I. Plagiats qui lui sont reprochés
Dans une note de TÉpître dédicatoire à mon frère Jean-Jacques Rousseau, ci-devant citoyen de .Genève, que Fabbé Du Laurens a placée en tête de ses « Abus dans les cérémonies et dans les mœurs développés » (1788, in-12), p. viij, on lit ceci :
« M. Rousseau a pris son Contrat Social mot pour motd*Ulrici Hubbrti, de Jure Civitatis iib. IJI, imprimé à Franequer en Frise, en 1684, et réimprimé à Francfort en 1718. Ce livre est dans toutes les grandes bibliothèques, on peut vérifier cette accusation.
a Les partisans du philosophe genevois diront peut-être : Peu importe que M. Rousseau ait volé Hubert le Frison, c'est Prométhée qui dérobe pour nous le feu sacré. Mauvaise comparaison. Jacques ne doit point aspirer à la gloire du fils de Japhet et de Clymène; il n'a point pris son feu dans le ciel, mais dans une bibliothèque. Or trouve dans le même endrqjt le canevas de tous ses ouvrages. »
Celte opinion de l'abbé Dulaurens ne mérite pas grande confiance; néanmoins, nous avons dû la rappeler.
On doit à un autre écrivain, qui a gardé l'anonyme, le livre suivant :
Les Plagiats de M. J.-J. R. de* Genève, sur l'éducation; par D. J. C. R. (dom J.-Jos. Cajot, bénédictin), avec cette épigraphe :
Grandia Terba ubi sunt? Si vires, ecoe nega. Martial, l. 9. Epigr.
La Haye et Paris, Durand, 1766, in-8, et in-12dexxiijet378p.
La critique de « l'Emile » est le sujet de huit chapitres ; une autre sur le « Discours sur le rétablissement des sciences et des arts » forme un neuvième chapitre.
Sommaire des huit premiers chapitres.
Cbap. 1. De quelques anciens qui ont traité de Tédocation dans les principes de U. J.-J.-Ronsseau.* . \ Cbap. H' Parallèle de M. Rousseau, de Sainle.
ROUSSEAU
ROUSSEAU
Marthe, de M. Desessarts, sur l'édacation corporelle des eofiuits.
Ghap. m. Gonformilé de M. Rousseau, du P. Ualebranche, de Groozas, Morelli, etc., qui ont écrit sur Torigine des connaissances.
Cbap. IV. Des emprunts de M. Ronssean sur
ichet Montaigne.
Ghap. V. Des connaissances que H. Rousseau a prises dans les livres de Locke, avec l'analyse d'un traité d'éducation par Maphée Vegge.
Ghap. VI. Pensées de divers auteurs, imitées ou traduites par M. l.-J. Rousseau.
Ghap. VU. ProfettUm de foi du vicaire savoyard,
Ghap. Vm. Des auteurs que M. Rousseau a consultés sur l'éducation de Sophie.
n. Ouvrages qui ont été faussement imprimés sous LE NOM DE J.-J. RoUSSEAU.
L Jean -Jacques Rousseau, citoyen de Genève, à Jean-François de Montiliet, archevêque et seigneur d'Auch, etc. Jpar Pierre Firmin La Croix, avocat de ïou- Jouse). Neufehâtel, le 15 mars 1764, in-12, 22pag.
n. Lettre de J.-J. Rousseau, de Genève, qui contient sa renonciation à la société civile et ses derniers adieux aux hommes ; adressée au seul ami qui lui reste dans le monde (par Pierre-Firmin La Croix, avocat de Toulouse). 1755, in-12, 16 p.
nL Le Testament de Jean-Jaques (sic) Rousseau.
Avec cette épigraphe :
Qoi notus ntmis omnibus Ignotus moritur sibi.
Sans lieud*impr„ 1771, in-8, 62 pages.
IV. De l'État actuel de l'esprit humain, relativement aux idées et aux découvertes nouvelles, ou de la Persécution attachée à la vérité et au génie. 'Par Jos. de Rossi). Genève, et Paris, Valleyre , 1780, in-8, 54pag.
Un extrait (littéral) de cet onvnge a été imprimé dans un autre intitulé r Journal extraordinaire en un seul volume, on Extraits de quelques ouvrages assez intéressants, les uns philosophiques, les autres militaires *, par une société d'officiers francois. Genève, 1784, io^.
V. Jean-Jacques à M. S*** (Servan), sur des réflexions contre ses derniers écrits ; lettre posthume (par la marquise de Saint- Chamond). Genève, 178i, in-12.
VL J.-a. Rousseau à l'Assemblée nationale ; avec cette épigraphe ;
Vitam impedere vero.
Si les Français sont avilis aclaelle>
ment, c'est la faute d'autrul; «souvenet-
vons, Milord, qu'ils ne seront pas vils
dans vingt ans.
^,'h R008SIAU, Uttre écrite à milord **', ea 4768.
Non pas pour moi ; Non pas pour moi. Seigneur.
(par Aubert de Vitry). Paris, tue Hurepoix, n. 25; Garnery, 1789, in-8, 306 p.
