‹ Les supercheries littéraires dévoiléesChapitre 246 sur 898 · V. La Vertu pour héritage. Rouen» 1856, in · texte numérisé non relu

V. La Vertu pour héritage. Rouen» 1856, in

• VI. Charles, ou un Voyage pour récompense. Paris, 1866, in-12.

RESGHÂSTELET

REUBfB

VU. Une Servante do Marie, ou la Vertu récompensée. Paris, 1866, in-lâ.

RESGHASTELET, anagramme [Charles Tbste, frère de l'ancien ministre].

La Servitude volontaire, ou le Contr'un, par Etienne de la Boëtie, avec un Commentaire babouviste, et un supplément intitulé : Quelques citations historioues de nos annales républicaines, par — . Bruxelles et Paris. 1836, in-18.

•+• Ce petit Tolnme a été plosiears fois réimprimé. L'éditioa qui précède a été en gnnàe partie pabliée aux frais de M. Félix Deltiasse, de Spa. Bien que tirée à 1 ,500 exemplaires, elle n'a pas été mise dans le commerce. La pièce de vers qui occape les p. 151-156 : Le plut grand lunnme des temps fnodemes, est de Lonis-Marc Saossine, mort en 1834. Sar Charles Teste, ▼oir le c Nécrologe Liégeois » de H. U. GapiUine. année 1852.

RESTIF DE LA BRETONNE (Nicolas- Edme).

Le Pornographe.

Voy. Honnête homme, II, 306, et ajoutez:

M. Jalia de Fontenelle, p. 10 et 11. note 1. d'an nnméro da « Joarnal des Sciences physiqnçs. chimiques et indaslrielles de France >. dit que le « Pornographe » (qae l'on croit de Restif de la Bretonne), a été publié en 1770 (Uses 1769). sans nom d' auteur, et qu*il est attribué à Linguet. c J'en possède, dit-il dans cette note, un exemplaire qui m'a été remis par mon honorable ami M. le chevalier Gérard, dans lequel on trouve la note suivante : « Cet ouvrage de Linguet. si conna par ses paradoxes et la docte opinion qu'il avait de lui-même, est une de ses folies ; on pouvait dire et proposer de fort bonnes choses sur cette matière, c'est ce qu'il n'a pas fait. Son plan est absurde, inexécutable et faux dans tous ses résultats ; ee n'est pas même le rêve d'un bon citoyen. J'ai étudié avec lui ; e'était le garçon le plus doux, le plus honnête, le plus instruit : Quantum mutatus ab illol »

ff II a fini ses jours sur l'échafaud pendant la Révolntlon, parce qu'il ne sut pas se taire à propos, t

Gomment concilier cette opinion avec ce que Restif do la Bretonne lui-même dit du c Pornographe », dans son < Drame de la vie », page 639. « Cet ouvrages! mal apprécié demandait des recherches ; celles que je fls étalent dangereoses. »

Aocone note trouvée sur un livre n'est donc à recoeillir qu'après une sérieose vérification.

-|- Rétif reven4ique d'ailleurs dans ses écrits le « p!»niographe • comme étant son œuvre : c l'ouvrage se vendit très-bien, mais jamais projet utile ne fut plus mal aecueiUi ; à peine se tnmva-t-il trois ou quatre têtes saines dans la capitale qui me rendirent justice... Le c Pornographe » est une grande conception dont je me tiens très-honoré ; elle produira un jour des fruits, et on exéenten cet nUle projet toujours trop tard. Vers 1785. l'empereur Joseph, le réformateur, a fliit exécuter le c Pornographe ft Vienne t. (« Monsieur Nicolas ». p. S979.) Le silence que garda la police sur ce livre rempli de détails fort scabreux fit croire généralement qu'elle n'éuit pas étrangère à sa publicalion.

-f-M. P.-L. Jacob, bibliophile, (r Enigmes et Découvertes bibliographiques », Paris, 1860, ia-lS,

p. 53 et sniv.), donne des détails étendus sur l'ouvrage publié sous le nom de Rélif : c le Marquis de T***, on l'Ecole de la jeunesse », Paris et Londres, 1771. 4 vol. in-12. C'est la reproduction, sauf de nombreux cartons exigés par la police et des remaniements multipliés, du c Nouvel Emile, ou de l'Education publique », Genève et Paris, 1770 ; la publication ne fut pas autorisée ; six vu après, Rétif acheta l'édition en bloc, et le livre parut, mais tellement défiguré que le véritable auteur (c'était encore Ginguené) ne voulut pas reooonaître son œuvre. H. Monselet ne mentionne pas cet détails en parlant du « Marquis de T*", p. 115).

