LIERS
Traité de l'Infini créé, aTec l'Explication de la possibilité de la transsubstantiation, et on Traité de la confession et de la commu* nion. Amsterdam y Marc-Michel Rey, 1769, in-12 de lyu et 213 pages. [/(699]
Les pièces prêlimlDalres de ce folume sont ainsi composées : l» Préface de l'Éditeur, pages i à xiij ; 2* Précis de la Vie du P. Malebranche (composé par L.-Th. Hjéaissant), pages xiv à xxxirj ; 3<> Catalogue des ouvrages du P. Halebranche, pages xxxYiij à lyij.
Il y a une autre édition sous la même date, et parfaitement semblable, sinon qu'on lit Malbrahcbb au lieu de Malebranche. Le corps de l'ouvrage fnt imprimé en France, et les pièces liminaires en Hollande.
Sur cet ouTrage que, tour à tour, Ton donne et Ton conteste au P. Malebranche, nous donnerons ici deux notes se réfutant Tune par Tautre : la première, que nous devons à M. Mathon, bibliothécaire de la ville de Neufchàtel (Seine-Inférieure) ; la seconde, empruntée au Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes de A.-A. Barbier, 2« édition, n^ 18114. Note manuscrite sur un exemplaire ayant appartenu à M. Blondel, aKrocat à Dieppe, parent d'un sieur Desmarquets, auteur des Mémoires chronologiques pour servir à l'histoire de Dieppe et à celle de la navigation française. Paris, 1785, 2 vol. in-12.
En l'année 1721, temps auquel je demeurais à Rouen, M. Louis Gons- Untln, prêtre de l'Oratoire et qui demeurait alors dans la maison de la congrégation de la même ville, me prêta un manuscrit intitulé V infini crié, dont il me parut faire beaucoup d*eslime et qu'il me recommandait de tenir secret.
Environ un mois après avoir lu le manuscrit, je le lui rendis en lui avouant que j'en avais tiré une copier mais que je la lui apportais pour en disposer à sa volonté. Cette franchise de ma part le toucha, et il consentit ^ me laisser cette copie sous la condition expresse qu'elle ne paraîtrait point pendant sa vie, ce que je lui promis. Dégagé de ma promesse par l'événement de sa mort, arrivée vers l'année 1729, je prêtai ma copie à M. Gosse, célM>re avocat à Dieppe, qui me dit depuis, avec le témoignage d'un sensible regret, qu*il l'avait perdue. Je fus moi-même d'autant plus fiessible ^ cette perte, que je la crus irréparable ; mais un heureux halard me la fit recouvrer. Un M. Gloutier vint alors demeurer k Dieppe en qualité d'ingénieur en chef; il y connut M. Gosse, auquel il communiqua an autre manuscrit semblable à celui que j'avais perdu et dont M. Gosse
i8& MALEBRANCHE
me remit, peo de temps après, une cofûe qu'il en fit tirer ; c'est celte copie qoî m*est restée, msis pea exacte par la faote du copiste.
L.es premiers faits de ce récit joints à la ressemblance qai se tronre entre cet ouTrage imprimé et cette copie, donnent lien k des conjectnres qn'il est réellement da P. Malebranche, quoique l'impression n'en ait paru que 54 ans après sa mort.
Les faits suivants fortiûent cette opinion. Le P. Maleiirandie était intiae ami du P. Constantin, qui était bien digne de cette amitié et qui était aussi un grand métaphysicien; iisayaient les mêmes sentiments et ils afaieat Técu très longtemps ensemble à Paris dans la même congrégation.
Il est donc jusqu'à présent plus que vraisemblable :
i^ Que le manuscrit qui m'avait été prêté mystérieusement en im était le manuscrit ou une copie du manuscrit du P. Xalebranciie;
S* Qu'il en avait conGé le dépôt au P. Constantin, soit pour y donner la perfection dont il le croirait susceptible (et en effet, cet ouvrage parait plus étendu dans une copie qu'il ne l'est dans cet original Imprimé), soit k la condition de tenir le dépôt secret, parce que le P. Malebranche ne Toulut pas qn'il devint public pour éviter les clameurs des pr^ugés si souvent contraires k la nouTeanté qui tend à en abuser;
5* Que par quelque motif que ce fût, le P. Constantin n*ann point jugé k propos de faire imprimer cet ouvrage, mais qu'il s'en sera échappé (soit après sa mort ou même dès après celle du P. Malebranche arrivée en 1715) quelques copies qui seront tombées dans des mains moins scnpuleuses que les miennes et qui en auront fait faire en 17G9 la présente édition.
