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SECRÉTAIRE

SÉGUIN

dans ses pamphlets saliriques, et il l'a fait trop souvent. Cortial était plus modéré qne son maître. A. A. B— r. Wagnière, qui était le secrétaire de Voltaire depuis 4754, s'est faussement donné, dans ses Mémoires, qui ont été publiés en 1826, comme l'auteur de cette lettre. Dès i766, comme on le Toit, elle était imprimée sous le nom de son véritable auteur.

SECRÉTAIRE DES DAMES (le), pseud.

[Jean Divry].

Les Secrets et lois du mariage, composés par — . In-8 goth., 20 ff.

-\- Un acrostiche, placé à la fin, donne le nom de l'auteur; un exemplaire de ce livie très-rare, relié en maroquin, 215 fr., vente Solar. Le c Uanuel du Libraire » signale deux autres éditions plus complètes. Ce petit ouvrage a été réimprimé dans le 3* volume des « Anciennes poésies françoises i éditées par II. A. de Montaiglon.

+ SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE U PREFECTURE (le) [G. DelfauI.

Annuaire du département de la Dordogne (an XI et Xtl). Périgueux, Dupont, 2 vol. m-8.

-«- SECRÉTAIRE PERPÉTUEL (le) [Marie de Saint-George].

Elose historique de M. Dulorain, lu dans rassemblée publique de la Société des sciences et belles-lettres de la ville d'Auxerre, le 3 décembre 1764, par — .

Auxerre, Foumier, 1765, in-8.

SECRÉTAIRE PERPÉTUEL DE LA SO- CIÉTÉ... DE PROVINS (le), aut. déa.

KASQUBs, bibliothécaire de la ville de ovins].

Notice et dissertation sur Provins. — Est-il YAgendicum des Commentaires de César? Question de point de fait historique, proposé pour prix par la Société libre d'agriculture, sciences et arts de Provins, à sa séance publique du 26 juin 1820.

Provins, Le Beau, et Paris, M"" Huzard, 1820, in-8, 230 p.

SECRÉTAIRES INTERPRÈTES DE S. M. pe roi de Navarre] (Un des), auteur démise [Gabriel Chapuisj.

L'Histoire du royaume de Navarre, contenant, de roy en roy, tout ce qui est advenu de remarquable dès son origine, etc. Paris, Nicolas GUes, 1596, in-8.

SÉCULIER (Un), aut, dég. [B. LordblotI.

De la Charité qu'on doit exercer envers les pauvres enfants trouvez. Paris, 1706, in-12.

Catalogne manuscrit de Tabbé Gou]et. A. A. B — r.

SEDIN (1), ps. [Denis-Jos.-Oaude Lbfèvre].

(1) AnagniniDe de DenU, Vuù des prénoms de l'ante«r.

Lettres de deux amants détenus pendant le règne de la Terreur. Paris^ Chai-^ gneaufils aîné, 1823. 2 vol. in-12.

Un compte rendu de cet ouvrage a paru dans la f Revue encyclopédique », t. XIX, p. 488.

SEGRAIS ( Jean Renaud, sieur de ) , prête-nom [M."^ de La Fayette].

Zaïde, histoire espagnole. Paris, Barbin^ 1670-71, 2 vol. in-8.

Première édition d'un roman très-YOUvent réimprimé sous le nom du véritable auteur.

+ SEGROF SËD LERES {Serel des Forges].

La Femme dans la balance incertaine de rhomme. Rennes, 1848» in-8.

SÉGUIN (Armand), nom modifié [Armand SÉGouiN, très-riche fournisseur, économiste, né à Chartres, qui modiûa ainsi son nom afin que les mauvais plaisants ne changeassent pas Yé de son nom an a].

Pour la liste de ses nombreux ouvrages, voy. notre « France littéraire », à Seguin.

SÉGUIN (Richard), marchand de merceries et de sabots, à Vire, voleur littéraire, né le 7 octobre 1772. à Vire (Calvados) (i), mort dans cette ville, le 23 ianvier 1847.

I. Essai sur l'histoire de l'industrie du Bocage en général et de la ville de Vire, sa capitale, en particulier (2), précédée d'une Introduction, contenant la Description historique et topographique de ce

(i) H. F. Boisard s'est trompé dans ses t Notices biographiques, littéraires et critiques des hommes du Calvados >... en faisant naître Rich. Séguin à Vawlry. L'auteur des c Superriieries > possède une lettre à lui adressée par ce personnage qui, après sa signature, a mis : né à Vire, le 7 octobre 1772.

