Chobieb.
avocat au Parlement de Grenoble].
Joannis Meursii Eleganliœ latim sermodis. Aloysiœ Sigeae Toletanœ satira» sotadicae de arcanis amoris et Veneris. Sine nota loci et anni. 2 vol. in-12.
Première édition de ce fameux ouvrage, publiée par Etienne Roger, suivant les rédacteurs dn Catalojrue de la bibliothèque du roi, Belles-Lettres, t. î, Y2. no4442, p. 74.
Jamais Louise Sigea, savante et vertueuse Portugaise, n'eut la pensée de publier un pareil L-utra^r. rempli de beaucoup d'infamies, t-crites d'une Uucite très-pure.
Celte première édition est imprimée avec d'issfi beaux caractères, mais ce n'est pas la plus a»pk. puisqu'elle ne se compose que de six dialogue» ; les savantes valent beaucoup mieux. Cette première édifc.a fut donnée à Grenoble, par Nicolas, libraire de te même ville.
MEURSIUS
MEURSIUS
Eaedem. (Editio secunda). Sine loco et anno. 2 vol. in- là.
Cette édition, augmentée d'an septième dialogue, fat imprimée à Genève; aussi, n'ayant pas été faite sous les yeux de l'auteur, fourmille-l-elle de lantes d'impression. Ce fot M. Dumay, avocat général an Parlement de Grenoble, qui fit les frais de ces deux édilions.
Eaedem. Sine loco et anno. 2 vol. in- 12.
C'est une édition nouvelle de ce livre faite sur les dernières et les plus amples. On a joint à cette édition m La Puttana errante di Pietro Arelino ». Ainsi, ce sont deux pièces joyeuses qui se tiennent compagnie. Il est étonnant qne ces éditeurs de joyeusetés n'aient pas aussi réimprimé le « Barthii Pornodidasealus », qui est la traduction latine des « Raggionamenti » du même Are tin. Ce livre de Meursius est donc ce qu'on nomme c Aioysia? Sigeae Satyra » qui suit.
Aloysiae Sigeae satyra sotadica de arcanis amoriset Veneris. Sine loco (Hollande) et anno. 2 vol. in- 12.
Les réimpressions faites au xvm« siècle ont été successivement augmentées par les nouveaux éditeurs.
Voyez plus bas les traductions françaises, et les « Mémoires » de l'abbé d'Artigny, t. S, p. 18 et sut?.
Il y a deux belles éditions de l'ouvrage de Cborier, avec des augmentations : la première sons ce titre :
Joannis Meursii Elegantiœ latini sermonis, seu Àloysia Sigea Toletana de arcanis amoriset Veneris... ;fadjunctis fragments quibusdam eroticis (Nova editio, curâ et studio N. Corbie et Pétri Moet). Luad. Bâtât., typis elzevirianis (Parisiis, Grange, 1757), pet. in-$, en 2 part, réunies en un seul volume.
Iffoët, attaché alors an doc rie la Vrilliêre, et depuis bibliothécaire particulier de Louis XV, est mort à Versailles en 1806, âgé de quatre-vingt-six ans. Quelques personnes le présentent comme l'auteur du fameux discours d'Héliogabale « ad Meretrices », Joint à cette édition; c'est une erreur. Ce discours avait été imprimé bien antérieurement, sous ce titre : « Joannis Baptists Egnalii Veneti de Caesaribus libri très, He- Iiogabali (Leonardi Aretini) ad meretrices ». Veniliis, Aldus, 4546, in-8. Moët a laissé en manascrit une traduction complète de Swedenborg, dont plusieurs volume* ont été imprimés dans ces derniers temps à Bruxelles et à Paris.
Corbie, attaché au duc de Choiseul, ami de Collé, et connu par le recueil du « Théâtre des Boulevards », est mort fou à Charenton. A. A. B— r.
