‹ Les supercheries littéraires dévoiléesChapitre 607 sur 898 · VALLORY (M™» Louise) [M"' Louise Uesnibr · texte numérisé non relu

VALLORY (M™» Louise) [M"' Louise Uesnibr

L Madame Hilaire, précédé d*une réponse à « r Amour », de M. Michelet, 2* édit. Paris, Dentu, 1859. in-i8 Jésus, XX et 318 p.

Une troisième édition dans la mèmeannée. M. Ghampflenry, ami de l'aotenr, a eo, dit-on, part à ce roman.

IL A TAventure en Algérie. Paris, Het- %el, in-18.

UI. Un Amour vrai. Paris, Denlu, 1861, in-12.

VALMECOUR, scènonyme [Limouzin. artiste dramatique].

Pour l'indication de ses ouvrages, voy.

notre « France littéraire », à Limouzin.

VALBiÉRON,jw. [l'abbé P.-Fr.-Théoph.

JareyI.

L Lettre (première) de Tabbé — à M Claude Fauchet. Jersey, aux frais des calhoUques réfugiés, ta deuxième année de la persécution (1791 ), in-8.

Violente satire contre Cl. Faochet, et qui est rare.

11. L'abbé Fauchet peint par lui-même, et ses crimes dévoilés. Jersey, 1791, in-8.

III* Vie de laobé Fauchet. Paris, 1791, in-8 de 36 p.

IV. Contraste entre un Quaker et l'abbé Fauchet. Paris, 1792, in-8.

VALMIRE (de), ps. [Sissous, de Troyes].

Dieu et rnonûne. Amsterdam (Troyes) , 1771, in-12.

Voy. c rstamen » de cet oarrage, par Loiiis Tallot* Troyes i 177 S, ln-8. A. A. B—n .

VALMONT, ps. [Trente Livres, au tear« selon M. Goizet, redacteur de la table du Catalogue de la bibliothèque de M. de Soleinne, de deux vaudevilles : le « Congé de semestre » et les « Bottes de foin », mais qui ne paraissent pas avoir été imprimés.

VALMORE, scènonyme^ commun à deux artistes dramatiques [MM. LANCHA^rriN père et fils], qui ont été quelque peu littérateurs.

L'origine de cette honorable famille n'étant pomt aussi connue qu'elle mérite de l'ôtre, nous ferons profiter nos lecteurs d'une bonne fortune qui nous est advenue, et qui nous permet de rétablir deux omissions qui se remarquent dans presque toutes nos biographies. Cette ixÂnCT^rtune est une lettre de M. Valmore à l'un de ses amis.

« Mon cher Pierquin,

« Vous me demandez quelques détails sur la cause qui me fait ()orter un nom qui n'est pas le mien. En voici l'explication en deux mots :

« Avant la grande révolution, car i) faut distinguer, mon père, oui s'appelait Lanchanttn^ avait été forcé, à la suite d'un duel, de quitter Paris; mon grand-père, qui était fort dévot et janséniste, après avoir fait manger à son nls de la terre du fameux cimetière de Saint-Médard, lui donna une lettre de recommandation pour le prieur des Bénédictins du mont Saint- Michel, où il trouva un aimable accueil et fut installé sur le champ archiviste du couvent ; là il exerça la profession de feudiste, et s'occupa à relever les titres, les terriers des seigneurs de la province. Il fit même quelques voyages à la Tour de Londres, pour se faire délivrer les doubles des titres qui se trouvaient dans les archives

Sue les Anglais nous avaient enlev^ à récy et à Poitiers, car nos rois avaient l'habitude de ne voyager, môme de n'aller à la guerre qu'avec leurs chartiers avec eux. Quand la Révolution sonna la clôture du couvent, et mit sur le pajvé tout ce qui avait été employé par les moines ou par la noblesse, mon père vint à Paris chercher une nouvelle fortune. Se trouvant chez une actrice, dont je ne me rappelle pas le nom, et qu'il avait connue dans ses voyages, la question d'un nouvel état fut agitée» Cette dame conseilla à mon père de se mettre au théâtre, que c'était la carrière où l'on était le moins inquiété. Mon père objecta la peine qu'il ferait à son père, qui mourrait sûrement de chagrin d'avoir un damné dans sa famille « attendu qu'il

VÂLMORE

VALMORE

était tolérant comme un catholique. — Eh bien ! faites comme nous faisons presque tous pour de semblables raisons, changez de nom. Voyons... appelez-vous Wolmar.

