‹ Les symphonies: idylles héroïquesChapitre 24 sur 61 · L'AME DU POETE · texte numérisé non relu

L'AME DU POETE

Beau lac, j'ai vu, de ce bois sombre.

Tes flots s'embraser an soleil ; Ils brillaient de couleurs sans nombre, De bleu, d'orangé, de venneil.

Hais cet azur, ces roses vives, Cet or qui serpente là-bas.

Ces rayons qui baignent tes rives, lac, ne t'appartiennent pasi

Ce n'est pas de tes flots qu'émane Ta clarté si douce h mes yeux;

î.GoogIc

L'azur de ton sein diaphane,

Beau lac, n'est qu'un reflet des cieux.

Sur Ion lit de roc el do sable.

Tu n'as reçu, pour don natal.

Que ta transparence immuable Et tes profondeurs de crisUl.

Les couleurs dont ton eau rayonne.

Le soleil en toi répété.

Cet éclat qu'un beau jour te donne.

Tu les dois à ta pureté,

A tes ondes immaculés Comme les neiges des sommets :

Dans la source et l'àme troublées Les cieu£ ne se peignent jamais.

Toi donc, si lu veoi, d poëte, Vivant miroir de l'univers.

Qu'animant ton œuvre imparfaite.

Le vrai soleil brille en tes vers;

Si tu veux qu'à travers ses voiles.

Un meilleur monde, en souriant.

L'AHE DU POÈTE.

Reflèlfl en ton sein les étoiles Et les roses de l'Orienl;

Que rbomme k la voix so console, El, comme au bord de ce lac bleu. Qu'il se penche sur la parole Pour voir passer l'esprit de Dieu;

Qu'enfin l'adorable nature Respire et vive on tes tableaux...

— Garde ton âme toujours pure Et profonde comme cos eaui.

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