NAIGEON
N., pseudon. [Maxim. -Benj. BiNS de S àiNT- Victor], auteur d'artides dans le « Journal de l'Empire ».
N*** (Mme de), pseudon. [Pierre Bellogq, valet de chambre de Louis XIV].
Lettre de — à la marquise de...., sur la satire de Despréaux contre les femmes. 169^, in-i2. [5030]
N***, pseudon. [le P. Petit, jésuite], rédacteur de la Vie de M. le duc de Montausier (1729). Voy. Montausier.
N*** (le comte de) , pseudon. [le chev. François de Sales d*Amairig].
Missionnaire (le) selon TÉvangile. Paris, Arthus-Bertrand, 1821, ia.l2, fig.,2 fr. 50 c. [5031]
N... . (M. de), pseudonyme [Le Clerc, libraire].
Lettre de — à M. Camus de Néville. 1778, in-12. [5032]
Il existe deux éditions , l'une de 59 pages , in-8 , l'autre de 80. Cette dernière parait avoir été imprimée à Londres. L'une de ces éditions porte ponr litre : Lettre à M. de ***. (Paris), 19 décembre 1778, in-8.
NADAR et NADARCHON, pseudon. [Félix ToURNACHON, ancien secrétaire de M. Grandin, député, et le précepteur de ses enfants], anteur de romans-feuilletons, imprimés dans les journaux.
N. A. G. D. B. Voy. E. N. F. D. S.
naïf (UN), arrière-pelit cousin de Candide, pseudon. [Géo.- Marie Mathieu Dairnvaell].
Histoire du royaume des lanternes, mise en lumière par un bec de gaz et racontée par — . Paris, Paulier, 18/t2, in-32. [5033]
Deux éditions coup sur coup.
Cet écrit, dans le genre VoUairien, est une satire violente de la mor narchie de juillet.
NAIGEON, apocryphe [Voltaire].
Portrait de l'empereur Julien. [5034]
Imprimé à la tête du Discours de l'empereur Julien, contre les chrétiens, traduit par M. le marq. d'Argens; avec des nouvelles notes des différents auteurs (de Voltaire). Berlin, C. Fréd. Voss (Genève), 1769, in-8. Le marquis d'Argens avait fait imprimer une traduction des fragments
qu'il avait recueillis d'un ouvrage de Julien, sous le titre de « Défeaseda Paganisme, par Tempereur Julien, en grec et en français, a^ec des dissertations et des notes pour servir d'éclaircissement au texte et pour en réfuter les erreurs ». 1764, in-iS. Une réimpression fut faite en '1767. Voltaire, qui avait loué le travail de d'Ârgens, revit plus tard quelques iiassages de la traduction de d*Argens, en supprima presque toutes les notes, en ajouta de son chef, et 6t paraître le tout sous le titre que porte le n» 5034.
En tête de ce Discours est un Portrait de l'empereur Julien que Voltaire dit emprunté au « Militaire philosophe » (de Naigeon), 1767. Mais ce portrait n'est point extrait du livre de Naigeon comme le titre pourrait le faire croire. Ce morceau est de Voltaire, ainsi que le Supplément €tu Ditcours de Julien, qui se trouve imprimé à sa suite.
Voici l'explication donnée par M. Beuchotsur la composition de ce volume. Voltaire y a mis en tête, !<> un Avis au lecteur ; 2o un Portrait de Vempereur Julien (qui, sauf quelques alinéas, avait paru en 1767, dans la sixième édition du < Dictionnaire philosophique » , et qui fut reproduit , sans ces alinéas, soit dans la « Raison par alphabet », en 1769, soit dans les éditioBi de Kehl, où il formait la première section de l'article Julien dans le « Dietionnaire philosophique > ; 3^ un Examen du Discours de Vempereur JuUn contre la secte des Galiléens, Il avait ajouté à la fin du volume un Supplément au Discours de Julien.
Ce volume est de 1769, quoique, d'après M. Beuchot, des exemplaires portent la date de 1768. C'est en avril 1769 qu'en parle Grknm, dans sa < Correspondance ». Les ■ Mémoires secrets » ne le mentionnent que soob la date du 16 mai 1769.
M. Beuchot, en faisant réimprimer cet ouvrage dans le tome XLV, neaviëme volume des Mélanges de son édition de Voltaire, l'a reproduit tel que Voltaire Ta fait imprimer; comme il était superflu de donner les notes de d'Argens, il a supprimé même celles que Voltaire avait conservées, à l'exception d'une seule qu'il était indispensable d'admettre. Toutes celles qui dans sa réimpression sont marquées par des lettres , y compris les deux qui portent les noms de Damilaville et de Boulanger, sont du philosophe de Ferney.
NAIN CONNU [le], pseudon. [Pierre Bertraniv], auteur de quelques écrits dont les titres nous échappent.
NAIN CONNU (UN), pseudon. qui paraît avoir été pris par MM. Carmouche et A.-H.-J. Duveyrier, pour une pièce qu'ils ont faite ensemble.
