ACTE DEUXIÈME US
HENRI
Mais malheureuse, tu ne te doutes pas de ce que c'est qu'une belle-mère !.. Tu ne peux pas savoir.*.
BOUROANEUF.
Je vous dis que je réponds de tout 1... Voyons, vous n'allez pas partir ?
HENRI
Je devrais le faire 1 . . .
GABRIELLE
Mais tu ne le feras pas ?
HENRI
Une bel le- mère!... ah I
BOUROANEUF.
Elle est charmante, je vous jure, charmante I... Vous verrez! un entrain !... une gaité !...
GABRIELLE
Toi, qui t'ennuyais ici, ça te distrairai... Nous vivrons en famille!...
BOUROANEUF.
On peut toujours essayer I
HENRI
Je sais bien qu'il n'y a pas sur terre deux bellemères comme l'autre!...
GABRIELLE
Tu consens?
HENRI
Soit... Essayons I... Mais je ne m'engage à rien!...
BOURGANEUP.
Je VOUS répète que vous serez, tout de suite, les meihéurs amis du monde!... (Il lui serre la main.) Merci, Henri, merci I
GABRIELLE
Où est-elle, notre belle-maman ?
BOURGANEUP.
Là... elle fait un bout de toilette
GABRIELLE
J'ai hâte de la voir maintenant!...
BOURGANEUP.
Voulez-vous que je l'appelle ?...
HENRI
Non, ne la dérangez pas!... Nous avons le temps I VICTOIRE, entrant du fond.
On apporte encore une caisse, une grande caisse pour monsieur Bourganeuf.
BOURGANEUP.
J'y vais. (Victoire sort.) Ce sont des bibelots, des souvenirs de voyage, que j'ai achetés, çà et là, à votre intention.
GABRIELLE
Tu as pensé à nous ?
BOURGANEUP.
Je crois que vous serez contents. Venez m'aider, mon gendre. Nous allons procéder au déballage des surprises...