PAIR DE FRANCE
IIL Avec M. Michel Dtlaporte : TAjadâloiuie de Ptflis, ?audeville en un acte. (Théâtre de U Porte Saint-Aotoine, 23 août 1860). Paris, FÉditear, rae N. -D« de Nazareth, i 860, îih8, 15 c. [5426]
lY . Avec M. Bncet : l'Officier de marine, vaudeville en un acte
(théâtre des DéUssemeQts-Comiques, le 30 mara 1867). SèvreSp de
rimpr. de Cerf, 1867, in-8. [5625]
M. L. BergeroD a écrit dans divers Joursaox démocràtiqiies» pantd lesquels nous comprenoDS « le Siècle >, sous les initiales E. P. U est un des auteurs, sous son nom littéraire, de «Paris au dix-neuvième siècle. Recueil de scènes de la vie parisienne» (Paris, iS40, iii-4).
PAILLASSE DE L'AUTRE MONDE (UN), pseudon. [le baron d'AGiotx, fils d'un intendant militaire].
Acrobates (les) du jour, revue mensnelle, paraisisam le 15 de chaque mois. (Première livraison, et unique). Paris, Thénard-Da» mousseau, & date (1867), in-8 de 32 pag. avec vignettes dansk texte. [5626]
Cet ouvrage devait former S vol. in-8 sur grtnd-jésQS,ofnè de M Uthêgraphies et plus de 900 vignettes dans le texte.
PAIR (UN)» auteur déguisé [le comte MOLÊ].
Observations sur le dernier budget, adressées par -— aux dent
chambres, à l'ouverture delà session. Paris, Ladvocat, 1822, iih8.
[5627] Constitutionnel, 8 juin 182^.
PAIR DE FRANCE (UN), auteur déguisé [le comte de Pradel],
Consultations épistolaires, ou Recueil de quelques lettres écrites
par un membre de la Chambre des communes d'Angleterre, et par
— , sur divers sujets politiques. Paris, Le Normant, 1822, in-8 de
316 pages. [5628]
PAIR DE FRANCE (UN), auteur supposé [Raban].
Lettre d*— à M. de Chateaubriand. Paris, vers 1826, br. in-8.
PAIR DE FRANGE (UN), aut, supp. [le baron de Lamothe- Langon et autres].
Mémoires et Souvenirs d' —, ex membre du Sénat-Conservateur. Paris, Tenon, 1829-30, 6 vol. in-8, 30 fr. [5630]
Le pair que l'on présente comme ayant écrit ces Mémoires est le comle Fabre, de l'Aude.
Le canevas de ces Mémoires appariionl au baron <le Laniothe-Langon. Los
PALAËOPHILUS 599
devx première Tolemes ont été refaits, es partie, par M. Guillemard, avocat, et les deux derniers par M. L'Héritier (de l*Ain), ou plutôt par M. Lardier. Une « Histoire secrète du Directoire, » Paris, Ménard, 1832, 4 vol. in-8, est aussi attribuée au comte Fabre, de TAude, mais elle n'est peut-être pas plus authentique que le n» 5425.
PAIR DE FRANCE [VN), autcnr stipposé [J.-ft-H. Capefigue?] Statistique parlementaire. I et II. Là nottvelle chambre des dépotés, m. La chambre des pairt. [5&31]
Imprimée dans la Revue des Deux^-Mondes, iii* série, tomes III et IV (i8S4}.
FAtH DE LA GRANDE BRETAGNE (tlN), CMUut supposé
[rabbé LERGLEt DD FftESNOY].
Lettres d' —^ Ir milord arcbevéqoe de Gantorbéry, sur l'état présent des affaires de l'Europe; traduites del'anglais^ par le chevalier Edoward Melton. Londres, Inoys (ParisJ, 17^5, in-12. [5^32]
Ottirrage de la composition de Lengtet du Fresnoy.
