I. CEuvres posthumes de Turgot. La»sanne, 1787, in-8 (i
C'est la reproduction d'un ouvrage de P. Sam. Dupont, de Nemours, qui avait paru six ajis auparavant sous le titre : c Des Administrations provinciales. Mémoire présenté au Roi par Turgot » ; suivi deâ Observations d'un républicain (F.-P. Brissot) sur les diiïérents systèmes d'administrations provinciales, particulièrement sur ceux de Turgot et Necker, etc., 4784, in-8.'
II. Les Inconvénients des droits féodaux, par — (par Boncerf}! 1789, in-8.
On trouve en tète de ceUe éditiov un Disconrs préliminaire sur la vie et les écrits de Turgot, par le marquis de**'.
+ TURLUPIN [Henri Legb and].
V. Fonrnel, «les Spectacles populaires », p. 320. L'abbé de Marolles dit qu'il avait < infiniment d'esprit*. Son portrait a été grayé p^ Huret.
TURLUPINUS PE TURLUPINIS (Nicod.), pseudonyme [ioan. Hotman.J
Anli-Choppinu5, imô potiùs, Epistola congratulatona Ai. Nicodemi Turlupini de Turlupinis (Jojin Hotman) ad Bercatum Choppinum de Choppinis, S. Unionis hispanitano-gallicœ advocatum incomparaoilissimum. Carnuti, anno a ligua nata septimo, 1^90, in-8. — Nova editio, cui accedit Epistola M. Bened. Passavantii (Th. Bezae) responsiva ad commissionem sibi dalam a Ven. P. Lyseto ; et Matagonis de Matagonibus (Fr. Hotomani) Monitorale adversus Italo-Galliam A. Martharelii AIvernogeni ; itemque Slrigilis Papyrii Massoni, sive remediale charitivum contra rabiosam frenesim P. Massoni jesuitœ excucuiati ; per Matagonidem de MatagO' nibus. Villiorbani, 1593, in-8.
-|- C'est une réponse à un éciil de René Chopin : OratiodeponliflcisGregorli XIV... Parii., 1591, in-4. Voir le « Manuel du Libraire «. t. 1, p. 305.
-+■ Satire quelquefois ingénieuse, souvent grossière.
(1 ^ -|- Œuvres posthumes de M. Turgot, on Mémoire de M. Turgot sur les administrations provinciales mises en parallèle avec celui de M. Necker, suivi d'une Lettre sur ce plan et des Observations d'un républicain (F. P. Brissot) sur ces mémoires et en général sur le bio.n qu'on doit attendre de ces administrations dans les monarchies. Lausanne, 1787, in~8,,avecportr.
Ce mémoire a aussi été réimprimé sons ce titre : Des administrations provinciales. Mémoire présenté an roi par fen M. Turgot. Lautanne, 1788, in-S de 168 pp.
Cette réimpression n'a pas la préface de l'édltenr (2 pages) qui est en tète de l'édition qualifiée (BOvres posthumes. Ce mémoire a été reproduit dans le t. YII diS Œuvres de Turgot (publiées par Dupont de Nemonrs), Paris, 1808-11, en 0 vol. ln-8. Il jr est précédé dtt quelque lignes où on lit : « Toutes les Idées dn Mé-^ moire suivant sont à M. Turgot.... La rédaction est d'une autre, main. » 01. B.
TUBNUS
TURPÏN
En Toici quelques IralU. On se demande ce que c'est que l'avorat Choppin; c'est, répond le prétendu Turlupin. l'avocat ies chopines: advocatum de choppinit; il ne prend jamais la plume sans s'être copieusement abreuvé : « A bibendo sive clioppinando islud nomen habetis, quia si choppini ficentissimus magister Choppinus Uioppinando non choppinaret choppinaliter de choppina clioppinabili. pioreclo dictus Choppinus non mererelur «^hoppiniOcum nomen choppinaloris. quod ei inditum est ex cboppinatione >.
-|- Un arrêt du Conseil condamna au feu cette satire contre un juribconsulle partisan de la Ligue, qui changea plus tard d'opinion. M. Hauréan, dans le tom. III de son <r Hist. liKéraire du Maine », lui a consacré un article intéressant.
+ TURNUS [Balzac].
Sons le nom de ce satirique latin, on .voit flgurer 30 vers dans « l'AnlhoUgia latina » de Burmann. publiée en 1759 (tom. Il, p 045). Wernsdorf, Lemaire, et autres collectionneurs de poésies latines, les ont admis comme authentiques. Le texte révèle pourtant la fraude par bien des indices, car on y trouve des emprunts de Virgile. d'Horace eide Perse. Si les critiques qui ont accepté ce pastiche avaient ouvert les œuvres de Ralzac, ils auraient tro*ivé parmi les « Ficts proanliquis» les « imitations des poêles anciens >. dans les œuvres complètes de cet écrivain, publiées en 1665, et dans les éditions de ses poésies latines, mises au jour de son vivant, par les soins de son ami Ménage, en 1650.
