‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 3)Chapitre 52 sur 69 · ALCIBIADE. — ALCOFRIBAS · texte numérisé non relu

ALCIBIADE. — ALCOFRIBAS

Tiaduits par M. H. M. (En vers.) Nîmes, de l'impr. de Baldy, 1836,

Opuscule qui a donné lieu à la publication du suivant :

Petite Leçon de prosodie française, par Alcide Nicol, adressée à M. H. M., en réponse de {sic) sa Parodie intitulée Mélanges et Rêvasseries ^ par Alcibiadc Bricolle. Nîmes, de l'impr. de Baldy, 1855, in-8 de 8 pag.

ALCOFRIBAS (feu maître), abstracteur de quintessence [Fr. Rabelais].

I. Vie (la) très-horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel. Lyon, 1542, in-16. [967]

Premier et second livre du fameux roman de Rabelais.

II. Grandes Annales, ou Chroniques très-véritables des gestes merveilleux du grand Gargantua et Pantagruel, son fils, 1542, in-8. [968]

Il y a des éditions antérieures, sans date, avec ce pseudonyme écrit Alwfbybas.

ALCOFRIBAS RASIER [Fr. Rabelais].

Horribles (les) et espouentables faictz et prouesses du très renomme Pantagruel roi des Dipsodes, filz du grant géant Gargantua. Composez nouuellement par — . On les vend à Lyon chez Claude Nourry dit le Prince en la maison de Nostre-Dame de Confort, s. d. , petit in-4 goth. de 64 flf. non chiffrés, à longues lignes. [969]

Edition la plus anciennement connue du Pantagruel de Rabelais. M. J. Ch. Brunet en fixe la date à 1532.

— Le même ouvrage, sous ce titre : Pantagruel. Jésus Maria. Les horribles et espouuentables faitz et prouesses du très renomme Pantagruel, roy des Dipsodes, filz du grant géant Gargantua. Compose nouuellement par — . Augmente et corrige fraîchement par maistre Jehan Lunel, docteur en théologie. M. D. xxxiii. On les vend à Lyon, en la maison de Francoys Juste, demeurant deuant Nostre-Dame de Confort, s. d., gr. in-16 goth., format allongé, de 95 ff. chiffrés et 6 non chiffrés.

— Le même ouvrage, sous ce titre : Pantagruel, roi des Dypsodes, restitue à son naturel, auec ses faictz et ses proueesses espouentables. M. D. XLIL On les vend à Lyon, chez Francoys Juste, in-16 goth,, de 147 ff.

Nous n'avons point la prétention de faire connaître, à l'occasion de ces deux pseudonymes, toutes les éditions anciennes des parties de Rabelais : ce travail a été très-bien fait par l'auteur du «Manuel du libraire n, et par son homonyme, M. Gust. Brunet, de Bordeaux. Nous n'avons voulu que rappeler deux pseudonymes dont Rabelais a fait usage.

126 ALCOPIDAS. — ALCRIPE.

ALC0PIDA8 (maître), abstracteur de quintessence, rue Trousse- Vache, maison du rataconneiir de bobelins.

Mademoiselle Rose Permet, romance vertueuse et historique. Paris, de Timpr. de Poulet, 1818, in-18 de 4 pag. [970]

Kabelais, l'abstracteur de quintessence, a pris le nom d'Alcofribas et non d'Alcopidas.

A. L. C. P. [A. Leclerc, prédicateur à Dieppe].

Actes de la conférence entre le R. P. Véron de la comp. de Jésus et le sieur de la Balle, ministre de Luneréet Lindebeuf, en présence de plusieurs sgrs. catholiques.... Rouen, chez Nie. Le Prévost, 1618, pet. in- 8 de 72 pp. et 8 ff. prélim. [971]

ALGRIPB (Philippe), sieur de Neri en Yerbos, anagr. [Philippe Le Picard, moine bernardin de l'abbaye de Mortemar, près de Lyonsla-Forét (Eure)].

Nouvelle (la) Fabrique des excellents tracts de vérité, livre pour inciter les reueurs tristes et mélancholiques a viure de plaisir. Paris, Jean de Lastre 1579, in-16. [972]

Les aventures qui y sont racontées sapassent ponr la plnpart en Normandie.

Yoy., sur cet ouvrage, les «Mélanges d'une grande bibliothèque», par le mi^rquis dePaulmy, t. XX, p. 1, et les « Mélanges tirés d'une petite bibliothèque », de Ch. Nodier, in-8, p. 365.