FAIX (le prince de la), nom anobli [don H^nuel Godoy^ iavori àt Ferdinand VU, prince de la Faix, duc d'Alcudia, prince de Rassano, éomte d'Evora-Monte, ancien premier ministre du roi d'Es- Iiagne, généralissime de ses armées, grand-amiral« etc»].
Mémoires (ses), traduits en français d'après le manuscrit espagnol, par J,-G, (VEsménardy lieu tenant-coione! d'état-major. Paris, Ladvocat, 1836-37, A vol. in-8, 30 fr. [5A33]
Il y a tout lieu de croire que ces mémoires n*ont point été écrits par Godoy.
PALAEOLOGUS (Pbîlereaiiis), pseudonyme [P. Martinns Lardenoy].
De Oratione domioicâ liber, ex variis S. Augustini sententiîs contextus. Farisils, 1673, in-12. [5A3A]
Explication de l'Oraison dominicale, trad. du latin, par Guillaume Le Roy. Paris, 1674, 1688. in-12.
PALAEOPHILUS (Vincentius), pseudonyme [G. de WITTe].
I. Refbtatia prodroma Libelli famosi, cni fitnius : Bre? e Mémotiale, extractum ex prolixiore de statu a progreMu Jansenismi in Holfandia; adornata à Yincentio Paiaeophilo. 1698, in-ft. [5455]
L*OQyrage que G. de WHte réfute dans cet écrit est celui que le P. Dcacin, jésuite, flt imprimer à La Haye, en 1697, sous le titre du « Mémorial abrégé touchant l'état et les progrès du jansénisme en Hollande ».
UOO PALINGÈNE
n. Gratia triamphaos de novis Liberi Arbitrii decomptoribus, inflatoribus, deceptoribus : ac preserlim scribillatore notaram brevlum in Refutatione prodromam c brèvis Meroorialls », etc. 1699» in-12 de 82 pages. [5â36]
PALÂEOPHIMJS (Desiderius), pseudonyme [G. de Witte].
Imago Pontificiae Dignitatis peniciilo sacrarum scripturaram ac traditjonis native delineata : ubi quid PontiGci Romaoo competat, yel non competat : coUectis ex Ecclesiastica supeliectile docomentis, luculenter, ac compendio demonstratur. 170^. [5637]
PALAEOPHILUS (Germanus), pseudonyme [G. de Witte].
Mendax Judicium, sive Resolutio practica Quaestionis de Reddivis, convulsa ex SS. Patrum firmissimis apertisque Dogmatibas. 1700, in-12 de 15 pages. [5638]
PALAIDOR (M. de), pseud. [J. Bruslê de Montpleinghaiip].
Festin nuptial dressé dans l'Arabie heureuse, au mariage d'Esope, de Phèdre et de Pilpai avec trois Fées (Esopine, Fhédrine et Pilpine), divisé en trois tables. A Pirou, en Basse-Normandie (Bruxdles), chez Florent- à-Fable (J.-B. Léener), à l'enseigne de h Vérité dévoilée, 1700, pet. in-8. [5&39]
Voyez « rOriginal multiplié , ou Portrait de Jean Bruslé, namurois •. Liège, 1712, in-8, p. 14.
PALEFRENIER-PHILOSOPHE (UN), pseudonyme.
Ecurie (V) et le Cheval, fantaisie équestre, Bordeaux, Feret fils, 1850, in-32 de 64 pages. [5/i/iO]
PALEOPISTUS (Joan.), pseudonyme [G. de Witte].
Apologia pro Glero Ecclesiae Batavorum Romano-Catholicae, seo, Rationes obquas Clerus censuit in locum Rim. Archiepiscopi Sebasleni, non esse illico recipiendum D. Theodorum Cokkium. 1702, in-4 de 79 pages. [5461]
PALINGÈiNE (Marcel), pseudonyme [Pierre-Ange Mânzoli, poète latin du XVP siècle, né en Italie].
