‹ Les Supercheries Litteraires Devoilees (volume 5)Chapitre 159 sur 205 · PETIT-RADEL · texte numérisé non relu

PETIT-RADEL

in-12. — Autre édition, pour servir de supplément à la « Galerie des Femmes » (de M. £. de Jouy. Par Fauteur de cette Galerie). Paris (Amsterdam), 1802, 2 vol. in-i2, avec 2 graf. [5660]

Ainsi qu*OD le voit, Jouy s*êtalt approprié Touvrage de Dières.

PETIT NEVEU (1) DE BOCCACE (LE), pseudonyme [Plan- CaaER DE Valcour] .

Petit (le) Neveu de Boccace, ou Contes nouveaux en vers. 1777, in-8; — 1781, in-18. — Nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée, par M. PI** D. Amsterdam (Montargis), 1787, 2 vol. in-8.

PETIT PERE ANDRÉ (LE), religieux augustin réformé, nom de religion [Boullanger, né à Paris d'un magistrat de ce nom].

G*est un pseudonyme à ajouter à la liste de Barbier.

Feller fait mourir le petit P. André en 1657, âgé de quatre-vingts ans. Saint-Surin, dans son édition de « Boileau » (t. II, p. 206), et-Tabaraud, dans la « Biographie universelle », le font mcAirir le 21 septembre 1657, âgé de soixante-dix-neuf ans.

Ce prédicateur trivial, naïf et populaire, monta en chaire dans les principales villes de France, pendant cinquante-cinq ans. La reine-mère et le prince de Condé Taimaient. Il contribua à plus d'une réforme, et comme il le disait lui-même : il obligea à résidence plus d'un évéque et fit rougir plus d'une coquette.

Il a laissé dçs Sermons ei d'autres ouvrages manuscrits conservés d'abord dans le couvent de la reine Marguerite, au faubourg Saintp-Germain, et depuis à la Bibliothèque du roi.

Il n'a publié que son Oraison funèbre de Marie de Lorraine (Fe|]er dit : Marie-Henriette de Bourbon), abbesse de Ghelles. F. Gr.

PETIT PROPHÈTE DE BOEHMISCH BRODA (LE), pseudon. [le baron GrimmJ.

Petit (le] Prophète de Boehmischbroda. 1753^ in-8; — La Haye, 177^, in-12. [5662]

Réimprime dans le « Supplément à la Correspondance de Grimm », publ. par A.-A. Barbier. Paris, Potey, 1814, in-8. Voy. la note du n« 2911.

PETIT-RADEL (Loais-Gharles- François), bibliotbécaire-admi-

(i) Pour d'autres ouvrages portant pour noms d'auteurs la qualification de PetU-Neveu, V. les n" 5n5 {le Petit-Neveu de l'Aretin)^ 5ii7 [le Petit-Neveu de Scarron) , et 5 1 1 9 (/« Petit-Neveu de Vadé) .

hk6 PEUPLIER

Distrateor de la bibliothèque Mazarioe, membre de l'Académie des iDscriplioDS et Beiies^Lettres.

Yoj. ce que ndlis avonç dit pag. cxlj de rintrodaction de ce livre sur le» obligations que Petit-Radel a eues à M. Tbillac pour quelques Notices de € l'Histoire littéraire de la France >, t. XVI à XIX.

PETROMUS (Titus), écrivain laUn. Ouvrages qui lui ont été faussement attribués.

I. T. Petronii Fragmeotis Albae Graeciae recoperatls et editis i Francisco Nodotio. 1695. [5663]

Ces fragments sont de la composition de Nodot. Voy. la page xxiij de llDtrodttClion des Supercheries, et aussi le n» 5583 de ce livre.

Imprimés avec une édition latine de Pétronne, publiée par le même. Paris, 1693 , in-12 ; et aussi dans la version française qui a para sous ce titre : « Pétrone », en latin et en français, suivant le manuscrit trouvé à Belgrade, traduit et enrichi des remarques et de figures par Franc. NodoL Paris (Amsterdam), 1694, 2 vol. in-8. —Cologne (Amsterdam), 1698, 2 vol. in^

IL FragmeDtom Petromi, ex bibliothecae S. Galli antiquissiino mss. excerptum^ oqdc primùm io lucem editom ; gallicè Yertît ac DOtis perpetuis illustravit Laliemandus, S. theologiae doctor. 1800, pet iD-8. [56(»ft]

Ce fragment est de la composition de Jos. Maichena. Voj. la pag. xxvj de rintrodnction des Supercheries.

G. Peignot a donné les historiques de ces deux supercheries dans soo « Dictionnaire raisonné de bîbliologie •, t. III (1804), p. 250-51, et dans soo

« Répertoire bibliographique universel » (1812), p. 168.

PEUCHET (J.), archiviste de la police, apocryphe [le baroo Lamothe-Langon].

Mémoires tirés des archives de la police de Paris, pour servir ï rhistoire de la morale et de la police, depais Louis XIV jusqu'à nos jours. Paris, Levavasseur, 1837-38, 6 vol. in-8, avec portr. et facsimilé^ 45 fr. [5665]

Sous le no 2032 nous avons dit que ces Mémoires ont fourni deux épisodes à M. Alex. Dumas pour son « Comte de Monte-Christo >.

PEUPLIER (UN), pseudonyme [l'abbé M éthivier, d'abord curé de Bellegarde, et alors curé doyen de Neuville-aux-Bois (Loiret)].

Mémoires d'outre-lombe d'— , mort au service de la République. Paris, Sagnier et Bray, 1850, in-l8. — IIP édil. Ibid. , 1850, in-18 de 108 pages. [5660]

PHALANTHEE Ukl

PEUREUX (UN), pseudonyme.

Nous faut-il la République oui ou non ? Paris, Lévy, place de la Bourse, n<> 27, 1848, in-32 de 32 pages. [5667]

PEZAY (le marquis Masson de), voleur littéraire [David].

Traduction en prose de Catulle, Tihulle et Gallus; par Fauteur des a Soirées helvétiennes >. Paris^ Delalain, 1771, 2 vol. in-8.

« Masson de Pesât, mestre-de-camp de dragons , chevalier de Tordre de Saint-Louis, mort en 1777, s^est fait honneur de cette traduction ; mais elle est de M. David , commissaire-ordonnateur des guerres, et premier secrétaire de M. le prince de Montbarrey , ministre de la guerre ». {Pfote trouvée sur l'exemplaire de Desprez de Boisst.)