RETGHEZKEN, pseudon. [MM. Léon JouRBT, Léon Gaughbz et Edouard Wacken] . auteurs des Facéties académiques publiées dans la « Revue de Belgiaue d, 2^ et 5* années- Ainsi que Ton doit s en apercevoir, ce pseudonyme est composé de la dernière syllabe des noms des trois écrivains.

RÉTIF DE LA BRETONNE (L.). ps.

[M***], employé de l'octroi de Paris.

I. Le Ghroniaueur populaire. Episodes de Tarmée d'Italie. Première édition. Vau^ girard, Ddacour, 1845, in-8 de iv. et 516

II. Le Barde de la grande famille. Paris, René, 1817, in-18 de 36 pages.

Vers et chansons. H en a paru deux on trois livraisons.

REUCHLIN (Jean), ps. (Richard Simon].

Dissertation critique sur la nouvelle Bibliothèque des Auteurs ecclésiastiques.

Francfort, 1688, pet. in-12 de li5pag.

REUCHLINUS (Andréas), ps. [Valent.

Smalgius].

Ad Isaacum Gasaubonum Parsnesis.

Racoviœ, 1614, in-8.

Niceron. t. XVIII, p. 144.

REUME (A. de), nom anobli [Auguste Derbumb], bibliographe belge, capitaine d'artillerie dans l'armée belge, par suite des événements de 1830. aujourd'hui en disponibilité ; né à Mons.

I. Recherches historiques sur Louis Elsevier et sur ses six fils. 1846.

Imprimé dans le < Bulletin et Annales de l'Académie d'archéologie de Belgique », année 1846. 3* livr. Anvers, Froment, in-8.

II. Recherches historiques, généalogiques et bibliographiques sur les Elsevier (traduites librement du hollandais de M. W.. J.-C. Rammelman- Elsevier). Bruxelles, Wahlen tt comp., 1847, gr. in-8 de 1 19 p., avec portrait, armoiries, fleurons elseviriens et fac-similé des signatures de tous les Elsevier.

Quoique les Elsevier aient perdu de leur vogue, qnt U bihlioniaqie ait aqssl set modei et «et caprioas, et

REUIIB

REUME

que cet célèbret Imprimeon en aient tiiM les conséqoenees, ils resteront tonjonrs les modèles de l'éléfsnce et do go6t en fkit de typographie. Adry, Bérud. Charles Nodier, Mil. llotteley, Gh. Pieten, i.-W.-G. Rammelman-ElseTier, anquel U. de Reame a dédié son livre, avaient firayé la voie. M. Rammelman a foornl particnlièrement an zélé capitaine d'artillerie les bases de son travail, les principales recherches et h pinpart des pièces jostiflcatives, mais celui-ci a glané encore avec bonheor, malgré ses devanciers, et a ramassé quelques épis qu'ils avûent négligés. Nous ne le chicanerons pas sur certaines formes de style, sur quelques &utes d'impression, qu'il faut plutôt imputer à M. Wahlen, et nous le louerons sans réserve pour avoir présenté dans une langue universelle d^ renseignements qui risquaient de rester inconnus à beaucoup de personnes même instruites. Inspiré par un amour sincère, il n'a oublié aucun moyen en son pouvoir pour relever l'hommage qu'il vient de rendre k la mémoire des Elsevier. Les Belges surtout lui doivent des renerclmenls, puisqu'il s'est occupé d'une noble flimille d'industriels originaires de la Belgique, attendu que le premier de ses membres établi en Hollande est désigné comme rdieur ^ie Lcfmaint et qu'il commença, en qualité de librairie, par vendre les livres qu'imprimait Plantin. M. de Reume n'en restera pas là. U promet des c Annales elséviriennes » , sur le plan adopté par M. Renouant à l'égard des Aides. Nous ne saurions trc^ encourager de pareilles entreprises, et c'est avec nne vive salisfiiction que nous voyons un officier, dédaignant l'oisiveté des garnisons, utiliser ses loisirs. De RsirPENBERo. Bull, du bibliophile belge.

Telle est l'opinion qui a été écrite pour paraître avec une signatnre ; mais en voici une autre qui devait pa« raltre anonyme dans nos '« Supercheries » ; nous ne sommes pas f&ché de les rapprocher ici pour que l'on aperçoive une fois de plus le réle peu honorable que Joue souvent le critique i conscience double.

