‹ Les Supercheries Litteraires Devoilees (volume 5)Chapitre 174 sur 205 · III. Philosophie do bonheor, maDoscrit de PbtoD, publié par · texte numérisé non relu

III. Philosophie do bonheor, maDoscrit de PbtoD, publié par

l'aatearde o la Philosophie de h Nature » [lêoard^ plosceonoaoai

le nom de DelMe de Sales). Paris, Moutardier, 1800, 2 tqL iii«8.

Cet ouvrage avait paru dès 1796,- sous le titre : De U PhiUuêpUe im Ranheur, wweige recueiUt et pubîté par l'auteur de la « Pbiloaopbie de la Nature».

PLATONPOLICHINELLE, pseudooTme pris par un ecclésiastique qui en a plusieurs autres [l*abbé Martinet, docteur a théologie, chanoine de Moutiers, en Savoie ^1)]. Il nous a para piquant de réunir dans un seul article la liste des divers ouvrages que cet ecclésiastique a publiés sous le voile de l'anonyme, sous des pseudonymes et avec son véritable nom, afin que Ton connût hien le bilan littéraire du prêtre ultramontain dont h presse s*e8t ooco: pée dans ce» derniers temps. Nous sommes même assez heuremée pouvoir faire profiter nos lecteurs d'nne notice sur M. l'ahbé Martinet, qui permettra d'apprécier son esprit original et les opinions religieuses qu*il professe depuis quinze ans. Cette notice a parn d*aborddans a l'Union suisse » en 18^7, et elle a été reproduite la même année, dans « la Voix de la Vérité », n^ du 10 mars.

« Dieu, dit « FUnion suisse », n*a point fait défaut à rhumanité pour l'aider au retour après la grande apostasie du dix-huitième siècle. Naguère à côté des maîtres en Israël, à côté des pontifes et des docteurs de son Église, il lui a donné, pour guides et pour flambeaux, des génies d'une originalité, d'un éclat extraordinaire. De nobles vengeurs de sa gloire, les Bonald, les Maistre, les Châteaabriant, les Gœrres, les Pbilipps ont cherché à rétablir Dieu dans ses droits violés partout depuis 60 ans, et à le replacer dans les esprits et dans les cœurs ; et leurs efforts, Dieu merci, n'ont pas été sté-

(i) M. Antoine Martinet, mort éîéque de Gbambéri, le 6 mai iSSg, pouvait bien être l'oncle de l'ecclésiastique qui fait l'objet de cet article.

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riies. Mais, depois lôrs, de nouvelles qaestioiis ont surgi ; je me troinpe, de Tieilles questions se sont présentées avec une forme nouvelle et ont demandé à être jugées. Prochaine dissolution du protestantisme, religion d*État^ utilité des ordres religieux, comtnunisme et son avenir, paupérisme, industrialisme et le reste : toutes ces questions et mille autres de Tordre social et religieux, qbi préoccupent et inquiètent en ce moment les esprits, devaient puiser leur solution dans les doctrines propres à l'Église : elles Ty ont trouvée. Un homme, entre autres, appuyé sur les plus fortes études de la théologie positive, et riche de tous les trésors de la science moderne; un homme sensible à tous les maux de l'humanité et brûlant du désir d'y mettre un terme, s'il est possible ; euGn un digne athlète de l'Église s'est saisi de ces questions et les a résolues ».

« L'auteur anonyme de la Solution de grands problèmess de Platon'Polichinelle , mais surtout du traité de la perfectibilité humaine, s'est placé en France, en Savoie, en Suisse et en Belgique, au rang des premiers défenseurs de la foi ».

m; Martinet, chanoine de Moutiers, en Savoie, est l'un des prôtres savoisiens les plus éminents ; il a refusé Tévêcbé d'Annecy, pour se livrer tout entier à l'humble l'apostolat des campagnes. Il a fondé dans les hautes gorges de Moutiers, une maison de missionnaires séculiers. C'est du fond dé cet humble ermitage, c'est dans Jes loisirs que lui laisse le soin de ses pauvres chéris, qu'il travaille à éclairer aussi, sur leurs vrais intérêts, les classes de la société qu'on nomme éclairées » .

Cette apologie cauteleuse de M. l'abbé Martinet par a TUnion suisse », justiûe suffisamment l'épithète i*ultramontain que nous hjà. donnons. Qu'est-ce effectivement que M. l'abbé Martinet? l'un de ces nombreux ministres de Dieu, qui oublient chaque jour que le royaume de leur maître n'est pas de ce monde, et que par conséquent, comme le prescrivait récemment Mgr Sibour, archevêque de Paris, aux prôtres de son diocèse, ils ne doivent s'occuper des affaires de la terre que pour consoler les affligés. Par quelle étrange réaction M. l'-abbé Martinet qui, il y a quinze ans avait préféré à la mitre, l'humble mission de pasteur des habitants des hautes gorges dé Moutiers, est -il descendu à se faire le champion du fougueux ultra -papiste, évêque de Chartres, M. Clausel de Montais, vieillard impénitent, qui lui, contrairement à son métropolitain, III 3^