P. G. B. (LE), auteur déguisé [le P. Gerdil, barnarbite, depuis cardinal].

Réflexions sur la théorie et la pratique de Téducation, contre les principes de J.-J. Rousseau. Turin et Paris^ Durand, 1763, in-S.

J.-J. Rousseau écrivit, dit-on, après avoir lu cette réfutation : « Voilà « l'unique écrit publié contre moi que j*aye trouvé digne d'être lu en «n- « tier. U est fâcheux que cet estimable auteur ne m'ait pas compris ».

P. H.j marquis de G. (M.), auteur déguisé [Paul Hay, marquis de Chatelet],

Traité de la politique de France, par M. P. H., marquis de G. Cologne^ P. Marteau (Amsterdam, Elzevier), 1669 ; — Le même, revu, corrigé et augmenté d'une seconde partie. Utrecht, Elzeviers, 1670; — Le même, augmenté d*une seconde partie, avec quelques réflexions sur ce Traité, par le sieur FOrmegregny (P. Du Moulin le jeune). Gologne, Marteau, 1677, 1680, in-12. [5670]

Cet ouvrage a eu deux éditions en i669.

PHâLANTÉE (Sylvain), membre de l'Académie des Arcades^ associé correspondant de l'Académie tibérine^ l'un des fondateurs de celle de âmyme^ pseudonyme [Pierre David, consul-général de France à Smyrne, plus tard député].

L Alexandréide (1'), ou la Grèce vengée, poème en xxiv chants.

Paris, F. Didot, 1826-27, 2 vol. in-8. [5671]

Le second volume a paru avec le véritable nom de l'auteur , et de nouveaux faux-titre et titre ont été imprimés pour le premier, sur lesquels le pseudon. adopté par l'auteur a disparu.

ft&8 PHIHUBU

IL Athènes assiégée, poème. Paris, F. Didot, 1827, in-B de 36 pages, 1 fir. [567?]

S*est Yendu au profit des Grecs.

PHARASMOS (Jonas}, pseudonyme.

Almanach du prophète Merlin, contenant l'histoire et les prophéties de Merlin, un grand nomhre d^anecdotes et de choses corieesn, les douze prédictions d'une sorcière de village, un choix d'époques remarquables, une petite Histoire de Paris, etc.; publié par—.' Pour l'an 1821. Paris, GaUlot, 1820, in-32, 50 c. [5673]

P. H. D. G., auteur déguisé [Paul Hat de Ghatelet]. Traité de l'éducation de monseigneur le Dauphin, Paris, Hénanh, 166ft, in-12. [567i]

PHÉBUS, le capucin du lieu» pseudonyme.

Néant sur la requeste du curé de Footenoy, son \icaire, le marguiller et maître d'école de ladite paroisse. A Fontenoy, 17&5.

PHÉNICE (Thrasihule), pseudonyme [Théodore de Bèze].

Comédie (la) du Pape malade, à laquelle ses regrets et complaintes'sont au Tîf représentés^ et les entreprises et machinatioDi qu'il fait avec Satan et ses suppôts pour maintenir son siège, soot découvertes. (Genève), chez Jean Durand^ 158^, in~16. — Antre édition. Genève, Forest, 1591, in-16. [5676]

L*édition de 1501 se trouve avec le Marchand converti, tragédie excellente^ en laquelle la vraie et fausse religion, au parangon de Vune et de Vautre, totU au vif représentées (trad. du latin de Thomas Naogeorgus, par Jean Grespin), et imprim. pour la première (à Genève), en 1558, in-8.

PHIHUnU, pseudonyme [Frédéric II, roi de Prusse]. Relation de — , émissaire de l'empereur de la Chine en Europe, traduit du chinois. Cologne, Pierre Marteau, 1760, in-12 de 29 pag.

Phihihu voyage à Constantinople et à Rome. Il écrit de là six lettres \ l'empereur de la Chine, où il critique les mœurs des Turcs : il s*y élève avec une violence extrême contre TÉglise romaine, qui croit la Trinité, rincarnation,la Transsubstantiation, etc. Il se moque de tout le cérémonial des papes, et s'irrite de la protection que le souverain pontife accorde au jésuites portugais, qui sont, dit-il, les assassins du roi de Portugal. Le roi

PHILADKLPHUS hh^

de Prusse, Frédéric 11, auteur de cette brochure mal faite et forte impie, en a fait tirer fort peu d'exemplaires. (Article du P, Brotier,)

Cette Relation n'a point été insérée dans les Œuvres primitives de Frédéric H, en 4 vol. in-8.

PHILADELPHË (b!usèbe]« cosmopolite, pseudonyme [Nicolas Bàrnâud].

Réveille- Matin (le) des Français et de leurs voisins. Edimbourg, James, 157^, iu-8. [5678]

Cet ouvrage a élé aussi allribué à Théodore de Bèzb.

Cujas, dans le t. VIII de ses Œuvres, col. 1260, donne cet ouvrage à Huf>ues DoxNEAU. D'autres l'attribueni, avec plus de fondement peut-être, à Nie. Baanadd.

i/ouvrage suÎNant, qui se rattache à celui ci, le prouverait :

Dia'ogi ab Eusebio Pliilnd Ipho. Cosmopolitâ (Nicolao BARNAun) , in Gallorum et caeterarnm nationum gratiam compositi; quorum primus ab ipso auctore recognitus et auctus, alter verô in lucem nunc primum editus fuit. Edimburgi, 1574, in-8.

Le premier de ces Dialogues, dirigé contre les principaux instigateurs de la Saint-Barlhélemy, parut dès 1573. Les deux ont été trad. en français sous le titre de le Réveille-matin des François. ..^ et ils attirèrent des désagréments à leur auteur. Lafin, beau-frère de Beauvais-la-Nocle, l'ayant rencontré à Bâie, dans la^rue Fromentière, lui donna un grand soufQet. Baurnaud, étant seul, ne se défendit pas. Voy. J.-J, Frisii Bibliotheca Cesneri in epitomen tedacta, p. 83^, édition de 1585. Voy. aussi le Dictionnaire de Prosper Marchand, article Barnaud, p. 87.

Il existe des exemplaires qui portent le titre suivant :

Dialogi duo de vitâ Garoli ix régis Galliarum reginaeque matris ejus ab Eusebio Philadelpbo, cosmopolitâ. Edimburgi, 1574, in-8.

