‹ Les supercheries littéraires dévoiléesChapitre 492 sur 898 · STAHL · texte numérisé non relu

STAHL

légères, et de les faire imprimer sous ses yeux et à très petit nombre, pour sa femme à qui il les dédia, et pour ses parents et amis intimes, auxquels il les donna. Peu d'entre eox ont dépassé les grilles des ch&teauz du marquis et des membres de sa noble fiamille : ils ne se Iroufont guère dans la circulation. Les catalogues des plus riches bibliothèques ne mentionnent pas celte CBovre privée, édose au fond d'une province, distribuée à l'instant même de sa naissance, et perdue, pour ainsi dire, pour les amateurs parisiens.

Nous avons en pourtant l'heureuse chance de rencontrer un exemplaire de œ livre, qui a le mérite de porter en totUa lettres la majeure partie des noms aristocratiques auxquels les pièces de poésies sont adressées, et qui ne sont ordinairement indiquées que par des initiales. \oï\k la description de ce rare volume. Il est intitulé «Mélanges de poésies» Les

initiales du titre s'expliquent par les mots : Le baron de Slmu, capitaine au régiment du Dauphini, premier nom de l'auteur du recueil. Il dédia son œuvre à Julie, marquise de Sy, sa femme, qu'il engage à n'être pas Jalouse des Thémire en l'air, ni des Lais oubliées qu'il chante en ses vers. Le frontispice, composé et gravé par Alexandre Stone, suivant la signature, re-^ présente une colonne sur laquelle se trouvent inscrits one foule de noms de bergères, que les génies qui président k l'amour conjugal paraissent vouloir cacher avec le médaillon de Julie.

Les pièces rassemblées dans ce recueil forment de véritables mémoires sur la vie et les occupations d'un capitaine de cavalerie an siècle dernier. On y suit ses différents séjours k Sedan, Réthel, Soissons et Grenoble. Ses amours, ses succès, ses revers, et enfin son mnriage y sont successivement chantés. Ses relations avec l'abbé de Voisenon, avec mademoislle Poupar de Neuflise, de Sedan, née en 1760, dont on projetait le mariage, à l'âge de 15 ans ; avec If»* de Boquestan, avec M"* la marquise d'Ecquevilly, etc., etc., sont naïvement exprimées en petits vers k l'eau rose. L'auteur signale, dans sa préface, deux époques de sa vie marquées par deux pièces de poésie de son recnell. Dans la première (p. 102), il prend la résolution, après deux années de liaison intime avec Horteme^ de ne plus connaître que l'amour platonique ; bien entendu que ce serment de poète ne fut pas tenu par le capitaine de dragons. La seconde (p. 181), signalée par le frontispice, est one promesse solennelle de ne pas toucher une carte, et de ne Jamais retourner an Jeu. Ce serment de Joueur ne fut pas mieux tenu que la premier.

Ce petit livret, en deux parties, sous la date de Londres, 1183, a été imprimé sur papier fort et orné d'un encadrement, à Grenoble, chez Joseph Allier, me Saint-André. M. Alexandre Barbier l'a mentionné dans son < Dictionnaire des Anonymes > . Le marquis de Sy est mort dans un ftge très-avancé, il y a peu d'années, aux environs de Parts, en laissant ses dettes et ses papiers an comte de Boquestan, son petit-neveu et son héritier, qui a généreusement accepté les unes et les antres. (Arth. Dimaux, f Voyage dans une BibMolh. de province >).

En général les poésies du marquis de Sy, celles des c Mélanges * aussi bien que celles qu'il a fait imprimer plus tard, ne s'élèvent pas auniessus du médiocre ; elles sont telles qu'on pouvait les attendre d'un homme du monde, qui ne parait point dépourvu d'esprit. Et pourtant, une traduction de lui, de « l'Art poétique » d'Horace, en vers, a été volée par un M. Poupar, qui l'a (hit imprimer loos son nom ; cette traduction est deve*

nue le seul titre d'admission de r« dernier à l'Académie de Lyon. (Yoy. Poupar).

