‹ Les survivants de la communeChapitre 4 sur 68 · ARTHUR ARNOULD · texte numérisé non relu

ARTHUR ARNOULD

V\\^ d'un prolcssciiv do Facullé, qui lui avait fail d^nmor une l)riîl-inle l'duoalion, Arthur Ariiould, anrion rédîi«':teur d^î V^J/)hiif>n .\nfinnale, du llipp'!, di^ la Marsri//(.n'sf\ — on Y!.>il la filière, — fut loiij^^r-mp?, poudanl Toxil, le plus malheureux 0.(^:^ riincn^ înouibres de la Couiniune où l'avail oiivuyc le Vil*' arrondissement. 11 erra partout, sans asile, sans arfçont.

8a (onmie fui réduite à vendre des poulets au marché de Geni-ve. Pendant ce temps, il écrivait, sous le pseudonyme de Matliey, quelques ouvrages qui n'eurent alors qu'un succès d'estime.

Il alla, comme il put, tenter la fortune à Buenos-Ayres, oîi il trouva encore la misère.

' II était sans doute écrit qu'il ne serait heureux qu'en France. Revenu à Paris après l'amnistie, il reprit le nom de Mathey, qui est celui de sa femme, et publia des romans très remarqués, grâce auxquels l'ancienne misère est à jamais éteinte.

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Arthur Arnould est Y un des héros du Bachelier de son ami Jules Vallès.

Il a longtemps vécu h Paris avec un vieux camarade d'exil qu'il adorait, un singe nommé Nino qu'il avait acheté à Buenos-Ayres, et qui, parreconnaissance peut-être, rall'olait des blondes.

Nino est mort, il y a deux ans. Arnould ne s'en consolera jamais.

Il m'a été donné de voir un jour le noble castillan Emmanuel Gonzalès, président honoraire de la Société des Gens de Lettres, dans tuut l'éclat de sa fierté ultra-pyrénéenne.

Ce jour-là, l'ancien communard avait daigné accepter du conservateur Gonzalùs une invitation à dîner.

Dans sa jeunesse, Arthur Arnould , qui était grand admirateur de Déranger, publia un intéressant volume sur le chantre de Lisette.

On le compte aujourd'hui parmi nos meilleurs romanciers. Ce succès ne lui suffit pas. De temps en temps, Arnould aborde le théâtre. Il a eu, en octobre 8i, un succès littéraire à l'Odéon, avec le Mari. La Commune est bien loin!

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AVRIAL

C'était, avant la guerre, un excellent mécanicien.

Grisé par la politique, à la fin de TEmpire, il devint membre de Y Internationale, se signala dans les clubs et mérita ainsi d*être élu membre de la Commune par le XP arrondissement. Il s'évada de Paris à rapproche de Tarmée et ne fut condamné que par contumace. Il resta jusqu'à Tamnistie à Mulhouse.

Inventeur par tempérament, il est de ces hommes qui pourraient prendre un brevet par jour.

Avrial est présentement le grand fournisseur d'une fabrique de machines à coudre.

Entre temps, il envoie des articles à VÉclairew\ des Pyrénées-Orientales.

Il surveille donc toujours la machine.

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