— Le même ouvrage. A Rouen, chez Thomas Mallard, libraire, tenant sa boutique douant la porte du Palais, à Phomme arme, sans date, in-16 de 126 feuillets et 3 pour la table.

L'édition de 1579 est si rare que M. Brunet n'en a jamais rencontré un exemplaire. La réimpression, qui paraît être de la fin du XTi* siècle^ pour n'être pas aussi rare, se trouve néanmoins très-diffîcUement. La Bibliothèque impériale la possède.

— Le même ouvrage. Rouen, chez Loys Coste, libraire, demeurant a la rue Escuyère a l'enseigne des Trois Croisettes, s. d., in-16 de 126 feuillets et 2 pour la table.

Mauvais papier, mauvaise impression. (Musée britannique.)

— Le même ouvrage. Rouen, 1639, in -12.

— Le même ouvrage. Nouv. édition, reveue, corr. et augm. Imprimée cette année (Rouen, de Timpr. de Viret, vers 1730), pet. in-12 de220pag., 6à9fr.

Le catalogue de Bellanger, par Gabr. Martin, n* 2221*^ en fixe la date à l'année 1732. On doit trouver entre les pages 14 et 16 nn carton de 4 ff. contenant un avis de l'éditeur au lecteur.

Cette édition est assez peu correcte, dit l'auteur du m Manuel du libraire » .

Lacroix du Maine, en indiquant la « Nouvelle Fabrique des excellents tracts de vérité » sous le titre de Nouvelle Fabrique des excellents faites de vêrUé^ a

ALCREPE. 127

commis nne errenr qu'il est d'antant pins à propos de sip^naler ici, qn'ellen'a été remarquée ni par de La Monnoye, dans sa note snr Philippe d'Alcripe, ni par Rigoley de Juvigny, dernier éditeur de la « Bibliothèque française ».

Ce recueil de facéties, que Ch. Nodier cite ( « Mélanges tirés d'une petite bibliothèque >», p. 363) au nombre des livres les plus difficiles à trouver, et dont l'auteur^ qui s'est déguisé sous l'anagramme de son nom, s'appelait Lb FiOASD, parut, pour la première fois, à Paris, en un volume in'16, chez Jean de Lastre, en 1579. La dernière réimpression a été faite à Rouen duit le cours du XYiii' siècle. Elle est peu commune, n'ayant été imprimée qu'à un petit nombre d'exemplaires. On la doit aux soins d'Adrien I'Abchbvbqux on Larchevesque, docteur en médecine, membre de l'Académie de Rouen, bibliothécaire de M. de Pontcarré^ premier président au parlement de Normi^ndie, né à Gonneville en Caux, mort à Rouen, le 6 avril 1746, à l'âge de ■oixante-quatre ans. Bibliophile passionné, il avait réuni une riche biUiothèque dont le catalogue a été imprimé à Rouen en 1740. Son goût pour les livres le porta à donner une nouvelle édition de la faoétie publiée sons le nom de Philippe d'Aleripe; mais Adr. l'Archevêque ne s'est pas borné au rôle d'éditeur: le volume se termine par onze contes de sa façon, à l'imitation de ceux de Le Picard, et qu'il a publiés, comme pour y servir de suite, soub le titre à'Addiêion à 2a NowoêlU Fabriqué,

U existe une Notice sur Adrien l'Archevêque , par Gnérîn, dans les m Mémoires de l'Académie de Rouen «, t. I*' (1744-50), p. 254.

La grande rareté des anciennes éditions de la Nouvelle Fabrique avait donné à celle publiée par Adr. l'Archevêque, en 1730 ou 1732, une impertanoe qu'elle a perdue depuis la publication de la suivante^:

— Le même ouvrage. Nouv. édition, revue avec soin, et augmentées des Nouvelles de la terre de Prestre Jehan. (Publiée par les soins de Gratet^Dwplessis ,) Paris, Jannet, 1853, in-16, 4 fr.

Faisant partie de la « Bibliothèque elzevirienne »« , et dont il y a des exemplaires en papier fort et quelques-uns sur papier de Chine.

Dans l'avant-propos de cette jolie réimpression, M. Gratet-Duplessis a signalé les emprunts que Moulinet, le compilateur du petit livre intitulé : M Facétieux Devis », a faits à la Nouvelle Fabrique,

Les Nouvelles de la terre de Prestre Jehan ajoutées à cette dernière édition ne seraient-elles pas les onze contes d'Adrien l'Archevêque ?

