‹ Les supercheries littéraires dévoiléesChapitre 207 sur 898 · RADCLIFFE · texte numérisé non relu

RADCLIFFE

est également insérée dans une autre édition de celte même < Histoire b, annotée par H. Poitevin, Paris, Delahays, 1858. in-16.

RACINE, aut. mpp.

Plusieurs éditeurs de Racine ont admis dans les Œuvre* de ce grand poète quelques écrits qui lui ont été attribués à tort. Cette question a été traitée avec beaucoup de soin et d'exactitude dans l'excellente édition dirigée par M. Paul Mesnard, et qui fait partie de la < Collection des grands Ecrivains de la France » mise an jour par la maison Hachette. (Voir tom. IV, p. 1G5.) Il faut rejett^r par exemple une épigramme contre l'abbé Abeille donnée dans c l'Almanach des Muses > , i 806, p. 4i2, avec le nom de Jean Racine, et reproduite dans l'édition Pelitot (1807) ; M. Aimé-llartiu. qui ne l'a pas admise dans son édition, en a accueilli une autre dirigée contre le même abbé et tout aussi controuvée. Le f Chapelain décoiffé*, auquel Racine etBoileau^t eu quelque part, a été tellement déflguré par Furetière, (à ce qu'il parait) qu'il faut l'exclure des Œuvres de Racine, et M. Berriat-Saint-Prix a eu raison, malgré l'exemple donné par la plupart des précédents éditeurs, de ne pas l'admettre dans sa très-bonne édition des Œuvres deDoileau. On trouve dans «rAlmanarb des Muses» de l'an IX, p. 194, une épigramme signée feu Racine père, que FayoUe a reproduite dans son « Acanthologie * ; elle est dirigée contre madame de Maintenon ; c'est une impudente superdierie, ainsi qu'un sonnet inscrit avec le nom de Racine dans un recueil manuscrit (conservé à la bibliothèque de l'Arsenal) et qui n'offre également qu'une plate invective lancée à la protectrice de l'auteur « d'Esther » . Une épigramme à l'adresse d'un prédicateur, le P. Renaud, admise dans < r Acanthologie » , est apocryphe, ainsi que celle contre • l'Agamemnon de Boyer », quoique celle-ci ait été acceptée par M. Ed. Foumier, dans les notes de son c Racine i Uzès ji .

Après être entré dans des détails minutieux que justifie le désir de débarrasser les éditions des Œuvres de Racine de pièces qui ne sont pas dignes de lui, M. Paul Mesnard place dans un appendice (p. 223-251) quatorze petites pièces en vers ou en prose qu'on peut attribuera Racine, que divers éditeurs ont recueillies, mais dont l'authenticité n'est pas complètement établie. Dans le tome V de son édition, M. Mesnard a inséré le c Précis historique des campagnes de Louis XIV depuis 1672 jusqu'en 1678 », «la Relation du siège de Namur > (insérée par Grimoarddans son édiUon des Œuvres de Louis XIV) et quelques antres écrits auxquels Racine a pu prendre part, mais qu'on n'est pas autorisé à regarder comme étant entièrement sortis de sa plume.

RACINE (M.) [RociiETTE de la Morlière].

Lettre de— à M. M*** fMarmontel), avec les réponses de celui-ci. Sans lieu m date, (1732), in-8.

RACINE-ARISTOPHANE . ps. [ Chantrel (1), alors professeur ae Tinstitution Poillout, à Vaugirard].

La Déconfiture des Jésuites, tragi-comédie, par — ; suivie de Notes explicatives et

(1) L'an des auteurs des c Vêpres Siciliennes, ou Histoire de l'Italie au xui« siècle ».

n justificatives. Paris, Sagnicr et Dray, avril i844, in-8, 63 p.

RACLOTS, plagiaire.

Ce personnage fit paraître à Bruxelles, en 1718, une traduction du « Buscon » et des * Visions » de Qnevedo ; ce n'est qu'une copie de celle mise au jour en 1641 par le sieur de la Geneste, et réimprimée en 1647 et en 1653: les modifications sont trop insignifiantes pour que le plagiat ne soit pas réel. Nous avons parlé de cet ouvrage à l'article « Quevedo ».