Cette édition, qui est la plos recherchée, est un des ouvrages pseudo-elzéviriens sortis des presses de Grange qui offre le plus de netteté et de ressemblance avec les types elzéririens. Il y a des exemplaires en papier de Hollande qui sont rares et assez chers ; il s'en est vendu un 37 fr. chez M. Sensier.
La seconde édition porte cet autre litre :
Joannis Meursii Elegantise latini sermonis, seu Alovsia Sigea Toletana de arcanis amoris et Veneris; adjunctis fragments quibusdam eroticis. Lufjd. Batav., ex typis elzevirianis (Parisiis, Barbon), cio. iocc.
lxxiv, in-8, 2 parties ordinairement reliées en un volume, la première de xxiv et 21 1 pages, la seconde ae 2 pages non chiffrées et 172 autres pages, avec fig.
L'abbé Sabotier, de Castres, affirme que les épreuves de cette édition ont été corrigées par l'abbé Valait. éditeur et traducteur de c l'Imitation de Jésus-Christ». Yoy. t Considérations politiques sur les gens d'esprit et de talent ». Paris t Londres et Pétersbourg, 4804, in-8, p. 29. A. A. B— r.
Il a été tiré des exemplaires de cette édition format in-12, 2 parties avec fig. Meunier de Querlon assure avoir revu onze éditions de la « Satyra » avant de composer celle-ci, assertion qui porterait an moins à douze les éditions de cet ouvrage. •
l'ne autre édition latine a été imprimée dans la collection de Caziu, Londini {Rhemis, Ca%in), 4784, 2 part, petit in-18.
Aloysia, ou Entretiens académiques des dames (traduit du latin de Nicolas Chorier, par l'avocat Nicolas, fils d'un libraire de Grenoble). Sons lieu £ impression (Hollande). 1080, 2 vol. in- 12.
Prem. édit. de cette traduction, qui a été plusieurs fois réimprimée.
C'est dommage que Ton n'ait point exprimé avec toute la délicatesse du latin tous les mystères secrets de l'amour qui sont répandus dans cet ouvrage.
Le même ouvrage, de la même traduction, sous ce titre : l'Académie des Dames, ou les Sept Entretiens d' Aloysia. Venise, chez Pierre Arétin (Hollande), 1730, 4776, 2 vol. in-12.
L'édition de 4730 est plus belle que celle qui l'avait précédée : on la distingue en ce qu'au lieu de chiffre au haut de la page, il y a un petit fleuron. 11 en existe des exemplaires qui ont des figures au nombre de trente-six, qui sont un peu sales pour les imaginations déréglées ; car pour les autres, cela ne leur fait aucune impression.
C'est vraisemblablement une autre édition de cette traduction, et sous le dernier titre, que cite l'abbé Lenglet Dufresnoy dans sa « Bibliothèque des romans », imprimée aussi sous la rubrique de Venise, Pierre Arétin. et, selon tonte apparence, imprimée aussi en Hollande ; elle ne contient que 372 pages et n'est pas laide.
Le même ouvrage, sous ce titre : le Meursius françois, ou Entretiens galants. (Traduction nouvelle.) Cythère, de l'impr. de la Volupté, 1749, 1782, 2 vol. in-12. fig. (11 y a des exemplaires du format in-8.)
Il y a une autre édition on peut-être une simple reproduction de celte traduction, sous le titre suivant :
Nouvelle traduction du Meursius (Nie.
Chorier), connu sous le nom d'Aloïsia, ou de l'Académie des Dames ; revue, corrigée et augmentée de près de moitié, par la restitution de tout ce qui en avait été tronqué dans toutes les éditions qui ont paru jusqu'à ce jour. Cythère, de Yimpr. de la Vblupté, 2 vol. in-12, fig.