Zodiaque (lej de la vie humaine, ou Préceptes pour diriger la conduite et les mœurs des hommes; trad. du poème latin de—, avec des notes, par de La Monnene (et une préface par J. Rousset). La Haye, 1731; Londres, Le Prevosl(en France), 1733, 2 vol. in-12. [54W'
J. Roussel se chargea de diriger la première édition.
PALMEZEArX /lOl
PALLADIUS SANCTUS AUGUSTINUS DISCIPULUS, pseud. [G. de Witte].
I. Spongia notarum quibus Y ProposiiioDes famosas denuo aspersit Martinus Steyaert, theologas LovanieDsis, obducta per — . 1688, in-ti de 32 pages. [5/i43]
Il y a à la tête une petite préface qui en expose le sujet. Un écrit de Nicole, qui venait de paraître, et intitulé : Disquisitio an schedula quœdam reete probet damnatas Propositiones in Jansenio esse, forme la première partie de celui-ci. La seconde partie est de G. de Witte, et a pour titre : Appendix ad Disquisitionem viri eruditi, Enucleatio Capitis 4S, lîbri 3 de Gratia Christi apud Janseniutn, Nicole et de Witte prouvent d*une manière invincible que les V Propositions ne sont point dans le livre de Jansenius, et qae Jansenius bien loin d'avoir enseigné les hérésies qu'on lui attribue, les a combattues de toutes ses forces.
II. Assertionis Notarum in Propositiones V famosas adversus € Spongiam » iis oppositam, crisis. 1688, in-!i. [5hl\U]
Contre Steyaert.
PALIIIAN (Eugène de), pseudonyme [Hippolyte Régnier d*Estoubbet].
Histoire (F) de tout le monde. Paris, Dureuil, 1829, 3 vol. in-12, 9 fr. [5W5]
M. Cb. Rabou a eu part au dernier volume.
PALMARÈZE (la marquise de), pseudon. [Mérard de Saint- Jost].
Œuvres de — . Partout et pour tous les temps. (Paris, 1789), 3 vol. in-18. [5/iZi6]
Même ouvrage que celui anonyme, intitulé : Espiègleries^ j'ayeusefés, bons motSy foliesy etc. Kehl, 1789, 3 vol. in-18, tirés à 100 exempl., dont 60 en papier ordinaire et 40 en papier fin.
Il est dit, page 134 du troisième volume, que ces trois volumes étaient imprimés depuis douze ans, et qu*ils furent saisis par les agents, les vils esclaves du despote Le Noir, bien digne élève de son instituteur, de son maître Sartine.
Il y a un panégyrique de la Magdelaine ; tout Touvrage est extrêmement libre. A.-A. B-r.
PALMEZEAUX (C. de), nom ahréviatif [CCBIÈRES DE Palmezeaux]. Pour la liste de ses ouvrages voy. n la France littéraire», à Cubiéres de P.
FKLMIR, pseudonyme [SA.UTIQOET], l'an des trots auteurs de c( Han d'Islande », mélodrame en trois actes (1832). Voy. Octo.
PALTEAU (F. de), nom abréviatif [FOïiUkmm DE PalteauJ. Pour la liste de ses ouvrages, voyez notre a France littéraire », à Formanotr de P,
PANÂGE (1), pseudonyme [François^ Vincent Toussaint].
Mœurs (les). Amsterdam, 17^8, 1755, 3 part. in-S. — Amsterdam, la Compagnie, 1760, 1763, in-12. — Nouv. édil., revue et corrigée. Berlin, 1767, 1771, 3 part, in-12. [5447]
Oavrage souvent réimprimé depuis.
Il en existe plusieurs critiques : les plus remarquables sont celles de l'abbé Jér. Richard (1748) et de Tabbé Nonnote (1757).
PANALBE (G. fi. de), pseudonyme [Charles Brugnot, del'Aradémie de Besançon ; né à Painblanc, d'où il a tiré son pseudonyme en le latinisant].
Éloge de la Folie, par Erasme. Traduction nouvelle. Troyes, Cardon, 1826, in-8, avec une gravure, 5 fr. [5lxUS]
PANAM (c\l"« A.-P.-H.-Alexandre), apocr. [Philarèie Chasles].