RADCUFFE (Mary-Anna Ward, dame), romancière anglaise. Ouvrages qui ont été, à tort^ imprimés sous son nom,

Mistnss Radcliife publia, selon toute apparence, ses romans sous le voile de l'anonyme ; ce qui semble le confirmer, c'est que' le « Biographical Dictionary of Iho living authors or Great Britain and Ireland », publié en 1816, no cite qu'un seul ouvrage de cette dame, et encore est-il un de ceux qui lui ont été faussement attribués. M""" RadclifTe avait pourtant fait imprimer tous ses romans de 1789 à 1796. Le public anglais, aussi bien que le public français, s'engoua de ces compositions de terreurs, et il surgit des imitateurs, tant en Angleterre qu'en France. Comme le genre de M™" Radcliffe n'exige que des facultés médiocres, bientôt les châteaux ruinés, les spectres, les souterrains^ les tombeaux, envahirent les pages de la plupart des nouveaux romans, et le dégoût de ces plates imitations s'étendit jusqu aux ouvrages qui avaient fondé une si mauvaise école. Ces imitations ayant été attribuées à M™ Radcliffe, cette dame se vit forcée de réclamer, dans les journaux anglais, contre cette attribution, et de déclarer qu'elle n'était pas auteur des ouvrages dont nous allons indiquer les traductions.

Nous ne citerons ici des romans faussement attribués à M™* Radcliffe que ceux qui ont été publiés en France :

I. Le Tombeau, ouvrage posthume d'— (composé en français par MM. Hector Chaussier et Bizet). Parts, 1799.— 3" édit. Paris, Lecointe et Durey , 1821 , 2 vol. in-12.

Une traduction espagnole de ce roman a été imprimée à Paris, en 1825, in-18, et une édiUon de ce roman a été publiée sous ce litre : < Le Tombeau > ; par Anne Radcliffe. Traduit par A. Morellet. Avignon, Peyri, 1850, 2 vol in-18. Cette indication traduit est une supercherie, car l'original est français.

IL Les Visions du château des Pvrénées, traduites sur l'édition imprimée à Londres, chez G. et J. Robinson, en 1803 (par le comte G. Garnier et M"' Zimmerman). Paris, Renard, 1809, 4 vol. in-12.

RADCLïFFE

RAGONNOT-GODEFROY 312

— 3* édit. Paris, Lecointe et Durey, 1820,

5 vol. m-12.

Ce roman est bien tradnit de l'angbis. maU il n'est point de mistr. A. Radcliffe.

III. Lo Couvent do Sainte-Catherine, ou les Mœurs du XIII" siècle, roman historique, trad. de l'angl. (par M"* Car. Wuiet).

Paris, 1819, 2 vol. in-12.

IV. La Forôt de Montalbano, ou le Fils généreux ; traduit do l'anglais de Fauteur des « Visions du château des Pyrénées », par M^ P. (M"* Julie Périn). Paris, J.-G. Dentu, 1813, 5 vol. in-12.

Oavrage traduit de miss Maria-Lavinia Smith.

V. L'Hormite de la tombe mystérieuse, ou le Fantôme du vieux château, anecdote extraite des annales du xiii* siècle, par M"* Anne Radcliffe, et traduite sur le manuscrit anglais par M. E.-L.-D.-L., baron de Langon. Paris, Ménard et Desenne filsl 1815, 3 vol. in-12, ou Paris, Lecoinle et Dtfrcy, 1822, 3 vol. in-12.

Traduction supposée. Le véritable anleor de ce roman est le trop fécond baron de LamoUie-Langon.

VI. Gaston de Blondeville, ou Henri III tenant sa cour à Kenilworth, en Ardennes ; roman trad. de l'anglais par le traducteur des romans de sir Walter Scott (M, Defauconpret). Paris. Marne et Delaunay-Vallée, 1820, 3 vol. in-12. '

L'original n'a para qu'après la mort de^ mislriss Radcliffe.

Vn. La Abadia de Grasvila, no vêla escrita en ingles, traduccion castellana. Paris, de limpr. de Smith. 1827, 4 vol. in-18.

