SOCIÉTÉ NATIONALE
eoosin Kinquet an lit. Oh 1 qne c'est bien an antre homme que ma femme t Depnii nn mois qneje me con^ centre avee Ini sur mes intérêts. J'ai déterminé pins d'affisires, avec mes débiteurs, par sa méditation, que Je ne l'anrais fiiit pendant on an, en digérant des poursoi tes tontre eox. •
f Ua femme est si sentuelle au froid, disait-il, que Je ne veux point qu'elle sorte sans sa pelisse doublée de vermine»,
« Je Tiens, disait-il encore, de ftire la eommanderie d'une perruque proportionnelle k mon fige ; je corn, menée i devenir honteux d'avoir la tête chaume»/
Tenons-nous en i ces exemples.
On voit que le sel de l'un et de l'autre de ces recueils d*anecdotes consiste, comme le dit l'auteur des « Mélanines*, le pins souvent dans un déplacement d'idées qui produit les rapprochements de mots les plus bixarres ; souvent Aussi il consiste simplement dans des BH>ts détournés de leur acception.
La Gouelle, qui est mort seulement étt 1828, était nn brave maître d'hôtel de Gaen, et, au dire de ses contemporains, il méritait entièrement la réputation de naïve et prétentieuse recherche d'élocution qu'on lui prête dans le La Goualana. On cite encore de lui un grand nombre de mots qui n'y sont pas consignés et qui donneraient lieu k de nombreuses additions si un semblable travail en valait la peine. Au reste, le volume, tiré i un certain nombre d'exemplaires, a disparu, Boo-seulement par suite de l'emprefsement que la fk- Bille de La Gouelle, qui Jouit d'une Juste considération, a mis i l'anéantir, mais encore par le xèle des auteurs i ïh regrettèrent la publicité donnée à de mauvaises plaisanteries rédigées inter poeula, et brûlèrent la majeure partie de l'édition.
Dans quelque temps, les bibliophiles se souviendront seuls de l'hôtelier La Gouelle et de la pauvre brochure qu'il a inspirée. Même de son vivant, le malheureux semblait avoir été créé pour être leur victime. Dibdin. dans son « Voyage bibliographique *, l'appelle un grand vilain Jfonti^ur, et raconte qu'il Ini débita une histoire • avec une méthode, une emphase, une énergie, qui formaient le contrute le plus frappant avec la bassesse de sa physionomie et l'air commun de toute sa personne ». (Lettres xn etxm).
La figure de l'honnête et bon La Gouelle ne méritait en aucun point ces grossières apostrophes, qui ne sont, sprès tout, qu'une des mille platitudes dont le bibliomane anglats a illustré son ouvrage. Geo. Mamgbl.
Cette lhcét»e a été réimprimée i 36 exemplaires, sans lieu ni date, mais A Valenciennes, ehei Prignet, par les soins d'un amateur du genre, l'anagramme d' Archet (G.-A.-J. Hécart].
SOCIÉTÉ EN COMBIANDITE (Une), pseu donvme [Gallais],
Voy. HOMMB SEUL.
SOCIÉTÉ LOGOGRAPHIQUE fia), pseudonyme [Duval, conseiller au CnÂtelet de ParisJ.
Journée du 6 octobre 1789. Affairecomplète de MM. d'Orléans et Mirabeau, contenant toutes les ipièoes manuscrites lues à l'Assemblée nationale, les discussions et le décret définitif. S. /., 1790, in-8 de 139 pages.
s* pièce du recueil qui a été hit de cette afliiire par H. Duval, conseiller an Chitelet de Paris.
a I SOCIÉTÉ NATIONALE DE BOUTONIS- : TIQUE (la), pseudon, [ Renier- Hubert- Ghislain Chalon, de Mons].
Recueil de Documents et de Mémoires relatifs à Tétude spéciale des boutons et fibules de TAntiqui te et du Moyen Age. des Temps modernes et des autres époques, publiés par — et accompagnés de planches gravées d'après les monuments originaux.
Membres fondateurs et administrateurs de la Société : MM. le R. P. De Knop. membre de la Société archéologique de Lorette, des académies de Bincbe et de Maeyseyck, etc., président; Bachecu professeur au
F etit séminaire deRoulers, vice-^président; .-B. Vanderslagmolen. secrétaire ; le che* valier De Gratouille. secrétaire-adjoint, Basile Camu, archi viste- trésorier ; R. M. Des Adrets, gérant. Bulletin mensuel. Première année (Prospectus). A Saint-Gilles, on souscrit chez M, R. M. Des Adrets, ment-hre- fondateur, gérant perpétuel à vie de la Société nationale de houtonistique de Belgique, et chez Aug, Decq, à Bruxelles, iS^i y gr. in-8 de 8 pages.
Société imaginaire. Cet opnscule est une nouvelle Cuélie dé M. Chalon, dont l'esprit est fertile en ca genre. La «Société de Sphragistique » . qui venait de se former i Paris, a excité la gatté de M. Chalon, et 11 s'est emparé de son prospeans pour le parodi *r, nonseulement alinéa par alinéa, mais encore dans la contextnre de la couverture imprimée, pour le titre et les conditions de la souscription.
Si un savant douteux a pris jadis an sérieux un premier prétendu recueil académique, dont M. Chalon tut le principal créateur (voy. Rabonis), les légers écrivains du ff Charivari » ont, eux, échappé i la mystification. Voici dans quels termes ils ont parlé, dans leur n« du 26 juillet 1854, de la grave publication de la « Société nationale de houtonistique » :
Jusqu'à ce jour on n'avait pas accordé k l'étude du bouton tonte l'importanre qui lui était due.
Les antiquaires de tous les pays avaient porté les investigaUoos les plus profondes sur les monnaies, sur les armes, sur les vases, sur les pots, sur les cruches, — mais toujours ils avaient dédaigné les boutons.
Cette lacune vient d*ètre remplie, et la nouvelle société savante qui s'est fondée naguère en Belgique s'est donné pour mission de nous prouver que le bouton se rattache i l'histoire de tons les peuples.
C'est à M. de Knop que revient l'honneur d'avoir créé ce nouvel institut, et en quelques semaines il a su rallier à son idée Mil. Basile Camu, des Adrets, de Gratouille et Vanderslagmolen, tous boutonophiles des plus distingués de la Belgique.
Ce n'est pas seulement le bouton de leur patrie que ces savants se sont donné pour mission d'étudier ; ils ont réuni à grands frais des boutons de tons les peuples et de tons les siècles : — ils possèdent jusqu'à des fibules de l'antiquité, — mais pourtant le joyau de cette eollectioB est un bouton. anUientique de la culotte de Dagobert.
Comme toute réunion savante qui se respecte doit publier un journal, les membres de la Société naUonale de Bontonistique se sont empressés de fonder un bul-
SOCIÉTÉ ROYALB