‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 2)Chapitre 928 sur 1082 · MINORISTE DE 1830 (Un) [Edouard Ducpétiàux · texte numérisé non relu

MINORISTE DE 1830 (Un) [Edouard Ducpétiàux

Les Partis en Belgique. Bruxelles, 1860, in-8, 22 pag.

MIOT (Jules), pharmacien, représentant du peuple pour le département de la Nièvre, auteur douteux [Castéra].

Réponse aux deux libelles : « les Conspirateurs » et « la Naissance de la République», de Chenu et de Delahodde, d'après les lettres, pièces et documents fournis et publiés par Caussidière, ex -préfet de police, Lubatti, ex-officier d'état-major de la garde républicaine, et d'autres exfonctionnaires de la préfecture de police, avec des Révélations curieuses sur la vie de Delahodde, par le citoyen Jules Miot, représentant du peuple. (Paris), Dépôt central, Palais-National, galerie Valois, et tous les libraires, 1850, m-12, 85 pag.

Ce pamphlet démagogique a pourtant obtenu cinq éditions, mais par le temps qui court cela n'a rien d'étonnant !

La paternité de cet écrit a été revendiquée par deux personnes : 1° près de la rédaction du journal « le Corsaire », par le citoyen Castéra, rédacteur en chef du c Correspondant de Paris, journal mensuel et démocratique », à 3 fr. par an, dont, au dire du citoyen Castéra, le citoyen Miot n'aurait été que le collaborateur, 2° près de la rédaction du journal « l'Assemblée nationale », par le citoyen Lubatti, ex-officier d'étal-major de la garde républicaine, qui mande à celte dernière rédaction : Je suis seul responsable de ce qui semble exciter votre vertueuse indignation, le citoyen Jules Miot n'ayant fait que fournir des notes et des documents qui ne vous concernent en aucune façon.

Bien des hommes politiques que la révolution de 1848 a fait surgir et qui sont arrivés à la représentation n'existeront pas plus longtemps qu'une première législature ; ils sont condamnés à rentrer dans l'obscurité d'où plusieurs d'entre eux n'auraient jamais du sortir. Il est bon de conserver trace des excentricités parlementaires et littéraires commises pendant leur court passage aux affaires. Nous conserverons donc deux traits caractéristiques de M. Miot, l'un sur sa tenue à la Chambre, l'autre sur le nom littéraire que lui ont fait quelques élucubrations démocratiques et sociales.

Il n'est pas inutile de reproduire ici le compte rendu

fait par les sténographes de la « Patrie », sur l'incident qui concerne le montagnard Miot, dans une séance des premiers jours d'avril 1850. c Nous j insistons pour bien faire connaître la tenue de ce montagnard, dans une pensée pins élevée que la satisfaction d'une rancune. »

Il est indispensable que le peuple sache bien ce qu'il y a de cœur dans la plupart de ces démagogues furibonds qui dépensent tout leur courage dans les injures, dans les provocations an désordre :

M. Denjoy. — Tout a l'heure nu outrage a été fût à la dignité de l' Assemblée, il faut qu'il soit réparé !

Voici les faits : Je viens de remonter à la source. Je suis sûr de ne pas me tromper. L'honorable M. Dacfaé se dirigeant vers la droite...

Une voix à l'extrême Montagne. — Vous êtes donc agent de police?

A droite. — A l'ordre! la censure! aux voix la censure et l'exclusion I

M. le Président. — Une interruption anssi inconvenante doit être réprimée par l'Assemblée elle-même et non pas seulement par son président. (Très-bien ! très-bien !) Je propose d'appliquer le règlement à l'interrupteur.

Une voix. — Comment se nomme-t-il?

A droite. — Qu'il se nomme 1 qu'il se nomme 1

Personne ne se lève à la Montagne. (Murmure prolongé d'indignation à droite.)

M. le Président. — Je propose d'appliquer le règlement à l'interrupteur.

A droite. — Qui? qui? Qu'il ait le courage de se nommer.

M. le Président. — Je vais appliquer la ceasnrt à l'interrupteur. Mais auparavant, je suis prêt à lui donner la parole pour qu'il s'explique. (Vive agitation. — Silence à la Montagne.)

M. Schœlcher, se tournant vers la Montagne. — Retirez l'expression, retirez-la!

M. Jules Miot se lève et dit : Je demande la parole. (Murmures prolongés.)

M. Jules Miot très-pâle et très-émn, monte à la tribune.

Quelques voix à droite. — Ce n'est pas lai ! ce n'est pas lui!