PHILADELPHË, et Philadelphe-Maurice , auteur déguisé [Philadelphi-Maurice Alhoy], auteur, en société, sous ces prénoms, de cinq pièces de théâtre imprimées. Voyez c la Littérature française contemporaine », t. l«% p 18, au navà Alhoy,

VWIL k\)VAjV IW,, fsi'udony me, auteur d'une Notice sur Cvjas, impr. dans la « Revue du iMidi >, t. X (1835), p. 300-16. [5679]

PHILADELPHUS (Eugeniiis), pscudon. [Fr. Annat, S. J.].

I. Eugenii Philadelphi exercitatio scholastica tripartita, contra noram rationem tuondi phyi:icas proemotiones liberorum agen- Uum, etc. Cadurci, 1632, in 8. [5680]

Réimprimée à Paris en 1662, in-4, à la suite de la Scientia mcdia, du même auteur.

U50 PHILALËTHKS

II. Scîentiâ (de) mediâ, unà cum exercitatioDe scholasticâ Eugenii Philadelphi et appendice ad GuiilelmumCamerariuni. Parîsiis, 1662, in-/i^ et dans le P' vol. des o QËavres du P. Annat », 1666, 3 Tol. ia-/i. [5681]

PHILâLETHE, pseudonyme [Marie Gubead de la Ghabibre]. Obser?ations de — sur un livre intitulé : « Optatus Gallns ».

Impr. à la fin des « Œuvres posthumes de Guy Coquille >. Paris, i650, in-4.

Contre le no 5372.

PHILALËTHE, pseudonyme [Gh. Drelingouri].

Lettre d*un habitant de Paris à un de ses amis de la campagne,

sur la remontrance du clergé de France faite au roi par M. rarche-

vêque de Paris, écrite en 1656, et signée Philalèthe. In-^. [5683]

Cette lettre est de Ch. Drelincourt. Voy. Bayle et Benoit, Histoire de Védit de Nantes^ t. 3, p. 208.

PHILALËTHE (Ensèhe), pseudonyme [dom Glêmencet].

Lettres d' — à M. François Morenas, sur son prétendu t Abrégé de l'Histoire ecclésiastique » de Flcury. Liège (Paris)^ 1753^ 1755, 1759, in-12. [5684]

La troisième édition est très augmentée.

PHILALÈTHES (Germ.), Euphimum, pseudonyme [Charles de Briâs, carme déchaussé, dont le nom de religion était le P. Charles de l'Assomption].

Thumistarum triumphus, etc. Duaci^ 1672-74, 3 vol. in-4.

PHILALÈTHES (N.), pseudonyme [dom Gerberon].

Morale (la) des Jésuites justement condamnée, dans le livre du P. Moyra^ jésuite, sous le nom d'Amœdœus Guimeneus, par la bulle de notre S. P. le pape Innocent XI ; traduite en françois par — . 1681, in-12. [5686]

PHILALETHES (Irenaeus), pseudonyme [G. de Witte].

I. Quaesita Salisfactio Fidei etDoctrinae oblata omniposcenti secundum Declarationem circa ariiculos Doclrinae in Belgio controversae, per Ex. D. J. L, Hennebel, S. T. D. postniabat — . 1701, in-4 de 14 pages. [5687]

PHILADKLPHUS hh^

de Prusse, Fiéd^iig II, auteur de cette brochure mal faite et forte impie, en a fait tirer fort peu d'exemplaires. (Article du P. Brotfer.)

Cette Relation n'a point été insérée dans les Œuvres primitives de Frédéric II, en 4 vol. in-8.

PHILADELPHË (Eusèbe]« cosmopolite, pseudonyme [Nicolas Bàbnâud].

Réveille- IMatih (le) des Français et de leurs voisins. Edimbourg, James, 157Zi, iu-8. [5678]

Cet ouvrage a été aussi allribué à Théodore de Bèzb.

Cujas, dans le t. VHI de ses Œuvres, col. 1260, donne cet ouvrage à Hugues DoKNEAU. D'autres l'attribuent, avec plus de fondement peut-être, à Nie. Baanaud.

L'ouvrage sui\ant, qui se rattache à celui-ci, le prouverait :

Dia'ogi ab Eusebio Pliilad Ipho. Cosiuopolitâ (Nicolao Barnaud) , in Gallorum et caeterarum nationum graliam compositi; quorum primus ab ipso auctore recognitus et auctus, alter verô in lucem nunc primum editus fuit. Edimbnrgi, 1574, in-8.

Le premier de ces Dialogues, dirigé contre les principaux instigateurs de la Saint-Barlhélemy, parut dès 1573. Les deux ont été trad. en français sous le litre de le Réveilfe-maiin des François,,,^ et ils attirèrent des désagréments à leur auteur. Lafiu, beau-frère de Beauvais-la-Noole, l'ayant rencontré à Bâle, dans la x rue Fromentière, lui donna un grand soiifQet. Barnaud, étant seul, ne se défendit pas. Voy. J.-J. Frisii Bibliotheca Cesneri in epitomen ledacta, p. 853, édition de 1583. Voy. aussi le Dictionnaire de Prosper Marchand, article Barnaud, p. 87.

Il existe des exemplaires qui portent le titre suivant :

Dialogi duo de viiâ Caroli ix régis Galliarum reginseque matris ejus ab Eusebio Philadelpbo, cosmopolitâ. Edimburgi, 1574, in-8.

PHILADELPHË, et Philadelphe-Maurice , auteur déguisé [Philadelph'i-Maurice Alhoy], auteur, en société, sous ces prénoms, de cinq pièces de théâtre imprimées. Voyez c la Littérature française contemporaine », t. l«% p. 18, au nom Alhoy.

VlU\jM)\iLVi\V., pseudonyme, auteur d'une Notice sur Cvjas^ impr. dans la « llevne du Midi >, t. X (1835), p. 300-16. [5679]

PHILADELPIILIS (Kugeuius), pscudon, [Fr. Annat, S. J.].

I. Eugenii Pbiladelphi excrcitatio scholasiica triparlita, contra

novam rationem tuendi phy^icas prsemotiones liberorum agen-

lium, etc. Cadurci, 1632, in 8. [5680]

Réimprimée ii Paris en 1662, in-4, à la suite de la Scientia média, du

même auteur.

/»52 PHIL4RMO:VlALECTRY0l\iOPTÉKHF,raAU0&l\fi0OfADliMllfX

PHILANTHE, pseudonyme [le P. Florent Bon].