EnGn, l'opinion que l'auteur de cet ouvrage est le P. Malèbranclie se cl&nge en certitude par les raisons qu'en donne l'auteur du Jounud Encyclopédique dans les extraits ci-après copiés de ce journal du mois de Janvier 1770, pages 147 et 148, et dans celui du mois de mars de la même année, depuis la page 180 jusqu'à la page 194, où il reconnaît, dit le journaliste en parlant de cet ouvrage, l'éloquence du style et la sublimité des idées du P. Malebranche.
On peut encore ajouter à ce témoignage celui des auteurs du SmnetM Dictionnaire Historique^ etc., qui (tome iT à l'article Malebranche, page 299 et suivante de l'édition de 1772) finissent par mettre au nombre des ouvrages du P. Malebranche ce Traité de l'Infini créé, imprimé en 1769« qu'ils disent ètrtr un ouvrage posthufhe.
{yoti de JT. Mathon.)
Dans une longue lettre insérée au Journal de r<erduji, juin 1772, p. 43, on prouve que ce Traité n'est point et ne peut être du P. Malebranche. On assure qu'on a découvert qu'il était du sieur Pierre Faydit. La lettre est datée de Marseille, le i& mars 1772.
Je ne reconnais cependant point le style de Faydit dans cet ouvrage, que j'attribuerais plutôt à un autre auteur que je ne nomme point, n'ayant pas de preuves suffisantes pour l'assurer. « Note communiquée par M. Adry, ancien bibliothécaire de l'Oratoire >.
MALICOURT 185
Ce livre ne fut jamais du P. Malebranche. Pour peu qu'on soit familier avec ses ouvrages, on n*y reconnaîtra ni ses sentiments ni son style.
On s*y est trompé : l** parce que ce système parait d'abord n'être qu'une extension de l'opinion du P. Malebranche sur le meilleur des mondes possibles. Mais de ce qu'un homme aurait dit, par exemple, < Dieu est toutpuissant », pourrait-on lui attribuer la conséquence extravagante, « donc il peut faire ce qui implique contradiction », etc.?
2o L*ouvrage renferme une métaphysique profonde, et cependant très claire ; mais qu'on y fasse attention, cette clarté n'est que dans la suite fort bien développée de corollaires tirés de plusieurs faux principes, et l'erreur peut très bien se trouver avec cette clarté.
Gomment n'a-t-on pas plutôt reconnu ici la main du comte de Boulainvilliers, grand métaphysicien, écrivant très bien, d'abord élève du P. Malebranche, et ensuite voulant se donner lui-môme pour maître, mais élevant des édiûces dont certainement le P. Malebranche ne lui avait point donné le plan ? Je ne parle pas d'expressions qui n'ont commencé à être connues en France que depuis la Régence. Le P. Malebranche, de plus, n'aurait jamais cité à l'appui de ce qu'il disait un auteur très moderne et très inconnu, comme on le fait ici.
he P. Malebranche n'aurait jamais répondu à des objections de la manière dont on le fait dans ce livre : « On m'objectera », etc.; et sa réponse consiste à apprendre un nouveau principe qui entre dans son système.
« Nouvelle objection. — Autre principe encore plus monstrueux »; et ainsi de suite.
J'atteste, de plus, qu'ayant lu tous les manuscrits du P. Malebranche, non seulement je n'y ai point trouvé l'ouvrage de « l'Infini créé », dont on dit pourtant qu'il y avait plusieurs copies, mais que je n'y ai rien trouvé qal approchât ni de près ni de loin d'un seul dl^principes qu'on y avance. Il est bien évident que les deux autres Traités ne peuvent être de la même main.
Il y a bien des fautes dans la < Liste des ouvrages du P. Malebranche », placée à la suite de la < Vie de Malebranche. » Seconde note communiquée par M. Âdry. {Note de A.-A, Barbier,)
MâLFILLÂTRë (de), nom seigneurial [Jacques-Gharles-Louis Clinghamp DE Malfillàtre], poète. Pour la liste de ses ouvrages, Yoy. « la France littéraire » à Mal/illalre,
MALHERBE , nom abrév, [Jeau-François Boursault-Mal- HERBE, littérateur sous le dernier de ces noms, et fermier des jeux BOUS le premier]. Il a traduit et composé des pièces de théâtre et écrit sur fes jeux de hasard. Pour la liste de ses ouvrages, voy. « la France littéraire » à Boursaull- Malherbe ,
MALICOURT, pseudon. [Voltaire].
