ACTE DEUXIÈME
de cette femme... Ah!.., Tenez, je tremble, rien que d'y penser!...
Corbulon rit.
CORBULON
Du calme, du calme !...
HENRI, lisant.
«Une lettre de madame Bonivard, votre ancienne « belle-mère, qui me fait part du nouveau mariage de « sa fille.
CORBULON
Bah !.. Diane est "emariée ?
HENRI
Comme moi!... Quel est le malheureux?.,. (Lisant.) « La pension de cinq mille francs, que vous serviez « à votre première femme, depuis votre divorce, se <' trouve donc supprimée de plein droit...
CORBULON
Bonne affaire!...
HENR[, lisant.
« Mais madame Bonivard réclame le paiement im- « médiat des cent mille francs, que vous avez recon- « nus à sa fille par contrat de mariage ; aux termes « du jugement, les intérêts cessant d'être payés, le « capital devient, en effet, exigible. Je vous prie donc « de me faire parvenir cette somme, afin que jepuisse
« laromettreà l'intéressée « Ai-jeété assez bête,
hein ? Cent mille francs ! Mon divorce m'aura coûté bon!
CORBULON
Mais tu ne le regrettes pas?
HENRI
Oh ! non !
Allons, décidément, vive le divorce!... Vous ne pouviez vivre ensemble, Diane et toi, et vous serez peut-être très heureux tous les deux, dans votre nouveau ménage!... Tout est pour le mieux!... Estce que Bourganeuf est revenu?
HENRI
Mon beau-père? Non... toujours à Luchon... et toujours pas de nouvelles.
CORBULON
Voici ta femme.
HENRI
A nos surprises!...