— Ohl pour Dieu non! s'écria mon père, ce nom me porterait malheur ; je ne veux aucun point de ressemblance avec ce pauvre infortuné (la Nouvelle Héloïse était encore à la mode). — Eh bien! appelez- vous Valmore. Va pour Valmore. Et depuis il n'a été connu que sous ce nom ; moi qui ai suivi la même carrière, j'ai conservé le nom qu'un des plus honnêtes hommes s'était donné. »

M. Lanchantin père, aujourd'hui retiré en Bretagne (1), avait occupé un rang trèsdistingué sur les principaux théâtres de province : il est l'auteur de la pièce suivante :

Avec Beauval : la Fête de l'agriculture, ou l'Heure du repos aux bruyères, comédie en un acte, en prose, môl^de vaudevilles. Représentée sur le théâtre de Rouen.

Rmieriy an 11-1794, in-8.

VALMORE, seènonyme [Franc. -Prosper Lanchantin, fils du précédent, artiste dramatique et littérateur, né à Rouen, le 18 octobre 17931.

< Le Jeune Valmore avait reçu une bonne éducation, et il n'avait que quinze ans à peine quand son père, soucieux de son avenir, et ne voyant pour son fils que la carrière des armes dans un temps où, avec des épaulettes, on arrivait à tout, l'envova à un frère aîné, par conséquent oncle au jeune Valmore, qui s'était engagé à quinze ans dans le Royal -Comtois et était parvenu au grade de sergent (apogée du vilain à cette époque). La Révolution éclatant, son avancement devint rapide. Hiiforeau le créa colonel ; il fut général de brigade en l'an Xm (1805), fut à Naples en 1806. prit part au siège de Gaëte, et fût nomme gouverneur de cette ville après sa reddition. C'est lorsque son oncle occupait cette position que le futur artiste dramatique arriva à Gaëte, en 1810 (â). Le général Lan-

(1) Et non mort à Paris, en août 4883, comme le dit, par errear, M. Félix Delbasse, dans son t Annuaire dramatique » pour 1841.

(S) En 181S le général Lanchantin fut appelé à la Grande-Année sons le commandement du maréchal Ney, où il ftit créé haron d'ErAart. II ne Jouit pas longtemps de ce titre, car il ftit tué dans la même année, à Kras- ■oé en Russie. On trouve une Notice exacte sur cet officier-général, Louis-François Lauchanlin, baron d'Erfkirt, dans le tome V. des « Fastes de la Légion d'hon- ■eu ». Le général n'a laissé que trois ftlles non mariées. Quelques personnes ont pu croire qu'à M. Valmore, alors le seul mâle de la famille, revenait le titre

chantin n'avait pas de fils; il accueillit son neveu avec amour; mais, en vrai vétéran cfu'il était, il voulut qu'il fit comme lui, un long et rude apprentissage do la guerre. Déception cruelle pour les rêves au père, lequel conclut avec raison que la présence de son fils à l'armée jusau'à l'âge où la loi devait l'appeler sous les arst-