(2) Rich. Séguin, dans sa lettre à l'auteur de la c France littéraire», en date du iS décembre i837, lui dit : ff Quand {sic) aux événements dont la publica-* tion t de l'Essai sur l'industrie du Bocage » a donné lien et qui ont failli me coûter la vie, je ne connais aucun auteur qui ait été persécuté d'une manière aussi sauvage. (Voyez le journal de l'arrondissement, du 31 août 1810). »

Dans une biographie vénale ou Séguin a pu autrefois se payer un article, il a glissé une note relative an même ouvrage. Ne connaissant pas alors la moralité du personnage, nous Tavons reproduite dans notre ff France littéraire > ; elle était ainsi conçue :

ff Les compatriotes de M. Séguin. furent irrités de cette publication, et ne virent, dans les réflexions de l'auteur, que des injures dirigées contre eux-mf^mes. H. Séguin fut informé que sa sûreté personnelle était compromise.... 11 ne se le fit pas dire d«ux fois; il s'enfuit à la hAte. Pendant son aJisence, il fut pendn et brûlé en efOgie par la populace, devant sa maison. Cette circonstance, néanmoins, ne refroidit point chac M. Séguin l'ardeur d'écrire ; il publia son t Histoire militaire des Bocains », oh il commença par s^élever contre \t9 violences de ses persécnleiirs, a

SEGUIN

SEGUIN

pays ; avec des Recherches sur les mœurs, les coutumes et les anciens usages des Bocains ; suivi de la Notice des hommes qui se sont illustrés par leur industrie et leurs talents, soit dans les sciences, soit dans les arts. (Par Tabbé Lefranc, grand-vicaire de Coutances , massacré aux Carmes en i7D2). Vire, Adam, 1810, in-18.

II. Histoire militaire des Bocains. (Par l'abbé Lefranc). Vire, Adam, 1816. in- 18.

m. Histoire archéologique des Bocains, contenant les antiauités naturelles, civiles, religieuses et littéraires du Bocage. (Par rabbé Lefranc.) Vire, Adam, 18ââ, in-18.

Cet trois oax-nges sont, comme les noies pins bas rindiquent, de l'abbé Lefranc» andea grand-vicaire de Coatances.

lY. Histoire de la Chouannerie et de la restauration de la Religion et de la Monarchie en France. Vire, Adam, 1826, in-J8.

Ce petit ouvrage pourrait bien être de Ségnin, car il se vantait d'avoir été ehooan, et en était fier. Cependant Je donte qu'il Iftt capable de Caire on livre, même très-mauvais comme l'est celui-ci.

Séguin allait en faire paraître un second volume lonque la révolution de Juillet vint en retarder la publication; il est resté manuscrit (i).

La c Bibliographie de la France », de 4846, nous apprend qne ce volume a été publié cette année.

y. Histoire du pjays d'Auge et des évoques comtes de Lisieux, contenant des notions sur Tarchéologie, les droits, coutumes, franchises et libertés du Bocage et de la Normandie. (Par Noël Deshayes(l). Vire, Adam, 183S, in-18.

Quant à « l'Histoire du pays d'Auge et des évéques comtes de Lisieux », voilà ce qui, i coup sûr, est arrivé à notre écrivain ; ayant trouvé parmi les papiers qui étaient tombés entre ses mains une copie des « Mémoires pour servir i l'histoire des évéques de Lisieux » , par (ioél Deshayes, curé de Gompigni, doyenné de Pont Audemer, même diocèse, 4763, il se figura facilement qu'ils étaient, comme les autres, sortis de la plume de l'abbé Lefranc, et qu'ils lui appartenaient, à lui Séguin, comme les autres, par la raison qu'il en était le propriétaire, et il se bâta de les publier sous son propre nom, en dénaturant seulement le titre, et, disonsle aussi, parfois le texte. Ainsi toutes les fols qu'il a rencontré des citations latines, comme il ne savait pas le latin, il a mal lu son auteur, et a mis & la place des mots les plus connus de grossiers barbarismes, tels qabmlsioticempùaTmittaticus, fûruntpoar fiurunt, glorificandat pour glorificandus, euldœ pour eecU" site, etc. Ainsi, comme il ne sait pas la géographie, même celle de la Normandie, il a lu Mont d'oie au lieu de Mondaie, Palangle au lieu de Putangle, etc. Les dates sont estropiées avec un sans-gêne non moins grand.