A M***, sur le Mémoire de Desfontaines. Février 1739. [^500]
l^e Mémoire de Dcsfontaincs, qui Tut l'objet de cet écrit signé Mali-
186 MALTË-BRUN
COURT, fut sans doute publié dans le procès commencé à l'occasioii de la < Voltairomanie », mais qui ne fut pas continué. L'écrit de Voltaire avait été placé dans la Correspondance jusqu'à M. Beuchot; mais celui-ci Ta inséré au tome II des Mélanges.
MâLTË-BRUN (Conrad)^ géographe danois, plagiaire.
Géographie mathématique , physique et politique de tontes les parties du monde» rédigée d'après ce qui a été publié d'exact et de plus nouTeau par les géographes , les naturalistes , les voyageurs et les auteurs de statistiques des nations les plus éclairées , destinée principalement aux maisons d'éducation , aux professeurs de géographie, aux négociants et aux bibliothèques des hommes d'État; publiée par Edme Mentelle , de l'Institut national ; Maïte^Brim, géographe danois ; les détails sur la France, par Herbin^ employé au ministère du grand-juge et membre de la société de statistique de Paris. Paris^ H. Tardlen, 1803-07, 16 vol. in-8, avec on Athi, composé d'un Discours préliminaire et de &3 cartes dessioées par J.-B. Poirson^ et gravées par Tardieu aîné. [&5Ô1]
Environ le tiers de cette Géographie appartient à Malte-Bnm, et notamment le volume fort remarquable qui comprend la géographie mathématique. Cet ouvrage eut un brillant succès; outre l'emploi jndicieix d!ttne immense quantité de matériaux, on y remarqua un perfectionnement qui tendait à élever ce genre d'étude à la hauteur de nos connaissances.
Malte-Brun fut néanm^s, dans le temps, accusé de plagiat, et il fat publié contre lui :
Moyen de parvenir en littérature, ou Mémoire k consulter, sur une question de propriété littéraire, dans lequel on prouve que le sieur Malte-Brun, se disant géographe danois, a copié littéralement une grande partie des (Sluvresde M. Gosselliu, ainsi que de celles de MM. Lacroix, Walckenaer, Pinkerton, Puissant, etc., etc., et les a fait imprimer et débiter sous son nom, et dans lequel on discute cette question importante pour le conmierce de la librairie : « Qu'esl-ce qui distingue le plagiaire-copiste du simple contrefacteur, et jusqu'à quel point le premier peut-il être regardé comme devant encourir la peine portée par la loi contre le der* nier? • Par Jean-Gabriel Dentu, impr.-libr., éditeur de la Géographie de Pinkerton. Paris, J.-G. Dentu, 1811, in-8 de iij et 140 pages.
Dans sa brochure, J.-G. Dentu donne effectivement, sur deux colonnes, de nombreuses copies textuelles faites par Malte-Brun dans les onvrages des géographes français rappelés sur le frontispice de cet écrit, ainsi que dans la traduction de celui du géographe anglais Pinkerton.
Malte-Brun répondit par l'écrit suivant, mais il ne put détruire ce qae Pentu avait établi si évidemment.
Analyse fidèle d'une diatribe de Jean-Gabriel Dentu, se disant éditeur de la
MAMAKI 187
Géographie de Pinkerton; contenant des lettres de désaveu contre J.-G. Denta, et des témoignages de plusieurs savants ii||iàtres, entre autres de M. Banks, président de la Société royale de Londres; de M. le sénateur comte François de Neufchàteau ; de MM. Biot, de Chateaubriand, de Humboldt, Langlès» P.-G. Lévesque, Mentclle, membres de i*Institut de France, etc. Paris, * F. Buisson, etc., 1811, in-8 de 31 pages.
MALYIN DE MONTAZET (Ant. de), archevêque de Lyon. apocryphe [\e P. Bernabd, religieux dominicain].
Instruction pastorale de monseigneur l'archevêque de Lyon sur les sources de l'incrédulité et les fondements de la religion. Paris « P.-G. Simon, 1776, in-12. [^502]
Il existe contre cette Instruction un écrit intitulé : Plagiats de Técrivain de Mgr l'archevêque de Lyon, dans son Instruction pastorale; avec deux Lettres relatives à celles du docteur en droit canon. In-12 de 17 pages.
