‹ Les SylphidesChapitre 18 sur 31 · A MONSIEUR A · texte numérisé non relu

A MONSIEUR A

Mio drsiiiio è queslo afTeHo

01 dont l'amour devait charmer ma vie , Qui seul eût pu me donner le bonheur ; Le souvenir de ta première amie , Comme autrefois est-il cher à ton cœur ? A tes côtés mon ombre fugitive Murmure un nom , un nom si doux pour moi ! C'est le tien seul que dit ma voix plaintive , Du haut des cicux , je veille encor sur toi.

Quand le sommeil sur la faible paupière , ^ icntlra verser ses bienfaisants pavots ; Hélas, ainsi qu'un ange tutélaire Je répandrai sur ton front le repos ; Et si songeant à nos peines cruelles , Un rêve eneor te fait gémir sur moi.... Pour l'écarter , je secoùrai mes ailes , Dors, mon ami, je veillerai sur toi.

A tous tes pas , attachée et tremblante , Sur ton chemin ;, je sèmerai des fleurs ; De ton bonheur , satisfaite et contente Appelle-moi si tu verses des pleurs ; Appelle-moi , si jamais un perfide — Mais tous devront t'aimer autant que moi ! Dans le danger , je serai ton égide ; Repose en paix je veillerai sur toi.

Si le malheur sur ta tcte chérie , Pesait encor par l'arrct du destin , Prononce alors , le nom de ton amie , Du haut des cieux , je te tendrai la main ;

Je n'ai gardé , rien que ta seule image,

Ce souvenir est le bonheur pour moi.... Ne me plains pas , je bonis mon partage Puisqu'il était de mourir avant toi !....

12 mars 1833.

Page 1