‹ Les survivants de la communeChapitre 48 sur 68 · GRANGER · texte numérisé non relu

GRANGER

Partisan acharné de Blanqui, (iranger, qui nous vient d6 Mortagne, où son père était avoué, essaya, pendant la Commune, de faire évader le créateur de Ni Dieu, ni Maître. Au besoin, il eût attaqué la prison avec des partisans qu'il tâcha de rallier en province.

Ni par la force, ni par l'intrigue, il ne put réussir.

Il n'y a pourtant pas, assure-t-on, de tacticien plus habile que lui.

D'aucuns prétendent qu'il est aujourd'hui le véritable c/tef des blanquistes.

JACLARD

On ^îc souvient y.'ul-r'lrc que, du temps où il n'était encore qu'étudiant en médecine, mais où il était déjà blanquiste, Jaclard fut un des orateurs les plus véhéments du contrés de Liège. Il lut Hiétne, après ce congrès, chassé avec (lermain Cassée, Ilégnard et Aristide Uey, de la Faculté de Paris.

Un heureux, malgré cela.

Il épousa, à la fin de l'Empire, la fille d'un général russe, une jeune nihiliste réfugiée à Paris.

Pendant le siège, Jaclard, très exalté, ami de Clemenceau, fut nommé adjoint au maire du XVIII^ arrondissement. Colonel de la garde nationale de La Commune^ il fut élu chef de légion du XVIP arrondissement. Les habitants de Montmartre et de BatignoUes l'ont vu bien souvent, en avril et en mai de l'année rouge, caracoler, roide et mince, sur son cheval noir, des Ternes à Gli-

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gnancourt, dans les rares intervalles que lui laissait le service des avant-postes.

Chargé de défendre la barricade très compromise du boulevard Voltaire, il y faillit di\ fois mourir. A ses côtés, Vermorel fut tué et Lisbonne blessé. Après l'entrée définitive des troupes, Jaclard s'exila en Russie, où il publia de nombreux articles dans des revues locales.

. Cinq ans après, sa position littéraire était faite.

Jaclard occupe aux Batignollcs un bel appartement d'oîi il continue à envoyer en Russie des correspondances sur le mouvement parisien.

Fidèle à ses anciens amis, il assistait au mariage de Fortin et à l'enterrement de Jules Vallès.

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