IHALYINS, pseudon, [le marquis A. de Ghesnel]. Erreurs des médecins , ou Système chrono-thermal ; trad. de l*angL du doct. Dickson. Paris, Amyot, 1842, in-8. [4503]
MALYOISINE , pseudan. [François Grille] .
I. Itinéraires ; de Dijon à Genève ; 2** de Paris à Bordeaux ; 3^ de Paris à Dijon; 4 ode Paris à Genève; 5° de Paris à Rouen par les routes d'en haut ; 6<* de Paris à Rouen par Mantes ; 7*" de Paris à Saint-Germain-en-Laye ; 8<> de Rouen à Dieppe ; 9° de Rouen au Hatre. Paris, H. Bossange, 1828, 9 vol. in-18, avec 9 cartes.
IL Philosophie de la guerre, ou les Français en Catalogne , sous lerègnede l'empereur Napoléon. Angers, Gosnier, et Paris, d'Uturbie et Worms, 1839, in-8 de 88 pages. [4505]
m. Ver (le) rongeur, comédie en trois journées, en 5 actes et en vers. Angers, Launay-Gagnot , et Paris, Delioye, 1840, in-18 de 168 pages. [4506]
Non représentée. •
lY. Siège (le) d'Angers, précédé et suivi de différents morceauiç
bjogmphiques et littéraires. Angers , Pavie , et Paris , Techener,
1843, in-8 de 300 pages, 20 fr. [4507]
Sons ce pseudonyme, M. Grille est encore auteur de poésies légères, et «été aussi l'éditeur des < Lettres inédites de madame de Longueyille», fwbliées avec des notes (1844, in-8 de 48 pages).
UAMAKI , traducteur supposé [Voltaire].
'(aureau (le) blanc , traduit du syriaque, par M. Mamaki, inter-i
188 MÀNGY
prête du roi d^ADglelerre pour les langues orientales. Memphis, 1774, iQ-12 ; et Londres, 1776, in-8. [4508]
Le Taureau hlanc^ écrit en 1773 (Yoy. la lettre à La Harpe, da 20 sept.)* circulait encore en manuscrit en février 1774. M. Beuctaot en a va six éditions de la môme année : trois sont sans nom d*autear; nne porte celui dé M. Mamaki ; deux celui de I>om Galmet. Les dernières présentent qaelques légères différences.
u Taureau blanc a été réimprimé parmi les • Romans et Contes de Voltaire ».
MAMAN (UNE), auteur démise \W^* Marie-Panline-Zalma Jarre, née Le Tierce, à Paris, le 18 avril 1799].
Alphabet nouveau, ou Livre élémentaire du premier âge. Bourges, Vermeil^ 1830, in-12 de 89 p. [4509]
Par exception, nous avons admis ce petit livre, parce qo*il se distingua singulièrement de la foule de ceux qui existent. En effet, il a servi et sert encore très-utilement à la première instruction des cinq enfants de soa auteur.
Dès que Tenfant sait parler, 11 lui faut une méthode simple et paifiiitfrment k sa portée. Je ii*ai pas trouvé cette méthode dans les Alphabets dont les enfants font usage. Celle-ci, j*en suis certain, y suppléera; les flatteuses approbations de MM. les Instituteurs, qui, après en avoir pris connaissance, se sont empressés de l'adopter, sont pour moi la garantie la plus sûre de cette réussite.
{Note de feu M, Lerouge^ dont madame Jarrt était la nièce.)
MANGINI (M*"" Marie), connétable Golonna, apocryphe [de Brémont] .
Apologie, ou les véritables Mémoires de — , écrits par elle-même.
Leyde, 1678, in-12. [4510]
Yoy. la préface des Œuvres de Saint-Evremond.
MANCY (G. de), nom anobli [Gindre, de Mancy, employé de Tadministration des postes, à Paris].
L Bucoliques (les) de Virgile, traduites en vers français avec des notes historiques et littéraires, et enrichies de la Flore virgilienne. Lons-le-Saulnier, de Tinipr. de Gauthier, 1828, in-18. [4511]
II. Échos (les) du Jura. Lons-le-Saulnler^ de Timpr. de Gauthier, 18M,gr. in-8. [4512]
Poésies dédiées à M. Weiss, le savant bibliothécaire de Besançon, et lui-même poète.
