ACTE DEUXIÈME
HENRI
C'est-eîle I...
Fatalité i
DIANE, a Madame Bonivard, Qu'est-ce que ça peut lui faire ?
M^e BONIVARD.
Bourganeuf est son beau-père !
DIANE
Comment! Henri ?...
M^e BONIVARD.
C'est son gendre I... Il est le gendre de mon gendre !.. .
DIANE
Ah ! non, c'est trop drôle ! Lui ! moi ! Ah! je suis sa belle-mère.
Elle rit.
HENRI, au comble de la fureur.
Ma belle-mère ! . . .
Mi^e BONIVARD.
C'est le doigt de Dieu ! Tu nous vengeras, ma fille !
HENRI, furieux, à Madame bonivard.
Ainsi, je me suis séparé d'elle pour vous échapper, pour VOUS fuir... et vous voilà revenue !... J'ai divorcé pour ne plus avoir de belle-mère, et voilà que j'en ai deux. . . deux... deux!...
Le doigt de Dieu, vous dis-je ?
GORBULON.
Voyons, mon neveu, que diable !...
HENRI
Ah ! non, non, c'est trop fort!
GORBULON.
Prends garde !. . . Si ta femme t'entendait 1...
HENRI
Oui, vous avez raison !... il faut qu'elle ignore !... qu'elle ignore toujours !. . . Mon beau-père aussi!. . Vous entendez ! Je ne veux pas que mon beau-père apprenne qu'il a épousé ma femme. Vous entendez ?. . . Je ne le veux pas ! . .
Mme BONIVARD.
Nous ne dii ; ns rien 1 . . .
DIANE
Je vous le promets !
GABRIELLE, entrant du fon
Dans une demi-heure, nous pourrons nous mettre à table. (A Diane.) Madame !...
DIANE, saluant.
Madame ! . . .
HENRI, sèchement et rapidement, présentant.
Ma femme I ma belle-mère. (A Gabrielle.) Vite, partons!
Nous partons ?