‹ Les supercheries littéraires dévoiléesChapitre 271 sur 898 · I. Voyage sous les flots. Paris, P. Bru-' net, 1868, in · texte numérisé non relu

I. Voyage sous les flots. Paris, P. Bru-' net, 1868, in

n. Les rayons d'avril. Pam, 1869, in-18.

ROGERS (William), chirurgien-dentiste à Paris, aut. supp.

L'Encyclopédie du Dentiste, ou Répertoire général de toutes les connaissances médico-chirurgicales sur l'anatomie et la pthologie des dents, etc.; précédée de l'Histoire du Dentiste chez les Anciens, etc. Paris, /.-B. Baillière , r Auteur, 1845, in-8, avec 3 pi.

Nous avons en plusieurs fois l'oecasion de ftdre la remarque que peu de dentistes ont composé les ouvrages qui ont para sous leurs noms. Us n'ont que trop justifié près de leurs clients ce proverbe trivial : c Menteur comme un arracheur de dents, ji Voici une petite polémique engagée, en i84S, entre deux célébrités artistiques de Paris, qui ont choisi la quatrième page de deux Journaux pour lien de leurs débats, polémique qui m fera qu'augmenter notre série d'observations.

Cwmwiisfne littéraire, M. William Rogers a l'honneur de remercier le public du favorable accueil

ROGERS

ROGERS

fait aux articles sur l'art dentaire, signés du nom d'un autre dentiste, et paraissant dans les journaux depuis quelque temps. Ces articles soDt extraits mot pour mot des ouvrages de M. Rogers, publiés en 1845, 1846 et 4847. Les articles ci-dessous sont pris au hasard; le public en jugera :

EXTRAIT des DÉBATS, de la PRESSE, du NATIONAL,

de la PATRIE, du corsaire, etc., de 1848.

De la Carie dentaire.

Quelques dentistes ont proposé comme moyen de la prévenir de séparer toutes les dents avec la lime.

Je ne saurais admettre cette opinion ; car, si parfois la carie se manifeste dans les points des dents qui se touchent, l'observation prouve que le plus souvent elle survient sans qu'il y ail point de contact.

Médecine dentaire , de l'Odontalgie ou rage det Dents.

De la funeste Influence dee Dente sur la Beauté. (Article de soixante lignes.)

Encyclopédie du Dentiste.

Page 214. De la Carie des Dents.

Quelques dentistes ont proposé comme moyen de la prévenir de séparer toutes les dents avec la lime. Je ne saurais admettre celte opinion ; car, si parfois la carie se manifeste dans les points des dents qui se touchent, robser^ntion prouve que le plus souvent elle survient sans qu'il y ait point de contait.

Encyclopédie du Dentiste.

Pages 237 et 238.

Encyclopédie du Dentiste, par William Rogers, en 43, 446. 447, 450, et Esquisse sur les OsanoreSt page 13.

M. Rogers prend ce moyen de publicité pour demander justice de cet audacieux plagiat. Une indemnité devant les tribunaux lui répugne, et il lui faut un châtiment que le public seul sait infliger. — S. M. Rogers cite dans ses ouvrages l'opinion de Daval et d'autres auteurs, il a eu la conscience et la probité de leur en rapporter tout l'honneur en les nommant et même en faisant leur éloge, comme on le verra dans le cours de ses ouvrages, notamment & la page 58 de son c Encyclopédie » si malencontreusement choisie comme excuse par le dentiste plagiaire dans son article intitulé : réfutation. — M. Rogers était averti par ses amis que ses avis donneraient lieu à une polémique plus ou moins lODgue entre lui et le dentiste en question ; M. Rogers a répondu qu'il ne voulait pas fatiguer plus longtemps le public ; il a dit la vÉRrré, il l'a prouvée ; il confond ses calomniateurs, cela lui suffit ; car mentir et CALOMNIER u'est pas réfuter. — WiLUAM Rogers, auteur dn « Dictionnaire des Sciences dentaires >, rue Saint-Honoré, 270. r République », 2 octobre 1848.

