‹ Les Supercheries Litteraires Devoilees (volume 5)Chapitre 68 sur 205 · MEN VILLE · texte numérisé non relu

MEN VILLE

et ses réflexions morales^ Nouv. édition. Paris, Valleyre^ 1765, în-12.

MÉNIPPE, pseudonyme [Gianpietrt, Corse],

Chiquenaude sur le nez de M. Dupin, président de TAssemblée législative. Dédié au citoyen J. Miot, représentant de la Nièvre. Paris, Garnier frères, 1850, in-16 de 32 pages. [U1UZ\

L'aateur reprocbie à H. Dupin d'avoir pour son « Précis Listorique du droit romain » copié de longs fragments de la « Historia juris civilis romani », de Heineccius, qVil n'a fait que mettre en français, sans citer sa source, et d'avoir fait usage de quelques passages de Bossuet sans le citer. Les preuves en sont données sur deux colonnes.

Sur la couverture de cet écrit est annoncé, comme étant sous presse» un antre ouvrage du même auteur, intitulé : < Des Droits de la Littérature envers la République >, 1 vol. in-18.

MENT (le ehev. de), pseudonyme [de Monticodrt].

Étrennes badines, ou le Poète de Cour ; relation comiquemcnt

fidèle, par le chevalier de Ment , ci-devant capitaine d'infanterie

(par de Monticourt, alors lieutenant de robe-courte de la prévoté

de THÔlel, et Afforti, Tun des secrétaires de la Chancellerie). Vers

1739, in-8. — Réimprimé dans le « Couservateur a de Bruix et

Turben, en septembre 1758. [kllxk]

L'histoire qui fait le fond de cet écrit est véritable, mais un peu brodée. Les acteurs étoient M. de Monticourt, qui joue le rôle de milord anglois; le sieur Collé, connu par ses chansons, c'est lui qui passe pour le valet de chambre du milord ; et le sieur d'Arboulin, le prétendu Balbin , principal objet de la pièce, étoit le sieur Tapin, greffier à Fontainebleau. Le prix de poésie qui lui est adjugé n'étoit qu'une manière honnête de le dédommager des repas qu'il avoit donnés par une sotte vanité aux acteurs de la pièce et aux autres convives que ceux-ci menoient chez lui. La scène s'est passée à Fontainebleau.

(Note tirée du Catalogue manuscrit de l'abbé Gotget.)

BIENYILLE (le docteur), médecin du ministère des travaux publics,, etc. , plagiaire.

Histoire médicale et philosophique de la femme considérée dans

toutes les époques principales de sa vie, avec tous les changements

qui surviennent dans son physique etsonm6ral« avec l'hygiène appli-

caUe à son sexe et toutes les maladies qui peuvent l'atteindre aux

différents âges. Impr. de Crapelet, à Paris. Paris, Amyot; Labé,

18A$, 3 YoL in-8, 22 fr. 50 c [U1U5]

Compilation de littérature médicale, faite à coup de ciseaux, ainsi que Ta i^nvé, pea de temps après son apparition, il. Edouard Aubert, dans

238 MËRB

la « Gazette médicale >, en 1845. M. Menville en a-t-il été le metteur en

œuvre, là est encore la question.

MÉPHISTOPHELÈS, pseudan. [Paulin NiBOYET, auteur d'arti-. clés signés de ce nom dans « l'CUil du Diable », journal dont 11 est le réiiacteur en chef].

MERCANDIER ou MARCANDIER (le P.). Voy. MARGAN- DIER.

MERCANïOR (Anl.), pseudon. (Jac. CUJACIUS]. Autonii Mcrcatoris uotata ad Joannis Robert! aoimadTersioDes jurls. Biturigibus, 1581, in-^. [/|7A6]

J. Robert fit imprimer Tannée suivante une réponse à la critique deCajas. (Baillet, «Auteurs déguisés », pag. AS et 259, édit. in-lâ.)

MERCIER, traducteur apocr. [Pierre-Alphonse GUTs].

Maison (la] de Molière, comédie en quatre actes, imitée de Goldont (par Pierre- Alphonse Guys); roprésentée à la Comédie-Française sous le nom de Mercier, Paris, 1787, in-8. [47&7]

« Biographie universelle », t. XIX.

MÈRE (UNE), auteur déguisé [M"* la baronne Trinettede DlEO- DONNÉ DE CORBECK-Loo, née dc Joesiens ou Joostens].

