ROSEAU (Louis) [Louis Watteau
Voir la table de la « Revue trimestrielle » de Bruxelles.
ROSELLINI (Hippolyte), professeur d'antiquités égyptiennes àVÂthénée de Pise, né en 1800, mort à Pise le 4 juin 1843, plagiaire [J.-Fr. CuAMPOLUON jeune].
M.» Achille Jubinal, en annonçant la mort de M. Rosellini, archéologue italien, dans la a Revue du Midi », t. n, 1843, p. 69, avait établi une distinction honorable entre Salvolini, autre archéologue italien, et ce dernier. Mais M. Achille Jubinal n'a pas tardé à revenir sur son opinion, car dans le môme volume cité, page 151, nous lisons dans sa lettre à M. Gras, éditeur de la « Revue du Midi » (1).
a En parlant de ce savant (Rosellini] dans notre dernier numéro, j'avais établi une distinction très-marquée entre lui et Salvolini, ce plagiaire en grand, qui n'essaya pas moins que de dérober toute une gloire. Eh bien ! il paraît que j'avais tort, et que Rosellini^ par plus d'un côté, touchait àSalvolim.
« En effet, Monsieur, on me communique ici deux brochures de Champollion l'aîné, qui servent de complément d'instruction à l'affaire Salvolini. La première est relative à une « Grammaire de la langue cophte », récemment publiée en Italie par M. Rosellini, et qui n'est autre que la grammaire manuscrite de Champollion le jeune, formée pour son usage i)ersonnel, et dont M. Rosellini, étant à Paris, avait pris une copie textuelle. La preuve en est dans la table des chapitres, qui sont en môme nombre, dans 1 identité de rédaction, dans l'absence de ce oui concerne l'adverbe, les prépositions, les mots conjonctifs, la syntaxe, etc., c'est-à-dire de tout ce que Cnampollion n'avait pas encore mis au net lors dlii séjour de Rosellini à Paris.
« Il est vrai que l'éditeur de cette graoh maire, le savant Ungarelli (Sodalis Bornabites Bononiensis), excite, dans son avis au lecteur, M. Rosellini à terminer la grammaire cophte^ promesse faite déjà par celui-ci dans la préface en ces -termes : Grammaiicœ pars altéra lucem tempo re aspiciet; mais il est permis de douter que M. Roselhni, s'il eût vécu, eût jamais mis à exécution cet engagement, «car, dit « M. Champollion 1 aîné, je ne puis pas « promettre à M. Ungarelli de prêter à « M. Rosellini la partie de la grammaire a manuscrite qu'il n'a pas encore co- « piée ».
(1) Nmn^o dtt 25 aoftl 1843.
a Je passe à la seconde brochure. 11 s'agit de l'interprétation publiée à Rome, avec la gravure des monuments, par M. Ungarelli, des obélisques de Saint4eande-Latran, de la Minerva, du Panthéon ou Mahutoeus, Flaminien, Barberini, Pam-
Shile, Campensis ou du Monte Citerio et e Bénévent.
« M. Ungarelli, éditeur de cet ouvrage, entrepris par Champollion dans son voyage à Rome, en 1826, avec M. Rosellini, et resté inachevé par diverses causes, M. Ungarelli, trompé par des rapports intéressés, aéclare dans sa préface que bien que Champollion (qu'il n'a jamais connu] aéclarât en 1827 s'occuper activement de l'interprétation des obélisques, il n'en faut rien croire : hoc ex homints ingénia metiri ODortet; consueverat enim idse tnpraesentia facere dictare, quod m animo volveret faciendum,
a Puis M. Ungarelli déclare que les textes explicatifs de son ouvrage, que Champollion ne se sentait point, oit-il, en état de donner, et quil regardait comme au-dessus dejses forces^ lui ont été communiqués par M. Rosellini.
« Or, qu'arrive-t-il? C'est que dans vingt lettres qui sont entre les mains de sa famille, Champollion parle de sa traduction des inscriptions obéliscales, et que l'on a trouvé dans ses papiers inédiis, à la date de 1827, ce travail tout entier écrit de sa main^ travail textuellement identique aux interprétations fournies par M. Rosellini au savant Barnabite. Pour en convaincre tout le monde, M. Champollion l'aînô donne en regard les deux textes (celui de son frère et celui de M. Ungarelli) pour Tobélisque de Saint-Jean de Latran.
