‹ Les supercheries littéraires dévoiléesChapitre 70 sur 898 · PERIERGOPOULOS (le docteur), os · texte numérisé non relu

PERIERGOPOULOS (le docteur), os

[Louis Fleury, qui fut un moment médecin de l'Empereur].

Éloge de MarieJean-Pierre Flourens, membre de l'Académie française et secré-

(1) Imprimé en entier dans roanage intitulé < Ant. Pérei et Philippe D*. parM. Mignet. p. 268.

-f- PERIERGUS DELTOPHILUS [lo comte DE Rbwiczki].

Catalogue de mes livres, contenant les classiques grecs et latins, avec des remarques tirées de différents ouvrages bibliographiques, souvent éclaircies, quelquefois redressées, par -— . Berlin, 1784, in-8.

Catalogue assez curieux d'une collection qui fut acquise par lord Spencer, moyennant une rente viagère dont le vendeur jouit à peine deux ans. Il a été rédigé par le possesseur même de la collection, c Très-bons livres, mais d'un amateur qui n'était pas assez difficile sur le choix des reliures ». (Renouard). G. M.

PÉRIGORD (A.-B. de), ps. [Horace Raisson] .

I. Avec M. Léon Thiessé : Nouvel Almanach des Gourmands, servant de guide dans les moyens de faire excellente chère, dédié au ventre. Paris, Baudouin frères, 1825, in-18.

II. Cuisine naturelle. L'Art d'apprêter d'une manière simple, économique et facile toute espèce de mets, viandes, légumes,

Eoissons, pâtisseries, conserves, fruits, oissons, cinq cents recettes rédigées et classées dans l'ordre alphabétique ; suivies de la Cuisine des malades et des convalescents. Paris ^ de l'impr, de J. Didot, s. d,, in-8, 16 p. à 2 col., sur papier parchemin vélin.

-h m. Le Trésor de la cuisinière et de la maîtresse de maison. Paris, 1852, in-12 : 1857, in-i2.

PÉRIPATÉTICIEN (Un) aut. dég. [le P.

Daniel].

Nouvelles difficultés proposées par — à l'auteur du « Voyage au monde de Descartes » (le P. Daniel), touchant la connoissance des bétes, avec la Réfutation de deux défenses du svstéme général du Monde de Descartes. Part*. Benard, 1693, in-12.

PERISTOPHORIUS (J.), ps, [P. Gui- CHARD DE Beurre viLLEj.

Pseudo-diva Bullencuriana, seu in Ascelinâ colendâ vana religio; disquisitore J. Peristophorio, Parocho Macropolitano (P. Guichardde Beurreville, oratorii D. J.). EleiUheropoli (Trecis), 1711, in-8, 42 p.

L'auteur obtintde sa brochure tout le succès qu'il pouvait désirer, et le culte de sainte Asceline a été aboli dans le diocèse de Troyes. (Note manuscrite de l'abbé de SairU'Léger).

PERMISSION [Bernard Bluet, plus connu sous la qualification qu'il s'était ar

PERMISSION

PERMISSION

rogée, de comte de], personnage très-excentrique du XVI* siècle. Il était né en 1566 au village d'Ârbères, près de Divonne, dans le pays de Gex, de parents pauvres qui l'employaient à la garde des troupeaux. Bluet se fit plus tard charron, mais quitta bientôt son état pour courir les aventures. Vers la fin de ses jours il vint en France voir le grand empereur Théodose (c'est le nom qu'il donne à Henri IV), qui ne fit rien pour lui. Pierre de l'Etoile en parle comme d'un fou courant les rues (« Journal de Henri IV », t. III, p. 126), vendant de petits livrets aux personnes de la Cour qui lui faisaient quelques aumônes. Oh conjecture qu'il mourut de misère, à Paris, vers l'an 1006. On a de lui :

Recueil de toutes les Œuvres de Bernard de Bluet d'Arbères, comte de Permission, chevalierdes ligues des treize cantons suisses; et ledit comte de Permission vous avertit qu'il ne sait ni lire ni écrire, et n'y a jamais appris ; mais par l'inspiration de Dieu et la conduite des anges, et par la bonté et la miséricorde de Dieu, etc. In-12, avec quelques figures gravées sur bois.'.On y voit le portrait de l'auteur, qui représente un singulier personnage.

Le Becoeil dont on vient de lire le Utre. copié exarlemeal. est divisé en i03 livres imprimés séparément. On en voit la description dans la « Bibliographie instructive B de De Baie. t. IV, no 3990, d'après l'exemplaire de Gaignat, le plus complet que l'on connût alors. C'est nn tissa d'extravagances que quelques personnes, diton, ont eu la patience de lire pour en trouver l'explication ; mais c'était prendre une peine inutile. Les premiers livres contiennent des sentences, des oraisons, des prières et des visions. Les livrets 53 et 55 offrent la liste des personnes dont Bluet avait reçu des présents depuis son arrivée en France; et c'est au 72* livre que commence le récit des mille particularités curieuses de sa vie, en l'entremêlant de détails obscènes et de réflexions qui prouvent qu'il Joignait à un penchant décidé pour toutes les idées superstitieuses beaucoup d'orgueil et de crédulité. Sa vanité l'a conduite se donner toujours le beau rôle dans les mésaventures qui lui sont arrivées et qu'il raconte assez naïvement.