Poésies dédiées par — à ses eufanls. Louvain, de l'impr. de Van- Linthout et Vandenzande, sans date (18/^7), gr. in-8 de 91 pages sans la table, avec encadrements, vignettes et titres, gravés snr pierre par P. Barella. [UlhB]

Ce n'est qu'avec timidité que nous soulevons le voile derrière lequel se cachent celte poésie de ménage, ces mystères de famille, ces épanchements d'une mère qui emploie, pour former le cœur dc ses enfants, les ressources d'un esprit cultivé et d'une imagination religieuse et -tendre, mais l'histoire littéraire est curieuse à l'excès et aime d'autant plus à pénétrer un secret qu'on semble s'obstiner davantage à le tenir dans Tombre. Le volume dont nous venons ée donner le titre, ne se vend pas et n*a été distribué qu'à un petit nombre de personnes amies. C'est une confidence qui n'est faite qu'à très peu d'initiés. Voici le contenu du recueil :

A mes enfants; — A ma fille, aux approches de sa première commiH nion ; — Cantique après la première communion ; — le Jugement dernier, morceau lyrique ; — Dieu ; — A Marie ; — l'Angelus ; — Noël ; — Retraite

aimée; — A madame D (De Man d'Attenrode), qui venait de perdre sa

fille, âgée de cinq ans; — Patrie, honneur, vertu, à mon fils; — Couplets chantés par ma fille à la fétc de son père, jour anniversaire de notre mariage, 24 août 1842 ; — Couplets chantés par ma fille, à la fête de sa mère; — Mes enfants, à leur père, le jour dc sa fi'^le, 1843 ; — les Alpes ; -r An-

MERESOS Y PARALIPIPOS 2S9

niyersaire du mariage de mes parents, 6 février 1829 ; — Mariage de ma coosiae, septembre 1829 ; — Jésus modèle des enfants.

Antérieurement cette dame avait déjà publié sous le voile de l'anonyme :

Aux Femmes, poème, Louvain, de l*impr. de Yanlintbout et Yandenzaude, 1846, gr. in-S de 51 pages encadrées, le faux-titre en couleur avec des arabesques.

De même que le volume précédemment cité, celui-ci n*a pas été mis dans le commerce.

Poème dans lequel, à travers beaucoup d'inexpérience, Ton remarque des pensées nobles et assez bien exprimées, des convictions sincères et respectables, un esprit cultivé et l'habitude des coryphées de l'école religieuse et néo-catholique. 11 n'a été tiré qu'à un très petit nombre d'exemplaires sobrement distribués à de- rares amis.

Baron F. de Rbiffenberg, < Bull, du Bibliopb. belge >, t. 111, p. 389; t. IV, p. 246.

MERE (la baronne de), nom nobiliaire [Brossin de Meré, née Goénard].

Morale (la) évangélique mise en action, ou les Soirées du château de Yalbonne. Ouvrage destiné à Tinstruction et à Tamusement de la jeunesse, etc. Paris, Caillot, 1830, 2 vol. in-12^ avec 12 grav. [^749]

MÈRE DE LA VIERGE (LA), nom de religion.

Poème sur la grâce selon les sentiments de saint Augustin expliqués par Lemoyne, composé par L. M. de L. V. R. D. S. T. Paris, MarUn, 1654, 1 vol. in-4. [4750]

La « Biographie universelle » n*en dit rien. F. Gr.

MÈRE SOTTE, pseudonyme [Pierre Gringore]. Dif erses (les) Fantaisies des hommes et des femmes , composées par — . Paris, Den. Janot, 1538, in-16. [4751]

MERESOS Y PARALIPIPOS ( Dominique- Antoine-François- Jean-Népomucèoe-Isidore-Pancrace) , pseudonyme.

INfférent^ (les) effets de la cocarde nationale. A Lisbonne, dans

k rade de Rotterdam, à bord du vaisseau portugais, le San Isidore,

le h septembre 1789. [4752]

Cest one plaisanterie qui n*esl pas sans esprit, mais un peu de confuaioii la dépare, il n*y a pas jusqu'à la galté dont il ne faille être sobre ; les Mqaeiirs fortes s*évaporent quand on les laisse trop longtemps au grand air. îiote du temps.