Associé correspondant de l'Académie de Besançon, ce poète a fourni au recueil publié par cette académie, sous le nom de Gindre de Mancy : lo les Pécheurs, pièce extraite d'une traduction manuscrite de Théocritb (25 août 1834) ; 2« les Funérailles d'imogène et de Glothen. Imitation lU>re
MANICLER SAVIGNY 18^
(en vers) de Shakispbabb (26 août 1835). Ces deux pièces sont fraisemblablement reproduites dans « les Écbos du Jura ».
MANCY (J. de), nom abréviatif [Adrien Jarry de Mangy, anc. élève de l'École normale, professeur d'histoire à l'École des Beàux-Arts et au collège Saint-Louis]. Pour la liste de ses ouvrages, voyez tt la France littéraire )) au noiu sous lequel il fut d*abord connu, celui de Jarry de Mancy.
MANDRIN , auteur supposé [le chevalier Goudard]. Testament polîtiquede M. -— . Genève, 1755, in-12. —VIP édition. Ibid., 1756, in-12. [4513]
MANDRINY [Sulpice de) , sieur de Garzonval , pseudon, [le sieur Sirmond].
Chimère (la) deffectaite, ou Réfutation d*un libelle séditieux tendant à troubler TÉtat, sous le prétexte d*y prévenir un schisme. Paris, B. Lorge, 1640, in-4. [4514]
Ce livre est contre < TOptatus Gallus » de Gh. Hersent.
MANGEN VILLE (feu le chevalier de) , pseudon. [Emile-Marco de Saimt-Hilaire].
Art (Y) de ne jamais déjeuner chez soi et de dlncr toujours chez les autres , enseigné en huit leçons, indiquant les diverses recettes pour se faire inviter tons les jours, toute Tannée, toute la vie ; par — , précédé d'une simple notice sur l'auteur et orné de son portrait. Paris, r. Vivienne, n*» 2 bis, 1827, in-18. [4515J
MANIBUS (Jos. de), pseudon, [J. ÂRTisius].
Satyra diaetetes, sive arbiter rcrum. Parisiis^ 1614, in-12. [4516]
MANICLER SAVIGNY, professeur de langue française et de langue latine, plagiaire [P. -A. Lemare].
Traité des participes, au moyen duquel on peut résoudre facilement toutes les difficultés que cette matière peut offrir. On a jofht à ce Traité des notes dans lesquelles on trouve Tétymologie de plusieurs mots. Paris, FAuteur ; Moronval, etc., 1813, in-18 de 32
pag. [4517]
Cet opuscule est composé, pour la plus grande partie, de paragraphes copiés textuellement du « Cours théorique et pratique de langue latine, ou Abréviateur et Ampliateur latin, par P.-A. Lemare. Paris, 1804, 2 voL in-S, sans que le nou^du véritable auteur soit rappelé une seule fois. Un ami de Lemare nous a communiqué un exemplaire de Topuscule de M. Manider, dans lequel les emprunts de ce dernier ont été indiqués page par page.
190 MÂNZON
MàNZON [Marie-Fraoçoise-GIarisse ENJALRiUf, dame]. Oimré*^
ges qui lui sont faussement attribués :
I. Mémoires de madame Manzon, explicatifs de sa conduite dioi le procès de l'assassinat de M. de Fualdès, écrits par elle-même A adressés à madame Enjalran, sa mère. [Rédigés par M. ArnandB^ dat, cousin de madame IVIanzon , et depuis dépaté , paUiés pir M. H. de Latouche], Paris, Pillet, 1818^ ia-8, avec firoDt., vgà. et fac-simile^ U fr. [4518]
Publiés aa comroeDcement de janvier 1818, ces Mémoires ont en une septième édition ^ou tirage), en mars de la même année. Ils ont étéi6digés par M. Henri de Latonche, snr une lettre de quatre pages écriU par madame Manzon : d'autres personnes disent que cette lettre a élâ écrite par M. Âmand Rodât, cousin de madame Manzon, dépaté de TAnifron, depui» le procès.
