‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 3)Chapitre 15 sur 69 · A. CH. — ACHARD · texte numérisé non relu

A. CH. — ACHARD

frères, 18d2« 1833, 1838, in-32 de 3 feuill.,avec une grav.; Liège, Dessain, 1850, in-d2. [311]

Cet ouvrage présente, comme on doit nécessairement 8*y attendre^ bien des imperfections et des infidélités qui viennent, les unes du traducteur anglais, les autres du traducteur français.

Le F Ant.-Alph. Cadrés a publié, en 1858, une édition du Chrétien sanc^ tifiépar POraison dominical9, faite sur le manuscrit original^ qui efface entièrement la traduction.

A. G. H. — Antonin, ou l'Enfant prodigue du xix* siècle. Clermont-Ferrand, Thibaut-Landriot, 1844, in-18 de 5 feuill. [312]

A. GH. [Alexandre Chodzko, professeur de persan au Collège de France].

Drogman (le) turc, donnant les mots et les phrases les plus nécessaires pour la conversation. Yade-mecum indispensable à l'armée d'Orient Paris, Benj. Duprat, 1854, in-12 de 4 feuill. [313]

Régime sanitaire. Monnaies, Dialogues, Vocabulaire, Abrégé de grammaire.

ACHARD ( Louis- Amédée-Eugène), de Marseille.

Belle-Rose. Paris, Gabriel Roux, 1847, 5 vol. in-8, 37 fr. 50 c. — Autres éditions. Paris, Librairie nouvelle, 1856, in-16 de 17 feuill. 1/4; et Paris, même adresse, 1856, in-16 de 13 feuill. 1/2, 1 fr.; 1857, in-12, 1 fr. [314]

Réimpr. aussi dans Tun des journaux illustrés qui paraissent à Paris.

On nous a dit et écrit que le Belle^Bose de M. Acbard n'était que la reproduction de Tancien roman intitulé : le Soldat parvenu^ ou Mémoires de M. de Verval, dit Belle-Base, par M***. Dfesde, George Conrad Walter, 1781, 1786, 4 part, en 2 vol. in-12 de viij-206 et 258 pag., roman attribué à Marivaux. C^est une grave erreur. Incontestablement M. Achard a connu le roman de Marivaux ; il s'en est inspiré, et la preuve c'est que les noms des personnages sont les mêmes dans les deux romans ; seulement, dans le sien, M. Achard les a transportés des uns aux autres. Plusieurs situations des premiers chapitres ont été mises à profit par M. Achard^ qui les a présentées plus délicatement et en meilleur style. En voici un exemple. Une grande dame, maîtresse de Belle- Rose, lui fait adopter un nom plus aristocratique que celui qu'il porte.

Le Soldat parvenu^ I, 117. Belle-Bose, édit. de 4857, p. 88.

M Votre nom propre ne me plaît Si mieux voas aimez, madame, ap-

M point ; il a l'air trop étranger. — Il est pelez-moi Jacques, répondit le soldat.

« bien aisé, répondis-je, de remédier à — Ceci est au moins catholique;

u cela. J'ai ouï dire à mon père que mais ce n'est pas tout, j'imagine...

«« Grinedal, en flamand, signifie Val- Jacques quoi?

" Ion verd. Ne pourrais-je m'appeler — Jacques Grinedal.

« Vallon- Verd, en francisant ainsi — Oh! voilà qui sent la Flandre

« mon nom? Madame de Crémy rêva d'une lieue! Ce nom là ne peut-il pas

« un moment. Vous vous appellerez se traduire en français ?

« Vervalf dit-elle; oui, ce nom me —Très-aisément. Grinedal signifie

ACHARD. — ACHERI. 46

« plaît. — Je m'appellerai comme il tout juste Vallon vêrt ou Verte vallée, « vous plaira, madame, repris-je ». Vous verrez que mes aïeux sont nés au

beau milieu d'une prairie, entre deux

collines.

— Alors, monsieur Grinedal, vous me permettrez bien de vous nommer M. deVerval?

Eh! madame, est-il dans ma destinée de changer de nom à tout propos?

— J'ignore si la chose est dans votre destinée, mais elle est dans mon désir.

— J'y souscris...

C'est ainsi que M. Achard a utilisé quelques situations des deux premiers chapitres; mais, après ce début, son roman ne ressemble en rien à celui de Marivaux. Les événements sont aussi différents que l'est le style.

ACHERI, anagr. [le P. Charles Cahier, de la Compagnie de Jésus, archéologue distingué, fils du célèbre orfèvre du roi, Cahier].