Ce roman est traduit de George Hoore. Dès 1798. B. Ducos en avait publié une version française.

VIII. Rose d'Altemberg, ou le Spectre dans les ruines ; manuscrit trouvé clans le portefeuille de feu Anne Radcliffe, et trad. de l'anglais par M. Henri Duval. Paris. Pigoreau, 1830, 3 vol. in-12.

Il y a toute une histoire à l'occasion de ce roman. En 4813, Mad. Brayerde Saint-Léon publia chex Renard nn roman imité de Tanglais, qui parut sous le titre «d'Alexina», 4 vol. in-12. Mad. Campbell en publia une traduction anglaise sous le titre de « the Midnight Wanderer », London, 1821, 4 vol. in-12. C'est encore le même roman que II. H. Duval a rendu à sa patrie, en traduisant sous le titre do c Rose d'Altemberg » , le roman de Mad. Brayer de Saint-Léon, que mistr. Campbell avait fait imprimer sous son propre nom en 1821 . (Voy. la préface du roman de Mad. Brayer de Saint- Léon, intitulé: « Henri », 1833, 4 vol. in-12.)

En Angleterre, on a faussement attribué à mistr. Radcliffe : 1» l'Avocat des femmes, ou la Tentative pour recouvrer les droits des femmes usurpés par les hommes (1799, in-8); et 2»UiePlays on Uie Passions, qui sont de miss Baillie. '

-H Voir pour les nombreuses éditions des ouvrages

authentiques d'Anne Radcliffe le « Bibliographer's Mauual > de Lowodes, p. 2035. Walter ScoU a écrit la vie de cette romancière.

-h RADLÉ (J.) pe colonel Lapinski].

La Politique nouvelle. Paris, Dentu, 18Gi, in-8.

RADONVILLIERS (Fabbé Claude-François LizARDE de), semi-apocr. [François- Joseph Noel].

Œuvres de M.—, publiées par M. Noël.

Paris. 1807, 3 vol. in-8.

Noël est l'auteur de la traduction des trois premiers livres de l'Enéide de Virgile, insérée dans le premier volume, ainsi que de celle de Cornélius Nepos, au lome troisième. A. A. B — r.

\RAI)ULESCO (J.), ps, [Jean Héliade, Roumain émigré].

I. Le Protectorat du Czar, ou la Roumanie et la Russie. Nouveaux documents sur la situation européenne; par J. R. témoin oculaire des événements qui se sont passés en Valachiede 1828 à 1849. (Publié avec un Avant-Propos par M. Séb. Rhéal.) Paris, au comptoir des imprimeurs unis, Comon, 1830j gr. in-8 de viij et GO p.

II. Souvenirs et impression d'un proscrit. Paris, les principaux libraires. i8.*>(), in-8.

La dédicace est adressée aux Roumains.

-f R. A. E. [AucherÉloy].

L'Entomologie, ou Histoire naturelle des insectes. Paris, Aucher-Eloy, 1820, in-12.

RAEMOND (Florimondde). Voy. Flori-

HOND DE R.

-f- RAFFEY (Jacques [Henri Fouqdier].

Des articles au « Journal de Paris ».

-f- RAGO (Dom) [Etienne Arago].

Fut sous ce nom le collaborateur de Balzac pour c l'Héritière de Birague >.

RAGONNOT - GODEFROV, jardinier , aiit, supp. [Pierre BoitardI.

I. Traite sur la culture des œillets, suivi d'une nouvelle classification pouvant aussi s'appliquer aux genres rosier, etc. Paris. Audot, 1841, in-12, 60 pag., 3 grav.

II. Almanach-Manuel de jardinage, contenant l'art de cultiver et de décorer les jardins. Paris, Passard, 1851, 1852, in-10, 187 p.

L'édition de 1852 a un supplément de 12 pages.

-f- III. Bibliothèciue d'agriculture et do jardinage. Almanacn perpétuel de jardinage; par — . Nouv. édition, revue et augmentée. Paris, Passard, 1850, in-18.

Le texte du même ouvrage est aussi publié sons le titre : « Guide- Manuel du jardinier ji .

Il a para ù Quediinbourg en 1845 une tradocLion allemande de la ircédit., in-8, 64 p.

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