M. le Président. — Je demande formellement à M. Miot si c'est en son nom qu'il demande la parole, on comme l'avocat de celui qui a interrompu? (Agitation.)

M. Jules Miot, — Je demande la parole en raoa nom. (Vives rumeurs.)

Voix à droite. — Ce n'est pas lni!

M. Jules Miot. — Citoyens représentants...

L'orateur s'arrête et balbutie.

A droite. — Allez donc! allez donc !

M. Miot. — Vons connaissez l'incident regrettable qui s'est produit. M. Duché a été entraîné par an mouvement spontané, que chacun de nous doit comprendre... (Murmure prolongé.) M. Duché avait qu'une injure lui était adressée. 11 s'est permis mouvement un peu vif. (Nouveaux murmures.) Plusieurs membres de celte assemblée ont regardé cela comme une menace. M. Denjoy est monté à cette tribune ; il m'a paru, dans ma pensée, que M. Denjoy voulait signaler M. Duché aux rigueurs de M. le président. Alors. emporté par un sentimeul généreux... ^Riies prolongés.)

Voix. — Lisez donc « l'Assemblée nationale * de ce malin.

M. Miot. — Emporté par on sentiment

MIOT

MIOT

(Oh 1 oh !) pour un de mes collègues, j'ai demandé à M. Denjoy si c'étaient les fonctions de dénonciateur qu'il venait remplir à la tribune. (Vives rumeurs.)

Voix. — Vous avez dit agent de police.

H. lr Président. — Je propose d'appliquer le 4* paragraphe de l'article 119 du règlement, qui prononce la censure.

M. Estahcelin. — Je demande la parole.

A droite. — Il ne manquerait plus que cefa ! (Rires.)

L'assemblée, à la presque unanimité, prononce la censure contre M. Jules Miot. M. Cavaignac a voté pour la censure. A la contre-épreuve, quelques montagnards seulement se sont levés ; les autres se sont abstenus.

Une vive émotion succède à ce vote.

Les pamphlets baptisés du nom de Miot, ne furent pas trouvés irréprochables, et ils furent critiqués. Voici deux articles qui parurent dans le journal « l'Assemblée nationale », contre lesdits pamphlets et leur auteur.

Un rasuLTEim de la montagne, — Il faut espérer que le citoyen montagnard Jules Miot sera guéri de sa passion pour des hâbleries démocratiques et pour les interruptions montagnardes.

C'est en vain qu'il essaye de garder l'anonyme, l'indignation de la Chambre l'oblige à se faire connaître, et ses insultés écrivent son nom an bas de sa brochure avec la qualification qui appartient aux insulteurs qui se cachent en faisant preuve d'un caractère ultra-pacifique.

Les corrections n'auront pas manqué à ce fougueux républicain rouge. N'est-il pas utile d'en citer quelquesunes?

Voici d'abord une lettre de M. de Lavarenne, que le citoyen Miot a cru devoir injurier à propos de révélations laites sur le gouvernement provisoire :

Paris, 2 avril 1850.

Au citoyen Jules Miot, représentant du peuple.

Monsieur,

Les bons électeurs de la Nièvre commettent parfois d'étranges erreurs. Ils ont sans doute cru nommer à l'Assemblée nationale un représentant du peuple, en votre honorable personne, et voilà que les malheureux ont envoyé à la presse parisienne un exécuteur des hautes œuvres, chargé de clouer au pilori les infâmes sicaires de la réaction (1).

Que vous griffonniez des libelles au lieu de faire des lois, vous n'en devez compte qu'au pays qui vous paye 25 fr. par jour pour le servir; mais que vous calomniiez un homme que vous ne connaissez pas, ceci mérite une leçon. — Telle est la nécessité à laquelle vous me réduisez.

Je vous répondrai donc pacifiquement, n'entamant pas avec vous la question de principes, pour laquelle je vous renvoie à la préface de mon livre ; je vous dirai seulement que si vous aviez lu mon ouvrage, vous n'auriez pas écrit que le dépit « d'avoir été évincé de l'Hôtel de Ville, sans récompense de mes services » , avait conduit ma plume. — Le feriez-voua donc, que vous m'en jugez capable?

On signe au moins son œuvre, citoyen Jules Miot, quand on injurie un homme tel que moi; n'avez-vous pds votre titre de représentant du peuple pour vous

(1) Allusion à un autre pamphlet intitulé « les Sicaires de la réaction au pilori », attribué au cit. Miot, mais qui est du cit. Casléra.

sauver des poursuites avec lesquelles seules on peut vous demander raison ?