* M. A. Dereume, capitaine d'artillerie, par suite des événements de 1830, ayant été mis en disponibilité, a en l'idée de se fiire homme de lettres, rien que pour tuer le temps. Peu versé dans la littérature et même dans l'orthographe, il s'est posé en bibliographe, quoique étranger aux premiers éléments de la science I Il a commencé i traduire librement du hollandais un ouvrage de Si. W.-J.-G. Rammelman-Elsevier, lieufenant d'infanterie dans l'armée hollandaise, intitulé : « Uitkomstenvaneen ondenoek omirent de Elseviers >. Vtreeht, 1845, in-8 de 54 et 40 pages, qui n'a pas été mis dans le commerce. Cette traduction, accompagnée de vignettes, de portraits, de fac~iimiîe, et enrichie de quelques notes insignifiantes et de fautes du crft du traducteur, a paru sons ce titre : < Recherches historiques, généalogiques et bibliographiques sur les Elsevier », par A. de Reume. Bruxelles, 1847, grand in-8 de 119 pages. Il n'y est pas dit un mot du texte original, et pour fermer la bouche à M. Rammelman sur ce plagiat téméraire, U. Dereume a eu l'audace de dédier son larcin à celui-U même qu'il avait dépouillé. 11 fallait être canonnier pour se montrer si intrépide. Beaucoup de personnes qui ne savent pas le hollandais y furent prises. M. Motteley, entre autres, signala II. Dereume comme un savant en fait de bibliographie ; les auteurs de c la Nouvelle Revue encydopédiqne », de MM. Didot, forent également dupes ; mais à Utrecht on fut moins indulgent, comme on peut le voir par les remarques que M. Drieling a Insérées dans la f Kronyk van het historisch geielsehap te Utrecht » (Bulletin de la foeMéWsloriqwd'UtrecIrt), 484Y, p. IW-iU*

" M. le capitaine Dereume, flatté du compliment que lui a adressé M. Motteley pour ses « Recherches historique > dans la préface de l'opuscule de ce dernier intitulé : r Aperçu sur les erreurs de la bibliographie spéciale des Elzevirs et leurs annexes, avec quelques découvertes curieuses sur la typographie hollandaise et belge du xvn* siècle », a foit faire de cet opuscule une élégante contrefaçon dans laquelle beaucoup d'impressions attribuées aux Elzevirs sont restituées à

F. Foppens, de Bruxelles. (Bruxelles, imprimeur de la Société des Beaux-Arts, petit in-lS de 45 pages et deux feuillets supplémentaires.)

ni. Variétés bibliographiques et littéraires. Brtixelles, Dewasme, 1847, gr. in-8 de 201 pages, avec un grand nombre de planches xylographiques représentant des marques d imprimeurs.

Cet ouvrage, qui n'a été tiré qu'i cent exemplaires, a été publié en quatorze livraisons.

Fidèle à son culte pour la blbliologie, M. de Reume veut, dans une suite de courtes publications, recueillir les marques des anciens imprimeurs belges, qu'il c(^ie lui-même avec nne heureuse fidélité. Le texte est une compilation de ce qui lui parut le mieux sur chaque sujet. Le premier cahier est une seconde édition corrigée des notices sur l'origine de l'imprimerie et sur Ouwerx et Strel, imprimeurs liégeois, lesquels ont paru d'abord dans ff la Renaissance » .

De ReiffbNbero, Bull, du biblioph. belge.

Une note inédite du même dit :

c M. Dereume, continuant son r61e, publie par cahiers des c Variétés bibliographiques », o& il n'y t de bon que les marques d'imprimeurs gravées sur bois.

« La ville de Mous a eu l'honneur de donner le Jour à ce docte rival des Bmnet, des Augnis, des Barbier, etc. «

IV. Notices sur les imprimeurs belges, avec des planches xylographiques. Bruxellus, C. Muquardt, 1848-49, 6 fascicules formant ensemble 42 pages, in-8.

Tiré i vingt^inq exemplaires.

Voici les noms des Imprimeurs que concernent ces notices :

i*^ fascicule....

Nous ignorons ce qne renferme ce premier fascicule ; mais il est vraisemblable que ce sont les deux notices suivantes, qui ont d'abord paru dans le tome V du r Bulletin du bibliophile belge » (1848) : Gérard Salenson ou de Salenson, avec marque ; Guillaume Silvius, avec marque.

2* -— Jean de Loi, J. Trogensins, G. Van Parys,

G. Vosterman et Henri Hastenins, 8 pages avec 4 planches xylogr.

3* — Pierre Zangrins, Jacob Van Ghelen, Jean Van den Steene, Barthélémy de Grave, Jean Maes. 8 pages avec 6 planches xylogr.

4* — Égide Goppenius, Michel de Hamont, Pierre Golonaens. 4 pages avec pi. xylogr.

5a — Servais Pasenas, Philippe Van Dormalc, Jacob Mesens. 6 pages avec pi. xylogr.

Les notices qui composent ces quatre fascicules ont encore paru dans les tomes V et VI du « Bulletin du bibliophile belge ».

' 6* ~ J. Bellere, Corneille Versdneren, Jean Ouwerx flls, 4 pages avec pi. xylogr.

Un ouvrage plus savant et noint «ride, qtfl peut

BEUME

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