MEURSIUS
MEURSIUS
Charles Nodier a dit plusieurs fols, dans le c Jour- j nal des Débats », qne Camille Desmoulins était auteur d'une traduction de l'ouvrage de Chorier, Peutêtre loi a-t-il attribué, dit Barbier, la réimpression que nous venons de citer.
A. A. Barbier, dans la première édition de son « Dictionnaire des ouvrages anonymes », sous le n° 7730, et dans la seconde, sous le n° 236, rapporte tout au long une lettre écrite le 6 juin 1738, à Jamet le cadet, par Lancelot, de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Celte lettre contient des détails trèsintéressants sur • l'Aloysia », et sur son véritable auteur, Nicolas Chorier, avocat au parlement de Grenoble, le même qui a donné « l'Histoire générale du Dauphiné», en 3 vol. in -fol., dont le premier fut imprimé à Grenoble en 4664, et le second a Lyon en 4672. A. A. Barbier a tiré cette lettre du 32« volume des « Observations de l'abbé Desfontaines et autres sur les écrits modernes », pages 42 et suivantes.
D'un autre coté, un zélé bibliophile dauphinois, qui s'est beaucoup occupé de recherches sur les hommes littéraires de sa province, II. le vicomte Paul Colomb de Batines, a donné à un petit journal bibliographique qu'il avait fondé : « le Moniteur de la librairie » , no» 24 et 22 de 4842, 40, 44 et 42 de 4843. un « Catalogue des éditions latines et françaises de l'Aloysia ». L'auteur de ce catalogue en porte le nombre pour les premières à quatorze ; il n'a point donné les traductions françaises. Nous nous sommes bornés ici à ne mentionner des unes et des autres que celles qui ont été les plus répandues.
H- Le « Manuel du Libraire » signale d'autres éditions. Cologne, 4693 et 4700 ; il donne aussi de longs détails sur les éditions latines. Consulter également la « Bibliographie des livres relatifs à l'amour » , aux fempar le C. d'I"\ Paris, Gay, 4864, col. 574.
■+■ Cet ouvrage trop célèbre a élé attribué à divers écrivains ; l'Allemand Thomasius le signale comme ayant été écrit par Jean de Westrene, jurisconsulte hollandais, et il se fonde sur ce qu'Adrien Beverland, l'auteur du c Peccatum originale » avait consigné cette assertion dans une note manuscrite tracée sur un exemplaire lui appartenant. Struve copie Thomasius, Treutzel en fait de même dans son « lntroductio in notitiam rei litterariss » (Ieme, 4740, in-8). L'abbé d'Artigny a combattu celte opinion dans ses * Recherches sur l'auteur de l'Aloysia », (< Nouveaux Mémoires d'histoire et de critique », tom. II, p. 48-23), mais il tombe dans une autre erreur lorsqu'il avance que Westrene est un personnage imaginaire; Niceron (« Mémoires », t. XXXVI, p. 25) a partagé sans examen le sentiment de d'Artigny, mais il est bien reconnu aujourd'hui que Westrene a réellement existé.
-f-Morhof, dans son « Poly-histor. sive de notitiaauctorum », (Lubeck, 4688, in-4), émet le soupçon que le très-éradit Vossios pourrait bien avoir écrit c l'Aloysia» , et il se fonde sur ce que ce savant ne reculait pas devant les sujets les plus graveleux et sur ce qu'il avait inséré dans son commentaire sur Catulle une partie du traité de Beverland : c De prostibulis veterum » , commentaire dont l'impression, entreprise en Hollande, fut suspendue par ordre des magistrats et terminée à Londres.
-}- L'Aloysia a été aussi imputée à Muret (voir la • Bibliothèque franooise » de la Croix du Maine, édition de 4772, tom. II, p. 78).
-[-Quant au savant et grave Meursius (mort en 4642), et quant à Aloysia Sigea de Tolède (morte en 4560), il est parfaitement reconnu qu'ils n'ont rien à voir avec
le livre qui a paru sous leur nom, et qu'il y » tout lies d'attribuer à Nicolas Chorier, né à Vienne le 2 septembre 4642 (et non en 4609, comme l'avancent plusieurs dictionnaires bibliographiques), el mort à Grenoble le 24 août 4693.