Sous cette anagramme, le P. Cahier a fourni aux t. xvii à xix des « Annales de philosophie chrétienne, » publiées par M. A. Bonnetty, une série de bons articles d'archéologie, dont voici la nomenclature : l"* Réfutation des assertions de M. Letronne sur la cosmographie des Pères [t. xvii, p. 260] ; — 2" Réfutation de l'assertion de M. Libri, que le Christianisme a nui au développement des connaissances humaines [t6., p. 347] ; — 3" Notice sur les Bibliothèques des églises et des monastères au moyen âge [i6., p. 399] ; — 4'' Suite de la précédente notice [t. xviii, p. 147] ; — 6" Sur la science des femmes au moyen âge [fô., p. 215] ; — 6" Sur l'édition de Hugues- Métel [ib., p. 240 et 400]; — 7" Des Ecoles du moyen âge [ib,, p. 355] ; — 8" De la Calligraphie du moyen âge [i6., p. 434]; — 9* Sur les miniatures du moyen âge, les différentes écoles, les différents peintres [t. xix, p. 47 et 114] ; — 10* Du luxe bibliographique du moyen âge [ib,, p. 201 et 306]. [315]

Sous son véritable nom, cet ecclésiastique n*a d'imprimé dans ces trois volumes que Vidée des basiliques chrétiennes [t. xix, p. 344 et 421].

Quoique fort remarquables, ces articles n'ont pas autant contribué à la réputation du P. Cahier que les quatre savantes et magnifiques publications suivantes, faites avec le P. Martin :

1" Vitraux peints de Saint-Étienne de Bourges, recherches détachées d'une monographie de cette cathédrale. Verrières du xiii* siècle. Paris, 1841-44, in-fol. sur gr. aigle, de 320 pag., avec 33 grav. coloriées;

2* Traité complet de la monographie des vieux vitraux peints de la cathédrale de Bourges au XIII* siècle, Paris, 1844, gr. in-fol., fig. en coul.,

46 ACnERI — A. C.

3* Mélangea d^ archéologie, d'histoire et de littérature, rédigés ou recueillis par les auteurs de la Monographie de la cathédrale de Bourges. Paris, l848-5r;, 4 vol. gr. in'4» avec 153 pi. noires et col.;

4<* Suite aux «« Mélanges d'archéologie », rédigés ou recueillis par les auteurs des Vitraux de Bourges; publiés par le survivant (le P. Cahier). Cet ouvrage, actuellement en cours de publication (1864), doit se composer de 60 livr. contenant chacune 5 pi. gr, in-4 jésus, imprimées en bistre, et formera, une fois la publication terminée, 2 voU de 125 pi. chacun. La première série publiée, renferme les carrelages et tissus.

ACHILLE, prénom sous bquel il existe des parts de pièces imprimées de trois auteurs dramatiques : MM. Dartois, Gastaldi et Grégoire. Voy. les t. XI et suiv. de notre « France littér. (1). » [316]

A. Gi.*L. [Armand Ghallemel^Lagour, alors proscrit] a publié dans « le Précurseur » d'Anvers, en janvier 1855, deux feuilletons intitulés : les Romans du temps jadis, [317]

ACH.... TER.... — Vie d'un petit malin devenu grand malin, dédiée aux malins de la capitale. Paris, de Timpr. de Laurens aîné, 1817, in-8 de 8 pag. [318]

AGKERLIO (le docteur) [J. -Nie-Marie de Gubrle], Éloge des perruques, enrichi de notes plus simples que le texte. Paris, Maradan, an vil (1799), in-12. [319]

A. C. 0. (1837). Voy. C...0 (A.).

AGOSTA (Jérôme) [Richard Simon, de Dieppe, très-habile controversiste].

Histoire de Torigine et du progrès des revenus ecclésiastiques. Baie, Richter, 1706, 2 vol. in-12. [320]

La première édition, publiée sous la rubrique de Francfort en 1684, n'avait qu'un volume.

ACRE (la comtesse d'), l'un des auteurs de la <^ Galerie historique des célébrités populaires » (Paris, Pillout, 1840, in-8). [321]

A. G. S. DU S. DE F. [A. CuviLLiEfi, secrétaire du sceau de

France].

Histoire complète des voyages et découvertes en Afrique, depuis les siècles les plus reculés jusqu'à nos jours, accompagnée d^un Précis géographique sur : ce continent et les îles qui l'environnent; de Notices sur Tétat physique, moral et politique des divers peuples

(1) Donner "k chaque antenr dramatiqQs qae nons eiterons la liste des tiers et des quarts qu'il a eus a beaucoup de Taudevilles, pre&druit trop de place et sans grande utilité; il suffit que cette lista soit imprimée quelque part, ot elle l'eat ou le sera dans les tomes XI et suivants de notre w France littéraire n.

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