LUSSAN
LtJDOylC, pseudon. [Benri-Louis Duffaud, aoteut* dramatique]. On dit que, sous ce pseudonyme, il a eu part à une pièce de théâtre que nous ne connaissons pas; mais nous en connaissons une qui porte ce prénom en français (Louis), intitulée : Un premier pas dans le monde, vandevillc en trois actes (18ft2).
LUDWIG, auteur déguisé [ISNARD de Sainte-Lorette, ancien major d'infailterie].
I. A?ec M. Philadelphe [Maur. Alhoy] : les Visites au Louvre» pièce mêlée de couplets. Pari», Quoy, 1823, in-8. [^391]
II. Vimdière (la), mimo-drame militaire en un acte. Pari$, Quoy; Barba, 182^, in-8. [Zi392]
LUIGI, pseudon. [Durand de Beauregard, auditeur au con^ seil d'État].
Avec M. Masselin : les trois Liè?res, vaudeville en un acte. Re-* présenté sur le théâtre des Variétés, le 19 mai 1839. Paris, MU chaud, 1839, in-8 de 16 pag., 20 c. [i^393]
Formant la 144* livraison du « Musée dramatique >.
LUNEAU DE BOTSJERMAIN, éditeur apocryphe [Blin DE SAIN*
More].
Œuvres de Jean Racine, avec des commentaires, par — . Paris, 1768, 7 voL in-8. [4394]
Jusqu'à présent on avait cru ((ue ce commentaire était de Luneau de Itoisjennain, mais il est réellement de Blin de Saînmore, qui le lui vendit, avec le droit de propriété, 2,400 iiv. Nous garantissons, dit M. Foumieri ranthentieité de cette anecdote.
« Nouveau Dictionnaire portatif de Bibliographie >, ^ édit. Paris, ISOet iD-8.
LUREAU, pseudon. [Xavier Verat, dit Veyrat]. On a dît qu'il existait une pièce de cet auteur imprimée sous ce pseudonyme* Nous ne la connaissons pas.
LDSSAN (M"' Marguerite de). Ouvrages qui lui sont faussement attribués.
L Anecdotes de la Cour de Philippe-Auguste (composées en ^ode partie par l'abbé Claude-Joseph Chéron de Boismorand). Paris, veuve Pissot, 1733, 17i!t8, 6 vol. in-12. — Nouv. édition. Paris, Lebègue, 1820, 6 vol. in-12. [UZW]
Cest le meilleur des ouvrages portant le nom de mademoiselle de Lussan.
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II. Marie d'Angteterre, reine-dochess«k- {P^t^ le même.) Paris, 1749, iii-12. [6396]
Cette anecdote historique, qui parut sous les auspices de madame de Pompadour, est intéressante et bien écrite.
III. Histoire de la vie et do règoe de Charles VI. (Par Bamdot de JmUy]. Paris, 1753, 9 vol. iii-12. [&397]
lY. Histoire da règne de Louis XI. (Par le nt^me). i^aris, 1757, 6 voL iD-12. [&398]
V. Histoire de la révolution du royaume de Naples dans les années 1667 et 16&8. (Par 2e même). Paris, 1757, 6 v<# iQ-12.
LUSSAN (Paul de), psetidan. [À. Pitaud, de Forges, auteur dramatique, plus connu sous le nom de Deforges],
I. Avec M. Eug. Sue : le Fils de THomme, souvenirs de 1816 (en un acte et en prose). Paris, R. Riga, 1831, în-8» 1 fr. 50 c
[6600] ' IL Avec M. Ad. de Leuven [Ad. de Ribbing] : le Guérillas, é^ sodé des dernières révolutions d*£spagne, en un acte, mêlé de coo-. plets. Paris, Barba, 1831, in-8. [6601]
LUSSINI, plagiaire pseudonyme [Charles Delacroix, jadis artiste du Panthéon, aujourd'hui directeur du théâtre des Nouveautés de Bruxelles].
Briseurs (les) d'images, drame en trois actes ; par M. LassinL Représenté sur le théâtre du Panihéon, le 28 avril 1860. [6602]
Cette pièce qui n*a pas élé imprimée n'est antre que le « Ferdinand Alvarez de Tolède >, par M. Félix Bogaerts, représenté à Bruxelles, le 98 évrier 1835. C'était la seconde fois que M. Delacroix se rendait coupable de la même faute. Yoy. le n» 1502.
LUSSY (le chevalier de], pseudon, [le baron de Tschoddt].
I. Étrenne au Pape, ou les Francs-Maçons vengés ; réponse ï la bulle du pape Benoît XIY, lancée l'an 1751. La Haye, Sanrel, 1752*
in-8. [6603]
II. Folle (la) sensée, ou Histoire de mademoiselle F***, dédiée à
madame la marquise de Y....; par le chevalier D. L. Londres,
1752, in.8. [6606]
Cet ouvrage devait avoir une suite, qui n*a point été donnée. Yoy. « le Yatican vengé », par le même auteur, p. 117.