M. Victor Le Clerc a le premier signilé cette supposition; elle a été également dévoilée par un érudit lyonnais, M. P. Roàlain, dans un opuscule anonyme intitulé : « Lettres suivies de notes sur des riens philologiques ». M. Le Clerc fit part de ces circonstances à M. Baehr, qui avait admis comme authentiques les vers du pseudo-Turnus dans les deux premières éditions de son « Histoire de la littérature romaine » ; dans la 3« édition, et tout récemment dans la 4« (1868), il a tenu compte de celte observation, mais d'une façon qui laissa des doutes dans pins d'un esprit. X. L. Quicherat a donné sur tout ceci des détails curieux dans la « Revue de l'instruction publique » (numéro du 26 avril 1860}; il fait observer que le fragment apocryphe fait partie d'une pièce qui a le double d'étendue et qui est adressée au duc de Montausier. Dans la seconde moitié, le poète s'adresse plusieurs fois à son protecteur, MonloHde. Avec ce correctif, le jeu d'esprit n'avait rien de dangereux. Si Balzac a cédé à l'envie de mystifier un inslanl\on correspondant, si la vanité lui a suggéré une plaisanterie assurément répréhensible, il n'a pas prétendu introduire une pièce supposée dans l'héritage de l'antiquité latine, et en imposer à la postérité.
TURPIN, archevêque de Reims, lung des pairs de France, aut, supp.
Chronique et histoire faicte et composée par Révérend Père en Dieu—, Paris, 4527, in-4. Réimprimé à Paris, Silvestre, 183.^,
Îetit in-4, en caractères gothiques, à ±0 cxempl. dont 2 sur véi.
Le « Manuel du Libraire > donne des détails sur cette c Chronique », qui est un véritable roman de chevalerie et dont la rédaction a été attribuée à tort à Robert Gaguin.
Turpin, mort ea l'an 800, archevêque de Reims,
écrivit, dit-on, en latin une histoire de Cbarleougiie qui a été insérée dans diverses collections, et, en dernier lien, dans l'édition donnée par M. de -Reiffenberg de la c Chronique de Philippe de Mouskes », Bnuctllei, 1834, in-4, appendices p. 430 et suiv.; elle avait aussi été publiée à part par S. Ciampi : c De vita Caroli Magni et Rolandi historia i. Turpino vnlgo (ributa, ad fidem oodd. vet. emend. et obsenr. philol. illustr. Florentiœ, 1822, in-S. Voir les auteurs signalés dans Gràesse : « Lehrbuch einer Literaergeschicbte » (tom. II, 3* section, p. 262 et suiv. />rMde, 1862.)
Un extrait de la Chronique française a été inséré fiar Villenave dans la i France littéraire », 1832, tom. III, p. 457-512. Il y en avait déjà une analyse dans la f Bibliothèque des romans», juillet 1777, tom. I, p. 1 32 ; consulter aussi c l'Histoire littéraire de la France », tom. XI. p. 132.
Voir une longue note au Catalogue L'Escalopier, Paris, 1866, no4483, tom. II, p. 161.
M. Léon Gautier ( c les Epopées françaises », tom. 1, p. 70), discute la question de savoir & quelle époque a été composée la chronique du faux Turpin ; il concint à ce qu'elle a été rédigée à la fin da xi* ou au commencement du xu* siècle.
TURPIN, archevesque de Reims, apocryphe»
I. La Chronique de Turpin, archevesque et duc de Reims, faisant mention de la conquête du très-puissant empire de Trébisonde, etc. Lyon, Arnotdlet^ 1583, in-8.
Il ne faut pas confondre cet ouvrage romanesque avec la traduction firançaise de la véritable « Chronique et histoire faite par le révérend père en Dieu Turpin ..* {Parit, P. Vidoue, pour Regnauld Chaudière, 1527, in-4).
Voyez une distertation fort curieuse sur ces deux ouvrages, par Huet de Froberville. dans le quatrième volume des i Mélanges de littérature étrangère, par Miliin. Paru, 1785. in-12.
Il existe quelques exemplaires de celte dissertation tirés séparément, sons la rubrique d'Orléans, 1785. in-12.
-{- La « Chronique » imprimée à Lyon est une simple réimpression d'un roman de chevalerie intitulé « la Conqneste de Trébisonde » ; l'auteur du « Manuel da libraire » déclare s'en être assuré, et il fait remarquer que cette identité a échappé i Huet de Froberville. Quant à la « Chronique i publiée à Paris en 1527. on comprend bien que ce n'est pas l'œuvre de ce prélat dont l'existence elle-même a été mise en doute. C'est une traduction plus ou moins fidèle d'un ouvrage latin que s. Ciampi a fait imprimer pour la première fois à Florence en 1822, in-8(l), en la signalant comme une fiction et en l'attribuant à un prieur du monastère de Saint-André à Vienne (en Dauphiné), nommé Geoffroy.
II. Yseull de DôIe , chronique du VIII* siècle (par M. Cl.-Jos.-Fr.-Léonard Du Sillet, maire do DôIe). Paris, G,-C. Hu^ bert, 1823, 2 vol. in-12 avec portr.
An bas de la planche, on Ut : « Vrai pourtraict de l'arcevesque Tulpin » . C'est le portrait de l'auteur, sous le costume de l'archevêque Turpin. À. A. B— r.
TURPIN (rhistorien), moine de Saintr
865 TURPIN ET BEN-THÂBiAR