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[\lÉflIADECl, pseudonyme [Edouard Righeb]. Cosmopolites (les) et le Pêcheur. (Impr. de MeÙinet-Biatassis» à Nantes). Paris, Raynal, 1825^ iQ-12. [4753]

MËRLË et OURRY, apocryphe [BOBY DE Saint-Vincent]. Fille (la) grenadier, comédie en un acte, mêlée de couplets. Piris, Barba. 1817, in-8, 1 fr. 25 c. [4754]

Cette pièce, représentée avec succès sur le théâtre de la Galté et i Uquelle MM. Merle et Ourry ont prêté leurs noms, est un délassement de Bory de Saint-Vincent; ce n*est pas la seule pièce qu*il ait composée: oaloi doit encore quelques comédies espagnoles ;dont Tuné ^ut jouée à SéfUê, sous le titre du « Mariage par billet de logement ».

MERLIN COCAIE, pseudonyme [Th, FOLENGO].

Histoire macaronique de — » prototype de Rabelais. Paris, Toussaincts-Dubray, 1606, 2 vol. in-16. [4755]

MERLIN L'ENCHANTEUR, écrivain du V siècle, auteur sMf: posé [François Fourni èr-Pescay].

Prophétie (sa), recueillie par Tbistorien Turpin, moine de Saint- Denis, mort vers Tan 800 (autre masque de M. Fr. Fournier-Pescay). Sans date, in-8. [4756]

MEROVIR, prince des Suèvos, pseudon. [François MA20IS].

Palais (le) de Scaurus, ou Description d*une maison vomaiiie; fragment d*un voyage fait à Rome, vers la fin de la République. Paris, de Timpr. de F. Didot — Treuttel et Wûrtz, 1819^ et 1822, in-8 sur papier fin, orné de 12 planches gravées, 10 fr., et sur papier vélin, 15 fr. [4757]

Livre intéressant, qui a eu beaucoup de succèà et est rare aujciurd'bui.

II a été tiré de l'édition de 1819 des exemplaires sur grand papier vélin superfin, format ïn-A, dont le prix d'origine était de 25 fr. '

MERSENNE (le P. iMarin), apocryphe [tord Herbert deGbebbdry] .

Vérité (la) des sciences contre les sceptiques et les pyrrhoniens.

Paris, 1638, in-8. [4758]

Suivant quelques écrivains, le véritable auteur est lord Herbert de Gherbury, dont Mer senne n*a été que le traducteur. Yoy. la < Biographie universelle » à l'article Mersenne.

MERVILLE (de), pseudonyme [fabbé Brqtê de Loirelle]. Ennemis (les) récoonciliés, pièce dramatique, en trois actes et en

MESLIËR iki

prose^ dont* le sujet est tiré d'une des anecdotes les plus intéressantes du temps de la Ligue. La Haye et Paris, Lacombe, I7665 in- 8;

[4759] La majeure partie des elemplaires e&t simplement anonyme ; mais il

en est quelques-uns sur le frontispice desquels on lit le nom de Merville :

e*est donc un vrai pseudonyme.

C'est k tort que quelques bibliographes aitribucnt cetle pièce à Guyot

tfe Merville qui s*était noyé Vannée précédente dans le lac de Genève.

AIERTILLE9 auteur déguisé [Pierre-François CAMUS, littérateur, ^ios connu sous Son nom maternel que paternel]. Pour la liste de ses ouvrages, voy. la « France littéraire » h Merville.

MÉRY (Joseph- Eugène), poète et auteur dramatique. Ouvrages qui lui sont faussement attribués,

I. Paquei)ot (le), coin, en 3 actes et en vers. Représentée sur le

théâtre roy. de TOdéon, le U a\rii 1847. Paris, Gabr. Roux, Tresse,

•48A7, in-8. [4760]

Tiré de « TÂrlequin sauvage », comédie en 3 actes, dé Dklislb db la DKKYBTifcRfi. Paris, 1723.

IL Arbitre (!') des jeux, accompagné de petits poëmes historiques.

(Par Louis-François Raban), Paris, de l'impr. de Grapelet. — Go-

uet, rue des Beaût-Àrls, n'' 6, 1847, in-â2. [4761]

Une pièce de vers qui se trouve en tête de ce petit volume est la seule ehose qui soit de M. Méry.

