M™ DI SALMIS
Un parli sortable... Trois fermes, déni mille arpens de bois qui sonl contigus avec les miens, cela convenait fort..
MATHILDE
A vous... mais pas à moi qui ne voulais pas me marier !
DR SALBRIS
Cela n’empêchait pas les égards et les procédés ; on en doit toujours aux gens qui vous demandent en mariage...
M. de GOCRKAY, souriant.
Et qui ont deux mille arpens de bois.
M®* DE SALBRIS
Ce n’est pas l’avis de mademoiselle ; car elle ne voulut pas même le voir, et le pauvre jeune homme ne put pas obtenir d'elle d'élre reçu chez nous pour faire sa cour.
MATHILDE, avec impatience.
Eh bien ! ma mère?...
M®« DE SALBRIS
Eh bien , ma fille... je suis persuadée que c'est lui!
MATHILDE
Est-ii possible !...
M®« DE SALBRIS
Qui, d'après votre défense, n'osant se présenter ouvertement, cherche tous les moyens de parler à votre cœur ou à votre imagination... moyens qui, tout indirects qu'ils sonL.. finissent toujours par compromettre une jeune personne.
MATHILDE
M. de Bonneval ?... on m’avait dit qu’il était
avare.
M. DE GOOONAY.
Et à moi qu'il était très laid...
M m< DE SALBRIS.
Je ne le connais pas.
M. DE GOCRXAY.
Et que c’était un sot...
M me DE SALBRIS.
On fait toujours cette répulalion-Iâ aux gens riches.
MATHILDE
Il est de fait qu’il ne la mérite pas si c'est lui.
M. DE GOCRXAY.
Oui... si c'est lui... mais j’en doute!...
H™* DE SALBRIS
Etmoi, j'en suis certaine... Aussi il est tempsque cela finisse... Je trouverai bien moyen de le voir et de lui dire nettement qu'il ait à cesser de pareilles manières d'agir.
M. DE GOGRNAY.
Et vous ferez fort bien ! (A paru) La scène sera gaie.
MATHILDE
Oui. ma bonne-maman... Mais cependant... si ce n'était pas lui ?...
M®* DE SALBRIS
Alors... alors...
AIR : De» mari» ont tort.
Comme il vous obéit uns cesse,
Il faut répéter hautement
Que ceci vous déplaît, vous blesse...
Il n*y viendra plus!
MATHILDE
Si vraiment !
Contre sa magique science,
A quoi servent ces vains détoura?
(A part.)
S’il devine ce que Je pense,
Il est sûr qu'il viendra toujours I (On entend dans le salon à gauche un prélude de piauo. )
Ecoutez donc ?...
M. DE GOURItAY
On louche du piano au salon !...
MATHILDE
El fort bien!...
OOOOVOCCOWÛOOOC OOCCOOOC«wOOOCOOOÇOOOOOOCOOOOOOOOOO