XI. Le Mois de la Reine des Saints
Srières pour tous les jours du mois de tarie, tirées des ouvrages des saints, recueillies et traduites par ■— . Paris, Poussielgue, iS:ii, in-32.
Petit Tolnme qni s'ttt vendu an profit des eapncins et des trappistes de Bell^Fontaine.
•+- XII. Le Mois du précieux Sang, prières pour tous les jours du mois de juin, tirées des ouvrages des Saints, recueillies et traduites par Ch. Ste-Foi.
1851, in-32.
a\ -hXIII. Beaucoup d'articles, sous ce pseudonyme, dans des Journaux religieux.
Nous connaissons encore de M. Eloi Joardain, sons le nom de Giiarles Sainle-Poi. un examen de l'oaTrage intitnlé: « De l'ÉUt moral de l'Amérique du Nord », par le docteur Julius, imprimé dans la c Revue des Deux-Mondes», n« dn 15 Jnin 1839.
-f- SAINTEFOY (Flore de) [dom Gerberon].
Le Miroir de la piété chrétienne, par —. Liège, Bonnard, 1677, in-12.
Il s'éleva de grandes rumeurs contre cet ouvrage dans le corps épiscopal ; le P. Gerberon répondit & ses adversaires par différentes lettres, qu'il fit imprimer sous le titre de c Combat des deux clefs » . Voy. le n« S474, ob cet ouvrage est attribué mal à propos au théologal c Lenoir», d'après dom Tassin. On y trouve an contraire une lettre de l'abbé Lenoir, par laquelle il désavoue les lettres qu'on lui attribuait touchant la 4 Miroir de la piété chrétienne». A. A. B — r.
SÂINTE-H., au/, d. [Moucheron Saint»* Honorine, qui a composé quelques pièces de théâtre en société avec Hyac.-Eug.
Laffillard. dit Décour. Voy. notre « France littéraire », à Décour].
SAINTE-HÉLÈNE (Ch. de), de l'ordre du collier de Saint-Goar, pxetMidfi. [Jules Pety de Thozéb].
I. Souvenirs de voyage dans le pays Rhénan. Liège, 1849-30, 3 vol. in-18 de 214, 183 pt 176 p.
Sous ce titre collectif l'auteur a réuni trois peUts ouvrages qui ont chacun leur intitulé particulier : Tome I•^ c Servitude et Liberté «. Tome H. c Paysage et Beaux-Arts » . Tome 111. < Légende et Histoire *.
Nous ne croyons pas être bien indiscret en disant que ces spirituels < Souvenirs de Voyage * sont dus inn jeune touriste liégeois, M. Jules Petit de Rosen (aie). Us sont écrits avec facilité et élégance, et les aperçus sont, en général, fins et judicieux. Nons en extrayons un petit chapitre substantiel qni doit avoir un attrait par« ticulier pour les lecteurs du < Bibliophile » . Il résume nettement la question passablement encore embrouillée de l'origine de l'imprimerie.
c Sur la place de Gotenberg, à Ifayence, vis-ft-vii du théâtre, on a élevé à l'inventeur de l'imprimerie une statue de bronze, dessinée par Thorwaldsen. Gutenberg est représenté, dans le costume du temps, tenant des clichés d'une main, et, de l'autre, le premier livre qui sortit de ses presses. Le piédestal est décoré de ces deux inscriptions, composées par Ottfried Huiler :
< Johannem Gensfleich de Gutenberg Patricium c Moguntin^m aère per totam Europam collato posue-
nint cives
MDCccxxxvn.
« Artem qn» Grccos latult latuitque Latinos,
«Germanl solers extudit iogenium, c Nunc quidquid veteres sapinnt sapiuntque récentes»
«Non sibi, sed populis omnibus id sapiunt.
« On montre encore, au coin des rues Emmeransgasse
et Pfandhausgasse, la maison de la fimiille Gensfleisch,
loà Gateoberg naquit vers 1398. Sa maison d'habiUH
SÂIKTE-HÉLÊNE
SÂINTE-MÂRIB
tion (zam Gntenberg ou Gatenbergerhof), d'oli il tire le nom que la postérité lui a conserré, oecnpalt l'emplacemeat du Casino littéraire, me Schuslergasse. On a placé dans la co«r une statoe de Gutenberg, sculptée en grès par Joseph ScboU.
«Les guerres civiles qui agitaient Ifayence engagèrent la Dunille Gensfleiscb à se rendre à Strasbourg. C'est dans celte ville que Gutenberg ftt, vers 1436, les premiers essais d'impression en caractères mobiles, tandis que Ton ne connaissait auparavant que les caractères immobiles, gravés sur des tablettes de bois. Après avoir été le berceau de T imprimerie, Strasbourg tal une des villes qui accueillirent les premières l'invention perfectionnée : elle devait un souvenir à Gutenl^rg. Aussi, en 1840, elle lui a élevé une statue de bronze, dessinée par David (d'Angers). Le divin inventeur tient en main un rouleau sur lequel on lit : Et LA LUMiÈRB FUT. Ou voit à côté los clichés de ces quatre mots. Loin de rencontrer dans celle stalue, comme dans celle de Thorwaldsen, l'expression calme et profonde de l'homme qui apprécie son invention assez haut pour n'en pas faire parade, Gutenberg a l'air de poser devant le public et de lui demander ce qu'il en pense (1).
