‹ Les survivants de la communeChapitre 7 sur 68 · CLUSERET · texte numérisé non relu

CLUSERET

Fils d'un colonel d'infanterie, enfant de troupe dans le régiment de son père, entré à Saint-Cyr en 1841, lieutenant en 48, se ballant alors contre les insurgés, ce qui lui valut, quelques jours après la répression de l'insurrection, le ruban de la Légion d'iioiineur, capitaine en 55, blessé en Grimée, Gluseret avait devant lui le plus bel avenir militaire. Il quitta l'armée en 50 et entra comme régisseur dans une des fermes de M. de Garayon- Latour.Gelte position ne le satisfaisant pas, il partit pour l'Amérique où il se lança dans la finance. Il n'y réussit point et se livra à mille aventures.

Après s'être battu dans les Deux-Slcilcs sous les ordres de Garlbaldi, il vint à New-York entreprendre dans le journalisme une campagne contre le général Grant; puis, après l'élection de ce dernier, se retira en Irlande où il prit part au mouvement fénian. Arrêté par la police anglaise, il fit quelques mois de prison et rentra en France où

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nous le IrouTons, en 68, Fun des principaux rédacteurs du journal ïArij fondé avec l'argent de la maison de Rothschild. Condamné à la prison pour quelques-uns de ses articles, il en sortit socialiste enragé, mais peut-être intermittent, car ses amis eux-mêmes l'ont à deux reprises accusé de les avoir trahis.

Membre de la Commune, il fut, par Tordre de ses collègues, incarcéré le 1" mai à Mazas, oîi cependant l'armée régulière ne le trouva plus. Il s'était sauvé en Angleterre. Condamné à mort par contumace, il se réfugia en Amérique oîi il est encore. Il y fait de la peinture qu'il vend sans peine, paraît-il.

Tout indique qu'au premier mouvement il reviendrait en France où ceux-mêmes qui l'ont improvisé général pendant la Commune l'acclameraient comme tel.

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