III. Yatican (le) vengé, ap.>logie ironique pour servir de pendant
Ll^SSY 165
il « rÉtrenne au Pape » , ou Lettre d*aii père à son fils, à l'occasion de la bulJe de Benoît XIY, avec les uotes et les commentaires. La Haye, Van CIcef, 1752, in-a. [Uli05]
lY. Philosophe (le) au Parnasse français, on le Moraliste enjoué; lettres du chevalier de L*** et de M. de M*** (dédiées au coqate de Cbouvalof). Amsterdam, Buyn, 1754, in-8. [UU06]
Cette correspondance est remplie de citations tirées de nos poètes. Il n*y a dans tout le volume qu'une lettre de M. de M***.
Est-il vrai que le baron de Tschoudy soit Tauteur de « Thérèse philosophe », et que ce soit ponr complaire à Timpératrice Elisabeth dont il osait se vanter d'avoir obtenu les faveurs, qu'il ait composé cet ouvrage T Le baron de Tschoudy eut dans sa jeunesse des aventures dont le récit n'est pas sans une espèce d'intérêt. Il ne faut pas le confondre avec le baron de Tschoudy, ancien bailly de M«Ur auteur de l'opéra « d'Echo et Narcisse » ; son père était conselUer chevalier d'honneur au parlement de Metz ; il fut pourvu lui-même, étant encore fort jeune, d'une place de conseiller au môme parlement; il voyagea avec la permission du roi, permission dont les magistrats de la Cour souveraine avaient besoin pour sortir du royaume. Ëunt en Italie, il se fit de fSlcheuses affaires pour avoir publié ufie apologie des francs-maçons contre une bulle du Pape qui Tenait de les condamner. Cet ouvrage est intitulé : le Vatican vengé, apologie ironique ponr servir de pendant à VEtrenne au pape, ou Lettre d'uo père à son fils, à l'occasion de la bulle de Benoit XIV, avec les notes et coaunentaires, par le chevalier D. L. La Haye, Van Cleef, 1752, in-8. Les lettres initiales D. L. désignent le chevalier de Lussy, nom sous lequel voyageait notrejeune baron. 11 est probable que Tschoudy ne fut que réditeur de cet ouvrage, ou que même il n'ait fait que lui prêter les initiales du nom qu'il portait alors ; il était trop ignorant par lui-mêm e pour composer cet ouvrage. Quoi qu'il en soit, le chevalier de Lussy quitta l'Italie pour se rendre en Russie, oii le besoin le força d'entrer dans la troupe des comédiens de l'impératrice Elisabeth. Ses talents et la fiuîiiité avec laquelle il parlait plusieurs langues. Tayaut fait connaître d'Ivan Chouvalof, ce favori le tira de la comédie, lui fit donner la place de secrétaire de l'académie de Moscou, et le prit en même temps pour le sIqo sous le nom de comte de Putelange. Eu 1755, le prétendu chevalier de Lussy ou comte de Putelange, rédigeait, ou pour mieux dire, dirigeait et faisait rédiger le journal français intitulé * le Caméléon Httéraire >, par l'auteur du « Philosophe au Parnasse ». C'était lui qu'il entendait désigner par cette périphrase. Le Philosophe au Parnasse avait paru à Amsterdam, en 1754, in-8 : c'est sans doute l'ouvrage que Duclos, dans ses « Mémoires secrets », appelle le « Parnasse français » ; en voici le titre exact : le « Philosophe au Parnasse français, ou le Moraliste enjoué » ; lettres du chevalier de L** et de M. de M***, dédiées au comte Chevalow (Chouvaioi). Parmi les treize lettres qui composent ce volume, une est de M. do
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M***, deax n'ont pas de signature ; c'est^ji-dire qa*il y a peu de chose de Tachoady, qui avait sans doute acheté ce manuscrit de quelque malheoseux réfugié pour quelque argent, ainsi que fit, quelques années après, Mttibeit de Gouvest pour le manuscrit du « Testameat politfqne''da cardinal AD»e* roni ». J*en dirai autant des romans que, selon Duclos, Tschoady aurait composés. Je ne puis voir en lui que Fauteur de « Thérèse philosophe > , si toutefois encore il en fut autre chose que Téditeur. 