On se rappelle cette dame, arrachée à son obscurité par un concoan M circonstances terribles : compromise dans l'affaire des assassins de Faaldès, témoin d'abord, par suite de sa présence sur le théâtre da crimi^ placée ensuite sur les bancs des accusés, par suite de ses réponses ioco* hérentes dans les débats : la France entière a suivi cette cause câèèni Les accusés subirent le châtiment dû à leur crime ; et madame MaDioa, dont l'innocence n'avait jamais été sérieusement contestée, fut acquittée! l'unanimité par le jury. Pendant la durée du procès, ainsi qu'après soi issue, il a été publié, sous le nom de madame Manzon, plusieurs outrages tendant à éclaircir la vérité dans cette cause : nous pensons que madaflM Manzon est restée étrangère à plusieurs d'entre eux, si même elle ne Tt pas été à tous. Voici l'indication de ces divers ouvrages :
II. 1° Mon Plan de défense dans le procès Fualdès, adressée {sic) à tous les cœurs sensibles. Alby, Baurens et Rodlère, 1818, in-8 de US pages; — 2° Mme Manzon aux habitants de Rbodez. RépoO'^ ses do cette dame au sténographe parisien (M. Henri de Latoache) et à mademoiselle Rose Pierrel. Toulouse, F. Vieusseux, 1818» inr8 de 32 pages; — 3° Plaidoyer de M. Esqoilat pour Mme Man* zon, et Discours composé par cette dame , et prononcé par ellemême h l'audience du 29 avril 1818, Toulouse, Vieusseux, 1818, in-8 de /lO p. ;— 4** Lettres inédites de Mme Manzon, publiées par elle' même, contenant sa correspondance depuis le 20 mars 1817 jusqu'au 3 février 1819. Paris, Mme Manzon; Arthus Bertrand, 1819, in-8, 10 fr. 2® édit., augmentée de ses Méditations sur la procédure criminelle. Paris, Béchet aîné, 1819, in-8, 2 fr. 75 c. [4519]
Les Méditations sur la procédure criminelle sont de M. SAUQUAimS' Souligné, qui ne doit pas être étranger à la composition des Mémoires.
MARAINDÉ 191
Ces Doaveaux Mémoires» en forme de lettres, se vendaieut chez madame Manzon elie-méme, comme pour activer le débit du livre, en y joignant pour les curieux Tattrait de faire la connaissance personnelle de l'auteur. Ceux qui virent, en cette occasion, l'héroïne de Rhodez, assurent que sa conversation et ses manières répondaient jusqu'à un certain point, soit par leur vivacité, soit par leur incohérence, à la réputation aventureuse qu'elle s'était acquise.
III. Veillées (les) d'une captive, publiées par iM"* ***. Paris, Pillet jeune, 1818, 2 vol. ln-12, 5 fr. [Zi520]
C'est une suite de Nouvelles. Les journaux donnèrent à entendre que cet ouvrage était de madame Manzon, et A. -A. Barbier a adopté cette opinion (voy. le Diction, des Anon., n» 23512) : c'est une erreur. < Les Veillées d'une captive » ont pour auteurs M|f. Antony Béraud, L.-F. L'Hébitibr et Aug. Imbbrt.
n a été publié dans l'affaire de rassassinatde Fualdès des écrits de diverses personnes qui s'étaient trouvées à Alby lors de la perpétration ôvt crime. Nous croyons devoir rappeler ici plus particulièrement le suivant :
€ L*Intrigue de Rhodez », faisant suite aux Mémoires de madame Manzon; 1 vol. in-8, orné de portraits et d'une gravure représentant l'entrée de madame Manzon à Alby.
Cet ouvrage, puisé aux sources les plus vraies, d'après les renseignements les plus authentiques, offre des circonstances extraordinaires qui n'avaient jamais été mises au jour.
MANZON I (Jules), ps. [Philibert Aodebrand], auteur de feuilletons littéraires dans Tun ou Tautre des journaux de la capitale.
MARANA (J.-Jean-Paul) , pseudon, [Jean-Baptiste Primi Yis- CONTI, comte de Saint-lMajole].
Érénements (les) les plus considérables du règne de Louis-lé- Grand, écrits en italien» par — , et traduits en français par *** (PxdoudeSaint-Olon). Dédiés à Mgr le cardinal d*£strées. Paris, Martin JoQvenet, 1690, in-i2. [4521]:
G*e8t De Manne, sous le n<* 580 de son « Nouveau Recueil d'ouvrages ano^ nymes et pseudonymes », qui nous a fait connaître le véritable auteur ôvt livre publié sous le nom de Marana.
MARANDÉ, auteur supposé [le P. Dechamps, jésuite].
Secrette (la) politique des jansénistes, et Tétat présent de la Sorbonne de Paris, découverts par un docteur, lequel avoit appris le jansénisme lorsqu'il étudioit en théologie sous la conduite d'un professeur qui l'enseignoit publiquement, s'est enfin désabusé et suit