Triomphes (les) de Louis-ie-Juste« dédiés à Sa Majesté par ao religieux de la Compagnie de Jésus, du collège de Rbeims. 1629, in-/!i. — Nouvelle édition, revue et augmentée de pinsieors pièces. Rheims, Constant, 1630, in-32. [5695]

PHILANTROPË (UN), citoyen de Belan , auteur déguisé [C. Lambekt].

Abolition de la noblesse héréditaire en France, proposée à l'Assemblée nationale. 1790, in-i2. [5696]

PHILANTROPË (UN), auteur déguisé [M***, de Marseille].

T. Pourvoyeur (le) d'une maison d'aliénés, discnssioo, drame en quatre actes^ en prose. Paris, Garnier, Pissiu, Morain, Barba, 1839, in-8 de (lO pages, 1 fr. [5697]

11. Malentendus (les) tragiques, ou les Maisons de fous, drame philosophique en quatre parties. Paris, Pissin, Ladrange, 18ât, in-8 de Alpages. [5697*]

PHILANTROPË (UN), auteur déguisé.

Projet d'association agricole, réalisable avec l'intervention de l'État à peu de frais. Paris, de l'irapr. de Juteau, 18/i9, in-12de 60 pages. [5698]

PHILANTROPOS, citoyen du monde, pseudon. [Onésime- Henri de Loos].

Diadème (le) ties Sages.... Paris, Mérigot, 1781, in-12. [5699]

PH\L\^TROV\jSjps€?ido7iyme [Frédéric-César de La Harpe].

Leltres (le — , sit une préienrlue révolution arrivée en Suisse, en 1790, extraites de la Gazette anglaise, <' ihe London chronicle » , trad. et accompagnées de notes. Paris, Batiliot frères, an vi (1798), broch. in-8. [5700]

PHILÀRM0\1ÂLËCTRYÔ\( PTERnÉPHAU0Kl!V600VADlBl)l\!V , pseudcnyme [M*** employé supérieur du Gymnase musical].

Dictionnaire aristocratique, démocratique et mistigorieux de musique vocale et instrumentale^ dans lequel on trouve des digressions sur l'hippiatrique, la gastronomie et la philosophie hermétique et concentrée, pour consoler les personnes qui du vent de bise ont été frappées au nez, èl récréer celles qui sont en la misérable servitude du tyran d'Arp;encourt ; le tout aussi à l'usage des gens qui

PHILARMOS W^

^calent raisonner de Tart musical à turt et à travers, sans blesser les lois ridicules du bon sens. Mis en ordre par — , publié en lanternois par Krisostauphe Clédecol, docteur ferré, marqué et patenté, professeur de castagnettes dans tous les Conservatoires nationaux, étrangers et autres, etc., traduit par Ydâlôhlûstiphèjâldenpéab, racleur de boyaux. (Paris, M"*» Goulet) Prii marqué : lOO fr. , prix musical, illusoire et dérisoire : 1000 Tr., prix réel, 99 fr. ; prix net, à la volonté du marchand; partout et nulle part, 100,803,000,600(1836), in-18 de 252 pages, avec vignettes noires intercalées dans le texte. [5701]

Ouf! ÂjoutODS encore que le faux-titre porte Dictionnaire burlesque^ et que le titre a la forme d*uD verre à pied.

L'auteur de ce Dictionnaire a-t-il trouvé au moins un lecteur qui ait bien compris ses plaisanteries. Nous en doutons.

PHILARMOS, pseudonyme [Marie de La Fresnaye, de Barfleur, au département de la Manche], professeur de langue française et de mathématiques à Vzv\^.

I. Lucien en belle humeur, ou Choix de ses Dialogues les plus gais, en forme de scènes et en vers libres. Paris, Lerouge jeune, 1806, in-8. — Seconde édition. Paris, Setier; Blanchard ; TAuteur, 1816, in-8 de 16 pages. [5702]

II. Voyage de Lycomède [.... Arrighi] en Corse, et sa relation historique et philosophique sur les mœurs anciennes et actuelles des Corses, à un de ses amis. Dédii^à S. A. I. Mgr le prince Louis, connétable de r£uipirc. (En italien et en français, de la traduction de W. de La Fresnaye), Paris, Lorougë, 1806, 2 vol. in-8 de v-307 et 219 pages. [5703]

Ilf. Muséum (le) pindarique, où se trouvent à la fois la sublimité de l'esprit, le bon sens, et con<»quemment la boussole de la Vie, la science du véritable bonheur de THomme. Paris, Setier; Blanchard; TAultur, 1816, in-8 de 1() pages. [570^]

JV. Nouvelle traduction des Satires de Perse, Paris, Setier;

Blanchard; TAuteur. 1816, in-8 de 40 pages. [5705]

La première satire et le commeiieement de la seconde sont traduits en vers ; le reste de la seconde et les quatre autres en prose.

V. Rencontre extraordinaire. Paris, de Timpr. de Setier, 1816, iii-8 de i!i pages. [5706]

TiOnticnt l'imitation de « la (lolombe », ode d'Anacréou.

k5U PHILARMOS

YI. Divine (la) dramatargie de l'Univers, ou Tableau vivant de la sagesse de Dieu et de ses étonnantes démarches dans les merveilles de la nature, pour éclairer Tesprit sur le commencement, le progrès et la fin du monde; par un philosophe grec cosmo-pbilharmoniste, et trad. par — . Paris, Setier; Blanchard; l'Auteur, 1817, in-8del6pages. [5707]

VII. Première Pythique, ode sublime de Pindare; traduite pour la première fois en vers français. Paris, TAuteur, 1820, in-8 de 16 pages, 1 fr. [5708]

Cette traduction a eu une seconde édition dans la même année.

YIII. Odéon pindarique. Première olympique de Pindare^ trad. en vers français. Paris, l'Auteur^ 1820, in-8 de 16 pages, 1 fr. — 3' édition. Ibid., 1826, in-8. [5709]

Au-dessous du titre de la troisième édition on lit : Un million et plas i gagner pour ceux qui feront ou feront faire une traduction en vers français, meilleure que la présente. Le corps du billet est signé : le prince de la Poésie lyrique, l'endosseur, Apollon avec les Muses : et payable au porteur, sur les sommets du Pinde ou du Parnasse français.