0*est à cette prodnction quMi dut la faveur qui le porta à la place de gouvemeur des pages de l*impératrice Élisaheth. Mais le comte Chouvalof ne tarda pas k s'apercevoir que le comte de Putelange n'avait déserté sa protection que pour en épouser une plus élevée. Mais comment reprocher son ingratitude à on homme qui avait pris sa place dans le cœur de sa souveraine, et qni, après avoir Joué pendant longtemps le r61e de protégé, pouvait prendre un moment celui de protectenrf II était plus simple do ftiire pratiquer seerèiemeotpar d'autres la voie de la disgrâce; de soulever doucement le voile qui devait tenir caché à tous les yeux le mystère de sa faveur, et de Jeter d*Bne main légère, sur le théâtre de son bonheur, cet imperceptible réieaa qae Vulcain fabriqua jadis pour rendre tout l'Olympe témoin de sn honte et des douces étreintes d'un rival heureux. Conduit à la disgrâce par la Jalousie, Tschoudy, plus heureux qu'Ixion, paya cher le bonhear d'un moment. Ses ennemis le poursuivirent jusqu'en France. A son arrivée à Paris, fa Ck>ur le fit mettre à la Bastille. Sa mère écrivit t l'iapératriee Elisabeth et au grand duc, qui a été depuis l'empereur Pierre m. Quoique ce prince eût été l'un des instruments dont l'intrigue s'était servie pour arracher le baron de Tschoudy des bras de son auguste amie, 11 fit «ne réponse que sans doute on lui dicta, dans laquelle il disait aèdieaient à madame de Tschoudy que son cher fils lui serait rendu. Cependant l'impératrice Elisabeth se servit de l'ascendant qu'elle avai| conservé sur l'esprit du grand duc, pour qu'il fit instruire les ministres de Louis Vf de l'intérêt que la Cour de Russie conservait au baron de TSchoudj. Chacun Vit d'oh partait cet intérêt ; Tschoudy sortit de la Bastille, et retint à Metz où il parut uniquement occupé de la franc-maçonnerie; il aida Bardou-Duhamel, fils de l'auteur du « Traité de la manière de lirs les auteurs avec utilité >, Paris, 1747 et 1751, 3 vol. in-12, dans la composition du livre qui fut publié en 1766, sous le titre de « l'Etoile flamboyante ». Du reste, le baron de Tschoudy était un homme très aimable, très spirituel ; il mourut à Paris, âgé d'environ 45 ans, vers 17li7.
P. -A. AuGuis, Préface envoyée de Berlin.
LUSTIËRES (de), pséudon, [Théodore Toughard-Lafosse, neveu du romancier].
I. Caporal (le) Yeroer, par — , et le général Garnison , par G, Tauchard-Lafosse. Paris, Lachapelle, 1839, 2 vol. in-8. [6^07]
II. Avec M. Boulé : le Bourreau des crânes, vaud. en deux actes. Paris, rue d'£nghien, nMO; Tresse, 18/il, in-8. [&408]
Faisant partie de la collection dramatique intitulée « la Mosaïque ».
LUYNES iC?
Ili. At6C m. Dutertre : Monsieur Mezière, ou Mon drame et ma fatare, coinédie-?aade?ille en nn acte. Paris, Gallet; Qaoy; Vert, 1 841, in-8. [4409]
Faisant partie de « Paris dramatique ».
ly. Trompettes (les) de Ghamboran, vaudeville en trois actes et quatre tableaux. Paris, Marchant, 1847, in-8, 50 c [4410]
Faisant partie du « Magasin thé&tral ».
LUSTUGRU (le sieur)^ natif du village de Gounieu, résidant à Verdun, pseudan.
Secret de ne jaaiais payer, tiré du trésorier de Tépargne, par le chevalier de l'industrie; composé par — . (En vers). Lyon, 1760, in-12. [4411]
LUTRIN, attaché, depuis 25 ans, à la paroisse Saint-Ëtienne, pseudonyme [Vincent Râspau].
Missionnaires (les) ea opposition avec les bonnes mœurs et avec les lois de la religion. Paris> les march. de nouveautés, 1821, in-8 de 44 vegeL [4412]
LUXEMBOURGEOIS (UN) de la partie cédée, pseudonyme [le baron F. de Reiffenbeb6] .
Honarar (de 1*) national à propos des vingt-quatre articles. Bmxell», Muquardt, févr. 1839^ in-8 de 15 pag. [4413]
LUTNES (de), nom nobiUaire [Honoré-Théodoric-Paul-Joseph D*ÂCBERT, duc DE LuTNES, membre de l'Académie nationale des inscriptions et belles-lettres et de la Ghambre des représentants].
L Avec M. F.-J. Debacq : Métaponte. Paris, Maze^ 1833, in-fid. de 28 feuilles dont deux frontispices, [dus de dix planches, 60 fr. [4414]
II. Avec M. Bouchardat : Mémoire sur la panification de la fécale et de la pomme de terre. Paris, de Timpr. de Fain, 1833, in-8 da 16 pages. [4415]
m. Commentaire historique et chronologique sur les éphéméri-
des, intitulées « Diurnali di messer Matteo de Giovenazzo ». Paris,
F. Didot, 1838, in-4. [4ilil6]
L'ancienne chronique attribuée à Matteo Spinello de Giovenazzo contient d'importants détails sur les événements qui se passèrent dans le royaume de Naples depuis les dernières années da règne de Frédéric II jusqu'au r^e de Gbarles d'Aiyou,