Cette fois cependant. Ségnin a cru qu'il avait produit son chef-d'œuvre de plagiat. Il s'est dit, comme le

(i)Notea«tognphe,

poëte, exegi taonumentum, ou au moins, puisqu'il ne comprenait pas le latin, il a exprimé la même pensée dans son patois de Vire, et il a daigné meUre son portrait en tête de l'Histoire du pays d'Auge, afin de conserver ses traits de grand homme pour la postérité.

Jusqu'ici tout allait bien : les manuscrits de Lefranc disparaissaient aussitôt qu'on n'en avait plus besoin, et les savants, tout en devinant la fraude, ne pouvaient l'éclaircir tout à fait ; mais on avait compté sans le manuscrit de Noël Deshayes (1). Comme on l'a vu, les t Mémoires pour servir k l'Histoire de Lisieux « n'étaient qu'une copie dont l'original s'est retrouvé depuis quelques années ; il bit partie des livres de la biblioUièque du séminaire d'Evrenx et va être publié par M. Formeville.

Il y a au reste quelque chose de fort amusant dans la manière dont, on voit Séguin s'enhardir dans ses vols littéraires. D'abord, en 1810, il met seulement son nom en tête de t l'Histoire de l'industrie du Bocage. »

En 1816, il met son nom en tête de f l'Histoire militaire des Bocains. » mais 11 y i^oule ces deux vert deJ.-B. Rousseau en épigraphe :

L'amour du vrai me fit lui seul auteur. Et la vertu fut mon premier docteur.

ce qui ne laisse pas de paraître singulier à qui connaît son anumr du vrai et sa vertu littéraire.

Enfin, en 1832, il inscrit glorieusement en tête de c l'Histoire du pays d'Auge » la formule d'usage : twt contrefacteur ou débitant d'une contrefaçon de cet ouvrage tera poursuivi selon larigutur det lois, et il signe hardiment A. Séguin, avec l'épigraphe ;

niustrer sa patrie, c'est éterniser sa mémoire.

Personne n'osa, bien entendu, contrefaire l'œuvre de M. Ségnin ; voyant cela il se contrefit lui-même. En 1842, il publia nue nouvelle éditUm de f l'Histoire du pays d'Auge ». Cette prétendue édition n'était autre que ceUe de 1889 à laquelle il avait i^outé un carton d'une demi-feuille sous le titre d'iotroductiob.

Lorsque J'ai dit que Séguin dénaturait parfois le texte

(1) Vos continuateurs ont bit une confusion bien ridicule en attribuant à M. G. A. Deshayes, notaire à Jumiéges. les « Mémoires pour servir à l'histoire de Lisieux », qui d'abord n'avaient point encore paru lorsqu'ils ont imprimé leur article écourté sur le notaire de Jumiéges, et qui, de plus, ont été éaiU par Noël Deshayes, dans le xvii* siècle : c'est un prospectus qui a trompé les continnatenrs de votre « Littérature française contemporaine ». Les mémoires cités par eux sont ceux que Richard Séguin a donnés sous son nom. Quant au t Mémoire sur l'église de Fresne- Gamilly », qu'ils attribuent encore i M. G. A. Dehayes. notaire à Jumiéges, il est de M. Deshayes. peintre à Gaen, membre honoraire de l'Académie de Gaen et de la Société des Antiquaires de Normandie, né à Cadix, auteur d'un c Essai historique et critique sur l'école de peinture espagnole », de 52 pages, impr. dans les Mémoires de l'Académie de Gaen. année 1845. et qu'ils n'ont pas cité. Geo. M— L.

G'est par erreur que J'ai écrit Noël Desbays dans la note de la page 16 de l'article Lisieux du Galvados monumental, oà je signale le plagiat de R. Séguin. Le manuscrit, que je tiens en ce moment entre lef muins, porte bicQ Ds8ilAT8a«

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d4 l'astear qu'il publiait, j'avais des preuves ; voilà un $peciinm de ses procédés.

MAMUSGRir DB MOBL DKSBAYW.

LUharède,

> La liste du rituel de l'an 4661 et le catalogue du Pèce Bessin sout les seuls ouvrages impùmés eh l'on voit ce prélat au oembre de nos évèques* Le P. D. Brice, qui travaille à la nouvelle édition du « Gallia Ghristiana » , n'en parle point, quoiqu'il n'ignore pas ce qu'en a écrit avant lui son confrère , preuve qu'il ne croit pas son sentiment suffisamment appuyé ». (p. 1).

mSTOIRB DU PAYS

d'augb.