L'exemplaire du « Recueil de toutes les Œuvres de Bernard de Bluet » que possédait la bibliothèque Mac- Carthy contenait de plus, sous le titre de : « Dernières Œuvres de Bernard de Bluet d'Arbères », etc., les livres 141 à 173, jusqu'au neuvième jour d'avril 1605. Il en existe un exemplaire très-complet à la Bibliothèque nationale.

On trouve une bonne Notice sur ce curieux personnage dans la « Biographie des hommes célèbres du département de l'Ain B. par M. Depery, chanoine, vicairegénéral de Belley (aujourd'hui évèque de Gap). Bourg, 1835-40, 2 vol. in-8, t. II, p. 90 à 94.

-|- Bluet d'Arbères est l'objet d'une notice fort curieuse insérée dans « l'Histoire littéraire des fous b, par M. Octave Delepierre, Londres, 1860, in-8. (p. 107.) Ce volume, tiré à petit nombre, étant Tort peu connu en France, nous croyons qu'il ne sera point hors

! de propos d'indiquer quelques-uns des faits recueillis j par le savant bibliophile auquel on doit bien d'autres I travaux, tons marqués au coin de la plus ingénieuse érudition.

Bluet a la franchise de convenir qu'il ne sait ni lire ni écrire, mais il compose sous la conduite de Dieu et par l'inspiration des anges. Né en 156G à Arbëres près de Genève, il était fils d'un paysan, et il a pris la peine de raconter lui-même son histoire, en mêlant à des faits qui paraissent vrais nn grand nombre d'extravagances.

Il nous apprend que ses livres de professie (sic), de vision, étaient habituellement imprimés à âOOO exemplaires.

Les dédicaces placées en tète de cbaque livre sont une des portions singulières de cette œuvre étrange :

Le 8« livre, par exemple, est dédié « à la plus belle demoyselle et Princesse Anne de Montofye, Duchesse de Lucé, Roy ne. nymphe des n)'mphes, et fille unique de la noble Senobie b ; le 17* à Antoine Zamet, «baron de cinquante mille escus, firère du grand Abraham b ; le 19e à Baslien Zamet « le grand Abraham, marqnis de deux millions d'or, par la gr&ee de Dieu, père de toutes les Europes b ; le 33« à Marie deMédicis, « Impératrice de hasard et de fortune » ; le 34* à la marquise de Vemeuil, « Royne de beau plaisir b ; le 58* < à haulte et puissante Dame princesse et duchesse de Guise, Royne de Sabat (Iceluy livre traicte du remède comment les femmes mettent les hommes en tentation, et comment les hommes doivent résister b). Le 94* livre intitulé : « Le Livre de la désolation et lamentation B est dédié an Nonce du Pape. L'auteur annonce que ff le sujet en est l'interprétation de l'Annonciation de la Vierge Marie » , mais on n'y trouve que quelques courtes prières.

Le 30* livre offre une série de visions des plus extraordinaires : « Je voyois le soleil à ma fenêtre, lequel me crioit : oavre moy la porte que j'entre en la maison ; je veux entrer et tu me fermes toujours la porte. — J'estois transporté en la Turquie avec la femme du grand Turc, et elle lisoit mes livres et pleuroit des livres que se devoyent imprimer. Les enfknts da grand Turc et de la Turquesse ne se pouvoient lever que je ne les levasse ». Parmi les visions du 34^ livre qui n'ont aucune suite, il y en a d'assex curieuses : « Je voyois la ressemblance de madame la Princesse et Duchesse de Nemours, et elle s'est venue présenter a moy, en chemise, et me dist: Mon amy, j'ay froid, poussez moy un peu dans cette chambre. Antre vision que je voyois une grande dame qui avait, perdu ses souliers, etc.

Ch. Nodier s'est occupé de Bluet d'Arbères dans un article (le second) sur la « Bibliographie des fous » (inséré au « Bulletin du bibliophile b, ir« série, n«23, novembre 1835). c Ce qu'on pent^eonclnre de son indéfinissable fatras, c'est que le comte de Permission était né dans la dernière classe du peuple et qu'il avait commencé par être berger, comme Sixte-(2uint. Infatué dès son enfance de visions apocalyptiques, il {tassa d'abord pour inspiré parmi les pauvres pasteurs de son village, en attendant que l'adolescence l'eût remis à sa place naturelle, et réduit à n'être pour le reste de sa vie qu'un imbécile excentrique... On s'arracha Bluet d'Arbères à la ville et à la cour. Les grands seigneurs se le disputèrent, et la bonteuse prospérité de ce dr6le me fait craindre pour son honneur qu'il n'ait pas été aussi foo qu'on le dit. b

-H M. 0. Delepierre avait d^à consacré an comte de Permission, en 1857, une notice curieuse dans les « Mé«

PËRQUIS

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