Réfultaiion. — Monsieur le rédacteur,

Je lis dans vos annonces d'hier, sous ce titre : Communisme littéraire, une réclame de M. William Rogers, dans laquelle ce dentiste ose s'attribuer quelques lignes d'un article que j'ai publié jadis sur la carie dentaire. Non content de dénaturer cet article, M. Rogers, par un procédé que je ne veux pas qualifier, n'hésite pas altérer même le texte de son Encyclopédie. Comme le public n'a probablement jamais lu l'Encyclopédie, ou plutôt Vencyclojactance signée dn nom de ce dentiste, il pourra juger de cette audacieuse compilation par les deux citations soivanles, prises au hasard :

Recherches sur l'Art du Dentiste ehe% les Anciens.

Par DuvAL.

Paris, novembre 1808.

c Les dents sont exposées à diverses maladies; les anciens les ont connues; ils en ont étudié les causes et cherché les moyens d'y remédier ; leur attention même ne s'est pas bornée an traitement de ces maladies, ils ont tâché de les prévenir par des soins particuliers, et la perte de ces organes si essentiels À la santé leur a paru pouvoir être réparée. En présentant le tableau des connaissances des Anciens sur cette partie de la chirurgie, je me suis particulièrement attaché â tracer avec précision ce qui semble nouveau dans l'ordre des temps, etc.. etc. »

(Suivent 25 pages de la brochure de ce dentiste.)

Traité complet de VArt du Dentiste, par Le- FOULON ( c'est-à-dire , YUlemain, D. M.), page 171.

Article Odontalgie.

ff C'est un axiome reçu en médecine que plus les hommes de l'art ont fait d'efforts infructueux pour combattre une maladie, plus la nomendature des moyens employés contre elle augmente de longueur ; aussi pour l'affection qui est l'objet de nos recherches, ouvrez le premier formulaire venu, etc., etc. »

Encyclopédie du DerUistet

Par M. WiLUAH Rogers, page 58.

L'Art du Dentiste chez les Anciens.

« Les dents sont exposées à diverses maladies; les Anciens les ont connues; ils en ont étudié les causes et cherché les moyens d*y remédier ; leur attention même ne s'est pas bornée an traitement de ces maladies, ils ont tâché de les prévenir par des soins particuliers, et la perte de ces oiiganes si essentiels à ft santé leur a paru pouvoir être réparée. En présentant le tableau des connaisances des Anciens sur cette paille de la chinirgie. je me suis particulièrement attaché à tracer avec précision ce qui semble nouveau dans l'ordre des temps, etc., etc.

(Suivent 25 pages extraites ainsi mot pour mot.)

Encyclopédie du Dentiste,

Par WiLUAM Rogers, page 252.

Article Odontalgie.

« C'est un axiome reçu en médecine que plus les hommes de l'art ont fait d'efforts infructueux pour combattre une maladie, plus la nomenclature des moyens employés contre elle augmente deloi^nieur: ainsi, pour l'affection qui est l'objet de nos rechôrches, ouvres le premier formulaire venu, etc., etc. »

C'est À la presse surtout qu'il appartenait de Juger et de caractériser, comme il le méritait, cet inqualifiable plagiat. Or voici ce qu'on lit dans une brochure intitulée : a Un autre Mystère de Paris », par un médecindenliste auquel M. Rogers n'a pas sans doute jugé pnn dent de répondre, t Ce n'est point une EncydopÂtie, parce que M. William Rogers (ou Roger, Guillaune» comme il voudra s'appeler, il ne tient pas à son nom) n'y parle guère que de lui, fort peu de l'art, dn moins tel qu'il est positivement de nos Jours» et qu'après de très-nombreux plagiats, très-mal déguisés, il a oublié que nous étions au xix» siècle, et non au temps des Pharaons et de leurs jongleurs. *

En présence de témoignages aussi accablants, on oodçoit facilement qu'il répogne à M. William Rogers d'avoir recours aux tribunaux ; il craindrait sans doute, et pour cause, de me fournir une fois de plus l'occasion de châtier et son orgueil et sa mauvaise foi. Ce qu'il lui fint, dit ce dentiste, c'est un châtiment comme

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