Par Séguin.

« La liste du rituel de i06i et le catalogue du Père Bessin soit les seuls ouvrages imprimés où l'on a mis LiUiarède an nombre des évèques de Lisieux. Le P. D. Brice, qui a travaillé à la nouvelle édition du c Gallia Ghristiana » n'en parle point , quoiqu'il n'ignore pas ce qu'en a écrit avant lui son confère , preuve qu'il ne croit pas son sentiment snfllsamment appuyé «.(p. 10).

Celui-ci est le procédé le plus simple de Séguin, il copie lorsqu'il sait lire. Quand il ne peut pu lire, il copie néanmoins les mots qu'il est parvenu à déchiffrer sans s'inquiéter du sens qu'ils présenteront ainsi isolés, et même sans se demander s'ils présenteront un sens quelconque.

mSTOIRB DE dÉGUIÏI.

Pierre FretneU

c Ce prélat, comte, était normand, frère cadet de Guillaume , baron de la Ferté-Fresnel. Nous ignorons le nom de son père.

Son bisaïeul Richard, sire de laFerté-Fresnel, donna des biens aux abbayes d'Ouche, de Lire, du Bec et de la Chaise-Dieu, et rem&ntaU par Guilhiume de la Ferté, que l'on trouve au nombre de ces fameux chevaliers normands qui se distinguèrent dans l'armée de Philippe-Angn&le »,

(Ici se termine non^seulement la phrase, mais encore l'alinéa, et le lecteur est obligé de passer à un autre ordre d'idées, si idée ii y a.*; Comme ces mots remonUtU par sont bien placés! — Voy. p. 432.)

MANUSCRIT DBSHAYBS

Pierre Freenel,

« Pierre Fresnel estoit normand, de la maison des barons de la Ferlé Fresnel, en l'évèché d'Evreux. Il estoit f^ère puisné de Gnillaome, baron de la Ferté Fresnel. Je ne trouve point le nom de leur père, mais bien que Guillaume. Simon et Pierre Fresnel, duquel il s'agit icy, estoient arrièrepetits-fils de Richard, sire de la Ferté Fresnel, qui fit des fondations aux abbayes de StF'Evron, de Lire, du Bee et de la Chaise-Dieu.

Us remoDtoient par Guillaume de la Ferté, que l'on trouve au nombre des chevaliers de Normandie qui se distinguèrent dans les armées du rot Philippe-Auguste, et par Raoul de la Perte, père de ce Guillaume, Jusqu'à Touronde Fresnel, premier sire de la Ferté.

qui vivoit dans l'oDâèrne aièdê. » (P. 191.)

Hais Séguin est surtout remarquable quand il s'avise d'sjontei ses propre^ idées, ses commentaires, à la narration de l'auteur véritable.

A la p. 301 du manuscrit, Noèl Desbayes, parlant du caractère de Guillaume du Vair, cinquantième évëqne de Lisieux. dit : t Je trouve un trait de son humilité daus les manuscrits dont J'ai déjà parlé. Se présentant m Jour à la Sainte-Table, et «'estant appei^ que l'exé- '

cnteur des sentences criminelles, qui y estoit avant lui, s'en retiroit par respect, il se leva de sa place et fht dire à cet homme qu'il ne devoit pas se retirer ; qu'ils estoient égaux en cet endroit, et qn'ils y avoient autant de droit l'un que l'antre. »

Voilà comme le marchand de sabots a faeonté une anecdote aussi simple :

fl Son humilité était telle qu'étant un jour pour communier, et s'apercevant que l'exécateur des hautes œuvres était avant lui, il se retira et lui céda le pas. étant arrivé le premier, en lui disant que dans celle grande action ils étaient égaux. Lorsqu'on met la belle antiquité en regard avec la civilisation présente, on dirait que la gargouille de Rouen est le type de la moderne ; matérialisme, obscénité, suicide, fureur et blasphème, sont les matières qu'elle met en œuvre. 0 Olivier Basselinl 0 Malherbe I 0 Corneille] 0 célèbre Huet! (Histoire du pays d'Auge, p. 101).

Séguin nomme dans ses livres tons les Normands des Bocains ; il remplace par le mot Normand-Bocain (mot de sa fabrique) le qualificatif de Normand donné par Noël Deshayes à un grand nombre de ses évèques de Lisieux. Je ne serais pas étonné si les écrits de Lefranc avaient été composés sur l'histoire d'une partie plus considérable delà Normandie que le Bocage, et si Séguin, dans son esprit borné, avait fait pour eux de son étroite patrie une sorte de lit de Procuste.