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approuva et encoiirj^ mêoie tes pr^es de 00a dîocèsç k prendre rang parmi leç brooUloos dont la société est déjà aases eacombrée; de ce fougueux qqi n'a pas reculé devant l'idée d'aeiener quekpies uns de ses coU^uôs à dénoncer à rie IX Tesprit, de concSiatioii et de tolérance dont est animé Mgr Sibour, néiropoUtain de Mgr de Chartres (t)*

M. Tabbé M^net s'est décerné le somom de Plato»-PeUchîuelle. « On sait, dit-il, que Platon, le |4us grand des pUlosopbo a de rAntiquité, et Polichinelle» le plus gai des edfiaata du mofea- « âge, 9'accostèrent providentiellement il y a quelques mofes poer a une eptreprise gigantesque, la restauration du boa sens en « Europe ». De cet accouplement médiocrement ortb^oxe soot déjà nés en effet plusieurs ouvrages : PUUfm-PolichvMlU (iSftO), Solmion de grands problèmes (1843-46) , Statolatrie^ cm I0 Conmoh nisme légal (18&8) ; dea Affaires d'Italie et de VoPâtàr frektk d^ VEwope (1849), la Science de la m (1850)^ et surtout edoi intitulé le Réveil du peuple (1850), que lesjotfmalîifes ingimeux et chrétiens brevetés par M. l'évèque de Chartres, nomment c on a catéchisme populaire des plus grandes vérités de Tordre soeîil, « des principes auxquels il budra tôt ou tard revenir quand on « voudra retrouver Tordre et la paix »•

Nous connaissons de M. Tabbé Martinet :

I. " Goncordia ratîonis et fidei contra veteres nuperosqne raticoiilistas. Auclore theologo Tarentasiensi. Lugduni, Guyot, 1835^ in-8, 5 fr. [5887]

(1) On lit dans VAbeillej journal de Poitiers, du 16 avril i85i :

« Nous apprenons que plusieurs évêques ont déféré à Texanien et au Jugement du Saint-Siège divers écrits de M. Tarchevéque de Paris, et notarameet le mandement du 1 5 janvier dernier, comme exprimant des doctrioes et des prétentions sur lesquelles rattenliou du chef de TËglise devait être appelée.

« Indépendamment de la compétence du concile de Paris, la question se trouve donc ainsi portée au tribunal du Souverain-Pontife ».

Pour son édification, M. l'abbé Martinet devrait bien lire la Lettre d'wk foudroyé à %m foudroyant (M. Clansel de Montais), signée N. Theil, ex-professeur au lycée Napoléon, et imprimée dans le feuilleton du « Siècle • du 19 avril i85i ; il y verrait que le temps des prêtres qui dissimulent leurs ambitions sous l'apparence de dévouement outré à I9 papauté et à la monarchie, est passé en France : ils ne révolutionneront plus le pays dans leurs propres intérêts.

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II. * Perfectibilité (de la) hnmaioe. Lyon, Périsse frères, 1835^ in-^. (Anoa). {58&B]

Il a paru postérieurement un ouvrage qu*il ne faut pas confondre avec eelii'de M. le chanoine Martinet. Ce dernier est intitulé : Delà Perfectibi- UH humalm, om Réfksioni sur la vraie natttrê du pouvoir, ouvrage, où l'on prouve riiDpOsal)Mlité d*une forme arrêtée et définitive de la Soeièlé ; par IMoii^ Msucisii. Paris, Leieux, 1842» in-8, 0 fr.

l<*auteur de la notice de « rUnion Suisse » $*est trompé en disant que. le tràtté De la PerfêctihitUé humaine a été le début de M. Tablée Martinet dains la carrière des lettres : il avait publié peu de temps auparavant sa Cûncordia rationts et fldei. c Le bruyant torrent de ta pressé a manqué H M. Martinet, dit son biographe. L'ouvrage De la Perfectibdité humaine, son chef-cTœuvre, est demeuré peu connu ; il av^t surtout le tort de porter un titre trop sérieux pour notre temps. M. Martinet qui le sentit, choisit pour son troisième ouvrage un titre plus badin *.

IIL Platon-Poiicbtnelle, ou la Sagesse devenue folie, pour se ■lettie à la portée du siècle. Premi^ partie. Chartreuse législative. — DeuxièHie purtie. Chambre monacaie. — Troisiènoie partie. Les Religieux seraient-ils encore bons h quelque chose ? Par un Solùaire amergnat. Lyon.Pélagaod, 1840, 1841, 3 part, in-18. [5889]

Nousne connaissons les deux i^remièces parties que par la cUatjoB, et non Tannonce, qu'en a faite la « Bibliographie de la Frabce », année 1840, sou le 1!» 1640.