« De tout quoi il résulte que M. Rosellini a fait pour les obélisques ce qu'il avait déjà fait pK)ur la grammaire cophte ; il a copié tout simplement le travail de Cham" pollion et l'a donné comme le sien,
« Voilà donc encore un plagiat bien constaté, aussi curieux que celui de Salvolini, quoique moins odieux, commis par un Italien. Ce qui nous étonne, c'est que celui-là aussi n'ait pas essayé de s'impatroniser en France; il y serait sans doute devenu membre de l'Institut, chevalier de la Légion d'honneur et professeur au Collège de France ; car depuis le mare* chai d'Ancre, la race Concim ne s'est jamais éteinte chez nous. Ces Italiens sont comme l'hydre de Lorne, ils renaissent à mesure qu on les tue. »
-|- Voir une brochore de M. GhampoUion-Piffeac. I • Notice sur les numascrits autographes de Cbampollion
ROSELLUS
ROSTISLAFF
le jame, perdas en l'aanée 1833 et letroavés en q 1840 ». Paru, Firmm Didot, 1842. in-^.
ROSELLUS (P.), ps. [Fr. Marchesius, prètro français].
De Antiquâ uallias inter et Hispanias in divinis et humanis rébus communione.
Lugduni, 1660, in-4.
ROSELLY DE LORGUES, superfétation nominale, au moins de Roselly, de Lorgnes (Yar), né en 1805 ; mais il paraît que le véritable nom de cet écrivain est de Val-
BUSTTE.
Si leTéritable nom de cet écrivain est Valblette. il est alors l'anteor d'an oposcule imprimé, en 1830. sons le titre de c Obserrations préliminaires pour la défense »; par M. de Valblette. Pari», quai du AuQUtiint, no 35, in-8 de 48 pag. Le foux-titre de cet écrit porte : « La Gnillotine et les Ministres > .
L bkoléo, ou la Grèce au XVIII* siècle. Paris, Hiveri, Guillemet 1827, 2 vol. in-12.
Premier onvrage de l'antear, qni a été publié sons le nom AeRotelly.
II. Le Christ devant le siècle, ou nouveaux Témoignages des sciences en faveur du Catholicisme. Porw, Hivert, 1835, in-8, ou in.l2. — XVfl* édition. ParU, le même. 1817, in-12, et sur format in-8.
Une seconde édit., rev., corr. et aogm., avait été publiée dès 1836 dans les deux formats.
— Jesu-Chrislo en presencia del siglo, 0 nuevos Argumentes, tornades de las ciencias, en favor del Catolicismo. Traduccion al castellano por D.-J.-M. Moralejo. Paris, Rosa, 1836, 2 vol. in-12.
in. Le Livre des communes, ou le Presbytère, l'Ecole et la Mairie. Porw, Renduel, 1837, in-8 et in-12; IV édition. Paris, Hivert, 1847, in-12.
Le frontispice de la quatrième édition présente nne variante ; le second titre est : ott la Régénération de la Fnmce par le prethytère,
IV. De la Mort avant l'Homme, et du péché originel. Paris, Hivert, 1841, in-8. — ni" édit., Parw. le même, 1847, in-12.
Une reproduction textuelle du chapitre IV de ce livre, intitulé c le Mal, la Femme et le Serpent, p. 184 à 2S1, a été fkite sons le Utre : « De la Femme et du Serpent. Paris, L.-F. Bvert, 1849. ii^ de if et 44 p. f
-{- V. La Croix dans les deux mondes.
1844, in-18; S"* édit., 1852.
-f- VI- Christophe Colomb. Paris, 1856, 3 vol. in-8.
L'anteor. attribuant la découTerte de l'Amérique à une inspiration surnaturelle, en conclut qu'il y a lieu d'inscrire Christophe Colomb au nombre des saints.
-f- ROSELY (A.) [Oscar de Pou].
Des articles dans le journal la « Liberté ».
-h ROSENKRANZ (Pierre) [M"« Thérèse Rarr].
Des articles dans le a Conseiller des familles ».*
ROSIER (iean), plagiaire.
Poèmes françois. contenant plusieurs épithalaraes, comédies, élégies et autres discours pleins de moralité. Dotuiy, 1616, in-8.1
On y trouve « Isaac », comédie en cinq actes et en vers. Elle est prise tout entière dans l'ancien mystère d'Abraham tacri/iant; l'auteur ne s'est fiiit aucun scrupule de copier, se bornant à changer quelques mots et à introduire une division par actes et par scènes. Voir le catalogue Soleinne, n« 990.
ROSIMOND [J.-B. Dumbnil].
I. Le Juif fantastique, ou les Valets rivaux. Grenoble, Fremont, 1666, in-12.
II. Le nouveau Festin de pierre, ou l'Athée foudroyé. Paris, 1670, in-12.
Cinq antres pièces dont les titres se trouvent an < Manuel du Libraire », art. Rosimond.