PlàCES JUSTinCATIVBS DBS PIlécéDBKTBS ASSERTIONS.

Vi^ci ce que ma mémoire me rappelle au sujet de M. l'abbé Lefranc et de M. Séguin. M. Leftranc, massacré aux Cannes en septembre 1792. était grandvicaire -, il s'était beaucoup occupé de recherches sur l'histoire de Normandie, notamment sur les diocèses de Coutances et de Bayeux. Il avait lonfié une partie de ses manuscrits à son neveu, M. Cbalmé. libraire à Vire. Ce M. Chalmé, dans les dernières années de sa vie. avait pris en amitié M. Séguin, qui était venu s'établir à Vire, oit il avait épousé une demoiselle Thomers. qui tenait une petite bouti<ipie de mercerie et de sabots. Tous deux étaient liés par de communes pratiqoes religieuses. M. Chalmé (snmommé le Pape de Bois) était préfet d'une congr^tion dont M. Séguin était membre. Cette liaison explique la possession des manuscrits de M. Lefranc par M. Séguin, auquel ils auront été donnés par son ami Chalmé. C'est sur ces manuscrits que M. Séguin paraît avoir travaillé. On m'a assuré qu'il se trouvait dans les papiers de M. Lefranc beaucoup de choses étrangères à l'arrondissement de Vire et an Bocage normand. Je n'en sais rien personnellement, n'ayant jamais eu avec H. Séguin aucunes relations directes ni indirectes, et H. Séguin ne passant pas d'ailleurs pour très communicatif. Gomme il cite rarement, il est difficile de connaître les sources oh il a puisé.

(Extrait d'une lettre de M. de La Renaudière à H. S. Trebutien, du 13 mars 1841.)

M. de La Renaudière avait été beaucoup plus explicite dans une conversation que dans sa lettre. 11 me dit formellement que Séguin et Chalmé s'étaient approprié, en les dénaturant, les recherches de l'abbé Lefranc, et je crois qu'il ajouta qu'ils avalent détruit ses manuscrits pour cacher leur plagiat.

(Note de II. G. -8. Trébutien).

Un très-grand nombre de personnes ont écrit à M. Séguin pour lui demander des renseignements sur les sources oh il avait puisé cerlaiBS fiuti coittenus

SÉGDY

SEMILASSO

dans ses livres ; jamais il n'en a indiqné une seule, n Ainsi, pour n*en dler qo'nn exemple, M. J.-H. Wiffen, auteur de l'ilistoire de la Maison de Rossell, avait chargé M. Le Normand, de Vire, de prendre une information de ce genre auprès de M. Séguin. Voici la réponse de II. Le Normand :

c J'ai va M. Séguin, et je lui ai demandé d'oJi provenaient les renseignements dont il s'était servi pour dire dans son ouvrage que les Du Roiel descendaient des Bertrand de Briquebec. Il m'a répondu qt^il l'ioiiorait; qu'il avait eu en sa possession une grande quantité de copies de chartes et d'anciens titres qui lui avaient fourni les matériaux de son histoire ; mai* qu'il ne tavait nullement d'où elleà provenaietit. » (V. « Hislorical Memoirs of the House of Russell, firom the time of the Norman Conquest. ■ By J.-H. Wiffen. London, 4833, vol. l. p. 5. n. 1.) (Autre note de M. G.-S. Trébutien).

Séguin était tellement persuadé qu'on ne découvrirait pas ses plagiaU, qu'il avait fini par se prendre au sérieux; voilà ce qu'il écrivait le «3 décembre 1833 à M. de Formeville, auteur d'une Histoire de Lisieox (Inédile), qui, comme tant d'autres, lui avait demandé

ses sources :

» Ce n'est pas sans étonnement que j'ai reçu la lettre que vous m'avei fait l'honneur de m'écrire au sujet de mon « Histoire du pays d'Auge et des évéques comtes de Lisieux, » oH vous m'annonces vouloir txaiter le

même sujet.

c Je suis fîLché de ne pouvoir répondre au désir que vous témoignez que je vous indique les sources où j'ai puisé pour la composition de mon ouvrage... D'ailleurs, elles se trouvent abondamment relatéas dans ma narration. » ,

