LE VOL DE L'AME
Dans cet air sombre et lourd qui pèse sur nos villes ; J'ai peine h soulever le fardeau de mon corps ; Courbé sous les douleurs et les travaux serviles, Quand j'aspire i monter, je tombp et je m'endors.
J'eatrevois du cbemin, en marchant sur la boue , Le grand mont qui se dore au soleil printanier ; Une chaîne éternelle, et qu'en vais je secoue, Loin des sommets en fleurs me retient prisonnier.
Pour lliir ce sol impur et t'odeur de nos tombes , Tour m'approcber du ciel et goûter les beaux jours, Ahl quo n'ai-je un instant les ailea des colombes Qui volent sur nos toits en cbantant leurs amourst
Nous montons si haut dans l'espace , Nous planons dans un ciel si pur.
Que la terre à nos pieds s'efface Comme un rocher noir dans l'azur.
Dans la sphère où lo jour s'allume , Nous allons baigner notre plume; La lumière esL notre élément; En vain l'aurore en Teu ruisselle.
Nous n'avons jamais devant elle Baissé nos yeux de diamant.
Eh bien, nous te cédons l'empirel Nous n'avons pu suivre ton cceur, Ni respirer l'air qu'il respire Dans son vol sublime et vainqueur.
Hier, nous, les porteurs de la foudre, T'avons vu là-bas dans la poudre,