C'était sans donte une entreprise bien téméraire, pour ne pas dire présomptueuse, que de s'annoncer sons le titre de c J.-J. Rousseau à l'Assemblée nationale «. Cependant l'auteur ne nous a point paru tromper le public, relativement au titre de son ouvrage. \\ n'adopte point absolument tons les principes de ce grand philosophe, qui a payé tribut, ainsi que tout antre, à la Ikiblesse humaine; mais il en présente la morale à chaque page de son livre. U a partagé son ouvrage en trois séances ; dans la première, il combat le systdme de MM. l'abbé Sieyès et Brissot de Warville, sur le pouvoir constituant : dans la seconde, il expose la nécessité d'élire de nouveaux députés pour aller éclairer le peuple des provinces, et soulager sa misère : et dans la troisième, il présente à l'Assemblée le petit Dictionnaire du patriote, suivi de quelques notes sur des ol^ets intéressants. Ce petit Dictionnaire contient les noms des citoyens encore vivants qui m sont distlngoés par leur talent et la pureté des principes admis dans leurs ouvrages, dont on trouve en même temps nna notice très-courte et très-intéressante [Ann. Hbl., !•' vol., no 548.)
VIÏI. Jean-Jacques Rousseau aristocrate (par Ch. -Franc. Le Normant, ancien no- Uire, père de M. Ch. Le Normant, de Tlnatitut). Pam. 1790, in-8.
IX. L'Assemblée nationale convaincue d'erreur; par J.-J. Rousseau. Avec cette épigraphe: Utilitati. Paris, Gatley, 1791, in-8, 56 p. 9 ,
Si l'auteur était un peu davantage de bonne foi. 'on tâcherait de lui savoir gré de nous avoir interprété Rousseau à sa manière; mais malheureusement on croit voir un homme couvert d'un manteau trop étroit, et tirant tant qu'il peut l'étoffe pour le faire croiser.
(Note du temps,)
X. Éléments de géométrie (par le P, Jean -Joseph -Rossignol, jésuite. Nouv.
édit.). Lyon et Paris, Salvan, an IX (1801), in-8, 148 pag., avec 4 pi.
Ce livre parut pour la première fois à Milan, en 4774, avec le nom du P. Rossignol. Gomment est-on anivé en France à le réimprimer sous le nom de J.-4. Rousseau?
XI. Le Nouveau Dédale, ouvrage inédit de J.-J. Rousseau, et copié sur son manuscrit original, daté cfe Tannée 1742.
f Paris, M*^ Masson, s, d., in-8, 16 p.
Sur l'art de voler dans les airs an moyen de la mécanique.
XII. Lettre de J.-J. Rousseau à M, le comte (Stanislas) do Girardin, sur la destitution de ce dernier (comme préfet). De rUe des Peuples, à Ermenonville, 5 avril
Pastiche imprimé dans une brochure de M. Kéralry, 1 intitulée « Uttre à M. le baron Meunier sur la oensnre *,
461 ROUSSEAU D'HIRAUMONT
1820, iii-8 de 16 pag. et rôimpr. dans c la France telle qu'on l'a foite », dn même antenr.
XIII. Rousseau à David Hume, sur la nécessité d'occuper le peuple. (Lettre composée par M. Nicolas Châtelain, deRolle.)
Ininrhné pagea 21 à 27 d'one brochure intitulée « la Unselidre >, etc. Par l'auteur des « Lettres deLi- ▼ry M, Genève, de Vimp. de B. Pelletier; Parie, Abr. Chirlmlie%, iS39, in-8 de 72 pa^.
+ ROUSSEAU D'HIRAUMONT(le baron Edouard], chevalier de plusieurs ordres [Nicolas ViTON, de Saint-Allais, généalogiste].
Martyrologe universel, trad. en français du martyrologe romain, offrant pour chaque jour de Tannée la série des saints, saintes, martyrs et confesseurs, honorés dans toutes les églises de la chrétienté. Avec un dictionnaire universel des saints, saintes, martyrs, confesseurs, bienheureux, vénérables, anachorètes, solitaires, reclus et recluses, honorés par les chrétiens sur toute la surface de la terre. Paris, Moreau» impr., 1823, in-8.
ROUSSELET, ps., l'un des auteurs du recueil facétieux intitulé « Annulaire agathopédique et saucial » (Bruxelles, 1849, in-8). Voy. Rabonis.
ROUSSET (Ch.), ps, [Charles-R.-E. de Saint-Mauhigb].
Code parisien. Manuel complet du provincial et de rétranger à Pans, contenant les lois, règles, applications et exemples de Fart de vivre dans cette capitale sans être dupe, et de s'y amuser à peu de frais. Pom, Denain^ 1829, in-18, avec une grav.
+ ROUVIÈRES (comtesse de) [M™ de Mouzat].
Des articles de journaux.
H- ROUX (J.-B.) [Roux de Rochelle].
Notice sur La tour-d'Auvergne. Paris, Bernard, 1800, in-8, 32 p.
ROVIGO (le duc de), nom nobU, [Anne- J.-Marie-René Savary, duc de Rovigo],
Pour la liste de ses ouvrages, voy. notre « France littéraire », à Savary.
-h ROVRAY (A. de), ps, [Pier-Angelo FioRBNTiNO, rédacteur, depuis 1853, de f la Revue musicale du « Moniteur j>, dans laquelle il a donné des notices sur quelques compositeurs célèbres. Né à Naples en 1806, mort à Paris le 31 mai 1864J.