IX. Énergie (r)et la fermeté d'un peuple magnanime et d*on véritable honnête homme. Paris, l'Auteur, 1821, in-8. [5710]

X. Nouvel (le) Anti-Lucrèce, oratoire psalmique, ou Hymne ^ Dieu, imitée du grand poète russe Derjavinn. Paris, TAulear, 1824, iii-8 de 16 pages, 1 fr. [5711]

XI. Cantate symphoniqbe et dialoguéeeii forme de ballet dramatique, pour célébrer la fête du couronnement. Paris, TAuteur, 1825,in-4de 8 pages. [5712]

XII. Magnanime (le) dévouement de Missoloughi, au très honorable Georges Canning, premier minisire du royaume d'Angleterre. Paris, passage Véro-Dodat, n<» 1, 1826, in-8 de 8 pages. [5713]

Xllf . Dévouement (le) de Missolonghi et son apothéose, dithyrambe en scènes dramatiques. Paris, l'Auteur, 1828, in-8 de 20 pages. ^ [5714]

XIV. Iiicanlalioii lril()g!(|uc d'Apollon, on les Prévisions du dieu de la Lyre éclectique, pour les années 1830, 31^ 32, etc. Sur

PHILEREMË (i55

le genre classique et le genre romanliqae. Paris ^ de Timpr. d'A. Pihan Delaforest Morinval, 1829, in-8 de 8 pages. [5715]

XY. Ode sur rexpéditiond*Alger par les Français. Paris, de Timp. de Marchand-Dubreuil, 1830, in-8 de 8 pages. [5716]

XYI. Hymnes patriotiques. Avant, pendant et après la grande semaine de juillet 1830. Paris, l'Auteur, 1830, in-8 de 32 pages.

XVII. Infaillible {V) triomphe de la Pologne sur l'envahissement des Russes et de tous les tyrans. (En vers). Paris, de Hmpr. de Barbier, 1831, iu-8 de 16 pages. [5718]

XYIII. Hymne héroîco-scénique et triomphale à la manière du cigne dircéen. Paris, de Timpr. de Barbier, 1831, in-8 de 16 pag.

[5719] ConticDt trois pièces de. vers non dialoguées, avec des notes.

XIX. Oraison (l') dominicale, ou le Pater noster, traduit en vers français. Paris, de Timpr. de Ph. Cordier, 18/il, in-8 de 8 pages. [5720]

Suivi de la traduction en vers de VAve âfaria, du Credo^ etc.

PHILELEUTHËRE de Leipzig, pseudon. [Richard Bentley].

Friponnerie (la) laïque des prétendus esprits forts d'Angleterre,

ou Remarques de — , sur le u Discours de la liberté de penser >

(d'A. Collins), trad. de l'anglais (par Armand de La Chapelle).

Amsterdam, Wetstein, 1738, in-12. [5721]

L'original anglais est intitulé : Remarks upon a late Discourse offreethinking in a lettcr to T. H. D. D. London, 1715, in-8. La traduction française est faite sur la 7e édition anglaise.

PHILELEUTHERUS Helvetius, pseudon. [Joan.-Jac. Zimmek-

MANNj.

Miraculis (de) quaePythagorae, AppoUonioThyanensi, Fr. Assisio, Dominico et Ignatio Loyoiae iribuuntur^ Hbellus. Duaci^ 173^ ; Edimburgi, 1755, in-8. [5722]

PHILEREMË (Pabbé de), pseudon. [l'abbé de Barcos].

Sentiments (les) de — , sur l'oraison mentale. Cologne, 1696,

et Anvers, 1698, in-12. [5723]

Voy. le Moréri de 1759.

Réimprimes avec une édition du « Traité de la Prière (par Nicole). An-

A56 PHILIASTRE

vers, 169$, "2 vol. in-lâ, où Too trouve à leur suite la * Réfutalion de c«& sentimenis > (par Nicole).

PHILKSIUS Vosgesi^eoâ, psewrfon. [iMatth. Ringmann].

Grammatica Ggurata; ocio partes orationis secundùm Donati edilione») et regularu Remigii ità iiiiaginibus expressae, ut poeri jucnndo chartarnm ludo faciliora grammatical praeludia discere et exercera queant. Deodati (S. Dié), per Gaalterain Lad., 1509, in -4. [5724]

PHILÈTES (iM.), pseudon. [l'abbé Guill -André-René Baston, docteur de Sorbonne],

Lettres de — , curé catholique dans le diocèse de R...., en Angleterre, à MM, les curés du diocèse de Lisieux, en France, protestant contre les mandements et instructions pastorales de leur éveque, des 20 décembre 1773 et 13 avril 1774, qui ordonnent de» conférences et des retraites ecclésiastiques. Londres, 1775, in-8. [5725]

PHÏLETYMIJS S. T. Baccal. formato, pseudon. [Libertns Froidmont] .

Somninm Hipponensr, sive de controversiis theologicis modérais

Augustin! judicium, relatorc — . Parisiis 1641, in-8. [5726]

Stoc'kmans est présenté mal à propos par Moréri comme auteur de cet ouvrage; telle est l'opinion de Paquot dans ses Mémoires. A. A. B-b.

PHÎLHKLLÈNE (UN), aiit. dég. [Marc-Antoine JULLIEN, de Paris].

Coup-d*œil sur l'élal actuel des affaires des (irecs. (Extr. delà « Revue encyclopédique j). Paris, de l'impr. de Rignoux, 1828, in-8. [5727]

PH IL H ELLE NE (UN), auteur déguisé [le prince Adam CZATO-

RISKl].

Essai sur la Diplomatie, manuscrit d' — , publié par M. Toulouzan, Marseille, Feissat ; Paris, Firmin Didot, 1830, in-8, 6 fr. [5728]

PHILIASTRE (Evonyme), pseudo?i. [Conrad Gesner],

Trésor des remèdes secrets, traduit du latin en françois (par Barthéleimj Aiieau). Lyon, 1557, in-^; 1558, in-8. [5729]

Le P. Niceron n'a j.as connu relie iraduction.

L[\ première éditit:n dt; roriginnl est de Tiguri, l'itî'i, in-^. Réimprime en I.v;s

PHILIOOR 457

PHfLIATRË (P.), professeur à Técole de Médecine de Montpellier, pseudon. [Victor Broussonet].

Noies pour servir à Thisloire de TÉcole de Médecine de Montpellier, pendant l*an vi (1798), recueillies par — , Montpellier, G. Izar et A. Ricard, an vil (1799), in-8. [5730]

PHILIBERT (Emmanuel-Robert de), pseudon, [Fabbé Jean- Antoine Gazaignes].

Annales des soi-disant Jésuites. Paris, 1764, 5 gros vol. iii-4.