Mémoires d'une jeune Grecque, contre le duc régnant de Saxc- Cobourg-Sallfeld, et le prince Léopold son frère ; suivis de la Vie politique de ces deux princes, de leurs aventures amoureuses et des principaux événements qui se sont passés depuis 1808 jusqu'au Congrès de Vérone. Paris, l'Auteur, rue de la Chaussée-d'Antin, 1825, 2 vol. in-12, 10 fr. [5469] •
Deux prospectus de ces Mémoires ont été publiés, Tun en 1824, et l'autre en 1825, promettant ces scandaleux Mémoires en quatre volumes, mais il n'en a été publié que deux.
PANCATAGÈLE, pseudonyme [CORVISART, flls du célèbre médecin de ce nom, le baron Corvisart, ancien médecin de Napoléon].
Olla Prodrida. (En vers alexandrins). Paris, Eug. Renduel^ 1832, in-8 de 56 pages, 1 fr. 50 c. [5&50]
PANCKOUCKE (C.-L.-F.), imprimeur-libraire de Paris, ancien secrétaire de la présidence du Sénat.
Pages 576 à 579 du tome vi de « la France littéraire » nous avons déjà fait connaître des excentricités de cet imprimeur -libraire,
(i) Moi tiré du grec, répondant à celui de Toussaint.
en qui la Tjuiité s*était faite homme ; nous en aurions beaucoup à ajouter, plus extravagantes les unes que les autres, telles que la pose projetée d'un rail-way aux abords de sa maison, son testament, monument d'orgueil poussé jusqu'à l'extrême ridicule; mais ce n'est point ici la place. Notre tâche, ici, est d'établir que la réputation d'érudit que cet habile éditeur a voulu se faire, est loin d'être incontestée, et nous allons en donner deux preuves à l'occasion de la traduction de Tacite qui porte son nom.
I. Germanie (la), traduite de Tacite (par P.-Aug.'Mar. Miger); avec un nouveau commentaire, extrait de Montesquieu et des principaux publicistes; le rapprochement des mœurs germaines avec celles des Romains et de divers autres peuples, particulièrement avec celles de la nation française; des notes historiques et géographiques ; une table chronologique indiquant les progrès des différentes peuplades de la Germanie, leurs envahissements successifs et leurs établissements; la traduction des principales variantes extraites de tous les commentateurs de Tacite. [Par le même), Paris, C.-L.- F. Panckoucke, 1824, in-8, avec un Atlas iu-4 de 16 pages de texte et 12 planches. [5451]
Le texte latin se trouve en regard de la traduction.
On a souvent émis en doute que feu Panckoucke fût le squI et véritable auteur de la traduction des GËuvres de Tacite, publiée sous son nom, en 1831 et années suivantes ; beaucoup de personnes ont pensé que M. le professeur Jules Pierrot avait consenti à servir la vanité de Panckoucke, en traduisant Tacite sous son nom. S'il y a quelque chose de vrai, tout n*cst pas entièrement vrai, ainsi que le prouvent les deux faits suivants; et, nous espérons qu'un jour, des personnes en sachant plus que nous, viendront nous mettre dans le cas de contester à M. Panckoucke la traduction entière de l'historien latin, travail d'érudition entrepris pouc venger son riche parrain, par son admission à l'Institut, de l'échec qu'il avait antérieurement éprouvé pour la représentation nationale.
