VII. Précis historique de la maison des
Comnènes, où Ton trouve l'origine, les mœurs et les usages des Maniotes, précédé de la filiation directe et reconnue par lettres-patentes du roi, du mois d'avril 1782, depuis David, dernier empereur de Trébisonde, jusqu'à Démétrius Gomnène, actuellement capitaine de cavalerie en France. Amsterdam, 1784, in-8, 184 pag.
Cet ouvrage, imprimé sous le voile de l'anonyme, passe généralement pour être de Démétrius Comnène ; il parait pourtant que Mirabeau n'y est point étranger.
VIII. De la Caisse d'escompte. (Par Etienne Clavière, de Genève.) Sans lieu d'impression* 1785, in-8, xvi et 226 pag.
IX. Théorie de la royauté, d'après la doctrine de Milton, par le comte de m******* (traduite de l'anglais par Salaville). 1789,
X. De la Monarchie prussienne sous Frédéric le Grand; avec un Appendice contenant des recherches sur la situation actuelle des principales contrées de l'Allemagne. Londres [Paris, Lejay), 1788, 4 vol. in-4, ou 8 vol. m-8, avec un Atlas composé de 10 cartes géographiques, par Mentelle, de 200 tableaux et de 93 planches pour le système militaire de la Prusse.
Indigeste compilation, dont le major prussien Mauvillon avait fourni les principaux matériaux, à laquelle Mirabeau mit son nom, et qui fit faire banqueroute au libraire Lejay. 11 parait que J.-Ch. Laveanx a eu part aussi à la composition d'une grande partie de l'ouvrage.
Après un exposé rapide des moyens auxquels la maison de Brandebourg dut les progrès de son élévation, l'auteur traite en autant de livres de la géographie, des productions, des manufactures, du commerce, de l'état militaire de la Prusse. Dans un huitième et dernier chapitre, où Mirabeau a mis son cachet particulier, il groupe tout ce qui concerne la religion, l'éducation, la législation et le système administratif. Les autres parties moins soignées (si l'on excepte la partie militaire, détaillée avec complaisance dans de larges proportions), décèlent l'extrême précipitation ou la fatigue. Le tableau de la population prussienne diffère prodigieusement des calculs du comte d'Hertxberg, dont l'autorité est d'un grand poids. Les principes des économistes sur le ' commerce sont reproduits dans tonte leur exagération, | et la matière mystérieuse des revenus et dépenses est a peine effleurée.
Voyez la « Biographie univ. », à l'article Mauvillon, t. XXVII, p. 579 et 580.
XI. Histoire secrète de la cour de Berlin, ou Correspondance d'un voyageur françois, depuis le 5 juillet 1786 jusqu'au 19 janvier 1787. (Alençon, Malassts), 1789, 2 vol. in-8.
Ouvrage attribué à Mirabeau et qu'il désavouait. On a prétendu que les épreuves de cet ouvrage avaient été corrigées par Mirabeau lui-même. M. Louis Dubois, qui a vu ces épreuves, assure que les corrections ne lui ont pas paru être de la Diain de l'auteur, dont il connaissait parfaitement l'écriture.
Cette révélation indiscrète des manœuvres diploma- 1 tiques de Mirabeau, écrite dans un esprit de critique
MIRABEAU
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amère, et avec la licence d'an libelln, souleva tons les esprits contre l'auteur assez peu scrupuleux pour faire, des secrets de l'hospitalité, de la confiance des amis et de celle du gouvernement, la pâture de la malignité publique. L'empereur Joseph II, le roi de Prusse, et surtout le prince Henri, qui se trouvait alors à Paris, étaient fort maltraités dans cette production. Louis XVI crut devoir une satisfaction au corps diplomatique, et ce libelle fut condamné par le Parlement à être brûlé par la main du bourreau. Les amis de Mirabeau essayèrent depuis de l'excuser : à les en croire, il ne consentit à livrer son manuscrit que comme la seule ressource qui pût prévenir la faillite de son libraire Lejay, auquel il avait de grandes obligations (et au nombre desquelles il faut compter celle de s'être chargé de la publication de la « Monarchie prussienne » , qui fut cause de ses mauvaises affaires). Prene% ce livre, aurait dit Mirabeau à Lejay, il me perd, mais il vous sauve. Le baron de Trenck, dans une réfutation grossière, fit justice de l'écrit de Mirabeau. -{-Cette Histoire a été réimprimée dans le tome III des Œuvres de Mirabeau. Paris, 1820, et tome VI de l'édit. de 1825.
XII. Voyage dans les Pyrénées françoises, dirigé principalement vers le Bigorre et les Vallées; suivi de quelques vérités nouvelles et importantes sur les eaux de Barèges et de Baçnères. (Par Picquet.) Paris, Lejay, 1789, m-8.
Attribué par Ersch, dans sa c France littéraire », à Mirabeau.