G*est un recueil de tout ce qu'on a imputé de mal aux Jésuites : on y trouve quelques renseignements précieux sur cette Société célèbre.

PHILIBERT (J.-C), pseudon. [ Legendre, ancien

Conseiller au Parlement]. On dit que des fautes graves obligèrent ce personnage à quitter le corps auquel il appartenait, et qu'il se cacha sous le nom de Philibert, qui était peut-être Tun de ses prénoms ; alors, il s'occupa de travaux scientifiques et publia de 1797 à 1805, six ouvrages dont cinq élémentaires en botanique, qui sont rappelés au tome vu de la « France littéraire », au nom Fhilihert,

PHILIBERT, nom pris par deux auteurs dramatiques, pour des parts de vaudevilles : MM. Mouton et Rozet,

PHILIBERT et PHÏLLIBER, auteur déguisé.

I. Schwarzenbok, nouvelle. — Impr. dans la <( Revue du Midi », t 3 (1833), p. 326-37. [5732]

IL Bohémienne (la). — Ibid., t. 5 (183^), p. 292-308. [5733]

PHILIDOR (A. D,), pseudon. [André Danican, célèbre compositeur de musique, né h Dreux, en 1726, mort à Londres, le 31 août 1795].

Danican a composé la musique<ie plusieurs opéras -comiques, entre autres de ceux d'Ernelinde et du Sorcier ^ ainsi que du Poème séculaire d' Horace, avec la traduction française (en prose) du P. Sanadon (Paris, Prault, 1780, Jd-4). Danican était grand amateur des jeux d*écliecs et de dames, et il a écrit sur bes jeux deux, ouvrages à l'usage de leurs amateurs. Si la musique de Pbiiidor n'est plus exécutée, ses règles pour les échecs et les dames sont encore pratiquées. Nous connaissons de lui :

I. Analyze (!') {sic) du jeu des écliecs, .contenant une nouvelle ix^éthode pour apprendre en peu de temps à se perfociioniier dans.

ij« PHCLIDOR

iY wWv j^* Avec cette épigraphe : Ladîmas efûgie belli. Vida. i4ftàr» (Paris), 17^9, in-8 de xix et 162 pages. -^ Autre édition. LMiiK^ 1777, in-8 sar papier ordinaire et sur papier fin. [573/i].

ftvjBsitfttrs bibliographes , jusqoes y compris Mercier, abbé de Saint- 1 4^^. «Août uous avons une note inédite snr Philidor, lui attribuent un li\re iniitulé : Essai sur les échecs que personne n*a vu. C'est indubitable- «Mttt à l'édition première de \ Analyse que cette citation se rapporte.

L'iidition de 1777 est beaucoup plus estimée que celle qui Ta précédée.

— Analyse du jeu des écliecs, par A. D. Philidor, avec une HMttYelie notation abrégée, et des planclies où se trouve figurée la aituaiion du jeu pour les renvois et les fins de partie, par l'auteur des i Stratagèmes des échecs « (Mantigny). Nouvelle édition. Paris, H Strasbourg, AmandlCœnig, 1803, 1812, in-12, avec le portrait de Fauteur, U fr. — Autres éditions. Paris, Causette, 1820, 1830, in-18 avec (i2 planches, U fr.

11 en existe aussi plusieurs éditions sans dale.

Les spéculateurs en librairie ont publié, sous le nom de Philidor, un « Almanach des jeux, ou Académie portative », 1791, 1808, parce qu'ils y ont compris les règles des échecs, mais Philidor est étranger à ce livre.

— Le même ouvrage, en espagnol : Analisis del ju^o de ajadrez ; por A. FUidor. Edicion aumentada con un tratado de estratagemas (por Montignx). Traduccion de D. C. de Algarra. Paris, Rosa, 1846, in-12.

II. Traité du jeu de dames à la polonaise, par le sieur PhiUdor, de l'Académie de Paris, Avec celte épigraphe :

Savoir la marche est chose très unie, Jouer le jeu est le fruit du génie.

Rousseau, Épitre à Marol.

Amsterdam, Gaspard Heintzen, impr.-libr., dans le Warmoestraat, vis-à-vis le Wygendam, 1785, in.l2. [5735]

Ce volume se compose de viij pp., y compris le litre et le faux-titre, d'un feuillet blanc au recto, et contenant au verso un damier numéroté; de 52 pages; d'une Lettre écrite à Madame***, en lui envoyant le Traité du jeu de dame à la polonaise, 8 pages, et d'une table des chapitres, un feuillet non chiffré.

Aucun bibliographe n'a parlé de ce volume, et nous en devons la connaissance à un bibliophile distingué, qui ne se pose pas en amateur des soties (soit sottises) et autres babioles que recherchent nos soi-disant amateurs de livres, à M. Charles Brunet , avocat, chef de bureau au ministère de rinlérieur, assez véritablement bibliophile poirr nous avoir promis sa

PHILIPPE UdQ

collabora lion k nuire Encyclopédie du bibliothécaire , livre que nous avons déclaré n'être pas à Tusage des maniaques qu'on appelle bibliomanes, bi~ blioiaphes, etc., etc.

Nous avons deux bonnes Notices sur André Danican : la première imprimée dans le < Magasin encyclopédique >, i"» année, 1795, t. IV, p. 135, et dans la « Biographie universelle », t. :u, au nom Plilidor.

Ce compositeur était le père du général royaliste Auguste Danican qui, condamné à la peine de mort par la commission militaire du Théâtre- Français, se sauva heureusement en Angleterre et y publia trois pamphlets contre les républicains d'alors : les Brigands démasqué» (1796), le Fléau des tyrans et des septembriseurs (1797) et Cassandre^ ou quelques Réflexions sur la Révolution française et la situation actuelle de l'Europe (juillet 1798). D'Angleterre il alla à Itzeboe, dans le duché de Holslein , où il est mort, après une résidence de vingt-huit ans, en décembre 1818, à l'âge de quatre-vingtcinq ans. Il a laissé de volumineux Mémoires manuscrits.

La postérité de Danican Philidor n'est pas éteinte. Nous trouvons dans le n<* 3 d'un nouveau journal, le « Journal du plaisir », un article intéressaDt intitulé : les Joueurs d'échecs, Philidor^ signé A. Danican Philidor. L'auteur s'y fait connaître comme le petit-Cls du compositeur Philidor ; il doit donc être le fils du général mort à Itzehoe. C'est une réponse à unarticle de M. Méry, portant le même titre, qui avait paru dans le premier numéro du « Journal du Plaisir », et où M. Méry avait un peu ravalé le talent de Philidor comme joueur d'échecs, et placé M. de La Bourdonnais au dessus du premier.