La traduction de la Germanie est l'œuvre de Miger. Miger, en 1823 ou 1824, avait un pressant besoin d'argent, et pour le satisfaire, il compta sur sa traduction de Tacite. Il alla d'abord la présenter à l'un de nos libraires-éditeurs le plus remarquable par le goût; mais cette publication ne pouvait s'adjoindre à aucune des nombreuses collections que ce libraire publiait Celui-ci indiqua Panckoucke à Miger comme l'homme qui pouvait s'arranger de sa traduction, si, surtout, il ne s'était point encore occupé de cette partie des œuvres de Tacite. Miger vit Panckoucke, et sa traduction convint à ce dernier. La question d'acquisition du manuscrit fut débattue à peu près en ces termes: Vous avez besoin ^e 2,400 fr., dit Panckoucke à
60/1 Panckoucke
Miger, je ne puis vous orfrir que i.SOO fr. de voire manuscrîl. Ud moyen ))Ourtant pourrait me permettre de vous être utile : il ne me convient que jusqu'à un certain point d'insérer dans ma traduction do Tacite une partie qui devra porter votre nom; si vous consentiez à rémission de votre nom, et de plus si vous me promettiez de garder le secret sur votre collaboration, j'arriverais à la somme dont vous avez besoin. Miger devait être déiiossédé s'il ne payait prochainement 2,400 fr. Le marché fut conclu, et Miger, en honnête homme, garda le secret. Mais quelqu'un le possédait ce secret : c'était celui qui avait envoyé Miger près de Panckoucke, notre élégant éditeur Lefëvre, et l'auteur des Supercheries découvre tout !
II. Bibliographie de C. C. Tacite {[i^r Léop.'Auif.-Const. Hesse). In-8 de xiv cl 95 pages, avec un fac-similé dn manuscrit de Tacite écrit au XV» siècle, un deuxième de la dernière page de Tédiiioa princeps de Tacite, et un troisième de la première page des < Annales de Tacite >, imprimées en 1515. [5/!i52]
Impr. à la fin du tome yii ( 1838) des Œuvres de G. C. Tacite, traduites par C.-L.-C. Panckoucke. Réimpr. à part sous le titre de yotice sur c, C. Tacite, 1838, gr. in-8 de 96 pages.
Les quatorze pages préliminaires sont consacrées à l'examen des éditions princeps de Tacite, et des mss. de cet immortel historien.
La façon dont Panckoucke est devenu l'auteur de ce travail est beaucoup plus originale que la précédente. L.-A.-G. Hesse, l'auteur de « la Bibliothéconomie » (qui a eu l'honneur de deux éditions), publiée sous le nom de Constantin, était commis chez Panckoucke plusieurs années avant que celui-ci ne songeât à se poser comme philologue, comme traducteur de Tacite (1). Hesse se faisait vieux, et craignait par cette raison d'être réformé d'un jour à l'autre. Hesse rêvait au moyen que cela ne lui arrivât que le plus tard possible: il le trouva à force d'y rêver. Parmi ses travaux, Hesse comptait une laborieuse yotice bibliographique de Tacite, dont il avait parlé plusieurs fois à l'auteur de cet article. Panckoucke n'en ayant point mis h la lêie du premier volume de sa prétendue traduction, contre l'usage ordinaire, Hesse profita d'un jour de l'an pour offrir à san patron, au lieu de bonbons ou d'oranges, le fruit... de ses longues recherches sur les manuscrits, les éditions princeps, les éditions et les traductions de l'historien latin. Son présent fut accueilli avec joie ; mais cet hommage mettait Panckoucke dans un très grand embarras. Imprimer dans son Tacite, le travail d'un de ses employés, et avec le nom de cet employé, quand celui du traducteur de la Germanie ne lui avait pas convenu ! Panckoucke joua l'homme mécontent vis-à-vis de son commis. Hesse s'en aperçut
(i) Panckoucke, homme savant en tout, avait pourtant le malheur d'ignorer que son commis ne voulant pas froisser la vanité innée de son patron, s'éiait fait très petit pour publier son livre : ce dernier ne voulait pas obscurcir la réputation d'un homme qui avait publié, dès i8o3, en 35 pages, en latin et eu français, des fragments de la vie d'Âgricola.