Plus loin, dans la même lettre, il se sert de 1 ironie,

. tl s'insurge contre un feuilleton d'un Journal de Caen

qui s'est permis de blAmer tes recherchée longuet et

loborieutetp

Lorsque Ségnin veut faire de la critique historique par lui-même, il feit des arguments de cette force, toujours dans la même lettre :

t Quand (tic) à Jean Uennuyer {tic), à qui quelques individus veulent disputer l'honneur d'avoir sauvé les huguenots du massacre de St-Barthelemi (»ic). on peut ajouter aux écrivains cités une preuve récente, tjui, à mon avis, en vaut bien une autre, c'est le témoignage, public que les protestants viennent de rendre à sa mémoire d'une manière sollennelle (tic) par l'organe de M. Guitot {tic), député de Lisieux et ministre de rinstruction publique, en envoyant le portrait (lises tableau) de ce grand homme, peint par M. Gosse, ou (tic) cette action est représentée, pour être placé dans l'hôtel -de-ville de Lisieux, comme un monument de leur étemelle riconnaittance (ai^avec l'accent) et de la gloire de cet illustre prélat. >.

Un bit singulier, t'est quec'est ce même M. de Formeville, à qui Séguin refusait d'indiquer ses sources, qui a déterré dans la bibliothèque du séminaire d'Evreux les Mémoires de Noël Deshayes, et qui est en train de les publier. Geo. Mancbl.

-(-Voir aussi Ed. Frère, t Manuel du Bibliographe normand », tom. U, p. 521.

SÉGUY {VdAM), apocryphe [l'abbé Roy].

Discours que doit prononcer M. l'abbé Séeuy pour sa réception à l'Académie franfioise (par l'abbé Roy). S. d, (1736), in-4,

SEGUY (Jules) [Alfred Frombntel].

Des articles de journaux.

SEIGNEUR (Un). Voy. Low> (Un).

SEIGNEUR ANGLAIS {Un), pi, [\e chevalier de MouHYJ.

Lettre d'— sur la maladie du roi. Lon^ dres (Paris), 174i, in-12.

4- SEIGNEUR ÉTANT EN L'ARMÉE DU ROI (Un) [Babbntin, conseiller d'Etat],

Lettreécrite devant la Rochelle, en date du 24 septembre 1622. Bordeaux, Millanges, 1622, in-8. Paris. M. Denis, 1622, in-8.

SEIGNEUR HOLLANDAIS (Un), pseud.

[l'abbé Oaude-François Lambert, de Dôle].

Lettres d'— à un de ses amis, sur 1m droits et les intérêts des puissances belligérantes. La Haye, 1747, 3 vol. in-12.

H- Ces lettres Tont du 14 août 1744 an 10 mai 1747. 0- ^•

SEIGNEUR POLONAIS (Un), aui. dég, ne comte PoNiATowsKi]. .

Remarques d' — sur « l'Histoire de Charles XU », de Voltaire. La Haye^Moetjens. 1741, in-12.

4- Ces remarques ont été réimprimées «n entier à la suite de « l'Histoire de Charles Xlï ». dans te t. XXVffl du Voltaire Dalibon, où elles occupent 100 p. ^' ^•

SELDENUS (Joan.), ap. [Alexandre

Sardus]. , . .

Joannis Seldeni liber de nummis, m (juo antiqua pecunia romana et grœca metitiir pretio ejus quas nunc est in usu; huic accedit bibliotheca nummaria (auctore P.

Labbe, S. J.). Londini. Pitt, 1674, in-4; — Lugduni Batavorum, 1682, in-8.

Ce traité de Selden n'est autre chose qu'une réimpression de l'ouvrage du même titre publié i Mayenee en 1597, in-4, par Alexandre Sardus, « Catal. Bibl. Bodleians », t. 2, au mot Selden. A. A. B— r.

SELNEUVE (Joseph), ps, [Théodore- Joseph LARGUÈZB]. . rri •

Avec M. Christian Dovarias [Henri Ballot] : les Vacances espgnoles, ou le Guerillo, drame-vaudeville en un acte.

Représenté sur le théâtre de la Porte- Saint-Antoine, le 27 juillet 1839. Pans, f Ga//el.l839, in-8.

Faisant partie de « Paris dramatique ».

-^ SELRACH YÉMOR [Charles Romey).

Des articles de journaux.

SEMILASSO, ps. [le prince Hermann

PucKLER-MusKAu] , écrivaiu allemand.

Cest sous ce pseudonyme que ce prince

a publié une partie de ses ouvrages.

l Quelques-uns ont été traduits en français,

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