‹ Les supercheries littéraires dévoilées (volume 3)Chapitre 55 sur 69 · ALEXIS · texte numérisé non relu

ALEXIS

ALEXIS (le P.), nom de religion [Alexis-P. Caquet], augustin; né à Paris, le 13 janvier 1715.

I. Dissertations et Lettres canoniques sur les élections et Fautorité des supérieurs dans Tordre des capucins, et sur le recours des ecclésiastiques séculiers et réguliers, tant inférieurs que supérieurs, aux puissances séculières, et aux lettres de cachet respectivement; ouvrage apologétique, divisé en deux parties. Cologne (Avignon), 1754, in-12. [1019]

II. Généalogie de la maison de Roquelaure. Paris, 1762, in-12. m. Généalogie de la maison de La Fare. Paris, 1766, in-8. [1020]

ALEXIS (le révérendissime Père en Dieu)» archevêque de Novogorod-la-Grande [Voltaiee].

Mandement (son). 1765, in-8 de 21 pag. — Autre édition, 1765, in-8 de 15 pag. [1021]

Cet opuscule est d'octobre 1765. L'édition, en 21 pages, qui est probablement la première, a de nombreuses fautes, qui ont été reproduites jusqu'en lf!31. Les « Mémoires secrets >* du 6 novembre 1765 parlent d'une édition de 12 pages : peut-être n'est-ce qu'une transposition de chiffres, et a*t on mis 12 au lieu de 21 : Beuchot n'avait jamais vu cette édition.

A la fin du mois d'août, ou dans les premiers jours de septembre 1765, parurent les Actes de V Assemblée générale du clergé de France, Cas Actes contenaient : 1" Condamnation de plusieurs ouvrages contre la religion (entre autres, l'Essai sur l'Histoire générale, le Dictionnaire philosophique, la Philosophie de l'Histoire de Voltaire) ; 2<* Exposition sur les droits de la puissance spirituelle ; 3» Déclaration sur la constitution Unigenitus et la Lettre encyclique de Benoit XIV, du 16 octobre 1756. A la suite de ces trois pièces on avait reproduit la Réclamation du clergé de 1760 et la Déclaration de 1762. Un arrêt du parlement de Paris, du 4 septembre 1765, ordonna la suppression des Actes du clergé.

Une Lettre circulaire de l'Assemblée du clergé de France, datée du 27 août^ et qui devait accompagner l'envoi des Actes, fut déférée au parlement, qui^ le 5 septembre 1765, condamna à être lacéré et brûlé au pied dn grand escalier cet écrit en deux feuilles , sans nom d'autenr, ni d'imprimeur, ni lieu d'impression, etc. Cet arrêt du parlement du 5 septembre fut exécuté le lendemain 6, en présence de moi, Dagobert-Étienne Isabeau, l'un des trois principaux commis pour la grand'chambre.

La Lettre circulaire était signée : Ch.-Ant., arohev.^ dno de Reims, président, etc.

C'est à l'occasion de tout cela que fut fût le Mandement du révérendissime frère en Diev Alexis,

Sur les remontrances du clergé, un arrêt du conseil, du 15 septembre 1765, cassa les arrêts du parlement des 4 et 5.

Il y eut condamnation sur condamnation : 1* condamnation par le clergé de quelques livres philosophiques; 2^ condamnation des m Actes du clergé » par le parlement, qui n'était pourtant pas pour les philosophes ; 3* condanmation par arrêt du conseil des arrêts du parlement et des « Actes dn clergé »; objets dont la postérité s'inquiète peu.

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