PHILIDOR R..., pseudon. [Joseph-Henri Flacon, dit Rochelle, avocat aux Conseils du Roi et à la Cour de <*^ssation]. Sons ce masque^ notre avocat a composé, en société, six vaudevilles qui sont rappelés dans le tome 8 de notre « France littéraire > au nom Rochelle.

PHILIPPE, plagiaire [Jean Le Clerc].

Analyse chronologique de l'Histoire universelle. Paris, Lambert, 1752, in-8; — Paris, Lottin, 1756, in-4. [5736]

Cet ouvrage n'est, à quelques passages près, qu'une traduction de celui que Jean Le Clerc publia en latin sons le litre Compendium historiœ universalis, etc. Amstelodami, 1696, in-8, et Leipzig, 1707, in-8. Si on en croit ie « Dictionnaire > de Moréri, l'original ne méritait pas une seconde édition, encore moins une traduction française. Cependant une anonyme le publia en français à Amsterdam, en 1730, pet. in-8 de 270 pag. Le style de Philippe de Prétot est beaucoup plus pur que celui du traducteur d'Amsterdam. Comme il ne parle ni de l'original ni du traducteur qui l'a précédé, on ne sait s'il a Iraduit de nouveau l'ouvrage de J. Le Clerc, ou s'il s'est contenté de retoucher la traduction imprimée à Amsterdam.

û()0 PHILOMNESTE

PHILIPPE , nom commun à quatre aateurs dramaiiqaes : MM. Bourguet (Adolphe), Delavillenié, ancien acteur de la Porte 5aint-Martin ; Dutnanoir et Roustan, ancien actear du YaudeTille.

PHILIPPE (frère), nom de religion [F.-Philippe Bransiet], supérieur-général actuel des Frères des Écoles chrétiennes (1). Le F. Philippe est auteur, en société de Louis Constantin, le précèdent supérieur, d'une trentaine d'ouvrages élémentaires à l'usage des écoles dirigées par les frères de cet ordre. Ils ont paru avec l'iodi- -cation : par L. C. et F. P. B. Clichés, ils ont déjà eu un grand nombre d'éditions.

PHILOLAUS, pseudonyme [Ismaele Bouilliaud]. Philolai, sive Dissertationes de vero svstemate mundi libri V. Amstelodami, 1638, in-&. [5737]

PHILOMARIË (O,), pseudonyme.

Hymnes à Dieu et à la Sainte Vierge, poésie et musique de — . jParis, à l'église de la Madeleine, 18Zi3, iû-4. [5738]

PHILOMATHL'S, pseudonyme [Fabii, cardiuaiis CHiSil, posteà Alexandri VIT, Pont. -Max.]

Philomatbi uiusae juvéniles. Colon. Ubiorum (Amstelod.),16^5, in-8. — Parisiis, typ. reg., 1656, in-foL [5739]

PHILOMNESTE (G. P.), A. B. A. V., pseudonyme [Gabrie* ,. Peignot, ancien biblioihécaire à Vesoul].

I. Amusements philologiques, on Variétés en tous genres, conlenant : 1» une Poétique curieuse, relative à toutes l*/s espèces de. vers singuliers, bizarres et d'une exécution difficile, avec des exemples figurés ; 2° une \oiice sur les emblèmes des fleurs, des arbres, des animaux, des couleuis, des caries, etc.; un Vocabulaire étymologique des différents genres de divinations; 3° une Nomenclature du chant ou cri des principaux oiseaux des quatre parties du mmde, terminée par la Phiioincla, et suivie des variétés amusantes et instructives; 4" un Dictionnaire des découvertes anciennes et modernes; des détails sur la longévité, sur la superstition de quelques grands hommes; une chronologie des auteurs célèbres classés par

(1) Le niéineUoiit un porirail juMiU par notre célèbre Horace VtriK'l, exposo an Salon il y a qucl({ues années, a fait l'admiration de tous les >iHtciirs.

PHILOMNESTK Û6i

ordre de matières; un tableau statistique de la France ; un aperçu de la réduction successive de la livre numéraire depuis Charlemagne ; de la variation du marc d'argent ; du prix des denrées avant la découverte de l'Amérique; une Notice sur les diamants, avec on tableau de leur évaluation ; un rapport des monnaies étrangères au franc, etc. Paris, Â.-A. Renouard, 1808^ in-8 de xxix et 400 pag. — Seconde édition, revue, corrigée et augmentée. Dijon, Victor Lagier, et Paris, A.-Â. Renouard, 1824, in-8, 6 fr., et sur papier fin. 7 fr. [5740]

Le livre de 1823 est moins une nouvelle édition qu*un nouvel ouvrage sous le même titre, et beaucoup plus considérable. Le cboix des matériaux est meilleur, du propre aveu de Tauleur, et l'impression infiniment mieux soignée.

Il a été tiré de la première édition 8 exempt, sur pap. vélin. La dernière a été tirée à 2000 exempt., dont 500 sur carré fin , et 20 sur grand pap. vélin.

C*est un recueil singulier qui réunit les contrastes les plus piquants, et qui, sous l'apparence de la futilité, cache une instruction réelle, et fournit une foule de notions utiles ou curieuses. On y parle de tout ; vous y trouverez des acrostiches et de l'astronomie , des bouts-rimés et de la statistique, de la morale et des carrés magiques , des vers latins et français, anacycliques, b&telés, brisés, macaroniques, léonins, burlesques, rhopaliques, etc. ; puis des notices bien faites sur toutes les découvertes impor* tantes et sur les inventeurs; des articles de physique amusante; de la linguistique et de la bibliographie; des emblèmes tirés des trois règne» de la nature, des renseignements géographiques ; puis une chronologie des écrivains les plus célèbres classés par ordre de matières ; enfin les choses les plus bizarres et les plus folles avec les documents les plus importants et les plus exacts. Si jamais livre a mérité le titre de mélanges rurieux et instructifs^ c'est bien certainement celui-là. Un jeune homme qui aurait lu ce volume avec attention, pourrait, dans la société, faire le savant sans tomber dans le pédantisme, et mémo il étonnerait souvent les personnes |es plus instruites, etc., etc., etc.

L'auteur avait en portefeuille de Koweaiix Amusements philologiques ^ renfermant des variétés en tous genres, qui pourraient former 2 vol. in-8.