MESENTHÈRE (le docteur), pseudon. [Michel M ASSON, Ad. de RiBBiNG, RocHEroHT et Vallou de Villeneuve],

Pillules (les) dramatiques, ou le Gholéra-Morbus^ revue critique H politique. Représentée sur le théâtre des Nouveautés, le 11 fétrier 1831. Paris, Riga, 1831, in-8. [4762]

MESLIER, et plus correctement MELLIËR (Jean) (1), curé d'Élrepigny en Ghampagne, incrédule célèbre, auteur supposé,

h Extraits des Sentiments de Jean Mesller, adressés à ses paroissiens, sur une partie des abus et des erreurs en général et en particu- Ker. (Publiés avec un Abrégé de la vie de Jean Mesller, par Vollaire). 17&2(1762), in-8 dé 63 pag.;-^1765, in-8de6^pag. [6763]

Bwrbier en cite une édition sous le titre de « Sentiments dû curé Mesller 9, 1743^ même format.

(2} Les registres baptistaires de Maierny, où il est né, portent Blellier, h égOMM Mesiier.

2A2 MÈSLIËR

Cet ouvrage a été coodamoé à être brûlé par arrêt du Parlement de FâTris; la Cour de Rome le condamna aussi par décret du 8 février iT75.

Jean Mellicr, fils d'un ouvrier en serge du village deMazemi, et curé d'Ëtrépiguy en Champagne, est mort en 1729, âgé de 64 ou 65 ans. Anacharsis Clootz avait proposé à la Convention nationale d'ériger une statue à ce digne prêtre. Cette proposition n*eut pas de suite.

Oii trouva chez le curé Mellier, aprèà sa mort, dit Yoitairé, trois expies d'un gros nianuscrit, entièrement de sa main, et qu'il avait intitulé « Mon Testament • ; c'est de ce manuscrit qu'on a extrait Touvrage publié sous le titre de « Testament de J. Meslier ». Cet extrait, de la première partie seulement du manuscrit de Mellier, est dû à Voltaire, qui le publh pour la première fois en 1762 (sous la date de 1742).

Le précis du Testament de Mellier, fait par Voltaire; n'a point été inséré dans l'édition de ses Œuvres donnée par Beaumarchais; mais l^aigeoo l'a fait entrer dans le « Dictionnaire de la philosophie anciràne et moiderne » de l'Encyclopédie méthodique, tome ill , article Mbslibr.

Ce fut Thieriot qui, le premier p^rla de Meslier à Voltaire (voy. la lettre du 30 novembre 1755). Il y avait six ans que ce curé était mort : et ce ne fat' que plus de trente ans après que parut « l'Extrait du Testament >. Voltaire en envoya un exemplaire à Damilaville, le 4-février 1762. Cette première édition a 65 pages io-S. On avait, daus cette édition, oublié « i* Avant-propos » ; cette omissiou fut réparée dans la réimpression en 64 pages dont Voltaire envoya ùu exemplaire à d'Argental, le 31 mai. A la fin de ces denl éditions, on lit: « Ce 15e mars 1742». Cette date indlq'ue, non l'année de l'impression, mais tout au plus celle de sa confection, si d'ailleurs, ce qvi est plus probable, ce n'est pas une date supposée.

L'extrait du Testament du curé Mellier a encore été réimprimé à la suite du livre du baron d'Holbach, intitulé « le Bon sens », etc. (Voy. pluslMis), ouvrage qu'un éditeur a présenté plus tard au public sous le titre de « Catéchisme du curé Meslier ».

M. Beuchot, qui avait déjà admis « TExtrait du Testament de Meslier» dans, son édition de Voltaire, in-12, publiée che^ madame Perronneau, l'a encore admis dans sa grande édition, tome XL, quatrième volume des « Mélanges ».

IL Bon (!e) Sens, ou Idées uatù relies opposées aux idées surnatorelles (par le barou d'Holbach). Londres (Amsterdam, M. M. Rey), 1772, in 12. — Autre édition, sous le nom de feu M. Meslier, cmé d'Étrepigny. Rome (Paris), 1791, in-8. — NouTclle édition, saisie du Testament du curé Meslier (ou plutôt du précis fait par Vobaire de la première partie de ce fameux testament). Paris, Bouqùetoo,- Tan 1" de la République (1792), 2 vol. petit )n-12. [4766]

M. Bouillol a consacré dans sa « Biographie ardennaise » un bon article à } Mellier : l'esprit prêtre s'y fait seulement trop sentir.

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