CHER
Le préfet de ce département, en 1858, était M. Piétri, actuellement préfet de police.
Nous ne connaissons que les noms de trois des Yictimes :
Brault, tailleur d'habits, à Précy.
JoBiNiOT, cultivateur, à Gharautonay.
NAPOiioN IiBBRiJN, notaire, k Gbarbst.
Le citoyen Srault fut arrêté, transporté ep Alriqueet interné à Tlemcen. '
Le citoyen Jobiniot, arrêté en février 1858, fut emprisonné, puis transporté en Afrique et interné à Sidi-bel- Abbés.
Le citoyen NAPOiiON LÉBRim ne fut pas transporté. Les fiUts qui suivent ne disent que trop pourquoi I
Le 24 février 1858, à sept heures du soir, deux gendarmes de la brigade en résidence à Saint-Florent, dont l'un était le brigadier.... S arrivent A Cbarost, chef-
1. OeTCim depuis maréchal des logis et ehe?ilier de la ligion dlumneiir.
lieu de canton entre Bourges (Cher) et Yjssoudun (Indre).
Ils remettent au commissaire cantonal un mandat d'amener et de perquisition contre le citoyen Napoléon îiBBRUN. Ha invitent M. Baeseti maire de la commune^ à les accompagner dans l'exécution de lenr mandat. Tbus quatre ensemble se rendent au domicile du citoyen Lebrun. Celui-ci était encore à table avec sa femme, son gendre et sa fille. Dans la salle à manger se trouvait la vieille mère de Lebrun, âgée de 80 ans. La pauvre femme, à la suite de Tarrestation de son fils, est morte de chagrin.
Dans la maison se trouvaient encore: un domestique, la cuisinière et le clerc de M* Lebrun, aujourd'iiui notaire à Buzançais.
En entrant, le brigadier Lafond annonce au citoyen Lebnin qall a un mandat d'amener contre lui. « Je suis prêt à vous suivre, répond celui-ci, mais puis-Je savoir ce qu'on me reproche ?
~ Je n'ai pas mission de vous en instruire, répond le brigadier. — Nous avons aussi un mandat de peniùisi-i tion, ajoute le commissaire de police Réthel*.
— Libre à vous, dit Lebrun, rien n'est Ici secret, voici la clef de mon bureau.
— Nous allons commencer à faire une perquisition sur votre pefsonne, » ajoute le brigadier et, en disant