‹ Les Surprises, comédie-vaudeville en 1 acteChapitre 18 sur 26 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

M®« de SALBRIS, MATHILDE èt M. de

GOURNAY , entrant par le fond à droite*

■me de SALBRIS, regardant sortir Gaston.

En voilà un qui est bien amourenx, car il en perd la tète 1

UATI1ILDE, causant avec II. de Gournay.

Alnsl , monsieur, vous avez donc des reosei-

gnemens ?...

M. DE GOURNAY

Oui , sans doute!... des ouvriers, que j'ai inter* rogés, prétendent avoir vu ce matin un hommeun jeune homme...

mathilde, vivement.

(Jn jeune homme!—

m. de godrnay.

Rôder autour des murs du parc!... Dans quelles intentions?... c'est pàrbleu ce que je saurai !

M mo DE SALARIA, gravement.

El ce que je sais... car je I al vu... je lui ai parlé.

MATHILDE

A l'inconnu?

DE SALBRJS.

A lui-même!...

M. DE COURBAT.

Il y en b donc un ?

MATHILDE

Est-ce que vous en doutiez?

M. DE COURBAT.

Un autre encore?...

MATHILDE

Eh! non; c'est le même... toujours le même.

M m * DR SALBRIS.

Celui qui accablait Mathilde de surprises. . qui ee malin lui a envoyé ce chevalet, et tout à l'heure encore cette robe de bal.

M. DB GOUBBAY.

Quoil c'est lui... il vous l'a dit?

M®« DE SALBRIS

Il est convenu de tout... il a tout avoué...

M. DK GOCRBAY.

Voilà qui est fort... et je ne m'attendais pas 4 celle-là l

MATHILDE

Quel est son nom ?

M®e DK SALBRIS , gravement.

Je ne peux pas encore vous le dire. (Geste d'impatience de Mathilde ai de M. de Gonrnay.) Permettez donc... j’ai aussi mes mystères... chacun son tour! J’ai juré de garder le silence et de lui laisser le plaisir de se faire connaître.

Alors qu’il ne larde pas... Je n’ai plus de patience...

M. DE GOCRBAY.

Ni moi non plus, car, en faH de surprises, en voilà une I../

m ATUtLDB , ii M. de Gonrnay.

N’est-ce pas?. . on n’y tient plus... c'est agaçant... ça vous donne la fièvre.

M. DE COURBAT.

La lièvre chaude ! ..

MATHILDE

A la bonne heure!... vous voilà comme moi !

vous qui vous moquiez toujours de mes colères et de mes impatiences. (A M me de Salbris.) Et serace bien long?

M"* DE SALBRIS

Il viendra aujourd'hui même.*.

M AT lit LUE

Aujourd'hui ?...

U 1 »' DE SALBRIS

Ce soir.

M. DE GOUBBAY, avec colère.

Ce soir?

M n « DE SALBRIS.

Il me l'a promis.

Ah ! voilà le cœur qui me bal h., et je crois que jaiincrais mieux ne pus le voir!... (A M** de

Saibrit.) Est-il bien? a-t-il bonne façon? Moi j'ai là d'avance une idée... et je voudrais savoir... s’il y ressemble...

M œe DE SALDD1S.

Tout ce que je peux dire , c’est qu’il est très aimable, très riche, et surtout amoureux à faire pitié...

MATHILDE, à part.

Pauvre jeune homme I

M ,ne DE SALBRIS.

Ou à faire plaisir... comme vous voudrez!...

Ne m'en demandez pas davantage.

MATHILDE

Ahl que c*esl contrariant!... Voyei-Tons, ma mère, j’aurais mieux aimé que vous ne disiez rien... ou bien dites-moi tout... ma bonne petite maman... je vont en prie... Comment doit-il venir ici? parque) coup de théâtre, quel effet magique, sous quelle forme?... J'aurai moins peur si je suis prévenue !

M m * DE SALBIIIS, gravement.

Il se présentera sous la forme de quelqu’un que j'ai Invité à passer la soirée.

M. DE GOURNAY

Il a reçu une Invitation?...

M®e DE SALBBIS.

Écrite de ma main! Et quant à la magie qu'il emploiera... la voici... — On entendra tout à coup... tenez... comme dans ce moment... une voiture entrer dans ta cour.

MATHILDE, écoulant

Ah ! mon Dieu ! serait-ce lui ?

m. ne gocrnay, S part.

S'il monte... je le fais sauter par la fenêtre.

M me DE SALBR1S, continuant.

Les portes du salon s’ouvriront, et un de nos gens viendra tout uuiment annoncer...

oooooooooooooooooooooofloooeeooogooocoMowowooooooM»

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