Le véritable nom de l'auteur de la Nouvelle Fabrique des excellents tracls de vérité a fini par être découvert ; nous avons dit au commencement de cet article ce qu'était cet écrivain. Restait encore non expliquée la qualification que Le Picard a ajoutée à son pseudonyme : Sieur de Neri en Verbos^ qui jusqu'à ce jour a été traduite de deux diverses façons. Un bibliophile vient tout récemment d'en donner une traduction, qui nous semble très-rationnelle, par la lettre suivante, qui a été imprimée dans le «Bibliophile belge», t. XIX (1863), p. 106-6.

Le p$eudonyme Philippe Àloripe^ seigneur de Neri en Yerboe,

Bruxelles, le 20 mars 1863.

Monsieur l'éditeur,

Je ne prétends pas me hausser au niveau des grands réformateurs. Pourtant, — je ne sais si je me flatte, mais je me flatte de ne pas descendre au

128 ALCRIPE, — ALCUINUS.

tombeau satifl avoir fait disparaître du monde une erreur trop longtemps accréditée. Si j'osais j'en ébranlerais bien d'autres.

M. P. Jannet, dans sa ««Bibliothèque elzevirienne, >• a donné une nouvelle édition de ** la Nouvelle Fabrique des excellents traits de vérité, par Philippe d'Alcripe, sieur de Neri en Verbos»»,

Après avoir reconnu que Tauteur appartient au pays de sapience, « on ne « saurait, dit Tavant-propos, être aussi aifirmatif, en ce qui concerne son véri- « table nom. Un quatrain énigmatique, placé à la fin du livre, semble indiquer u le nom de Philippe le Picard, que l'on peut aussi retrouver, par voie d'anau gramme, dans le pseudonyme Philippe (VAlcripe; et cette conjecture, fortiu fiée par plusieurs exemples analogues, très-communs au xyi* siècle, n'est u pas dépourvue de vraisemblance. Quant au titre de Seigneur de Neri en M Verbos y que l'on a interprété Seignewr de vert bois, ou Seigneur de rien en pau role»^ je laisse à de plus hardis ou de plus habiles le mérite de résoudre cette « importante question » .

La deuxième interprétation a généralement prévalu. M. Duquesne ( libraire de Bruxelles) l'adopte dans un dernier catalogue, et il peut se justifier par la complicité de A.-A. Barbier, mieux que cela, de Quérard, qui eux-mêmes invoquent le témoignage du savant La Monnoye sur La Croix du Maine. M. Bru net, lui, a montré une certaine prudence. 11 accepte la solution de Neri, mais ne pouvant percer les nuages qui enveloppent Verhos, il l'a supprimé.

Moi, instinctivement, l'interprétation de Verhoê m'avait toujours choqué. Je trouvais étrange que M. d'Alcripe désignât sa seigneurie par un mot français et un étranger d'un usage assez restreint; qu'il n'usât que pour une moitié des ressources de l'anagramme. Je ne concevais pas qu'un écrivain, pour modeste qu'il fût, se qualifiât de seigneur de rien en paroles. £t je ne veux pas faire parade de ma hardiesse ni de mon habileté, je n'ai bravé aucune difficulté, je n'ai pas exercé le travail de ma pensée, ce fat un éclair qui m'éclaira.

Ce qui probablement avait induit en erreur les précédents œdipes, c'est que la première lettre de Verbos^ dérangeait toutes les combinaisons, tant qu'on n'y voyait qu'un c. Mais on ne réfléchissait pas qu'à l'époque où l'on peut reporter l'âge de l'auteur, ce signe représentait Vu voyelle et l'w consonne. Or en le prenant pour la voyelle, on trouve tout naturellement le mot bourse^ qui présente un sens fort naturel, et s'accorde parfaitement avec les vieilles querelles des gens de lettres contre les injustices de la fortune.

Cette conjecture sera encore justifiée par ces vers de « la Description de la république de Neri en Verbos >» qui termine le livre :

Quand tonte la misère icy j'assemblerois Qae le vieil escrean chassa de son villape, De Neri en Verbos, tons les temps en mon aage L'infortune et roalhenr assez Je ne dirois.

