SOU-FERMIERS
près observations, et qui sont obligés d'avoir recours à des plumes amies ou sala ■ riées. Souberbielle, en outre, tout en pratiquant la chirurgie avec une grande habileté, ne possédait point cet esprit de méthode qui est le propre du savant, et qui lui eût permis de tracer lui-môme pour la postérité les progrès de la science qui l'avait si longtemps occupé. Heureusement pour notre chirurgien, il connut do bonne heure, au sein de la Société philanthropique, dont il était un des plus fermes soutiens, non-seulement un habile et savant médecin, mais encore un homme lettré, d'esprit et de goût, M. le docteur Payen, et il ne tarda pas à s'établir entre eux une vive amitié qui a duré jusqu'à la mort de Souberbielle. Le docteur Payen l'assista dès lors, comme médecin, dans toutes ses opérations, prenant exactement note de chaque observation et recueillant avec soin les calculs extraits. C'est lui qui, par amitié pour le chirurgien, a rédigé les opuscules cités par nous dansala France littéraire», à l'exception d'un seul, assez ridicule, sur lecholéra-morbus.Ces opuscules ont d'abord paru dans des recueils périodiques, notamment dans la « Gazette des Hôpitaux » et dans le « Journal général de médecine » de M. Gendrin. Deux ouvrages portant le nom de Souberbielle, et ce ne sont pas les moins remarquables, n'étant pas cités dans notre « France littéraire », nous croyons devoir faire une addition à ce premier article, parce qu'elle révèle deux faits piquants d'histoire littéraire qui rentrent dans le plan de ce livre.
I. Considérations médico-chirurgicales sur les maladies des voies urinaires, [)résentées et soutenues à la Faculté de médecine de Paris, le 31 août 1813, suivant les formes prescrites par l'article xi de la loi du 19 ventôse an XI, conformément à la décision de Son Excellence le ministre de l'Intérieur, du 15 avril 1808. Paris, de l'imp, de Didot jeune, 1813, in-4 de 44
Thèse remarqnable, mais qui a ea poar rédacteur le célèbre professenr Chaussier.
II. Mémoire sur l'opération de la taille, (Rédigé par le docteur Payen).
Impr. dans les « Mémoires de TAcadémie royale de médecine», t. VIII (1840), io-4, p. 56 à 99. Il a été fait de ce Mémoire un tirage & part anx frais de Souberbielle.
Toute une histoire se rattache à ce Mémoire, et nous allons la raconter. Souberbielle. le plus humain des hommes, au point de se dépouiller de ses vêtements quand il ne pouvait faire du bien autrement, avait aussi ses petites faiblesses ; il était heureux de parler, et surtout qn'oo parlât, des services qu'il avait rendus i ,
la société comme chirurgien. Plusieurs de ses collègues ayant obtenu des prix Montyon à l'In^lilut. l'idée lui vint de présenter, lui aussi, un mémoire. Souberbielle n'écrivait point, nous l'avons dit. Le docteur Payen chercha à l'en dissuader, parce que cette démarche devait nuire à sa réputation. Mais le vieillard s'étant obstiné, M. Payen, son ami et son secrétaire ordinaire, dat lui venir en aide. Plus soigneux que Souberbielle, qu'il avait constamment assisté, il avait recueilli nonseulement des observations sur chacune de ses opérations, mais encore tous les calculs de la vessie qui avaient été extraits par Souberbielle. Il rédigea un Mémoire contenant 50 obsenralions. Le Mémoire fut envoyé à l'Institut, et valut au chirurgien dont il portait le nom une médaille d'or et une pension. Souberbielle, enchanté, donna la médaille au véritable auteur, et garda pour lui la gloire et la pension. Mais sa vanité ne s'arrêta pas là. Il di^sira que le Mémoire couronné partit parmi ceux de l'Académie de médecine ; comme il n'en était pas membre, il y eut à cette occasion une véritable négociation dont le début fut un refus ; mais là persistance de M. le docteur Payen fit changer le mauvais vouloir de la docte assemblée, et l'on consentit à l'insertion du Mémoire de Souberbielle, à condition, toutefois, qu'il serait réduit au nombre de pages accordé pour chacun de ceux des académiciens (30 pages). Ce fut donc rggné des quatre cinquièmes que fut imprimé dans le recueil de l'Académie de médecine le Mémoire dit de Souberbielle. couronné par l'Académie des sciences.
Dans une note au bas de la première page de ce Mémoire, Souberbielle dit que le docteur Payen, son amt, lui a été fort utile pour sa rédaction.
Les opinions de Souberbielle sur la taille sus-pubienne ont été exposées par M. Belmas (son pelit-flls par alliance), dans un ouvrage publié i ce sujet en
M. le docteur Payen est l'auteur de deux bonnes et consciencieuses Notices sur Souberbielle : l'une imprimée dans le « Biographe et le Nécruloge réunis * , tome II, p. 234, et l'autre dans les « Archives des hommes du jour » .
SOÙBISE (le maréchal prince de) auteur supposé [FaÉDÉRic II, roi de Prusse].
Lettre de félicitation du — au maréchal Daum, sur l'épée qu'il a reçue du Pape.
Facétie qui a été réimprimée page 500 du vol. intitulé « les Conseils du trône, donnés par Frédéric II.
dit le Grand », publiés par P. -R.Auguis. Parié,
Déchet aine, 1823, in-8.
SOUBRY, de Lyon, nom modifié [Jean- François SoBRV, ae Lyon],
I. Valdemar, tragédie en cinqactes eten vers. Lyon, 1768, in-8.
II. Le Muphti, comédie en un acte et en prose. Lyon, 1769, in-8.
+ SOUDEILLES (Jacques de) [Octave Lacroix].
Des articles au journal a l'Artiste » .