‹ Les survivants de la communeChapitre 16 sur 68 · JOURDE · texte numérisé non relu

JOURDE

Quarante ans au plus.

Grande bavLo l-jU^iq.

Ancien employé à la Banque de France, il a pu apporter à la Commune une parfaite connaissance des questions financières.

Pendant toute la durée du gouvernement de la couleur de sa barbe, il s'est montré excellent comptable. Il peut môme se vanter d'avoir sauvé la Banque.

Grisé depuis qu'on a dit et répété qu'il est un grand financier, il ne parle plus autrement qu'en mettant la main dans son gilet et en disant : ^'ous autres, administrateurs,, ,

Les électeurs, qui généralement d'ailleurs se montrent peu reconnaissants, se sont refusés à l'envoyer soit au conseil municipal, soit à la Chambre. Il a été blackboulé^ d'abord au quartier Saint-Ambroise de Paris, puis à Lyon.

Us prétendent qu'au fond, Jourde n'est qu'un bourgeois. Ils le considèrent comme un réactionnaire de l'avenir, comme le Léon Say de -trlan 1000.

Jourde a fondé, il y a trois ans, un journal qui n'a eu que quelques numéros, la Convention Na-tionale.

LEFRANÇAIS

Un fidèle qui, ayant longtemps habité Genève, est resté membre très actif de la Fédération jurassienne de l'Internationale.

A son retour à Paris, il a commencé par être caissier dans une maison de poudrette. Il végète aujourd'hui on ne sait où.

On le rencontre parfois dans les réunions. Il y parle assez longuement et très bien.

C'est un homme de valeur, mais qui est resté hors classe. Ses anciens amis disent que l'insuccès l'a rendu fielleux.

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