Si vous croyez, monsieur l'éditeur, que cette découverte puisse intéresser vos lecteurs, publiez-la dans votre Bulletin, mais en bien celant mon nom. J'ai trop peur de la gloire. J'espère pourtant que ce malheureux Verbos disparaîtra du catalogue de M. Duquesne, supplanté par bourse^ d'autant plus qu'elle prime l'Église, et que tous les monarques baisent l'ergot du « parou rouohe égu ».

ALGUIRUS (J.), anagr. [Joannes Galyinus].

Institutio christianae religionis, nunc vero demùm suo titulo respondens. Argentorati, 1539, in-fol. [9731

ALCUmUS. — ALDIBORONTOPHOSCOPHORNIO. 129

Vandelinns Bihelius mit en circulatiou deax sortes d'exemplaires; le plus grand nombre portaient sur le frontispice le nom de Calvin; quelques-uns seulement eurent celui d'Alcuin ; mais dans tous, l'intitulé de la dédicace est conçu en cestermes : Potentissimo illuitrissimoque monarchae ,magno Francorum régi principi ac domino «tto, Alouihus.

La bibliothèque de Sorbonne possédait un exemplaire avec le nom à^Alcuin sur le frontispice. V. Christ. Sigismundi Liebii, diatribe de pseudonyme J. Calvini. Amstel., 1723, in-8, p. 26. A. A. B— B.

A.-L. D. [A,-L. Delaeoche, éditeur des Vies de Plutarque].

L Beautés ou Morceaux choisis des œuvres de Plutarque^ recueil des plus belles réflexions de ce philosophe sur des sujets qui intéressent les hommes de tous les âges, et principalement la jeunesse, avec des notes; par — , auteur des «Trésors de l'Histoire »•• Paris, Leprieur, 1817,2 vol. in-12, 6 fr. [974]

Réimprimées sous le titre de : Beautés des Œuvres morales de Plutarque^ ou Recueil de morceaux choisis, contenant les plus belles réflexions de ce philosophe. Paris, Belin-Leprieur, 1835,2 vol. in-12.

Les Trésors de THistoire ont para en 1802, avec le nom de Tftuteur. Voy. notre < France littéraire n, t. II, p. 440.

IL Principaux (les) événements du règne de Louis XIY. Paris, Égron, Audot, 1821, in-12, 3 fr. [976]

A. L. D. — Tables du géomètre, recueil de calculs faits, à Tusage spécial des géomètres, il* édit. Noyon, au bur. du « Journal des géomètres »», 1863, in-16 de 73 pag. [975*]

AL D*A [Alexandre d*ALFONCE, ex-officier supérieur polonais au service de France, mort général au service de Pologne, vers 1837].

Journal historique des opérations militaires de la ?• division de cavalerie polonaise, faisant partie du 4* corps de la cavalerie de réserve, sous les ordres de M. le général de division Sokolnicki, depuis la reprise des hostilités au mois d'août 1813, jusqu'au passage du Rhin au mois de novembre de la même année , rédigé sur les minutes autographes, par un témoin oculaire, Paris, de l'impr. de Bailleul, 1814, in-8 de 80 pag. [975**]

Signé : Al d'A

ALDEPHE [Franç.-Marie Puthod de Maisonrouge].

Vrai (le) patriote. (Paris), 1789, in-8. (976]

Nous n'avons pas cité cet opuscule que nous ne connaissions pas alors, dans l'article Puthod i>b Maisonbougb qne nous avons fait insérer dans le .1 Supplément de la Biographie universelle » . Note de J. Lamoureux.

ALDIBORORTOPHOSGOPHORHIO (le révérend Claude), nez à Béthune, Tom« I. ^

130 AIJ)IBOKÔNTOO^HOSOOPHORNIO.--ALETHÉ6PHILUS.

oommentateor imaginaire des Trois Hesséniennes, par H. Poder. Paris, 1624, in-12 de 36 pag. (Voy. Potier.) 19771

ILint-âiran pe marq. A. de LArziÈBEs], anci.'n rédacteur du « Courrier franco-italien «. [976]

âLlCCtni CSi^) [yP^ Aldesonde-Jeanne Pelissié], er-artîste des Variétés, décédée à la fin de juin 1857, à Fâge de soixante et onze ans. [978*]

ILniEfT (J. Lebdkd d"), ùpocr. P'abbé Canate].