Peignot, page 24 de sa Notice, dit que, de tous ses écrits, \gs> Amuse ments philologiques ont été les plus dépecés : De tous côtés, dit-il, j'en al « retrouvé des lambeaux plus ou moins longs ; mais on a eu beau les fau- « filer parmi d'autres rapsodies du même genre, je les ai reconnus au < premier coup d'œil, et jamais je n'ai été tenté de crier au voleur ».

ir. Livre (le) des Singularités. Dijon, Lagier, et Paris, Frantin, 1841, in-8, 6 fr.; sur pap. collé de» Vosges, 7 fr. [5741 J

A la lin du volume est la Notice de quelques ouvrages de 3f. G, Peignot. Si jamais un livre s'est recommandé à la curiosité publique, c'est assu-

462 PHILOMiNESTË

rément le livre des singularités. Son titre seul promet plus d'une surprise et plus d'un plaisir, et l'ouvrage entier est loin de démentir cette attente. Voici la description qu'en donne l'auteur lui-même : « Pour toute prélace, ami lecteur, nous vous dirons franchement que ce Livre des Singularités est un ouvrage à part, un recueil fantasque, sérieux, burlesque, érudit, frivole, grave, amusant, facétieux, admirable, piquant, détestable, parfois instructif, parfois ennuyeux, souvent décousu, mais toujours varié, c'est déjli quelque chose >.

Le nom de Peiguot est rassurant contre l'ennui dont il menace sod lecteur. Ceux qui ont lu son livre pensent que ce n'est que pour préluder aux singularités de l'ouvrage, qu'il montre dès le début un auteur disant du mal de son œuvre. '

Le Livre des Singularités, au contraire, lui, confirmera le rang si hoDOrable qu'il occupe depuis longtemps parmi l'élite de nos bibliophiles. Ce livre est le dépôt d'une partie de ce que l'auteur a remarqué de plus original, de plus curieux et de plus digne d'être conservé, dans les lectures de quarante années de sa vie. L'histoire, la théologie, les sciences, les lettres et les arts, les hommes grands et petits, anciens et modernes, figurent dans son recueil sous des rapports aussi bizarres qu'intéressants. 11 est presque impossible d'en donner une idée complète par une simple analyse. On se bornera à transcrire ici le sommaire de chaque classe des nombreux objets qu'il renferme.

Antégénésie, ou occupations de Dieu avant la création.

Création de l'Houme, poème rediviviGé du xyi« siècle.

Onomatographie amusante. Croix des sorciers, etc.

RÊVERIES RENODTELÉES DES GrECS.

Singularités numériques offrant des résultats extraordinaires.

De la Gastronomie, apborismes, règles, goûts et détails biographiques et curieux à l'usage des gourmands.

Lettres singulières de papes, de rois, princes et autres, tant nationaux qu'étrangers.

Documents bizarres empruntés aux Anglais.

Variétés microscopiques, bagues hiéroglyphiques, arcaniques, etc.

Chant du Rossignol, texte pur avec la traduction, etc.

Variétés bibliographiques ; petit cabinet d'amateur, composé de dii ouvrages et de dix tableaux, estimé la modique somme de deux millions, prix coûtant.

Pièces religieuses, singulières et curieuses, de différents siècles, etc.

III. Prédicatoriana, ou Révélations singulières et amusantes sur les prédicateurs, entremêlées d'extraits piquants des sermons bizarres, burlesques et facétieux, proches tant en France qu*à Tétranger, notamment dans les XV*, XVP et XVir siècles, suivies de quelques mélanges curieux, avec notes et tables. Dijon, Lagier; et Paris, Pelissonnier, 1841, in 8, 6 fr.; sur pap. collé, 7 fr. [57/t2]

Voilà encore un volunic à ajouter ià la nombrcMiso collection dos ana.

PHILORADIX k6Z

C'esl une galerie curieuse des orateurs sacrés, anciens et modernes, dont on a conservé le souvenir, soit à raison de leur manière de prêcher, soit à raison des heureux effets quMls ont produits dans leur temps. < Nous avons recueilli sur chacun d'eux bon nombre d'anecdotes la plupart assez piquantes, et nous les avons entremêlées d'extraits plus ou moins longs des sermons les plus singuliers et les plus bizarres prêches dans les xt«, xyi<> et XYii« siècles > . U. B.

PHILONAGRE (Christophe), pseudan. [Dom Joseph Gajot].

Éloge de Tâne, lu dans une séance académique. Aux dépens du

loisir, 1782. petit in-12. [5743]

Il existe une précédente édition qui porte pour titre : Éloge de l'Asne, par un docteur de Montmartre. Londres et Paris, 1769, pet. in-i2.

PHILONE (Messer), pseudon, [L. Des Mazures].

I. Josias, tragédie de — , traduite d'italien en français (ou plutôt cooQposée en français par L. Des Mazures). Genève, F. Perrin, 1556, ui'li ; — Ibid., Gabriel d'Augy, 1583, in-8. . [SltxU]

Bibliothèque française de Du Verdier, t. II, p. 565.

II. Adonias, tragédie, yrai miroir ou tableau et patron de i'estat

des choses présentes, etc. Lausanne, Jean Ghiquelle, 1586, in-8.

[5745] Pièce écrite en faveur des Calvinistes.

PHILOPATER (Andr.), pseudon. [P. Pearsonius, S. J.].

Elizabethae reginae Angliae, edictum in Gatholicos , promulga-

tum 29 novembris 1591, et ad idem Andrae Philopatri, respon-

sîo. Lugduni, 1593, in-8. [57/i6j

Get ouvrage a été traduit en français la môme année, sous le titre de RàpoHse à Védit, etc., qui parut le ^9 novembre 1591.

PHILOPONUS (Honorius) , pseudon. [Gasparis Plauti, vel Plautini, abbatis Seidenstaetensis in Austriâ inferiore].

No\a typhis : transacta navigatio novi orbis Indiœ Occidentalis, etc. Parisis, 1621, petit in-fol. [5747]

Barbier, sous le n^ 20603, en cite une édition de la même date, mais sous la rubrique Lemiae.

PHILOPHOS (M s), jeune aléthophile^ pseudonyme.

Extrait de mes lectures : aux amateurs de renseignement mutueL Gharlres, Laballe, 1829, in-8 de 20 pages. [^748]

PHILORADIX. Vov. ARISTOPHANE PHILORADIX.

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