+La question est tranchée par une lettre que Lancelot, membre de l'Académie des inscriptions et belleslettres, adressa le 6 juin 4738 à Jamet, lettre insérée dans les * Observations sur les écrits modernes * , par Desfontaines (tom. XXXII) et dans le « Dictionnaire des Anonymes » de Barbier (n° 236). Il est donc inutile de la reproduire ici.
-h La M on noyé, dans ses * Notes » sur Baillet (éduioB in-4 2, tom. I, p. 540), a consigné des détails qu'il tenait d'un avocat au parlement de Grenoble, Marc de Nantes (mort en 4724), auquel un libraire de Grenoble, nommé Giroud, assura qu'il avait eu des éprenves de la première édition de c l'Aloysia » . corrigées de h main de Chorier, qui habitait alors a Vienne.
-t- D'après un propos tenu par Lancelot à l'abbé <FAttigny, qui a eu soin de le consigner dans ses ■ Mt-satres » , le président de Valbonays, fort lié avec tons le* littérateurs du Dauphiné, avait confirmé ce détail, et il possédait dans son cabinet la copie de l'Alo>sia.
-j- Un bibliographe allemand, F. OU Meinken, assure qu'un Suédois, nommé Bagger, qui avait voyagé es- France, donnait comme positif que Chorier était le coupable (voir les • Observationes de vero anctore Itlci faraosi Aloysia? Sigea) satyra soladica inscrirai » . dans les f Miscellanea Lipsiensia nova » (tom. IX, part. 2, p. 324, 333.)
-f-Nous savons d'ailleurs qu'un ingénieux académk ieu, bibliophile zélé, mais trop ami du paradoxe, et dont l'autorité est fort contestable an point de vne sérieux de la science des livres, Charles Nodier, a contesté à Chorier la paternité de « l'Aloysia;» il s'exprime de la façon suivante dans une note du catalogue Pixéréconrt (n<> 4404).
* L'Aloysia » est l'ouvrage d'un militaire hollandais, fort habile philologue et fort mauvais sojet. qui n'en a jamais fait m y s1 ère, et dont on trouvera le nom tout au long à l'article « Meursius » dans les > Mémoires* de Niceron. Ce qu'il est possible el même naturel d> supposer, c'est que Chorier, possesseur d'une parue du manuscrit, l'aurait cédé à son imprimeur pour le dédommager d'une partie de ses pertes. Quant à l'avoir composé, je l'en défie. »
4- Le don du manuscrit de c l'Aloysia » au libraire Nicolas pour le dédommager des pertes subies par la publication du premier volume de « l'Histoire du Dauphiné », de Chorier ne s'accorde pas avec le titre de ce volume, qui porte le nom de Philippe Gharoys. libraireimprimeur.
-f~ D'ailleurs des littérateurs qui ont pris la peine de comparer « l'Aloysia » avec d'autres écrits latins avoues de Chorier («Vita Boessalii, vita Sahragnii Bœssii. Liber carminum), ont constaté des analogies nombreuses de style et de locution.
-}- Sans entrer dans plus de détails, nous dirons qne diverses éditions de la traduction française sont précédées d'une lettre de M. l'abbé T"*, traducteur, i Madame l'abbesse de *"; elle est datée du 20 janvier 4749 (nous avons sous les yeux l'édition de f Cythère », 2 vol. in-4 8, 277 et 240 pages); on remarque dans cette lettre le passage suivant : « Ou a fait six éditions différentes de cet ouvrage, qui kw te* ont sensiblement copié la première; les fautes d'impression n'ont même fait qu'augmenter. J'ai rétabli nn grand nombre d'aventures qu'on avait supprimée*. •