Je vous pardonne, du reste, en faveur de votre déclaration : « Que je n'ai point été soupçonné encore d'être un mouchard » ; cela viendra peut-être. Lorsque des individus de votre force nous gouvernent, ne doiton pas s'attendre à tout?

Quant aux coups de bâton que certaines gens promettent si libéralement aux bêles fauves qui les attaquent, j'y répondrai avec le bout de ma botte vernie.

J'ai bien l'honneur de vous saluer.

Ch. de LAVARENNE, ex-officier au service sarde.

On ne peut guère passer sous silence les étrivières que le représentant pourfendeur de la Nièvre a reçues ce matin du « Corsaire a . Combien de coups de fouet lui faut-il pour le réduire au silence?

« Le pain sec a rendu le jeune Miot féroce. Cet aimable bambin déclare, dit-on, qu'il veut donner du bâton au « Corsaire ». Cela nous parait étrange de la part d'un petit mioche qui est notoirement d'un caractère fort doux ; mais enfin on nous a fait voir une brochure difficile à trouver, oh ce bipède bavard perche sur son bâton. Il n'est pas beau, mais son cri est désagréable comme celui d'un ara. S'il vient s'abattre dans nos bureaux, nous prenons l'engagement d'en faire don au Jardin des Plantes. »

Le c Corsaire » voudra-t-il nous dire à quel titre il veut envoyer au Jardin des Plantes le citoyen Miot, et s'il prétend le destiner aux loges ou aux collections?

« Le bâton!... dit le citoyen Miot, c'est le seul « instrument dont l'homme qui n'a pas eu le loisir de c passer sa jeunesse dans les salles d'armes se serve c contre les bêtes fauves qui l'attaquent. »

Ah 1 citoyen 1 quand vous auriez passé cinquante ans dans les salles d'armes , vous auriez pu peut-être y gagner un peu d'adresse ; mais vous n'y auriez pas acquis ce que les maîtres d'escrime du monde entier ne peuvent donner : je veux dire DU CŒUR.

(Assemblée nationale, 5 avril 1850).

Encore la visite des sans-culottes. — L'histoire des coups de bâton, que nous avons recueillie hier comme un érho, se trouve confirmée aujourd'hui par le « Corsaire • dans un article qu'il n'est guère possible de passer sous silence.

Deux frères et amis se sont présentés dans nos bureaux porteurs d'une lettre d'un sieur Castéra, rédacteur en chef d'un prétendu c Correspondant de Paris».

Dans celte lettre, entremêlée des insultes les plus grossières, le citoyen Castéra prenait d'abord la responsabilité des deux brochures attribuées par toute la presse au citoyen Miot, dont elles portent la signature, et dont celui-ci ne serait, au dire du sieur Casléra, que le collaborateur. C'est un débat à vider entre ces deux honorables citoyens, si bien faits pour s'entendre. Puis la lettre se terminait par le passage que voici :

«Aussi, messieurs les écrivains royalistes, vous pouvez vous attendre à une rude guerre de ma part. Je vous suivrai pas à pas sur le terrain des injures, puisque vous ne savez tremper votre plume que dans la boue. Je publierai des brochures à 5 centimes dans le seul but de vous flageller. Vous aurez beau me menacer, je rirai de pitié tant que vous vous tiendrez à distance. Mais si vous vous permettiez de venir me demander trop impoliment des explications, ma foi I je me verrais forcé d'inscrire à coups de bâton ma réponse sur le dos de vos soudards ! »

A la lecture de cette épttre, nous nous sommes permis de demander aux deux ambassadeurs qui attendaient la réponse , s'ils avaient connaissance du contenu

MIOT

MIRABAUD

de leur message. Sur leur affirmation, nous nous sommet permis de leur dire que lorsqu'on écrivait une pareille lettre, c'était à la condition d'en venir chercher la réplique soi-même ; et lorsqu'on s'en faisait sciemment le porteur, l'on n'avait droit qu'à une seule réponse: c'était de prendre immédiatement la porte, ce que nous les invitions à faire à l'instant. Ces messieurs ayant cru devoir résister & notre invitation, la patience, il faut le dire, nous échappa, et nous nous livrâmes envers eux à certains gestes désordonnés dont nous préciserons la nature, en affirmant que, si nous ignorons encore comment ces messieurs donnent les coups de bâ ton, nous savons parfaitement aujourd'hui comment ils les reçoivent.

