TALBOT (le chev. de) [Maubert de Gouvest
Lettres du chevalier de — . Amsterdam, i768. 2 vol. in-12.
+ TALIN [Henri Mbilhag, auteur dramatique].
Des dessins dans le a Journal Amusant » .
TALLEVRAND - PÉRÏGORD ( Charles- Maurice de), prince de Bénévent).,0«t;rages publiés à tort sous ce nom :
l. Rapport sur Tlnstruction publique, fait au nom du comité de constitution à l'Assemblée nationale, les 10, 11 , et 19 septembre, imprimé par ordre de l'Assemblée nationale. Paris, Baudouin, 1791, in-4 de 216 pag. — Seconde édition, 1791, in-8.
ff Noos rendons hommage, dit Chénier, dans IMntrodaction de son c Tableau de la littératnre française», à ce plan d'instmctîon publique, monument de gloire littéraire életé par M. Talleyrand, ouvrage où tous les eharroes du style embellissent toutes les idées philosophiques ».
Il n'y eut pour la gloire de M. Talleyrand qu'un petit malheur : c'est que le public apprit bientdl que ce discours remarquable avait été composé par Martial Borge Desrenaudes, aulrefois abbé et grand-vicaire de M. l'évëque d'Aulnn, alors son secrétaire, et depuis membre du Tribunal, garde des archives de la bibliothèque historique du conseil d'Etat, conseiller titulaire de l'Université, et censeur impérial. Desrenaudes, qui n'est mort qu'en 1825, a dH plus d'une fois prêter sa plume au diplomate.
Voilà ce que nous disions, au moins, dans notre « France littéraire », d'après nous ne savons pins quelle autorité.
Une découverte faite depuis l'impression de la notice bibliographique qui, dans notre c France littéraire », concerne le fameux diplomate, nous a fourni des renseignements plus précis et plus complets : ils sont empruntés à un éloge de Henri-Charles Guilhe, ancien directeur de l'École royale des Sourds-Muets de Bordeaux, membre de l'Académie royale de la même ville, par Ch. Sédaii, professeur à Bordeaux, et membre de cette même Académie (1).
Voici ce que dit l'auteur de l'éloge de Gnilhe, relati- Tementau Rapport en question :
« Ceux qui ont lu le remarquable Rapport que Talleyrand prononça à la tribune de l'Instruction publique, rapport si souvent cité, et toujours avec éloge, ignorent peut-être qu'il est presqn'en entier l'œuvre de M. Guilhe.
(1) Actes de l'Académie royale de Bordeaux, VI« année, 1844, p. 590-91. (M. Sédaii est mort en 186a.)
t Le ministre avait chargé les professeurs les plus distingués de Paris et des départements de lui adresser leurs idées sur un nouveau plan d'instruction publique, ff M. Guilhe se h&ta de répondre à celte demande par renvoi d'un mémoire manuscrit où il avait déjà traité cette importante question.
ff C'est ce mémoire qui compose la plus grande partie du rapport de Talleyrand.
c Si le plagiaire, quand il s'en prend à la lettre imprimée, n'est qu'un fanfaron ridicule, il devient un ennemi des plus dangereux quand il s*attaqne aux manascrits.
ff M. Gnilhe en fit la triste expérience, ff Du reste, on ne peut nier que celui que trop dç gens se sont plu à appeler l'Ulysse moderne, ne fit preuve de gof^t dans le choix de , l'œuvre, et surtout d'un grand tact dans le choix de sa victime.
ff En effet, M. Gnilhe était pent-ètre le seul homme en France qui eût consenti à se laisser dérober, sans se plaindre, la propriété d'un ouvrage qui fit une si grande sensation.
ff Les amis de H. Guilhe, qui avaient en connaissance de ce travail avant Talleyrand lui-même, l'engageaient à réclamer contre cette étrange spoliation, ff Vous me prêchez ringralilude, leur répliquait en ff souriant M. Guilhe. N'est-ce pas Talleyrand qui a donné ff une si grande publicité et tant de vogue à mes idées? ff Pour captiver l'attention publique, il leur (allait un ff piédestal. Celui que vous blâmez avec tant d'amerff tume leur a donné pour piédestal la représentation naff tionale. Si jamais nous nous rencontrions, qui de ff nous deux, penses-vous, serait humilié de se trouver ff en présence de l'antre?
ff Réclamer I à quoi bon? Une bonne idée, une fois ff trouvée, qu'importe au pnblic que Pierre ou Pan) ff en soit l'inventeur? Ce qui lui importe, c'est que ff chacun en ait connaissance an plus vite et en lire la ff meilleur parti possible! >
M. Desrenaudes n'a donc bit que retoucher le mémoire de M. Guilhe qui a paru sous le nom de Talleyrand.
II. Extraits des mémoires du prince Tal leyrand-Périgord, ancien évoque d'Autun, recueillis et mis en ordre par M"* la comtesse 0.... du C. (composés par M. le baron de Lamothe-Langon, auteur des « Mé moires d'une femme de qualité. » Paris, Ch. Leclerc, 1838, 4 vol. in-8.
III. Pensées et Maximes de M. de Talleyrand, précédées de ses premiers amours, et suivies de l'opinion de Napoléon sur ce grand diplomate. Paris, tous les libraires, 1835, in-12 de 20i pag.
Ce pamphlet a été attribué à M. H. Taband de Lttouche. à qui diverses personnes auraient communiqué des notes.
