RE
tique ainsi que, dans notre observation inédite, on voit la suppuration orbitaire profonde primitive (phlegmon de l'orbite) aboutissant à une suppuration oculaire (phlegmon de l'œil).
V. — Au point de vue des symptômes, on peut voir les signes de l’empyème et un ulcère cornéen infectieux sans protrusion oculaire ; dans d’autres cas, c'est l’exophtalmie avec immobilité de l’œil due à la gangue inflammatoire périphérique et secondairement, phénomènes infectieux oculaires.
VI. — Le pronostic sera toujours réservé au point de vue visuel ; on pourra craindre les complications encéphaliques dans le phlegmon de l'orbite.
VIT. — Le traitement consistera à évacuer d'urgence le pus du sinus frontal par trépanation frontale et drainage nasal.
S'il y a ulcère cornéen infectieux, cautérisation chimique de l’ulcère, injections sous-conjonctivales et blépharorraphie. S'il y a phlegmon orbitaire : évacuation du pus profond par orbitotomie externe.
Vu : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, Le Doyen, ROLLET, JEAN LÉPINE.
Vu et permis d'imprimer :
Lyon le 18 Novembre 1925
Pour le Recteur et par délégation :
Le Vice-Président du Conseil de l’Université,