surpris, celui-ci voulul, à tout prix, savoir de Pancliouclie en quoi il avait démérité de sa bienveillance depuis son hommage. Le chevalier de la Légion-d' Honneur , Timprimeur et l'éditeur Panckoucke essaya de moyens de diplomate (titre, du reste, auquel notre éditeur se croyait le droit de prétendre comme à tant d*autres). Votre travail, fait avec soin, dit-il au pauvre négociateur, vous a pris beaucoup de temps, je ne vous parle pas d'érudition, vous êtes mon commis. Vous avec cru m'étre utile dans ma publication académique. Je vousen remercie. Malheureusement, M. Hesse, le philologue, n*exclut pas le bibliographe, et le travail que vous m'avez offert au jour de l'an, je l'avais fait moi-même, et Panckoucke mentait; je l'ai là, dans mon secrétaire (mais il ne le montra pas). Mais comme je ne yeux pas, philologiquement parlant, que vous ayez perdu votre temps, et pour que vous retrouviez ma physionomie radieuse à votre encontre, vous allez me faire un reçu de 300 fr. pour la transcription d'une Notice littéraire de Tacite, faite par moi. Hesse, à cet arrangement, conservait sa place (historique). C'est ainsi que Panckoucke est devenu l'auteur d'an travail qu'il ayait si peu fait, que, contrairement à l'usage, ce libraire n'a donné ce travail qu'à la Gn du dernier volume de sa traduction de Tacite, après que Hesse le lui eut remis, au lieu de le donner in la tête du premier.
Ainsi que nous l'avons dit, Hesse avait parlé plusieurs fois de son travail à l'auteur de cet article ; mais encore Hesse avait raconté à un de ses amis le savant helléniste Diibner, la vaniteuse transaction que lui avait imposée l'habile Panckoucke.
Hesse est mort quelques années avant son patron. Panckoucke, homme partout et toujours vaniteux, tint à ce que l'on sût qu'il avait mis de l'empressement à faire une pension à la veuve d'un de si's employés, mais il ne fut pas question de son collaborateur. Ecce homo !
III. Ile (!') de Staffa et sa grotte basaltique, dessinées er décrites par G.-L.-F. Panckoucke. Paris, Panckoucke, 1831, in-ful. avec 12 planches et une carte. [5453]
Cet ouvrage devait être un Voyage pittoresque aux lies Uébrides, ainsi que le porte le faux-titre des trois livraisons publiées, et avoir vingt-cinq vues : mais Panckoucke n'a publié que la seule partie dont nous venons de donner le titre. Vrance lUtér,
Cette publication n'était qu'une mystification à l'adresse des érudilt:^ car elle n'est que le décalque d'une publication du comuiencemcni de ce siècle, et que nous avons vue, portant justement le titre de Voyage pitto^ resque aux lies Hébrides. Mais Panckoucke voulait être immortel, regnicole ou étranger ; cette publication, fort heureusement ignorée, fut ressuscitée par lui, et cette appropriation lui valut le titre d'associé correspondant de la Société des antiquaires d'Edimbourg.
PANCKOUCKE (M""" Ernestinc), feiume du piécodenl. Poésies de GœihCt traduites pour la première fois de l'allemand
V>6 PA^iGLOSS
par M-* £. Panckcmeke. Paris, C-L-F. Panckoncke, 1825, âi-S}, 3 fr. [5&5&]
Tndoctioo qui De con lient qu'une bien faible partie des poésies deGœlhe, poisqit'eo allemand elles forment deax gros folnmes; elle fût partie «ie l'jt « Tradaction de tons les che&KTœnTre classiqnes » , publiée cia N. Pamrkoacke.
Celte traduction de poésies allemandes les pins difficiles à rendre dais notre langue, est de plnsienrs commensanx de la maison Panekoocfce, fii ont loolu en faire honneur à la maltresse de la maison : il j a dans ce petit Tolume on pea de traduction du respectable Jmkert de Fioj, bencoup de M. Loète-treiauars, et de M"* Panckoocke... pas du toaL
PANCKOUCRE (Ernest), fils des deax précédents.