rux n'était point nécessaire , puisque protection et l'amitié d'un officier-général ne pouvait ou ne voulait rien pour lui. On parla théâtre. Le jeune Valmore y consentit, et il s'essaya oientôt dans les trois rôles principaux sur le théâtre de Rouen, où 1 on accueillit sa jeunesse avec bienveillance. Son succès l'appelait à Paris. Là, M'^ Raucourt promettait de se charger de son éducation dramatique, et elle tint parole, car un an après, en 1812, M. Valmore débutait au Théâtre-Français par les rôles de Ninias de < Sémiramis », d'Hippolyte de « Phèdre » et de Martius d'à Ueraclius ». On le reçut avec bonté, et sa haute intelligence lui eût fait ménager une place à ce théâtre pour l'avenir, si une étonrderie de jeunesse ne l'eût brouillé avec Mlle Raucourt. La disgrâce de sa protectrice amenait la retraite de Valmore de la Comédie-Française; il en sortit pour aller jouer à Orléans, à Nantes, puis à Bruxelles, où il épousa, en 1817, M*^ Marceline Desbordes, dont nous parlerons tout à l'heure. Engagé par Picard, lors de l'ouverture après son second incendie, il revint à Paris, où il ne resta que deux ans, pour accepter ensuite d'autres engagements, à Lyon d'abord, et à Bordeaux ensuite, pour reparaître à Lyon encore, quatre ans après 1 avoir quitté. Quelques vers qu'il adressa, en 1833, à ses camarades do Rouen, nous prouvent qu'il était allé revoir le théâtre de ses premiers débuts; mais la date de cette rentrée nous échappe. De 1833 à 1839, nous le retrouvons à Lyon, à la tète des premiers rôles; il quitta momentanément cette ville à l'époque du couronnement de l'Empereur crAutriche (1838), pour se rendre a Milan où il joua en compagnie de M**" Mars. Au commencement de 1840, il demanda et obtint la résiliation do l'engagement qui le retenait à Lyon ; son intention était de renoncer au théâtre, parce qu'on lui offrait ailleurs une position plus conforme à ses eoùts ; mais trompé dans son attente, il dut rc-

de baron d'ErAirt, qui devait passer de mâle en' mAltt par ordre de primo-génilure; c'est une erreur. Du tvhIù l'excellent et modeste Valmore ne s'en serait jamais Tante : de quelle utilité lui eftt étô ce titre dans &a carrière?

VALMORE

VALMORE

prendre quelques mois après son premier métier de comédien. Au mois de septembre de la môme année, il accepta un emploi dans la troupe de Bruxelles, où il parut successivement, pour ses débuts, dans « TEcole des Vieillards » (rôle de Banville); dans « les Deux frères » (rôle du docteur Bloem) ; et dans « Tabbé de TËpée » (rôle de l'abbé).

La comédie étant délaissée en ce moment à Bruxelles, comme partout ailleurs, M. Valmore n'eût que rarement l'occasion de faire apprécier son mérite d'artiste intelligent et consciencieux. Un accident arrivé à sa iambe, en répétant « la Fille du Gid 9. tragédie de Casimir Delavigne, dans laquelle il avait un rôle, le força de demander la résiliation de son engagement, et d'aller attendre sa guérison au milieu de sa famille. Nous croyons que, depuis, M. Valmore n'a plus reparu sur aucun théâtre.

Il y avait deux nommes dans M. Valmore, Facteur et le penseur : le comédien qui honore sa profession, et l'artiste qui connaît son art, qui l'a étudié sous toutes ses faces, l'homme lettré, et nous pourrions dire littéraire. A la scène, M. Valmore avait plus de qualités que de défauts, et ces dérauts étaient trop souvent le résultat de son organisation morale ; sa taille est avantageuse, ses traits nobles, le regard pénétrant, l'ensemble de la physionomie expressif, quoique cette physionomie soit sérieuse, quelquefois sévère, et d'une sévérité trop souvent triste.... A étudier le caractère de la tête, on la jugeait admirable dans le quaker de « Chatterton ». Sa prononciation était nette, sa diction sage, ses gestes avaient de la dignité; son organe Seulement manauait un peu de force. Il fallait voir M. Valmore dans l'ancien répertoire ou dans les rôles qui nécessitaient l'habit brodé ou la toge romaine; son goût à eet égard était parfait, et il devait à son aptitude de constante re* cherche dans la vérité des costumes, d'avoir précédé de beaucoup la province dans cette partie essentielle de l'art du théâtre. Admirateur passionné deTalma, M. Valmore avait gardé de son idole un goût ex* cessif pour la tragédie ; il est de ceux oui pensent que la tragédie échauffe 1 âme, élève le cœur, peut et doit créer des héros.... Il est fâcheux que les moyens d'exécution lui aient manqué, mais il faut l'entendre parler et de Talma et du genre tragique^ de son art en un mot : c'est une causerie savante, pensive, adulatrice pour un admirable modèle.

n a fait plus : il a écrit en 1830 et 1831 des articles physiologiques sur la vérité

dans la tragédie et des études grammaticales pratiques, en citant toujours Talma comme son autorité unique. Publiés dans le «Journal des Comédiens», ces articles sont peu connus ; la lecture en est instructive, attachante. M. Valmore y disserte de la nécessité où est l'acteur de posséder le plus de connaissances possible ; il essa^^e de montrer aux artistes, pour la composition de leurs rôles, le rapport intime qui existe entre la pose de l'âme et celle du corps, expliquant qu'il n'y a pas une seule partie de notre être qui ne soit en harmonie les ujies avec les autres, et indiquant les choses habituelles à chaque tempérament.