Discours préliminaire, imprimé à la tête de FEncjclopédie. (979]

C'est aa moins Topinion de Mercier, abbé de Saint-Léger. Néanmoins ce morceau a été réimprimé dans les Mélanges, ainsi que dans les dÎTei^es estions des Œavres de d'Alembert, avec la critiqae qui en aTUt été faite, «t la réponse de d'Alembert.

IltTâFIlLE [Claude-Françojs-Xavier Mercieb, de Compiègne].

Fragments dramatiques, faisant suite aux « Soirées d*automne t (du même auteur). Paris, Mercier, s. d. (1795], pet rn-12 de 136 pag. [9801

Ce Tolnme contient deux comédies ; Bâton vengé, on le Poète pnni, en trois actes et en Ters ; Ceât un ange, ou Notre manière de Toir, en un acte et en prose. En tête du volume on trouve un morceau (en vers) intitulé Un an de la vie tTAUtaphiUt fragment pour lervir de préface, et à sa suite une Histoire d'AUtaphiU.

ALETIEOPIILUS (Urbicus) [Gilles de Witte].

t Controlator Pseudo-Ecclesiasticus, sive Rapsodia rustica cônfutata. 1690, in-4 de 35 pag. [9817

Contre un sermon d^un moine maronite dans lequel il avait avancé dfes faits très-pernicieux 6aï la pénitence.

11. Pica Ranstcnsis, seu Rejectio Disquisitionis bistorico-theologicae Hieronjmi Haerts P. in Ranst. 1690, in-4 de 7 pag. [982]

Sur le même tujet.

G. de Witte a publié en faveur du jansénisme plus de trente ouvrages, sous vingt masques latins. Tous ses ouvrages sont depuis longtemps oubliés ; car la dernière édition du Dictionnaire des livres jansénistes,' par le P. Colonia, avec des augmentations du P. Patouillet (Anvers, 1752, 4 vol. in-]2), ne cite que les principaux écrits de ce défenseur des doctrines de Jansénius, et garde le silence sur les moins importants, parmi lesquels on doit ranger les n** 981 et 982. Feller dans son Dictionnaire historique^ et les auteurs de la Biographie universelle n'ont pas cru devoir en citer plus que n'avaient fait les PP. Colonia et Patouillet ; mais on trouve la liste complète des ouvrages de Gilles de Witte, tant avec son nom, qu'anonymes, et sous ses vingt pseudonymes, dans un volume intitulé : Idée de la vie et des écrits de G, de Witte, Amsterdam, 1756, pet. in-12. Ce volume est attribué à l'abbé Piepre Le Cuebc, sous-diacre de l'église de Rouen. 11 forme, non le deuxième volume, comme l'a dit A. -À. mr-

ÀLEtRÈS. — ALIETHOPMÏLUS. 131

biér, sous lèn** 21131 de son DictionnàitI cfôs oaVra^es anoû. et ^séudon.V maî»..le troisième d*un ouvrage dont la publication est due k ce même abbé Le Clerc, et qui a pour titre : « le ^nversexi^ent de ]^ r.fliglQn «.t des l<^ i^- M vines et humaines par toutes bulles, et brefs donnés depuis près de 200 ans M contre Baïus, Jansénius, les Cinq propositions, pour le Formulaire et contre « le P. Quesnel, etc., etc. »» Rome (Rouen), 1756, 2 vol. pet. În-I2. On trouve dans ces deux volumes des traductions françaises de plusieurs pièces latiiiës de Gilles de Witte.

ALETHÈS (Irénée}, professeur en droit dans le canton d'Urii aut. *wpp. [Voltaire]. .., : ...

Lettre sur les panégyriques. La Haye, Frédéric Straatman, 1767, in-8. [983]

Cette pièce est d'avril ou mai 1767. Madame Du De^and en parle do^s ^a lettre à H. Walpole, du 23 mai. Le même jour, d'Alembert en accusait réception à Voltaire. Catherine II en remercia Tauteur dans sa lettre du ÏS-ï^mai.

ALETHINUS (Theophilus), édit.pseud, [Joannes CL£RiCÛià}i Dionysii Petami opus de theologicis dogmatibus cum notulis Theophili Alethini. Antwerpiae (Amst.), 1700, 6 vol. in-fol. [984^

ALETHOCRITE (V***). — Avec M. G*** ; Exposition de Nantes en 1825. Nantes, de Timpr. de Hérault, 1825, in-8 de 44 pag. fÔ85]f

En prose, mêlée de vers.