M. Ernest Panckoncie est aussi homme de lettres : ainsi Ta voulu son père. Toute la famille de ce Tufiëre deTait être lettrée. M. Ernest P-aocLoucke a été présenté par son père comme l'un dv^ traducteors d'Horace, et l'on a imprimé à part l'épitre de ce poète à Julius Floms, de la traduclioo (en prose) de M. Ernest Panckoucke (I85â, iu-8de 24 p.), la seule pièce que, selon toute apparence, il ait traduite. Il est aussi I'ob de ceux de Sénèque le philosophe. Mais il a traduit, à lui tout seul, les Fables de Phèdre (1S54). Qoi peut contester rautbentidté des assertioas de M. Panckoucke, éditeur ? ne sont-elles pas sur des couvertures imprimées
Malheureusement M. Ernest Panckoucke a trop d'esprit pour accepter la réputation de traducteur que son père lui a imposée.
PANCRACE (le docteur), pseudanymr.
Lettre du docteur Pancrace à la signora Yittoria sur la préémi-
neoce de rbomme sur la ftiuine. lu-8 de 26 pages. [5455]
Réponse de U signora Vitioria, le Seie vengé, ou la Prééminence de U femme sur rhomme. A Bre^t, IT-Tj, in S de 18 puges. F. Gr.
PANDOCHEUS (Elias), pseudonyme [G. POSTELLUS].
TlavOcvo^ia. Compositio oiDoinm dissidiorum circà xicruam veritalem aut verisimilitudiDem Tcrsantium, quae nou solum joter cos qui hodie ioûdelium, judœorum, haereticorum cl caiholicorum nomine ?ocantur, ortae sunt et vigeni, sed jara ab admissis per peccatum circà noslrum intellectum tenebris fuere inter ecclcsioe peculiaris ctconimunis membra, scriptore Elià Pandocbeo. Basile», 1547, in-8. [5456]
PAXGLOSS (le docteur), pseucL [Simon-Nicol.-Ilenri Lingcbt].
Cacoinonadc (la), hibloirc politique et morale, Irad. do rallemand
du — , par le dorlcur lui mémo, depuis son retour de Constanti-
PÂNSiVlOCJSER 407
nopk. Cologne (Paris), 1766, in -12.-- Nouvelle édition, augmentée
d'une Lettre du même auteur. Berne et Paris, Gellot, 1767, in-13;
Paris, 1797, in-lS. [5457]
Ce fut le 4fi chapitre du Candide, de Voltaire, qui fit naître cet écrit.
PANGLOSS (Martin), pseudonyme [MM. Rigot et H. Tully].
Diligence (la) de Brives-la-Gaillarde. Folie parade en un relai, mêlée de couplets, de coups de fouet, etc. Représenté sur le théâtre de la Porte Saint-Antoine, le 18 novembre 1837. Paris, de l'impr. de Dondey-Dupré, 1837, in- 8. [5458]
PANGRAPHO (Henrîquès), maître ès-arts de l'Université deSalamanque, pseudonyme [Turpin].
Voyage à Ceilan, ou les Philosophes voyageurs; ouvrage publié
par — . Amsterdam et Paris, de Hansy, 1770, 2 part.in-12. [5459]
Dix ans plus tard, cet ouvrage a été reproduit ou réimprimé sous le titre de les philosophes aventuriers. Amsterdam et Paris, 1780, S vol. iQ-12.
PANNONIUS (Goelius), pseudonyme [Fr. Gregorius].
Collectanea in sacram apocalypsim S. Joannis. Parisiis, 1541. —
Venetiis, 1547, in-8. [5460]
Ces noms, Cœlius Pannonius, viennent de ce que l'auteur était prieur des barnabites de Sainl-Ëtienne, au mont Cœlius, et qu'il était Hongrois de nation, quoiqu'on l'ait fait mal à propos Italien. Aussi les Collectanea in Cantica Canticorum de notre auteur furent-ils imprimés à Vienne, en Autriche, en 1681, in-fol., sous le nom de Grégoire. Le P. Le Long s*est trompé en distinguant Gregorius Cœlius Italus Barnabita de Cœlius Pannonius, autrement François Grégoire. Lambacher, p. 49.) A. A. B-r.