XQI. Discours sur l'exposition des principes de la constitution civile du clergé, par les évoques députés à l'Assemblée nationale ; prononcé à la séance du soir, du 16 novembre 1790. (Rédigé par l'abbé Lamourette). Paris, de Timpr. nationale, (1790), in-8, 26 pag.
XIV. Discours de M. Mirabeau l'aîné sur l'égalité des partages dans les successions en ligne directe, lu à l'Assemblée nationale, par M. de Talleyrand. (Composé
Îar Reybas). Paris, de t'impr. nationale, 791, in-8, 23 pag. ; et Angers, de l'impr. de Charles-Pierre Marne, impr. du département, 1791, in-8, 23 pag.
XV. Projet d'adresse aux Français sur la constitution civile du clergé; adopté et
Ï>résenté par le comité ecclésiastique à 'Assemblée nationale, dans sa séance du 14 janvier 1791, prononcé par Mirabeau l'ainé. (Composé par l'abbé Lamourette.) Paris, de /'tropr. nationale, 1791 , in-8, 35 pag.
Lamourette rédigeait pour Mirabeau tout ce qui concernait la théologie.
XVI. Adresse du comte de Mirabeau à ses commettants. (Par Du Roveray.)
Imprimée dans la « Collection complète des travaux de M. de Mirabeau l'atné à l'Assemblée nationale, etc. » , recueillie par Et. Méjean. Paris, 1791, 5 vol. in-8.
c On a contesté à Mirabeau, dit la Biographie universelle, la propriété d'un grand nombre de ses discours, et l'on a dit avec quelque fondement qu'en même
temps que le Genevois Du Roveray l'initiait dans la tactique des mouvements populaires, Clavière lui fournissait les thèmes de ses productions relatives an finances : lui-même pubiait qu'il devait à Lamourette le discours qu'il prononça sur la constitution civile da clergé, et à Chamfort, une diatribe sur les académies, destinée pareillement à l'épreuve de la tribsne. Ou nomme encore les véritables auteurs de l'adresse pour Je renvoi des troupes, du discours sur le veto, du travail sur le système monétaire, de l'oeuvre posthume centre la faculté de tester (Voy. une note plus bas). Des hommes à talents et même beaucoup d'hommes médiocres, dont il fécondait par ses propres vues l'étroite capacité, attirés par son ascendant, lui apportaient la contribution de leurs veilles. Ces offrandes de l'amitié n'étaient le plus souvent que -des canevas dont il avait donné le programme. Mirabeau s'emparait de ce tnrril brut, et se l'appropriait en lui imprimant le cachet de sa force et de son originalité. »
XVII. Lettres du comte de Mirabeau à ses commettants (rédigées par Sa la vile.) Paris, 1791, in-8.
XVfll. Histoire d'Angleterre, depuis Tavénement de Jacques I*r jusqu'à la Révolution, par M"* Catherine Macaulav-Graham. Traduite en françpis et augmentée d'un Discours préliminaire, contenant un précis de toute l'Histoire d'Angleterre jusqu'à l'avènement de Jacques Ier, et enrichi de notes par Mirabeau (ou plutôt par C- P.-T. Guiraudet). Tomes 1 à V. Paris, Gattet, 1791 et ann. suiv., 5 vol. in-8.
Cette traduction n'a pas été achetée : elle devait, comme dans l'original, former buit volumes, et embrasser jusqu'à l'élévation de la maison de Hanovre.
Ami intime de Mirabeau, Guiraudet l'aida souvealde sa plume, et c'est lui qui est le véritable auteur de la traduction de l'Histoire d'Angleterre que nous citons, dont le commencement a été publié sous le nom de Mirabeau ; la preuve irrécusable de ce fait subsiste esire les mains de la famille Guiraudet.
XIX. Essai sur la secte des Illuminés, par le marquis de Luchet. Troisième édition, augmentée. 1792, in-8.
Les augmentations de cette troisième édition soot attribuées i Mirabeau ; mais un amateur (feu Lereuçt) a comparé les trois éditions de ce livre et a recoasm qu'elles n'en formaient véritablement qu'âne sesle, rajeunie au moyen de nouveaux titres.
XX. Élégies de Tibulle avec des notes (et le texte en regard), suivies des Baisers de Jean Second [J. E ver te], traduction nouvelle par le comte de Mirabeau. Tours. Letourmy, 1796, 3 vol. in-8, et Paru Berry, 1798, 3 vol. in-8 et 3 vol. in-12.
Le troisième volume contient des Contes et Nooveik^ Lachabeaussière a écrit aux rédacteurs de h f Décade philosophique » (voy. le n« 79, ou le 28 juin 17*6) que celte traduction n'était autre chose, a corrections et additions près, qu'un manuscrit par lui au comte de Mirabeau, son ami, vers Vi 4776. Des circonstances particulières les ayant brouttr* vers l'an 1781, il n'entendit plus parler de son manuscrit, destiné de sa part à l'oubli. A. A. B— r.
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