Cet opuscule donna lieu à une critique qui parut sous le titre -de : « Quelques mots sur une brochure ayant pour titre. *• Exposition de Kantes » .(en. prose^ mêlée de vers) . Nantes, de Timpr. de Mellinet-Malassi», 1825, iii*8 d^. 8 pà^., à laquelle les auteurs critiqués répliquèrent par une « Réponse aux détracteurs de la brochure intitulée : ** Exposition de Nantes en 182Ô » . Nantes, Hérault, 1825, in-8 de 16 pag.

ALETHOF (Ivan), secrétaire de l'ambassade russe, aut. supp. [Voltaire].

Russe (le) à Paris, petit poëme en vers alexandrins, côràpôsé à Paris àù moi'S de tnai 1760. (Suivi dé notes.) Sans lieu d'inipréssloh,

nî date, in 8 de 16 pag. [986]*

Réinâprimé depuis parmi les Contes en vers ^ Satires ei Poésies mêlées de l'auteur.

ILiTHOPtllE [le P. Jean CouRTOT, de la congrégation diè TOràtoire].

Lettre d'un ecclésiastique à un bachelier de ses amis. 1663. [987]

ILÉTHOPHILE. — Éphéméride, où Coup d'oeil d'un jour. Paris, de l'impr. de Pillet aîné, 1831, in-8 de 8 pag. [988]

AIETHOPHILÙS (Christianus) [Henricus A S. Ignatio, carmèlitanus] .

Artes jesuiticae in sustinendis pei^naciter novitatibus Cle-

132 ALETHOPHILUS.— ALEXANDER.

menti IX atque orbi uniYerso denuntiatae. Argentorati, 1710, in-12.

[989] ILETIOPIILUS (Sebastianus) [Samuel Sorbœbe].

L Epistola de tboracis lacteis. [990]

Imprimée avec Joaimis Pecqneti Expérimenta nova anatomica. Parisiis, 1654, iii-4.

n. Seb. Aleibophili ad Franclscum Lignerium epistola de Vitandâ in scribendo acerbitate. 1657, in-4. [991]

ALETOPHILUS GIIRITOPOLITAHUS [Joan. Coubix)t]. ManualeCatholicorum hodiemisControversiis amicè componendis maxime necessarium. Charitopoli, 1651, in-18; 1663, in-B. [992] OuTiage brûlé par la main du bonrrean.

ALETHOWITZ. Voj. LE60PAH0F.

ALÉTHOPHILE (S.) [Franç.-Guill. QuÉRlAU, avocat]. Examen du système de M. Newton sur la lumière et les couleurs. Euphronople, et Paris, Vente, 1766, in-8. [993]

ALÉTOPHILE [Louis de Laus de Boissy, membre de plusieurs académies].

Addition à Touvrage intitulé les « Trois siècles de notre littératiu*e n, ou Lettre critique adressée à M. Sabatier, de Castres, soidisant auteur de ce Dictionnaire. Amsterdam, et Paris, J.-F. Bastion, 1773, in-8 de 68 pag. [994]

Dans cet opuscule, publié immédiatement après Vapparition de la première édition des « Trois siècles de la littérature », on en disputait déjà la propriété à Tabbé Sabatier.

ALÉTOPOLIS (révêque d). Voy. HUMBLE ÉfÊQUE D*A (1)-

ALEX AUDE R, Anglo, theologo vetustissimo [Cabpentier].

Summa, seu destructorium vitiorum. Nurembergae, 1496; —

Venetiis, 1682, in-4; -- Parisiis, 1621, in-fol. [996]

Ce théologien n'est pas si ancien, puisqu'il cite saint Thomas et Holcolt. On l'a quelquefois confondu avec Alexandre de Aies. G. Cave et C. Oudin nous apprennent qu'il se nommait Carpentier, qu'il était fils d'un menuisier, et que sa modestie lui fit celer son nom de famille. {Note de Vabbé Bœàllot.)

ALEXARDER PATRIGIUS ARHAGANUS [Cornélius Jansenius].

Mars gallicus, seu de justitiâ armorum et fœderum régis Gallicae, libri duo. 1636, in-fol. ; — 1636, in-4 ; — 1637, in-12. [996]

Mars (le) françois, ou la Guerre de France, en laquelle sont examinées les raisons de la justice prétendue des armes et des alliances du roi de France...; traduite de la troisième édition (par Ch. MerserU). 1637, in-8.

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