Suivent de précieux modèles ae diction adoptés par Talma qui les avait conçus» de Talma qui, pour la prononcialios de la langue française, pouvait aussi bien faire autorité que Voltaire, observe M. Valmore avec raison. Les exemples sont nombreux, et l'espace nous manque pour les citer. Cette série d'études se termine par le vœu formé de voir s'établir dans les collèges et dans les cours publics d'enseignement des écoles de diction confiées à des comédiens, leçons profitables aux orateurs, aux professeurs, aux députés, aux avocats, et enfin par une dissertation fort juste, sur la vérité en tragédie, dissertation tendant à prouver que la tragédie, sauf certaines formes qui ont vieilli, n'est surtout vraie, sur la scène, que par la manière dont elle est comprise et exécutée (1). »

L'opinion de l'excellent M« Valmore sur ses articles du « Journal des Comédiens » était beaucoup plus modeste que celle émise par M. F. Delhasse, son ami et son biographe, et nous allons le voir par une confession de M. Valmore à M. Pierquin de Gembloux, à l'occasion de ses proauctiens littéraires :

« Vous me demandez aussi, mon cher Pierquin, si j'ai jamais été imprimé. Hélas I Hélas 1 trois fois hélas ! J'avais épousé une femme poëte; comment échapper à la contagion? Chez moi, cela devint un temps une espèce de prurigo. Le sort avait voulu que je m'accrochasse à la robe de ma femme, pour que je ne tombasse point dans la fosse commune qui me revenait de droit. Si vous voulez une confession de mes péchés, en voici un petit aperçu. Mon plus Deau titre de gloire, c'est un poème minuscule, intitulé Lydie, qui se trouve dans « TAImanach des Dames » de 1829, (Paris, Treutel et Wiirtz, in-18). La lec-

(1) NoUce de M. Pél. Delbasse. impr. dtns t TAiinoaire dramatique de BrueUea • poor 1841,iii-lS, p. 163-68.

VÂLMOIffi

VÀLMORE

ture d'André Chénier m'a fait perpétrer ce poëme. Qu'on dise gue les bons exemples ne sont pas pernicieux ! En 4830, à répoque où il était permis de déraisonner à bouche que veux-tu, j'ai commis de petits articles dans le a Journal des Comédiens ». Au commencement de 1833, i''ai fait imprimer dans le a Journal de touen » une ballade intitulée a la Sœur du Démon », et enfin, dans la môme année, une infinité de pièces, très -légères, insérées dans différents recueils et journaux, soit de Lyon, soit de Paris.

« Quand je vis que ce qu'il y avait de mauvais m'était laissé pour compte, et que ce qu'il y avait de passable on l'attribuait à ma femme, cela me refroidit un peu pour la poësie, et je vous donne ma parole que si l'on doit me louer pour quelque chose, c'est que je n'ai pas eu la petitesse de me parer des plumes du paon. C'est dommage; quelle perte pour mon pays!

« En voilà beaucoup trop sur un si mince sujet, mais vous l'avez exigé ; il me reste à vous demander pardon du temps

e je vous ai fait perdre. Mais je ne le erai plus.

« Tout à vous, votre ami

i-'juiUetiSSÎ.

« Yalmorb. »

ou fer

VALMORE (M»*), scènonyme [M"« Marceline-Félicité-Joseph Langhaiytin, née Desbordes, à Douai, en 1787, femme du précédent, aujourd'hui Tun des poëtes les plus gracieux de la France, que son talent et ses vertus privées placent au premier rang des femmes gui honorent leur pays.