H- ST*** (le baron de) [C. Le Feburb,

BARON DE SAINT-IlDEFONT].

Le Connaisseur, comédie. Genève, 1773,

Réimprimé l'année suivante sous ce titre : c M. de Fintac, ou le Faux Connaisseur », com., par l'Aveugle deFerney. Genève, 1774, in-8.

L'auteur, qui était oculiste, prenait alors la qualité de gendarme de la maison du Roi.

Deux ans auparavant, Marsollier, sous le pseudonyme du chevalier D. G. N. (du grand Nei), avait donné une comédie de société en trois actes et en prose, portant le même titre ; Lacoste de Mezières en avait fuit paraître une autre en 1766. Toutes ces pièces sont des imitations d'un conte de Marmontel. (Catalogne Soleinne, n» 8169.)

STAHL ^,'L) y pseudonyme [J. Hetzel»

libraire-éditeur à Paris, avant 1848, et, en 1848, successivement secrétaire-général du pouvoir exécutif, après les journées de 1848, puis chargé d'une mission en Belgique, chef du cabinet au ministère des affaires étrangères, et par intérim au ministère de la marine (Ijl.

L Avec MM. Tony Johannot {comme artiste) et Alfred de Musset : Vovage où il vous plaira (livre écrit à la pfume et au crayon], avec vignettes, notes, légendes, commentaires, épisodes, incidents et poé-* sies. Paris, Hetzel, 1842-43, grand in-8 avec des vignettes.

Ce volume a été publié en 33 livraisons à 30 centim. l'une.

M. A\înA de Musset, s'étant trouvé malade au moment de la publication de ce livre, ne put faire sa part de collaboration, qui revint tout entière à M. Helsel.

IL Nouvelles et seules véritables aventures de Tom Pouce, imitées de l'anglais. e Paris, Hetzel, 1843, in-18 de 108 p. + lu. Les Bonnes fortunes parisiennes.

Paris, 1862, in-18, 288 p. — Nouv. édit., 1866, in-18, 392 p.

M. Hetxel a dirigé la publication intitulée : « Scènes de la vie privée et publique des animaux » et a donné i cet ouvrage, dont il avait conçu le plan, divers articles tels que : < Vie et opinions philosophiques d'un pingouin » ; — <c Oraison funèbre d'un ver k soie * ; — « A quoi tient le cœur d'un lézard », etc. U a eu part au « Diable à Paris », pour lequel il a écrit : < Ce que / c'est que l'amour » -, — « Ce que c'est que l'aumône » ; — «Ce que c'est qu'un passant > ; — « Le monde et les gens du monde ». II a travaillé à « l'Artiste * , au * Livre des petits enfants » (alphabets), etc. \\ a donné aux t CEuvres choisies de Gavami * (1848, A vol.)

(1) Auteur de pamphlet^ à l'époque de la eandida« ture pour un président de la République. M. Hetsel était l'homme du fils de Cavaignac le sanguinaire. (Voy. les < Vierges de Verdun», de M. Cuvillier-Fleory, en réponse an statuaire David d'Angers.)

STÂMIR

STEIN D'ALTEINSTEIN 726

des notices en tète des séries et on grand nombre de légendes. Littér. franc, contemporaine,

-{- Voy. le c Catalogne général » de M. Otto Loreni, II, 593.

STÂMIR (Âlexandro de) [ Stami-

ROWSKll.

A publié en 1868 le journal « Tlnflexibie »•

STANISLAS, prénonyme [Stanislas Ma* gairbI.

Philippe, ou la Guérison militaire, pièce en un acte. Représentée sur le théâtre du Cirque-olympique, le 28 septembre 1830.

Paris, Barba, 1830, in-8.

+ STANZ (Philarète) P'abbé Michaud, vicaire à Ntmes].

Page 1