FRATERNITE
Le triangle est en arjj-i jit émaillé bleu. Les lettres sont gravées.
Au milieu du triangle se détache dans le vide, une tête de la République, en bronze.
Les insignes sont fixés, à l'aide d'un coulant doré, à un ruban rouge traversé dans sa longueur par une lisière noire.
' ' LK MUèEE'^iÎE^ÎK'tî'éBflfetîî^^'^ - 'éfe
jy
Autres ;:însignes, ceux-ci ayant apparletu aux conseillers municipaux du temps :
Revers.
Même métal, même coulant, même ruban que pour les insignes ci-dessus.
Seulement, la tête de la République est remplacée au milieu du triangle par unionnet phrygien au-dessous duquel sont deux branches de laurier.
Plusieurs insignes pareils portent d'autres numéros d'arrondissements.
Des numéros de bataillons.
La plupart se détachent en relief sur un bonnet phrygien en métal peint. Au bas, dans Tangle de
M 'i LKS SIRVIVANTS DK LA (30MMUNK
krauclu\ une polilc cocarde, comme un œil bleu qui serait cerclé d'or.
Le numéro du bataillon des h'nfants du père Duc/icsïic est parliculièrement curieux.
Le bunniîl rouge est surmonté d'un petit fourneau de môme couleur. Ce fourneau avait pour mission de rappeler la profession du père Du- ••hesne, qui devait nécessairement fitro un fumiste.
Sur cerl.iins bonnets, le numéro du bataillon e."?t accumpa^ïié de brandies de laurier.
Sur d'aulres, la cocarde est remplacée par un ou deux banfleauN.
Une piére do cinq francs en argent, la seule gui ait élé frappée p.irla Commune.
He^ardez-la bien. Le coin est le môme que celui qui ser\ail pondant le siège. La Commune n*a pas eu le lonips d'en faire façonner un. I^a seule chose qui dislluf^qie cette pièce des autres est le petit trident qui, cùlé pile, rempla(!e l'abeille volant.
Les pièces de cinq francs qui, portant la date 1871, ont ce trident, valent aujourd'hui le double.
sri5
De nombreux boutons de manchettes en métal de couvert imitant le vieil argent.
L'un deux représente L. NATHA^'lEL Rossel.
Le portrait de celui-ci, très bien- exécuté, figure également sur des médaillons que l'on vendait aux citoyennes.
Une très curieuse médaille en étain doré.
Côté, face :
Uui canon est hissé sur un monticule. A ses pieds, des boulets. Un coq, perché, sur le canon, chante. Au-dessus de lui, on lit entre deux triangles, signe de l'égalité : Je veille pour la nation. Sur le monticule est cette inscription : Buttes-Montmartre. Au-dessous : Fédères de 1871.
Gôtô pile :
Au milieu, sous un bonnet phrygien : Commune DE Paris. Au-dessus, entre deux triangles : République française, Au-dessous : Fédères de
LUS .SUUVn ANTS liK LA COMMUNE
Unft iin'»«l lill^ 'larpeiit ayant sept centimètres lie iliMiiiMn* l'I valant cinquante francs.
CAté pile :
La Pnulencc, assise sur un coffre-fort et tendant une liranche de chône. Sur le coffre-fort'est l'aigle impériale couronnée.
Au-dossus, on lit. au pourtour : La Banque de Franck.
Cùlé pi 11? :
Au pniirlijur : Déff^nse de la Banque de France, iSTl. Au niiliou : Oolson Ji'les.
Cf'llo imNlailli» a été ulTerto, au lendemain de la CoHiniuiii'. à Tun di^ cnuv dont le dévouement a sauvé If» pn^cieux établîsspment.
MtMJ liîl»* en arcrout don».
IJMNNiî i; \v CORPS DKS s VPKi.'RS- POMPIERS DE l.A VILI.K IM- IIaVRK.
Ojf**!'! fiar /f's /oca^ain'S des nuwth'os 7 et 9, av^nup Virfnr'm et i. ntf* Sahif-Marfin, de la ville
de Paris. Incendies des 25, 26, 27, 28, 29 et 30 mai 1871.
Médaille de bronze, de cinq centimètres de diamètre.
G4téface: .
Image de la République ayant encore le bonnet phrygien.
Côté pile :
Honneur aux pompiers de VEure, lè$ premiers arrivés pour comàuttte les incendies tle la Commune j
les 23 et 24 mai 1871. . , ^ ;
Un grand médaillon, au milieu d.uqueU en|;re deux branches de laurier, sont cinqporiraits. Audessus : Ibant gaudentes.
Au-dessous et au pourtour : Pro pietàtertxWUm oppetiverunt R. P. P. Olivaint, L. Duco.u,dçay, J. Gaubert, A. Clerc, A. de Bençy, Sociejtatis Jesu, XXIV et XXVI mai 1871.
' Un autre médaillon semblable porte, côté pile : AdmajoremDei "^hriam , 1 H S.
Toute une série a été frappée en l'honneur de rarchevôqui> de Paris.
La plupart des médailles ou médaillons ont, rùté face, son portrait; C(Mépilc : Mort victime de rinsurrt'ciltn), A.» 2i ynai 1871.
D'autres médailles ou médaillons, ayant la môme pilo. ont, côté face, le portrait de M. Deguerry.
Quand j'aurai mentionné une grande quantité de bonnets phrygiens montés en boutons de manchettes, de médailles en Thonneur des pompiers, de larges boutons de manchettes en métal creux reproduisant les principaux épisodes de la Commune : Proclamation de la Commune ; Incendie du Ministère des finances ; Incendie de rHôtel de Ville ; Mort de Tarchevêque, etc., j'aurai épuisé le ' médailler.
La plupart de ces larges boutons sont très bien estampés.
Nous allons maintenant fouiller ensemble la bibliothèque.
Les papiers officiels de la Commune emplissent six cartons.
La plupart ont déjà été reproduits.
En les reconnaissant, je rencontre ce laisserpasser assez original :