« D*abord comédienne, M"^ Valmore se fit remarquer à Rouen, à Bordeaux, à TOpéra- Comioue, à TOdéon, à Bruxelles, à Lyon, où elle termina sa carrière dramatique (en 1817). a Je n'ai pu, dit-elle dans une de ses élégies :

c Je n'ai pa rapporter ce biarre mélange

c De triomphe et d^obscarité, f Ob l'orgaeil insoltant nons ponit et se Tenge

c D'an éclair de célébrité ».

M"* Valmore créa avec beaucoup de succès plusieurs rôles importants au théâtre Feydeau. On applaudit en elle une diction parfaite, un son de voix ravissant, et surtout une sensibilité communicative qui se trouvait en harmonie avec la douceur de son regard et toute l'expression de sa figure. Gretry lui portait le plus vif intérêt. Par la nature de ses moyens, M"** Valmore rappelait une actrice parfaite, IT** Saint-Aubin. Les habitués du théfttre

tl

de Bruxelles ont conservé un touchant souvenir de son talent. »

Fél. Delhassb, Annuaire dramatique de Bruxelles, pour 1841, p. 165.

Les nombreux ouvrages de cette dame tant en vers qu'en prose, ont été rappelés par nous dans la « France littéraire », et par nos continuateurs dans leur a Littérature française contemporaine » (Voy. ces deux ouvrages au nom Dbsbordbs-Valmobe).

Un joli ouvrage de morale de cette dame, a la Poupée, » inséré dans l'un des recueils littéraires destinés à la jeunesse, ayant été goûté, une autre personne. M*** Louise d'Aulnay (Julie Gouraud), s'est emparée du fond sur lequel elle a b^odé, et a publié des « Mémoires d'une Poupée » (1831).

M"* Desbordes-Valmore n'a point réclamé eontre ce larcin, en sorte que le petit livre de sa copiste a non-seulement eu plusieurs éditions, mais encore a été couronné par l'Académie française, tandis que le modèle a été modestement joint à deux volumes de « Contes en vers et en prose pour les enfants, publiés par cette dame en 1840. — Un des ouvrages de M"* Desbordes- Valmore, les « Anges de la famille », a obtenu, en 1851, le prix de morale à l'Académie française, et la docte société a dû être flattée qu'un heureux hasard lui permit de couronner une femme qui pratique ce qu'elle enseigne, tandis que le plus souvent elle a à couronner les compositions d'autres femmesqui ne brillent guère par les vertus privées, ne s'occupantde morale et depoésie que comme étude d'art, et ne consiclérant les prix et pensions qu'elles retirent de leurs élucubrations que comme un moven de satisfaire à leur goût d'orgie et de luxure. Nous voulons parler de ces femmes à qui Dieu avait mis au cœur un levain de nobles sentiments, afin qu'elles fissent le bonheur de la famille ; mais entraînées par leurs mauvais penchants, en véritables filles d'Eve, elles se sont révoltées contre la destination que le Créateur a assignée à leur sexe, et ont préféré

})rêter l'oreille aux séductions de Satan, eur promettant, avec l'affranchissement, la perpétration des sept péchés capitaux ; de ces femmes que la Société, même la plus polie, a marquées des stigmates de bas-ileu, de Viragos. Successivement filles écervelées., femmes adultères, trafiquant des charmes de leurs filles, enfin véritables Tartuffes de moeurs, ce sont elles qui le plus souvent arrivent par l'intrigue a obtenir : pour elles, des prix de l'Académie française et des pensions de rinstruction

VÂLMORB

VAN DÂSAIE

publique, ce qui devait appartenir à l'épouse vertueuse, à la bonne mère de famille! et pour leurs amants, des emplois publics, au détriment de ceux qui ont des droits à les obtenir (i).

M°" Desbordes-Valmore fait une glorieuse exception : elle est au premier rang d'un petit nombre de femmes auteurs du XIX* siècle que chacun honore.

+ Voir pour les ouvrages de M"»« D.— V. la « Franca liUénire » et la c LiU. franc, contemp. >, t. U, p. S24. M. Sainte-Beave lui a consacré un long article dans ses ff Criiiqnes et Portraits littéraires «, et il a publié une lettre où U^* D. donne sur elle et sur sa fomiUe des détails intéressants.

VALMORE, officier russe [Natalis RossET, Savoisien, ancien avocat, mort à Saluées, à la fin de 4835].

Page 1