PANORlMITA (Antonio), pseudonyme [Beccatelli].
Spéculum boni principis, sive vita Aiphonsi régis Arragoniae, primùm IV libris confuse descripta ab — , aucia à Joan. Santés, vel Santeno. Amst., Lud. Ëizev., 1646, in-12. [5461]
— Génie (le) d'Alphonse V, roi d'Aragon et de Sicile, d'après l'original latin d'Antoine de Palerme, par M. de la Can*** {Méry de la Canorgue), Paris, de Hansy, 1765, in-8. [5462]
PANSMOUSER (Gottlieb), pseudonyme [Lindsey, Anglais].
Partage (le) de la Pologne, en sept dialogues en forme de drame, ou Conversation entre des personnes distinguées, dans laauelle on fait parler les interlocuteurs, conformément à leurs principes et à leur conduite, par —• ; traduit de l'anglais, par Milady ***, duchesse
tiO% PâRACELSE
de *** (M. Gérard de Rayneval^ consul de France). Londres,
Elmsiy, 1775, io-8. [5M3]
Ceux qui ont attribué ce pamphlet aa comte Minbean étaient dans l'erreur, comme Ta fait judidensemeut observer Miger à A. A. Barbier, en lui citant la lettre de Frédéric II à Voltaire, en date dn 26 mars 1T75.
PANTAZES, pseudonyme pris par le savant helléniste Adamance Gobât pour ane publication dont le titre nous échappe.
PANURGIUS (Vincentias), pseudonyme fJoan.-BapL Monm].
Yincentii Pannrgîl epîstola ad Ci. Yiram Joannem-Baptistam Mo-
rinnm, etc., de tribus impostoribus. Parisils, 165/t, în-^ [5&64]
L'auteur de cette pièce est J.-B. Morin lui-même, et les trois prétendus imposteurs auxquels il en veut, sont : Gassendi, Neuré et Bemier, qui n'avaient pas approuvé ses visions, tant astrologiques que mathématiques. (Dictionnaire de Pr. Marchand, au mot impostotibus.) A. A. B-r.
PAOLI, apocryphe [F. Turben].
Oiscours de — aux Corses, (^ur Tcntreprise des François. [5/t65]
JMgnore si c*est une traduction ou une imitation d*un poème hollandais de HoGBYEBN, librairo à Leyde, ou si celui-ci a traduit ou imité la pièce de Turben : le fait est quMl y a beaucoup de ressemblance entre ces deux pièces. V. T.
PAOLO (Fra), nom de religion [Paoio Sâbpi]. Pour la liste des ouvrages de lui qui ont été traduits en français , Voy. notre « France littéraire », à Sarpi.
PAPENHAUSEN (Wolf.-Ernesti à), pseudon, [Ant. Brunus].
Oratio libéra Wolfangi Ërnesii à Papenliausen, liberi Baronis
(Anioni Bruni). 16^6, in -/t. [5/t66]
Contre Tabbé de Morgues, qui y opposa : Bruni spongia, etc. Parisiis, 1647, in-4. (Niceron, t. 35, p. 383.)
PARACELSE (Théophile) , pseudon. [Aurèle-Philippe-Théophraste Bombast de Hohenheim, né à Zurich, en Suisse, en 1493J, célèbre comme alchimiste.
Ses ouvrages ont été réunis longtemps après sa mort, arrivée en 1541, sous le titre de < Paracelsi opéra omnia, medico-cbimico-cbirurgica >. Genevœ, 1658, 3 tomes en 2 vol, in-fol.
Les Français ont eu assez de bon sens pour ne point donner dans les sottises de Ce fou; néanmoins, on a publié la traduction d'un de ses ouvrages sous le titre suivant :
Toison {la) d'or^ ou la Fleur des trésors, en laquelle est méthodiquement traité