MARSEILLAIS
MARS (mademoîselle], l'une des gloires de la Gomédie-Fran* çaise, nom théâtral [mademoiselle Salvetat ,. fille natarelle de Jeanne- Margoerite Salvetat et de Jacques-Marie Bontet (depnis artiste dramatique sous le nom de Monvel].
Ces renseignements sont établis dans un procès dont les Joaraaiix d'avril 1849 ont rendu compte, et qne noos résumons ici d'après Pund'eni.
Le tribunal civil de la Seine était saisi ces jours derniers d'une demande des héritiers Salveut contre M. Bronner, fils naturel et héritier de mademoiselle Mars. La célèbre actrice avait été baptisée à la paroisse de Saint-Germain rAuxerrois, le 10 février 1779, sons les noms d'Anoe- Françoise-Hippolyte, fille du sieur Jacques-Marie Boutet, boarge<^ de Paris, et de Jeanne-Marguerite Salvetat, son épouse. L'avocat de M. Bronner a produit un acte de mariage contracté à Stockholm, en 1786, entre Boutet de Monvel et une demoiselle Leriche de Glériconrt. Il a dit qu'il y avait eu, en effet, un projet de mariage entre le tragédien Monvel et mademoiselle Salvetat, mais qu'il n'avait pas été donné suiteà ce projet; qn'aacnn doute ne pouvait s'élever à cet égard, puisque, à la requête du fils de mademoiselle Mars, un jugement avait rectifié l'acte de naissance de sa mère, et lui avait fait restituer la qualité d'enfant naturel de la dame Salvetat et de Monvel.
Le tribunal a débouté les héritiers Salvetat de leur demande.
MARSiY(L de), pseudonyme [Albert-André de La FfZEUËRB], auteur d'articles dans « la Tribune dramatique >.
MARSEILLAIS (UN), auteur déguisé [le marquis de Montgrand, maire de Marseille].
Lettre au maréchal Masséna. Marseille, de Fimpr. de Ricard, 1816, in-8 de 36 pages. [4558]
C'est une réplique à un mémoire justificatif publié par le maréchal à l'occasion d'une dénonciation contre lui, faite à la chambre, en 1815, par le parti de l'ancien régime.
Le mémoire du maréchal avait été publié sous ce titre : Mémoire sur les événements qui ont eu lieu en Provence pendant les mois de mars et d'avril 1815, suivi de pièces justificatives et d'une carte géographique. !'« et 5^ édit. Paris, de l'impr. de Fain, 1816, in-8 de 96 pages. — La première édition ne fut pas destinée au commerce.
La Lettre d'un Marseillais ne fut pas la seule pièce publiée contre le maréchal par le parti de l'ancien régime. Nous connaissons encore :
10 < Réponse des Marseillais au Mémoire prétendu justificatif de M. le maréchal de Masséna >. Marseille, de l'impr. de Dubié, 1816, in-8 de 140 pages.
20 « Première, seconde et dernière Massénaire, servant de réplique au Mémoire justificatif du prince d'Essling, maréchal Masséna. Paris, de l'impr. de Ricard, 1816, 2 parties în-8. — Nous no connaissons que la seconde et dernière « Massénaire », formant 52 pages.