Strasbourg a revendiqué, un peu i la légère, l'honoeur de l'invention de l'imprimerie, que Gutenberg perfeaionna i Mayence avec le secours de Jean Faust, riche orfèvre. Une inscription rappelle que ses premières presses furent, placées, en 1443, dans la maison connue sous le nom de Hof %um Jungen. Gutenberg et Faast se séparèrent en 1450. Faust prit pour associé son gendre , Pierre Schœffer , né è Gernsbeim, où on lui a élevé, en 1836, nne statue sculptée par J. School. Us établirent leur imprimerie dans la maison appelée Zum Heimbrecht on Keinerhof (aujouid'hul Drey Kœnigihof ), rue des Cordonniers ; c'est dans cette maison que parut, en 4457 , le premier ouvrage complet imprimé. P. Scfaœffer partage avec les deux Mayencais la gloire de l'invention de l'imprimerie, car il perfectionna les premiers procédés et remplaça par des caractères de fonte les caractères de bois sculptés et mobiles dont se servait Gutenberg.
c Francfort va élever un monument aux inventeurs de r imprimerie: il est confié à Lannitz, et sera, paraltr il, une œuvre colossale. Les statues de Gutenberg, de Faust et de Schoeffer se dresseront sur un vaste piédestal, décoré des symboles des quatre villes qui accueillirent d'abord l'invention : Francfort, Mayence, Stras-
(1) L'auteur a ajouté à la fin du tome III la note npplémentaire suivante : « Du reste, ces caractères paraissent tenir aux idées différentes que les artistes ont voulu exprimer. Le Gutenberg de Mayence lève les yeux au del, il serre contre son cœur le premier exemplaire de sa « Bible »; sa découverte est un bienfUt céleste qui va répandre dans l'Univers la parole sainte, et dter la lumière de dessous le boisseau. Le mysticisme religieux de Tborwaldsen est bien loin de la pensée de David (d'Angers). Le Gutemberg de Strasbourg regarde le peuple et proclame aussi l'avènement de la lumière ; mais iSvènement qu'il annonce est celai de Tintelligence émancipée. L'une des deuk statues est ude OMivre de foi, l'autre nne CBuvre de raison ; l'une est inspirée, l'autre est active ; l'une est tecneillie, l'autre semble appeler au réveil la civilisation engourdie. Ainsi le génie allemand s'abtme dans sa pensée théorique, tandis que le génie de la France •'empare avidement de l'initiative de toutes les grandes I Unusfonnattons sociales ».
bourg et Venise ; aux angles seront posées les figures allégoriques de la Théologie, des Sciences naturelles, de la Musique et de l'Industrie.
ff On sait que Francfort fut Tenlrepôt de la librairie allemande jusqu'à ce que la gène imposée & ce commerce par la commission impériale pour la censure engageât les libraires à choisir Leipzig. C'est aussi à Francfort que parut, vers 1615, le premier journal allemand imprimé. C'était une feuille in-4, qui s'imprimait à des époques indéterminées ; les nouvelles (Zeitungen) qui la remplissaient ont donné leur nom aux Journaux allemands. Bientèt après, quelques bureaux de postes éditèrent des Journaux : « l'Ober Postamts-Zeitung » se publie à Francfort depuis 1017. La première feuille d'annonces ( Intelligenzblatt ) parut dans la même ville en 1722.
C'est donc au pays Rhénan qu'appartient la découverte et le développement de l'invention de l'imprimerie, qui sépare, avec la Réforme, née aussi sur tes rives du fleuve, le moyen-Age des temps modernes. Nous devions au moins indiquer ces souvenirs ; mais ils ont été si souvent racontés et célébrés, que nous ne tenterons pas de rien ajouter à tout ce qui a été dit de l'Imprimerie, texte de tant de déclamations et de lieux communs, dit M. Guizot, et dont aucun lieu commun, aucune déclamation, n'épuiseront Jamais le mérite et les effets ».
L'auteur, comme on a pu en Juger, écrit en général avec pureté et élégance. Nous avons donc été surprit de trouver à la page 104 du tome III, « tout ce qui ressort de la juridiction « pour l'tont ce qui lessortit i la Juridiction».
II. De Paris à Meaux, par — . Liége^ Carmanne, 1853, iD-8. 40 p.
m. Gourto notice sur Notre-Dame de Walcourt, par — . Namur, Wesmael, 1854, in-8, 27 p.
-h SAINTE-HERMINE (M"* de) [Gabriel Vicaire].
En 1856, P. J. Proudbon reçut une lettre, signée ainsi, qui lui demandait des conseils. La correspondante inconnue se disait éeuyèré de l'Hippodrome ; Proudbon lui répondit Une très longue lettre qui fut publiée d'abord dans la t Gazette de Paris » , puis dstns une foule d'autres Journaux. Ce fut quelques années plus tard que Proudbon apprit qu'il avait été mystifié. — Voyet pour cette curieuse supercherie Ph. Andebrand, P. /. Prouikon et l'Écuyère de l'Hippodrme, 8. d. (1S68), in-di. (M. T.)
SAINTE-MARIE (de), pseudùn. [F.-M.
Maurice, libraire éditeur à Paris].
Conseils à Béranger. Paris, Maurice, 1829, in^3!2, 32 p«
Ces Conseils sont en cint) couplets, suivis de notei»
SAINTE'MARIE (M~ de), pi. [M-* Pla* gniolI.
I. (Jiristine, ou la Religieuse dans le malheur. Parié, Ùaume frères, iSàS^ 1836) in-18.
IL Olympe et Adèle, ou Humilité et Orgueil. Paris, tes mêmes, 1837, 1839^ in-18.
m. Rose et Lucie j ou Candeur et Du-
SAINtE-PREUVB
SAINTINB
plicité. Paris, les mêmes. 1836 et 1842, m-18.