ACTE DEUXIÈME
BOURQANEUP.
Non, inutile!... Je ne mets plus de foulard 1
HENRI
En seriez-vous déjà au bonnet de coLoa ?
BOURGANEUP.
Non, rien, je ne mets plus rien I
VICTOIRE
lUen, Monsieur.
Rlle sort HENRI.
Alors, c'est en Suisse, que vous avez enfin reçu notre lettre?
BOURGANEUP.
Oui, à Genève, comme nous arrivions à l'hôtel.
HENR I
Nous ?... Vous n'étiez donc pas seul?
BOURGANEUP.
Non!... Si!... Non!...
H ENRI, riant.
Ah I. . Beau-père I...
Papa !...
BOURGANEUP.
Je veux dire que j'arrivais avec d'autres voyageurs ; nous étions une dizaine, au moins.
QABRIELLE.
A la bonne heure. (Victoire entre du fond portant un oreiller.) Tiens I... voilà ton oreiller qui passe.
BOURGANEUF
Un oreiller I... un oreiller !... Mettez-en deux, Victoire I... (Victoire entre à gauche premier plan, et revient presque aussitôt. Elle sort au fond.
HENRI
Deux?
BOURGANEUF
Oui, j'aime à coucher la tête haute maintenant, très haute!... une habitude que j'ai prise à Luchon !... Je m'en trouve très bien !.. ,
GABRIELLE
Tu verras ta chambre, comme elle est jolie !,.. Pendant ton absence, j'ai fait des changements !.. . Les meubles sont renouvelés... Il n'y a que ton lit.., c'est toujours le même...
BOURGANEUF
Mon petit lit... à une place ?
Et demie J... une place et demie !...
BOURGANEUF
Ce sera bien étroit I...
GABRIELLE
Pour toi seul ?