I^es trois parties réunies ont q«, en t$4S et 1844, des 4» et 8« éditions. I^>on^ Lesne, et Paris, Ponssîelgue-Rusand, 2 vol. in-i8, 5 fr.

L*ouvrage fut goûté par une classe de lecteurs; ces cinq éditions le proQvent.

IV. Solution de grands proUèmes, mise à la portée de tous les eqiriis. Prenier furohlème : Peut-on encore être homme sanii être cbrélien ? Par Tadteur de « Platôn-Polichinelle ». Lyon, Lesne et Paris, Poussiel^ue-Rusaad, 1843, 1844. in-18. —Tome If. Lyon et Paris, les mêmes^ 1843, in-18 ; en tout 2 vo|^. in-18, 7 fr. — Deuxième problème : Peut-on encore être chrétien sans être catho- Hqqe. Par Tauteur de « Platon-Polichinelle ». Lyon, Pélagand, et Paris, pQussieîgae-Rusand, 184ÎS, îa-18. — Troisième problème : la Société peut-elle se sauver sans redevenir catholique. Pafis^ Coquebert; Poussielgue-Rusan'd, et Annecy et Moutiers, 1846, 2 part, en 2 vol. in-18, 5 ir. [589(q

te deuxième problème a été réimprimé, en 1845, dans les formats in-16 et fn-12. C'est surtout dans le rroi^i'èm^ proMèmf,4>ortant pour épigraphe :

5S3 FLATQN-POUCHISBUJI

«La société péai-éUese.MRYer MnifedeiaiilrjeatMIqie»^ fp^ltet «^ cher la.flolaUoHn de Ums les proUèiiies lociaiis denotOB épmrae. . , ^ ^. ,. Il eiiste eocore one^ édition poitérieoie ei^ 4 toL iik-8 : IS v.

V. Art (i*) d*aiipreQdp:e en riaiudadwBe»^^ JPofiiffUitfl/et séparé de PlaUNi pour caniai .d*inonmf>itihilité. ftirii^ Poosaidgoe-'Riimid ; Lyim, Pébfprtid, et AlbèrtffHe, Blanc fli, IS&Q» gr. jui-8 de 260 pages, atec tine fig. 7 fr* . 50 téai '[58M}

Tel est le titre d'on nooTel écârlt .où^ sons la fbiàie * 4^ù^ ^liçtki^ pMM de grftce, raateor aborde et léaoat iiiie Ibnle de (QveMÙW gnraet.filt pleine^ d'intérêt Oui, c*est bien, là Platon^ c'estlM/eai Sojcnità» jQotsfliibleni defenns cbrétkniSt et qui, mêlant le gr«té. an .(^iv,:l6atafai|iil.ipi séyèrç, coa.frent, soos le bad^ge d'naeeonTenation'di^ànée^e^^ ment deii pins sublimes férités, et'q^en entre ont, trôavé là jiéêretdli^ de kûB&ire aimer ! . m^^r^^éê.k^MfMm'

. VL . Réflexioiis de PoUckmelU am; on soavenùu» ^cxmoie^ il vi oii

pepr^t aor le discpors d'an trAQeqoi n> pi9,80B ««mbinM^^^nik

A,i Sirpu et.DeMiaen ; .Pon^^ielgiie-Aasaiidt^ l»?» ili«t, «a*

TpL gr. in-iS de 19S page8;2 fr. 50 cent. . . [SSfeg

Les Béfexiimê 'dêPMkùuÛê ;wr «m sêwmraiM t^mm* ftin ,«» « jpavt- |H|h tent snr le Safnt-Père; c'est, bien entendu, un souverain sbis V^aM qae 1ePëre.eommun'dMfldële9r/tediiBrdêrti|^sennifëMllël ' ''-^ ^''

YII. Idées (les) d*uQ catholiqae sur ce qu'il y aandt k fidre; par l'auteur des « Solutions de grands proMèines a. Paris, Poos-

sielgue-Rusand ; Lyon, J.-6. Pélagand, et Albertville, Blanc fils, 1847, gr. in-18 de 225 pages, 2 fr. 50 cent, [5895]

YIIT. Statolatrie, ou le Communiste légal; par Fauteur de h « Solution de grands problèmes ». Paris, Lecoffre, 1848, in-iS, 1 fr. [5894]

IX. Affaires (des) de l'Italie, et^de l'avenir de l'Europe ; par l'auteur de la a Solution de grands problèmes ». Paris, le même, 1849, in-12. [5895]

L*auteur termine cet écrit par 40 pages qui sont Textrait d*an livre intitulé : les Béats, tué sous presse, dit-il, par la Révolution du 24 Février i848.

X. Emmanuel (F), ou le Remède à tous. nos maux; par M. l'abbé Martinet, docteur en théologie. Paris, le même, IBM, io.l2. ' [5896]

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XI. Science (la) de la Vie; par l'abbé iJfar/iViet, docteur en théologie. Paris, le même, 1850, 2 vol. in-8, 10 fr. [5897]

Ouvrage en 50 leçons, avec préface et conclusion.

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