NAMUR (Jean-Pie), bibliographe belge, docteur en philosophie et lettres (1), d'abord bibliothécaire à l'Université de Louvain, jas-
(i) D'après une note d'un de nos correspondants (t. i'', p. 274), nous avons fait de Bl. Namur, un ancien professeur de philosophie de l'Université de Liégs, quoiqu'il ne se soit jamais élevé si haut |
qu'à sa suppression en novembre 1835, ensuite second bibliothécaire de Liège,' enfin conservateur-adjoint de la bibliothèque royale de Bruxelles, né à Luxembourg. L'on a dit qu'on naissait peintre et poète, mais i*on n*a point dit qu'on pouvait naître bibliographe, et M. Jean-Pie Namur s'est chargé de le prouver. La bibliographie requiert une longue étude des livres et beaucoup d'expérience. Â l'époque où nous mîmes sous presse la lettre N de notre c France littéraire », c'est-à-dire an commencement de 1836, M. Jean-Pie Namur n'était point un mythe : il existait réellement comme homme, comme docteur en philosophie et lettres et comme bibliothécaire de rUniversité de Louvaiu, mais il n'existait point comme bibliographe, et dès lors nous n'avons point eu à nous en occuper. Depuis, M. Jean-Pie Namur a cherché à se faire très vite une réputation de bibliographe laborieux et savant, et usant du privilège que ses compatriotes se sont arrogé, de dépouiller leurs voisins pour 8*enrichir, il s'est fait le contrefacteur ou le plagiaire des bibliographes français. La bibliographie vit d'emprunt, mais l'emprunteur nomme toujours l'écrivain à qui il a des obligations; celui qui s'en dispense est moins qu'un compilateur. Tome 1*', pages 274 et 275, à l'article Constantin, nous avons cité les noms des personnes qui ont trouvé peu délicate la manière dont M. Jean-Pie Namur s'est servi pour arriver à se faire une réputation de bibliographe; parmi ces personnes se trouve même un de ses compatriotes, l'honorable M. F. Hennebert ; nous en citerons une seconde dans cet article.
M. Jean-Pie Namur a publié sous son nom les ouvrages suivants, tons plus ou moins entachés de plagiat.
L Manuel du bibliothécaire, accompagné de notes critiques, historiques et littéraires. Bruxelles, J.-B. Tircher, et Paris, Roret, 1834, in-8 de Yl et 368 pages, 5 fr. [5035]
Ce livre offre une particularité peut-être unique jusqu*à ce jour : c'est que rien n*appartient à Vauteur dont il porte le nom ; le titre même n*est pas de M. Namur; il Ta trouvé page ix du « Dictionnaire raisonné de bibliologie » de G. Peignot, où on lit que cet ouvrage devait paraître sous le titre de < Manuel du bibliothécaire ». Préfaces.matières, notes et notules, tout s*est fait à coup de ciseaux, et le bibliognoste Peignot peut revendiquer pour sa part les trois quarts du volume, et Psaume le reste.
France littér,, art. Peignot.
II. Bibliographie paléographico-diplomatico-bibliologiquc générale, ou Répertoire systématique indiquant : 1"* tous les ouvrages
relatifs à la paléographie, à la diplomatique, ^ Thlstoire de l'iioprimerie et de la librairie, à la bibliographie, aux bio-bibliographes et âi rhistoirc des bibliothèques; la notice des recueils périodiques, littéraires et critiques des différenut pays, suivi d'un répertoire alphabétique général. Liège, P.-J. Collardin, et Paris, Roret, 1838, 2 part, in-8 de 226 et 306 pages, 9 fr. [5036]
Gabr. Peignot a encore fourni le fonds d'une grande partie de cet ouvrage.
On trouve en tête du 1^ volume une violente diatpibe à notre adresse, à cause de la note, qu'à Tarticle de Peignot, nous avons faite sur le « Htnue! du bibliothécaire » de M. Namur.MM. Hennebert, Hesse (Constantin), J. Ravenel et A. Alkan, et M. Namur lui-même ayant en soin de nous JBftifier (Voy. le n. Iâ4), nous n'avons plus à répondre à cette diatribe, fort peu logique pour un docteur en philosophie, soit dit en passant.
III. Bibliographie académique belge, on Répertoire systématique et analytique dos mémoires, dissertations, obsenrations, cCcl publiés jusqu*à ce jour par l'ancienne et la nouvelle académie de Bruxelles ; précédée d'un Précis historique de l'Académie, et soim d'un répertoire alphabétique des noms d'auteurs. Liège, CoUardio, et Paris, Roret, 1838, in-8 de 80 pages, U fr. [5037]
Cet ouvrage n*a été tiré qu à 50 exemplaires.
C*est encore là un livre qui n*a pas coûté grands efforts à M. Namur; il n*a eu qu*à copier la liste des Mémoires de Tancienne et de la nouvelle académie de Bruxelles, ainsi que le Précis historique, deux travaux qai se trouvent à la tôle de presque tous les Annuaires de cette académie.
IV. Bibliographie des ouvrages publiés sous le nom d'Ana, Bruxelles, 1839, gr. in-8 de xvj ci 63>ages. [5038]
Le no 14 du « Serapeum » de Leipzig, 51 juillet 1840, contient une réclamation de M. Hermann Ludewig, qui se plaint que M. Namur s*est emparé de son livre des Ana^ et pour prouver ce qu'il appelle la copie virtuositaet du bibliographe luxembourgeois, il indique page par page, ligne par ligne tout ce que le susdit M. Namur a copié dansTouvrage de Hesse (ou de Constantin). M. Ludewig ne revendiquera certainement pas le passage où M. Namur range parmi les Ana le roman à'indiana de Geo. Sand [M»»* Aurore Dudevant]! Cette énorme balourdise a été sévèrement relevée dans une note imprimée et distribuée par M. Vandeweyer, ministre de Belgique à Londres. De Rg.
Au commencement de 1840, M. Namur préparait une nouv. édition, considérublcment augmentée, de celte Bibliographie ; nous ignorons si plie a élé publiée.