Nous ne regrettons aujourd'hui qu'une chose : c'est d'avoir oublié de leur demander un reçu.

Ce que nous croyons apercevoir de plus clair dans le petit drame qui vient de se dénouer sous nos yeux, c'est que le citoyen Miot avait tiré sur nous un billet au profit du citoyen Castéra. Le citoyen Castéra, de son côté, a jugé convenable de l'endosser au profit de nos deux visiteurs d'hier, et ceux-ci ont eu l'incroyable imprudence de se présenter au remboursement.

Ce ricochet drolatique fournira, nous n'en doutons pas, le sujet d'une scène assez neuve à la prochaine pantomine du théâtre des Funambules.

Nous comprenons très-bien que les sans-culottes miotins aient reçu à la rédaction du • Corsaire » les coups de bâton qu'ils avaient promis de donner, mais ce que nous comprenons bien moins, c'est la signature de la lettre remise au «Corsaire» le 6 avril.

Comment ! c'est maintenant le citoyen Castéra qui est l'auteur de la brochure Miot?

Mais, le 3 avril, nous recevions la lettre suivante, signée Lubatli, et bien entendu sans adresse:

Paris, 3 avril 1850.

Monsieur, Il vous plaît de prendre à partie le citoyen Jules Miot, à propos d'une brochure faite par l'auteur de la « Réponse aux deux libelles de Chenu et de Delahodde » . Je viens vous avertir que vous vous êtes trompé d'adresse. Je suis «seul responsable de ce qui semble exciter votre vertueuse indignation, le citoyen Jules Miot n'ayant fait que fournir des notes et des documents qui ne vous concernent en aucune façon.

Vous avez en, Monsieur, jusqu'à ce jour, le monopole de l'insolence.

« Vous essayez chaque malin de traîner les démocrates dans la boue. » Après la conduite que les royalistes ont tenue en février, nous pensions que vous auriez assez de pudeur pour vous abstenir de toute fanfaronnade ; mais vos injures ayant pris, dans ces derniers temps, un caractère brutal, j'ai résolu, pour mon propre compte, de vous coudoyer rudement sur le chemin des personnalités.

Vous trouviez fort commode de nous insulter, et quand je vous rends la monnaie de la pièce, vous vous récriez. S'il est des gens qui disent merci quand on leur crache au visage, je n'ai pas l'humeur aussi endurante qu'eux.

Je vous salue,

Lubatti.

Qu'est-ce que cela signifie? Pour le f Corsaire #, c'est le citoyen Castéra qui prend la responsabilité des deux brochures attribuées par toute la presse au montagnard Miot.

Pour « l'Assemblée nationale » , c'est un citoyen Lubatti qui est l'auteur de la même brochure et qui se h arge de servir les rancunes du Vieux de la Montagne.

En définitive, quel est le père des brochures? Est-ce le citoyen Castéra? est-ce le sans-calotte Lubatti? est-ce le montagnard Miot (1 ) ?

A quelle nation appartiennent ces noms en a et ea if de quel pays arrivent ces deux émissaires, pour avoir conçu la pensée d'intimider par ces sottes démarches les rédacteurs du « Corsaire » ou de « l'Assemblée nationale!»

Ignorent-ils aussi qu'à défaut des réceptions énergiques, qu'ils doivent apprécier maintenant, le Code pénal a des articles qui ont prévu les tentatives dont ils se sont rendus coupables?

MIQUELET TRANSFUGE (Un),jw.[J.- P.-R. Cuisin].

La Vie de Mina, son origine, les principales causes de sa célébrité, ses diverses attaques de convois sous Bonaparte, ses ruses stratégiques, ses galanteries; le tout entremêlé d'anecdotes curieuses. Paris.

Peytieux, 1823, 2 vol. in-12.

+ MIRA (Isabine de) [Paul EtmardI.

Voilà l'Homme ; ses qualités, ses défauts, ses vertus et ses vices, appréciés par une femme. Paris, 1863, in-18.

L'auteur de ce livre a anagrammatisé les prénoms de sa femme, Marie Sabine.

MIRABAUD, secrétaire perpétuel, l'un des quarante de l'Académie française, apocr. ifi) [Paul Thyrt, baron d'HoLBACHl.

Système de la Nature, ou des Lois du monde physique et du monde moral. (Avec un avis de 1 Editeur, Naigeon.) Londres (Amsterdam, M. Jf. Rey), 1770, 2 vol.

in-8.