Ce volume avait d^à paru, en 1839, sous le titre ff d'Album perdu ». Paris, de l'impr. de Barba.
-f- TALLIEN, député du département de la Seine [L. P. RoedererI.
Un Mot sur la nécessité de vendre les biens des condamnés. Imprimé par ordre de la Convention nationale, 1794, in-8.
Cet écrit fut composé par RoBderer, à la sollidtatioB
TALBCA
TARWELD
de madame Tallien et de madame Beanharnais, depuis impératrice.
TALMA (François-Joseph), apocryphe [Alexandre Dumas] .
Mémoires de —, écrits par lui-môme, et recueillis et mis en ordre sur les papiers de sa famille, par Alexandre Dumas. Tomes 1 à IV. Paris, Souverain, 1849-50, 4 vol. in-8.
Ces Mémoires doivent avoir 4 aalres voinmes.
c Quoique le titre de ces Mémoires afllrme qu'ils ont été écrits par Talma, bien des lecteurs se permettront d'en douter. II semble, en effet, assez peu probable que H. Alexandre Dumas se soit contenté des modestes fonctions d'éditeur et n'ait pas mis du sien dans une publication qu'il prend ainsi sous son patronage. On y reconnaît d'ailleurs à chaque page la plume Tacile du romancier, son ton leste, son allare négligée et sa toacbe spirituelle, qui sait donner un certain attrait aux choses les plus invraisemblables. Peut-être s^est-il trouvé parmi les papiers de Talma quelques notes relatives aux principaux é\énements de sa carrière dramatique, quelques réflexions sur son art et sur les personnages marquants avec lesquels il fnt en relation. Mais, assurément, le grand tragédien n'a pas employé son temps à rassembler et à transcrire cette foule d'anecdotes de tontes sortes qu'on nous donne pour ses Mémoires. La plupart, empruntées à de$ recueils déjà connus.' n'ont pas le mérite de la nouveauté, et les autres portent le cachet de l'invention trop bien marqué pour inspirer la moindre créance. Dans le premier volume, par exemple, se trouve un petit roman asses embrouillé, mais parfaitement incroyable. 11 fallait em- |)eUir la jeunesse de l'artiste d'un amour quelconque, et l'éditeur a sans doute pensé le rendre plus intéressant encore par l'attrait du mystère. Ensuite viennent des souvenirs entassés pêle-mêle autour du nom de Talma, mais n'ayant avec ioi qu'un rapport très-indirect; c'est, en général, la série des lieux communs de la Révolution, du Consulat et de l'Empire. Tons ceux qui ont vu ces trois époques on qui en connaissent bien rhiitoire. les savent à peu près par cœur, sauf quelques détails relatifs au théâtre. Les digressions abondent et tout la plus souvent tout à fait étrangères à la vie de Talma. C'est du verbiage anecdotique s'il en fnt jamais ; à peine y reneootre-t-on çà et \h de rares passages où ii est question d'art dramatique, encore ne sont-ce guère que de simples indications des succès du grand acteur et des rôl<ts créés par lui. Ce qui ressort surtout, c'est la peine qu'on s'est donnée pour exploiter le sujet, non pas le mieux possible, mais de manière à fournir beaucoup de volumes. L'édileur diercbe tous les moyens de multiplier les pages, et il a soin de les faire très-petites, en sorte que la matière contenue dans ses quatre premiers volumes entrerait aisément dans nn seul du format de la bibliothèque Charpentier. 8i l'on en retranchait tous les remplissages inutiles, on arriverait à n'avoir plus qn'une mince brochure. »
fl Rer. critique des livres nouveaux, 1850, p. 99. »
Avant M. A. Dumas, madame la comtesse de Chalot, Yenve de Talma, a publié, en 4836, à la suite de ses c Etudes snr Tart théâtral « des i Particularités inédites snr Talma et la Correspondance de Dncis avec le grand tragédien, depuis 179S jusqu'en 1845, » qni méritent pins de confiance que le livre dn plus grand Ikbricant de ce siècle.
TALMA, pteudonfftne [Amédée-Jules-
(l Louis François, chirurgien dentiste à Bruxelles, neveu par sa mère du célèbre ; tragédien de ce nom ; né à Chaillot (Seine) « le 18 mai i79â]. Il a publié diflérents travaux relatifs à son art dans la a Bibliothèque médicale, » 1. 1, 1830, etc. (Vov. notre « France littéraire » au nom Talma),
TALON (Denis), apocryphe [Roland Lb Yaybr de BouTiGNY, maître des requé-
^' Traité de Tautorité des rois touchant l'administration de l'Église. Voy. L. V. M. D.R.
TALON-BRUSSE, anagramme [Lebrux- TossA, marguillier de là paroisse et rentier consolidé].
L'Évangile et le Budget, ou les Réductions faites par M. — Paris, 1817, in-8.
TAMAGNINUS (J.-Bapt.), pseudonyme [Ant.-Mich. Fouquérë, benedictinus].
Celebris historia Monothelitarum, atque Honorii contre versia scrutiniis oclo comprehensa. Parisiis, 1678, in-8.
-4- TAMPOiNET (l'abbé) [Voltaire].
Voy. Amabbd.
-f- TANTINET [Léon Pujol, employé au ministère de l'intérieur].
Des articles au « Tintamarre ».
TAPONIER (iu\e&), pseudonyme [Etienne Arago, auteur d'articles imprimés dans un recueil périodique].