I. Caravane (la) du Caire , ou THeureux esclavage , opéra en
trois actes (en \ers libres). Paris, Ballard , 1783, in-8 ; et Paris,
Delormel , 1 7 85 , iri-^ . [4983]
On a dit que Louis XVI avait eu part à cet opéra.
IL Panurge dans Tlle des Lanternes, opéra eu trois actes. Paris,
Delormel, 1785, in-8. [498&]
On a prétendu que cet opéra était presque en entier l'ouvrage de Monsieur (depuis Louis XVIII), et queMorel n'avait été que le collaborateur, l'arrangeur et le prête-nom de ce prince, ainsi que celui de Louis XVI pour la Caravane,
Il a été publié contre cette pièce; Panurge, ballet comique en trois actes, par Fr. Parfait, et M*** (Morel), dénoncé au public comme le plus grand des plagiaires, avec des notes et des preuves matérielles (par MouTomm- Clairfons). Paris, an ix (1801), in-8.
MÔRELL (Charles), pseudonyme [Jacques Ridley].
Contes (les) des Génies , ou les Charmantes leçons d'Horam, fib d'Asmar ; ouvrage traduit du persan en anglais par — , de l'anglais en français (par Robinet), Amsterdam, M. M. Rey, 1767, 3 vol. in-8. [4985]
MORENCY (M»«), psendon. [M™* Suzanne Bertrand-Quin- QUET, née Girieux].
J. Illyrine, ou TÉcueil de Tinexpérience. Avec cette épigraphe :
MORfA 305
Ce monde est une comédie.
Où chaque acteur vient à son tour
Amuser les hommes du jour
Des aventures de sa vie.
Alibebt, Épltre à Sophie.
Paris, l'Auteur, Ferrou ; M"»" Pringuet, an vu (1799), 3 vol. in-8^ ùTûés du portrait de l'auteur, 9 fr. [^986]
Cet ouvrage n*est point un roman» c'est l'histoire un peu scandaleuse d'une femme de vingt-huit ans, écrite par l'héroïne môme qui en est l'ohjet : sa famille n'y est pas respectée. La plupart des personnages qu'on y TOit figurer, sont très connus, et ont joué de grands rôles sur le théâtre de la révolution. La multitude des aventures contenues dans ces mémoires, ' prouve que pendant 15 ans l'héroïne n'a perdu que peu ou point d'instants. « La connaissance que j'ai des hommes, dit-elle, m'a appris à traiter l'amour cavaiièrement » : principe qu'elle a mis en usage tant qu'un reste 4*attraits le lui a permis.
II. Rosalina* ou les Méprises de Taniour et de la nature; par Tauteur de t lllyrine ». Paris, Berirandet, an ix (1801), 2 voL iD-12, fig., 3fr. ' [4987]
III. Lise, ou les Hermites du Mont-Blanc, roman nouveau, faisaut suite à« lllyrine «etàaRosalina». Paris, Charles, an ix (1801), în.l2, 2 fr. [4988]
IV. Enphémie, ou les Suites du siège de Lyon; roman historique; par Tauteur de « lllyrine ». Paris, Bertrandet; Ouvrier, an xi (1801), 4 vol. in-12, avec gravures, 6 fr. [4989]
T. Orphana, ou l'Enfant du hameau ; par Fauteur de « lllyrine»^ etc. Paris, Ouvrier, an x (1802), 2 vol. in-12, avec fig., 3 fr.
Vl. Zéphyra et Fidgella, ou les Débutantes dans le monde. Paris, 1806, 2 vol. in-12. [4990]
La femme objet de cette note n'est point la chaste Suzanne ; née d'une timille honnête des environs de Soissons, elle joignait à quelque beauté, les grâces de l'esprit. Epouse de Bertrand Quinquet, imprimeur-libraire à Gompiègne, elle proGta de la faveur du divorce, pour rompre une union qui lui paraissait mal assortie; elle eut des intrigues amoureuses avec Qninette, de Soissons, et autres conventionnels.
Quant à son mari, il avait fait du bruit en 178j, 1786 et 1787, par une gazette contre l'aristocratie : des nobles le rouèrent de coup. Il s'en vengea à la révolution, lorsqu'il fut nommé syndic du district, et influa fort sons la terreur. 11 vint à Paris et eut longtemps un bon emploi dans les bureaux de la police.
MORIA, pseudonyme [le comte Alex, de LA Borde].
Recueil de chansons. In-fol. [4991]