On trouve dans quelques exemplaires nn Discours préliminaire de l'auteur, qui a été réellement imprimé à Londres, environ six mois après la publication de l'ouvrage, par les soins du même Naigeon.

c Cet ouvrage, dit Voltaire, est une philippique contre Dieu. L'auteur prétend que la matière existe seule, et qu'elle produit seule la sensation et la pensée. Pour avancer une idée aussi étrange, il faudrait au moins tâcher de l'appuyer sur quelque principe, et c'est ce que l'auteur ne fait pas. Il a pris celte opinion chez Hontes , mais Hobbes se borne à la supposer, il ne l'affirme pas : il dit que des philosophes savants ont prétendu que tons les corps ont du sentiment. » ( Voltaire, éd. Beaumarchais, in-8, t. XIV. p. 220.)

Il y a eu deux éditions de cet ouvrage en 1770. Dans la première, le premier volume a 370 p., le seewd 412 p. Il faut un errata aux exemplaires de cette édition. Dans la seconde, le premier volume a 366 p., et le deuxième 408 p.

(1) Le cil. Castéra est non-seulement l'éditeur du pamphlet attribué au cit. Miot, mais encore l'antear et ceux intitulés « les Sicaires de la réaction au pileri », anon. , et la « Vérité sur la préfecture de police » , imp. sous le nom du cit. Pornin.

(2) Jean-Baptiste Mirabaud n'est point an être idéal ; il a été réellement secrétaire perpétuel de l'Académie française; mais il est mort le 24 juin 1700. açé de quatre-vingt-cinq ans, n'ayant jamais songé à écrire a*r ligne du livre que l'on a mis sous son nom.

MIRABEAU

MIRABEAU

Cet ouvrage a été réimprimé en 1771, 1774, 1775 fl et 1777.

l>aus une nouvelle édition, Londres, 1780, 2 vol. ia-8 , on trouve , à la fin do second volume : 1° le Kéquisitoire de M. Ségnier contre différents ouvrages philosophiques ; 2° la Réplique de l'auteur du « Système de la natnre » au Réquisitoire, 8 p.

L'édition de Paris, an m (1795), 3 vol. în-18, a été faite d'après le deuxième tirage de 1770.

On a encore : 1° une nouvelle édition avec des noies et des corrections par Diderot. Paris, ehe% l'éditeur (M. de Roquefort), rue Jacob, n° 20. 1820, 2 vol. in-8. Le nouvel éditeur a ajonté au catalogue que j'ai donne des ouvrages du baron d'Holbach trois articles qui ne sont pas de lui.

2° Une autre édition avec les notes de Diderot. Paris, Homère, 1822, 4 vol. in-18. A. A. B— r.

MIRABEAU (Honoré-Gabriel Riqijetti, comte de).

C'est ici le lieu de dire que de tous les ouvrages publiés avec le nom de Mirabeau, il en est très-peu qui soient de cet homme célèbre, qui, en fait d'industrialisme littéraire, n'a fait que devancer les faiseurs du xix« siècle ; mais nous nous bornerons à citer ceux des ouvrages publiés sous son nom qui notoirement n'ont pas été composés par lui, et ceux que les bibliographes lui ont à tort attribués.

I. Le Partage de la Pologne, en sept dialogues en forme de drame, ou Conversation entre des personnes distinguées, dans laquelle on fait parler les interlocuteurs conformément à leurs principes et à leur conduite, par Gotlieb Panmouser (Lindsey), traduit de l'anglois par milaay***, duchesse de*** (par Gérard de Rayneval, consul de France). Londres, Elmsly, 1775, in-8.

II. La Gusmanade. ou l'Établissement de l'Inquisition. Amsterdam, 1778, in-8.

Ouvrage attribué à Mirabeau sans aucune certitude.

III. La papesse Jeanne, poème en dix chants. (Par Ch. Borde, de Lyon.) 1777, in-8; — La Haye, 1778, in-8.

IV. L'Espion dévalisé. (Par Baudouin de Guémadeuc, ancien maître des requêtes.) Londres, 1782, in-8.

On attribue ordinairement cet ouvrage an comte de Mirabeau; mais M. Baudoin m'a avoué qu'il en était le seul auteur. , A. A. B— r.

H- Voir au sujet de cet ouvrage « l'Analecta-Biblion » de M. Du Roure, 1. 11, p. 464.

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